QCM : Neurosciences et perception du mouvement (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le champ d’étude des neurosciences :

Leur émergence aux États-Unis est située au début des années 1970.
Hubel et Wiesel ont étudié les réponses électriques du cortex visuel du chat.
Les neurosciences étudient le système nerveux, de sa structure à son fonctionnement.
Les neurosciences se limitent à l’étude du cerveau à l’échelle des organes.
Le système nerveux commande directement la perception plutôt que les actions musculaires.

Hubel et Wiesel ont étudié les réponses électriques du cortex visuel du chat. · Les neurosciences étudient le système nerveux, de sa structure à son fonctionnement.

Explication

Les neurosciences étudient la structure et le fonctionnement du système nerveux à plusieurs échelles, et Hubel et Wiesel ont enregistré l’activité électrique des neurones du cortex visuel du chat. Leur émergence est située au début des années 1960, le système nerveux commande les actions musculaires plutôt que la perception elle-même, et ce champ ne se limite pas à l’échelle des organes.

2. Concernant les canaux sensoriels et la distinction entre audition et système vestibulaire :

L’audition convertit des signaux de fréquence en impulsions électriques afférentes.
Le système vestibulaire traite les signaux auditifs de fréquence reçus par l’oreille.
Le toucher est écarté de la liste des canaux sensoriels décrits.
Les canaux sensoriels présentés comprennent le goût, l’odorat, l’audition, le vestibulaire et la vision.
L’audition détecte les accélérations et contribue ainsi directement à l’équilibre.

L’audition convertit des signaux de fréquence en impulsions électriques afférentes. · Les canaux sensoriels présentés comprennent le goût, l’odorat, l’audition, le vestibulaire et la vision.

Explication

Les canaux présentés comprennent le goût, l’odorat, l’audition, le système vestibulaire et la vision ; le toucher est également décrit comme canal sensoriel. L’audition transforme les signaux de fréquence en impulsions afférentes, tandis que la détection des accélérations et la contribution à l’équilibre relèvent du système vestibulaire.

3. Lors d’un mouvement de tête, quelles caractéristiques décrivent le système vestibulaire et son labyrinthe membraneux postérieur ?

Le labyrinthe membraneux postérieur comprend deux canaux semi-circulaires avec le saccule et l’utricule.
Le labyrinthe membraneux postérieur comprend trois canaux semi-circulaires, le saccule et l’utricule.
Le système vestibulaire de l’oreille interne renseigne sur la position angulaire de la tête.
Le système vestibulaire renseigne sur la position linéaire de la tête plutôt que sa position angulaire.
Le système vestibulaire fournit des informations sur les accélérations de la tête.

Le labyrinthe membraneux postérieur comprend trois canaux semi-circulaires, le saccule et l’utricule. · Le système vestibulaire de l’oreille interne renseigne sur la position angulaire de la tête. · Le système vestibulaire fournit des informations sur les accélérations de la tête.

Explication

Situé dans l’oreille interne, le système vestibulaire renseigne sur la position angulaire de la tête et ses accélérations. Le labyrinthe membraneux postérieur comprend trois canaux semi-circulaires ainsi que le saccule et l’utricule.

4. Parmi les propositions suivantes concernant la perception haptique, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Les explorations tactiles mobilisent les fuseaux neuromusculaires situés dans les muscles.
Selon Revesz, elle résulte de la stimulation cutanée pendant une exploration tactile active avec des objets.
Le système vestibulaire fournit les informations proprioceptives des tendons et mesure la force musculaire.
La perception haptique associe le toucher aux phénomènes kinesthésiques ou somesthésiques.
Les organes tendineux de Golgi se trouvent à la jonction myotendineuse, entre les fibrilles de collagène.

Les explorations tactiles mobilisent les fuseaux neuromusculaires situés dans les muscles. · Selon Revesz, elle résulte de la stimulation cutanée pendant une exploration tactile active avec des objets. · La perception haptique associe le toucher aux phénomènes kinesthésiques ou somesthésiques. · Les organes tendineux de Golgi se trouvent à la jonction myotendineuse, entre les fibrilles de collagène.

Explication

La perception haptique regroupe toucher et phénomènes kinesthésiques ou somesthésiques ; Revesz la rattache à une exploration tactile active d’objets stimulant la peau. Les explorations recrutent notamment les fuseaux musculaires, et les organes de Golgi sont situés dans le tendon à la jonction myotendineuse ; l’orientation spatiale et l’équilibre relèvent du système vestibulaire, pas la mesure de la force tendineuse.

5. Lors d’un étirement suivi d’une contraction musculaire, quelles propositions décrivent correctement l’activité fusoriale et son innervation ?

Lors d’un étirement, le fuseau se raccourcit et sa fréquence de décharge diminue.
L’étirement du muscle augmente la fréquence des potentiels d’action du fuseau neuromusculaire.
Le motoneurone alpha innerve les fibres extrafusales et provoque la contraction musculaire.
Lors d’une contraction, le fuseau se raccourcit et son activité sensorielle diminue.
Le motoneurone gamma innerve les fibres intrafusales et règle la sensibilité du fuseau.

L’étirement du muscle augmente la fréquence des potentiels d’action du fuseau neuromusculaire. · Le motoneurone alpha innerve les fibres extrafusales et provoque la contraction musculaire. · Lors d’une contraction, le fuseau se raccourcit et son activité sensorielle diminue. · Le motoneurone gamma innerve les fibres intrafusales et règle la sensibilité du fuseau.

Explication

L’étirement étend le fuseau et augmente sa fréquence de décharge, alors que la contraction le raccourcit et réduit son activité sensorielle. Le motoneurone alpha commande les fibres extrafusales et la contraction ; le gamma innerve les fibres intrafusales et règle la sensibilité fusoriale.

6. Concernant les fibres sensorielles de types I, II et III :

Les fibres de type III sont myélinisées, de petit diamètre et conduisent lentement.
Les fibres Ia sont associées aux organes tendineux de Golgi, tandis que les Ib sont fusoriales.
Les fibres de type II possèdent un petit diamètre et une vitesse de conduction faible.
Les fibres de type I sont myélinisées, de grand diamètre et conduisent rapidement.
Les fibres de type II présentent un diamètre moyen et une vitesse de conduction moyenne.

Les fibres de type III sont myélinisées, de petit diamètre et conduisent lentement. · Les fibres de type I sont myélinisées, de grand diamètre et conduisent rapidement. · Les fibres de type II présentent un diamètre moyen et une vitesse de conduction moyenne.

Explication

Les fibres I sont de grand diamètre et rapides, avec Ia associées aux fuseaux et Ib aux organes tendineux de Golgi. Les fibres II sont de diamètre et de vitesse moyens, tandis que les fibres III sont petites, lentes et myélinisées.

7. Pendant une marche, plusieurs canaux sensoriels contribuent à percevoir la situation. Quelles propositions sont exactes ?

Le système vestibulaire informe sur les mouvements de la tête pendant la marche.
Les informations cutanées indiquent principalement les mouvements des jambes.
Une intégration redondante combine des informations différentes en une situation complète.
Les fibres de type IV sont myélinisées et conduisent à vitesse moyenne.
La vision périphérique renseigne sur le déplacement de l’environnement vers l’arrière.

Le système vestibulaire informe sur les mouvements de la tête pendant la marche. · La vision périphérique renseigne sur le déplacement de l’environnement vers l’arrière.

Explication

La vision périphérique signale le déplacement de l’environnement vers l’arrière, et le système vestibulaire renseigne sur les mouvements de la tête. Les contacts alternés des pieds relèvent du système cutané, les mouvements des jambes du système musculo-articulaire, et les fibres IV sont amyélinisées et très lentes. L’intégration décrite pour la marche est complémentaire, non redondante.

8. Un étirement musculaire déclenche un réflexe myotatique, tandis qu’un retrait de flexion mobilise plusieurs interneurones. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Le réflexe de flexion est monosynaptique, ce qui explique sa lenteur de réponse.
Le réflexe myotatique est monosynaptique et repose sur une synapse unique.
L’arc réflexe comporte un récepteur, une voie afférente, un centre, une voie efférente et un effecteur.
L’étirement des fuseaux neuromusculaires déclenche une afférence suivie d’une réponse motrice.
Le réflexe de flexion est polysynaptique et sa lenteur est liée aux nombreux interneurones.

Le réflexe myotatique est monosynaptique et repose sur une synapse unique. · L’arc réflexe comporte un récepteur, une voie afférente, un centre, une voie efférente et un effecteur. · L’étirement des fuseaux neuromusculaires déclenche une afférence suivie d’une réponse motrice. · Le réflexe de flexion est polysynaptique et sa lenteur est liée aux nombreux interneurones.

Explication

L’arc réflexe réunit un récepteur, les voies afférente et efférente, un centre d’intégration et un effecteur. Le réflexe myotatique est monosynaptique et l’étirement des fuseaux y déclenche une réponse motrice ; le réflexe de flexion est polysynaptique, avec de nombreux interneurones contribuant à sa lenteur.

9. Lors d’une régulation de la contraction musculaire, quelles propositions décrivent correctement les mécanismes impliqués ?

Les afférences tendineuses de Golgi du groupe Ib activent un interneurone inhibiteur.
Les afférences Ib activent directement les motoneurones alpha et gamma pour renforcer la contraction.
L’interneurone associé aux afférences Ib inhibe les motoneurones alpha et gamma.
Dans l’inhibition réciproque, l’excitation de l’agoniste entraîne sa contraction.
Dans l’inhibition réciproque, l’antagoniste est excité et se contracte avec l’agoniste.

Les afférences tendineuses de Golgi du groupe Ib activent un interneurone inhibiteur. · L’interneurone associé aux afférences Ib inhibe les motoneurones alpha et gamma. · Dans l’inhibition réciproque, l’excitation de l’agoniste entraîne sa contraction.

Explication

Les afférences Ib des organes tendineux de Golgi passent par un interneurone qui inhibe les motoneurones alpha et gamma. Dans l’inhibition réciproque, l’agoniste se contracte et l’antagoniste est inhibé, ce qui entraîne son relâchement.

10. Lorsqu’une commande motrice descendante augmente, quel rôle joue le rétrocontrôle des cellules de Renshaw ?

Une cellule de Renshaw est un interneurone inhibiteur situé dans la corne antérieure médullaire.
Un influx descendant plus élevé s’accompagne d’une inhibition accrue des motoneurones par Renshaw.
Les cellules de Renshaw exercent un rétrocontrôle positif sur les motoneurones alpha et gamma.
Une collatérale de l’axone motoneuronal peut activer une cellule de Renshaw.
La cellule de Renshaw est activée par une collatérale et augmente la contraction musculaire.

Une cellule de Renshaw est un interneurone inhibiteur situé dans la corne antérieure médullaire. · Un influx descendant plus élevé s’accompagne d’une inhibition accrue des motoneurones par Renshaw. · Une collatérale de l’axone motoneuronal peut activer une cellule de Renshaw.

Explication

Les cellules de Renshaw sont des interneurones inhibiteurs de la corne antérieure et exercent un rétrocontrôle négatif sur les motoneurones alpha et gamma. Une collatérale motoneuronale les active ; un influx descendant plus important renforce leur inhibition et limite la contraction.

11. Une intervention réduit l’activité des cellules de Renshaw et une substance bloque leurs boucles. Quelles propositions sont exactes ?

Le blocage des boucles de Renshaw empêche tout changement soudain d’activité motoneuronale.
La strychnine peut bloquer les boucles des cellules de Renshaw.
L’inhibition des cellules de Renshaw peut permettre une production soudaine de force.
Le rétrocontrôle de Renshaw supprime toute possibilité de produire une force importante.
À faible dose, la strychnine agit comme un stimulant.

La strychnine peut bloquer les boucles des cellules de Renshaw. · L’inhibition des cellules de Renshaw peut permettre une production soudaine de force. · À faible dose, la strychnine agit comme un stimulant.

Explication

L’inhibition de Renshaw permet un changement soudain de l’activité motoneuronale et une production soudaine de force. La strychnine peut bloquer les boucles et agit comme stimulant à faible dose ; le rétrocontrôle plafonne la force sans rendre impossible la production de forces importantes.

12. Lorsqu’une articulation doit être stabilisée par une co-contraction agoniste-antagoniste, quelles propositions sont exactes ?

La co-contraction agoniste-antagoniste contribue à déstabiliser les articulations.
L’inhibition de Renshaw réduit la co-contraction et favorise ainsi le soutien articulaire.
Les cellules de Renshaw diminuent l’activité inhibitrice, ce qui réduit la co-contraction.
L’inhibition de Renshaw peut accroître la co-contraction agoniste-antagoniste qui soutient les articulations.
Les cellules de Renshaw inhibent l’inhibition et produisent un effet net inhibiteur sur la co-contraction.

L’inhibition de Renshaw peut accroître la co-contraction agoniste-antagoniste qui soutient les articulations.

Explication

L’inhibition de Renshaw augmente la co-contraction agoniste-antagoniste, laquelle contribue au soutien des articulations. Les cellules de Renshaw favorisent l’activité inhibitrice tout en inhibant cette inhibition, ce qui produit un effet net facilitateur, et non inhibiteur, sur la co-contraction.

13. Concernant la distinction entre muscle isolé et muscle in situ, quelles propositions sont exactes ?

Un muscle isolé demeure attaché à ses deux extrémités et vascularisé pendant l’étude.
Un muscle isolé est étudié indépendamment et dissocié du système nerveux central.
Un muscle in situ est dissocié du système nerveux central et étudié sans synergie musculaire.
Un muscle in situ peut être activé par ajout de calcium ou stimulation électrique.
Un muscle in situ conserve ses attaches proximale et distale et sa vascularisation.

Un muscle isolé est étudié indépendamment et dissocié du système nerveux central. · Un muscle in situ conserve ses attaches proximale et distale et sa vascularisation.

Explication

Le muscle in situ reste attaché, vascularisé et associé au système nerveux central, tandis que le muscle isolé en est dissocié. L’ajout de calcium ou la stimulation électrique concerne l’activation du muscle isolé ; le muscle in situ est activé par contraction volontaire maximale.

14. Lors d’un essai, la longueur musculaire reste stable dans une première phase, puis le muscle se raccourcit dans une seconde phase. Concernant ces contractions :

Le modèle de Hill de 1951 comprend une composante élastique parallèle et une composante contractile.
Le modèle de Hill comprend une composante élastique en série, en plus des deux autres composantes.
Une contraction isométrique se caractérise par un allongement du muscle sous l’effet de la charge.
La première phase correspond à une contraction isométrique, sans variation de longueur musculaire.
La seconde phase correspond à une contraction isotonique concentrique, avec raccourcissement musculaire.

Le modèle de Hill de 1951 comprend une composante élastique parallèle et une composante contractile. · Le modèle de Hill comprend une composante élastique en série, en plus des deux autres composantes. · La première phase correspond à une contraction isométrique, sans variation de longueur musculaire. · La seconde phase correspond à une contraction isotonique concentrique, avec raccourcissement musculaire.

Explication

Une longueur stable caractérise la contraction isométrique, tandis que le raccourcissement définit la contraction concentrique, de type isotonique. Le modèle de Hill comporte les composantes élastiques parallèle et en série, ainsi que la composante contractile ; l’allongement sous charge correspond à une contraction excentrique.

15. Un muscle présente une activation de 0,5 et une PCSA de 10 cm210\,\mathrm{cm^2}. Avec une contrainte admissible de 35 N/cm235\,\mathrm{N/cm^2}, quelles propositions sont exactes ?

La contrainte musculaire admissible utilisée dans l’estimation vaut 35 N/cm235\,\mathrm{N/cm^2}.
La PCSA se mesure perpendiculairement à l’axe de fonctionnement du muscle, comme la CSA.
La composante contractile comprend un générateur de force modélisé par les sarcomères.
L’amortisseur visqueux intervient dans la relation entre force et longueur musculaire.
La tension estimée est de 175 N175\,\mathrm{N} en appliquant T=a×PCSA×ωmaxT=a\times PCSA\times\omega_{max}.

La contrainte musculaire admissible utilisée dans l’estimation vaut $$35\,\mathrm{N/cm^2}$$. · La composante contractile comprend un générateur de force modélisé par les sarcomères. · La tension estimée est de $$175\,\mathrm{N}$$ en appliquant $$T=a\times PCSA\times\omega_{max}$$.

Explication

Le calcul donne 0,5×10×35=175 N0{,}5\times10\times35=175\,\mathrm{N}, et la contrainte admissible vaut 35 N/cm235\,\mathrm{N/cm^2}. La composante contractile comprend un générateur de force modélisé par les sarcomères ; la PCSA se mesure perpendiculairement aux fibres, tandis que l’amortisseur visqueux intervient dans la relation force-vitesse.

16. À longueur optimale L0L_0 et activation constante, un muscle est successivement raccourci de 10 %, étiré de 10 %, puis soumis à une charge excentrique. Quelles propositions sont exactes ?

Un raccourcissement de 10 % réduit la force d’environ 80 % à activation constante.
Une contraction concentrique associe une diminution de longueur à une force constante ou croissante.
Une charge excentrique peut dépasser de 40 % la charge isométrique, avec davantage de dommages structuraux.
Pour un muscle passif, la force ne se développe pas lorsque sa longueur est inférieure à L0L_0.
Au-delà de L0L_0, la force passive augmente de façon exponentielle et non linéaire.

Un raccourcissement de 10 % réduit la force d’environ 80 % à activation constante. · Une contraction concentrique associe une diminution de longueur à une force constante ou croissante. · Une charge excentrique peut dépasser de 40 % la charge isométrique, avec davantage de dommages structuraux. · Pour un muscle passif, la force ne se développe pas lorsque sa longueur est inférieure à $$L_0$$. · Au-delà de $$L_0$$, la force passive augmente de façon exponentielle et non linéaire.

Explication

Sous L0L_0, un muscle passif ne développe pas de force, tandis que l’étirement au-delà de cette longueur entraîne une augmentation exponentielle non linéaire. À activation constante, le raccourcissement de 10 % réduit la force d’environ 80 % ; la contraction concentrique raccourcit le muscle, et la charge excentrique peut atteindre 40 % de plus qu’en isométrie avec davantage de dommages.

17. Un programme associe des contractions concentriques et excentriques rapides. Concernant les unités motrices et les fibres musculaires, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Les fibres de type II génèrent difficilement de la force lorsque la vitesse de contraction est élevée.
Les fibres de type I sont mieux adaptées que les fibres de type II à la production concentrique rapide.
Le sarcomère constitue la plus petite unité contrôlable du muscle, devant l’unité motrice.
L’unité motrice est la plus petite unité contrôlable du muscle et comprend un motoneurone, une jonction neuromusculaire et plusieurs fibres.
Un entraînement limité aux contractions concentriques développe davantage la force qu’un entraînement combiné.

L’unité motrice est la plus petite unité contrôlable du muscle et comprend un motoneurone, une jonction neuromusculaire et plusieurs fibres.

Explication

L’unité motrice comprend un motoneurone, une jonction neuromusculaire et plusieurs fibres ; c’est la plus petite unité contrôlable, contrairement au sarcomère, unité fonctionnelle. Les fibres de type II sont mieux adaptées à la production concentrique rapide, et l’association des contractions concentriques et excentriques est plus efficace pour développer la force.

18. Lors d’une stimulation nerveuse, un potentiel d’action arrive à la jonction neuromusculaire et le signal se propage dans une fibre. À propos de cette transmission et des unités motrices :

Une unité motrice peut comprendre entre 10 et 2000 fibres musculaires.
L’augmentation du nombre de fibres par unité motrice améliore la précision du contrôle.
Le point moteur correspond à l’ensemble des plaques motrices, généralement situé vers le milieu du muscle.
Le potentiel d’action musculaire se propage dans une seule direction le long de la fibre.
La transmission neuromusculaire est chimique, et l’arrivée du potentiel nerveux déclenche un potentiel musculaire.

Une unité motrice peut comprendre entre 10 et 2000 fibres musculaires. · Le point moteur correspond à l’ensemble des plaques motrices, généralement situé vers le milieu du muscle. · La transmission neuromusculaire est chimique, et l’arrivée du potentiel nerveux déclenche un potentiel musculaire.

Explication

La transmission neuromusculaire est chimique ; le potentiel d’action nerveux provoque un potentiel musculaire qui se propage dans les deux directions. Une unité motrice comprend 10 à 2000 fibres, et le point moteur regroupe les plaques motrices, généralement près du milieu du muscle ; davantage de fibres par unité motrice réduit la précision du contrôle.

19. Concernant la secousse musculaire et la sommation :

La secousse musculaire correspond à une contraction déclenchée par plusieurs potentiels d’action successifs.
La relaxation musculaire précède la contraction et ramène ensuite le muscle au repos.
Un potentiel d’action supplémentaire avant la relaxation totale augmente la tension par sommation.
La période de latence sépare le stimulus du début de la contraction musculaire.
Une secousse musculaire suit la stimulation d’un muscle par un seul potentiel d’action.

Un potentiel d’action supplémentaire avant la relaxation totale augmente la tension par sommation. · La période de latence sépare le stimulus du début de la contraction musculaire. · Une secousse musculaire suit la stimulation d’un muscle par un seul potentiel d’action.

Explication

Un seul potentiel d’action déclenche une secousse, dont la latence précède la contraction. Un potentiel supplémentaire avant la relaxation complète produit une sommation et augmente la tension ; les deux autres propositions attribuent plusieurs potentiels à la secousse ou inversent l’ordre des phases.

20. Une stimulation augmente la fréquence des potentiels d’action jusqu’à produire une tension soutenue. Concernant le tétanos musculaire :

Le tétanos résulte de la sommation des recrutements temporel et spatial.
Le tétanos résulte du recrutement temporel sans participation du recrutement spatial.
Le tétanos apparaît lorsque la fréquence des potentiels d’action diminue.
Le tétanos se manifeste par une tension musculaire maintenue sans relaxation.
Le plateau du tétanos correspond à une tension inférieure à la contraction maximale.

Le tétanos résulte de la sommation des recrutements temporel et spatial. · Le tétanos se manifeste par une tension musculaire maintenue sans relaxation.

Explication

Le tétanos associe une tension sans relaxation à une fréquence accrue des potentiels d’action, et son plateau correspond à la contraction maximale. Il résulte de la sommation des recrutements temporel et spatial jusqu’à saturation, et non d’une fréquence diminuée ou du seul recrutement temporel.

21. À propos de l’électromyographie :

L’EMG étudie la fonction musculaire en analysant le signal électrique émis par le muscle.
L’EMG élémentaire utilise des électrodes cutanées non invasives pour mesurer une activité globale.
Le signal EMG reflète la commande motrice du système nerveux central.
L’EMG de surface utilise des électrodes placées sur la peau pour enregistrer une activité globale.
L’EMG permet de déterminer le niveau d’activation d’un tendon.

L’EMG étudie la fonction musculaire en analysant le signal électrique émis par le muscle. · Le signal EMG reflète la commande motrice du système nerveux central. · L’EMG de surface utilise des électrodes placées sur la peau pour enregistrer une activité globale.

Explication

L’EMG analyse le signal électrique émis par le muscle et reflète la commande motrice du système nerveux central. Il permet de déterminer le niveau d’activation d’un muscle, et non d’un tendon. L’EMG de surface utilise des électrodes posées sur la peau pour enregistrer une activité plus globale.

22. Lors d’un enregistrement EMG, deux électrodes recueillent des signaux contenant un bruit commun. Quelles propositions sont exactes ?

La détection bipolaire utilise deux électrodes et réduit le bruit commun par différence.
La détection monopolaire élimine le bruit commun par filtrage.
La détection bipolaire produit Signal=gain(A2−A1)\text{Signal} = \text{gain}(A_2-A_1) après soustraction des signaux.
La détection monopolaire utilise deux électrodes pour éliminer le bruit commun par différence.
Le signal EMG correspond à la différence des signaux de deux électrodes sans amplification.

La détection bipolaire utilise deux électrodes et réduit le bruit commun par différence. · La détection bipolaire produit $$\text{Signal} = \text{gain}(A_2-A_1)$$ après soustraction des signaux.

Explication

La détection bipolaire utilise deux électrodes et réduit le bruit commun par différence ; la formule est Signal=gain(A2−A1)\text{Signal} = \text{gain}(A_2-A_1). En détection monopolaire, le bruit commun est conservé. Le signal EMG n’est donc pas une différence non amplifiée de deux électrodes, et la détection monopolaire ne l’élimine pas par filtrage.

23. Pour mesurer un signal EMG, un opérateur ajuste la position des électrodes et suit le protocole d’acquisition. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Placer les électrodes de part et d’autre de la zone d’innervation maximise l’amplitude enregistrée.
La mesure EMG aboutit à un signal de force en fonction du temps.
Un écartement relativement large, d’environ 2,5 cm, peut maximiser l’amplitude selon le muscle.
Un espacement inter-électrodes réduit augmente l’amplitude EMG en détection bipolaire.
La mesure compare d’abord chaque électrode à la référence, puis les deux électrodes de recueil.

Un écartement relativement large, d’environ 2,5 cm, peut maximiser l’amplitude selon le muscle. · La mesure compare d’abord chaque électrode à la référence, puis les deux électrodes de recueil.

Explication

La mesure compare d’abord chaque électrode à l’électrode de référence, puis les deux électrodes de recueil afin d’obtenir un signal de tension en fonction du temps. Un écartement relativement large, d’environ 2,5 cm selon le muscle, peut maximiser l’amplitude lorsque les électrodes sont du même côté du point d’innervation. Un espacement réduit ou des électrodes placées de part et d’autre de la zone d’innervation réduisent l’amplitude.

24. Concernant les électrodes matricielles et les caractéristiques du signal EMG :

Le déphasage des tracés enregistrés par une matrice permet de localiser le point moteur, même en dynamique.
Les électrodes matricielles servent surtout à réduire le nombre d’électrodes et la résolution spatiale.
L’augmentation du nombre d’électrodes améliore la résolution spatiale et aide à étudier des muscles complexes.
Sur un muscle isolé, le potentiel d’action décrit a une amplitude de 140 mV et une durée de 10 ms.
Pour un signal de fréquence 100 Hz, la période correspond à 100 ms.

Le déphasage des tracés enregistrés par une matrice permet de localiser le point moteur, même en dynamique. · L’augmentation du nombre d’électrodes améliore la résolution spatiale et aide à étudier des muscles complexes. · Sur un muscle isolé, le potentiel d’action décrit a une amplitude de 140 mV et une durée de 10 ms.

Explication

Une matrice augmente le nombre d’électrodes pour améliorer la résolution et détecter la propagation; le déphasage aide à localiser le point moteur, même en dynamique. À 100 Hz, la période est de 10 ms, et non de 100 ms; le potentiel isolé décrit mesure 140 mV pendant 10 ms. Une matrice augmente, et ne réduit pas, le nombre d’électrodes.

25. Un technicien augmente la fréquence de coupure du filtre passe-haut appliqué à un EMG :

Une coupure plus élevée enrichit le signal en composantes de basse fréquence et d’amplitude.
L’ordre du filtre détermine la pente de sa réponse dans le domaine fréquentiel.
Le redressement consiste à supprimer les valeurs situées au-dessus de zéro.
L’ordre du filtre détermine principalement la fréquence maximale présente dans le signal.
Le signal conserve moins de composantes de basse fréquence et d’amplitude lorsque la coupure augmente.

L’ordre du filtre détermine la pente de sa réponse dans le domaine fréquentiel. · Le signal conserve moins de composantes de basse fréquence et d’amplitude lorsque la coupure augmente.

Explication

L’ordre détermine la pente de la réponse fréquentielle; augmenter la coupure du passe-haut réduit les composantes de basse fréquence et d’amplitude conservées. Le redressement supprime les valeurs sous zéro, et non celles au-dessus; la coupure élevée ne renforce pas les basses fréquences.

26. Parmi les propositions suivantes concernant la RMS et la densité spectrale de puissance, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La RMS décrit l’énergie attribuée à chacune des fréquences du signal.
La densité spectrale de puissance convertit le domaine fréquentiel en domaine temporel.
La RMS extrait l’enveloppe du signal et évolue de manière similaire à la force.
La densité spectrale de puissance présente l’énergie associée aux différentes fréquences du signal.
La RMS constitue une mesure directe de la force musculaire produite.

La RMS extrait l’enveloppe du signal et évolue de manière similaire à la force. · La densité spectrale de puissance présente l’énergie associée aux différentes fréquences du signal.

Explication

La RMS extrait l’enveloppe et suit la force de manière similaire, sans être une mesure directe de celle-ci. La densité spectrale de puissance passe du domaine temporel au domaine fréquentiel et indique l’énergie correspondant à chaque fréquence.

27. Dans une analyse EMG en STAPS, un signal comporte des composantes jusqu’à 450 Hz :

Les analyses plus poussées peuvent étudier l’EMG jusqu’à 400 Hz, contre 500 Hz en STAPS.
La fréquence médiane est celle qui partage l’amplitude maximale du signal en deux valeurs égales.
Toute composante jusqu’à 500 Hz est considérée comme de l’EMG dans les analyses en STAPS.
La fréquence médiane correspond à la limite supérieure fixée à 400 Hz pour les analyses en STAPS.
En STAPS, les fréquences supérieures à 400 Hz sont considérées comme du bruit plutôt que comme de l’EMG.

En STAPS, les fréquences supérieures à 400 Hz sont considérées comme du bruit plutôt que comme de l’EMG.

Explication

En STAPS, les composantes au-dessus de 400 Hz sont considérées comme du bruit; des études plus poussées peuvent analyser jusqu’à 500 Hz. La fréquence médiane partage le spectre en deux surfaces égales, et ne désigne ni une amplitude médiane ni une limite d’analyse.

28. Un signal enregistré sur un muscle voisin apparaît dans l’EMG du muscle étudié. Concernant l’interprétation de cette situation :

Le cross-talk désigne la conversion d’un signal du domaine temporel vers le domaine fréquentiel.
La complexité de l’EMG de surface complique son interprétation en termes d’activité et de recrutement des unités motrices.
Cette interférence correspond au cross-talk, où des traces d’un premier signal apparaissent dans un second.
L’EMG de surface résulte de potentiels issus de plusieurs unités motrices, asynchrones et réparties de façon irrégulière.
L’EMG de surface correspond à un potentiel d’action unique, synchrone et issu d’une seule unité motrice.

La complexité de l’EMG de surface complique son interprétation en termes d’activité et de recrutement des unités motrices. · Cette interférence correspond au cross-talk, où des traces d’un premier signal apparaissent dans un second. · L’EMG de surface résulte de potentiels issus de plusieurs unités motrices, asynchrones et réparties de façon irrégulière.

Explication

Le cross-talk est l’interférence d’un signal avec un autre, qui contient alors des traces du premier. L’EMG de surface somme des potentiels de multiples unités motrices asynchrones et irrégulièrement disposées; cette complexité rend l’interprétation du recrutement difficile. La conversion fréquentielle désigne une autre opération, et l’EMG de surface n’est pas un potentiel unique.

29. Pour comparer les EMG de deux sujets, une équipe prépare une analyse normalisée :

La normalisation classique rapporte le RMS à celui enregistré pendant un essai de force minimale volontaire.
Les signaux EMG bruts des côtés gauche et droit d’un même sujet sont directement comparables.
Les signaux EMG bruts de deux sujets ne sont pas directement comparables.
La procédure classique rapporte le RMS analysé à celui d’un essai de force maximale volontaire.
Les signaux bruts doivent être distingués des signaux normalisés lors des comparaisons entre sujets.

Les signaux EMG bruts de deux sujets ne sont pas directement comparables. · La procédure classique rapporte le RMS analysé à celui d’un essai de force maximale volontaire. · Les signaux bruts doivent être distingués des signaux normalisés lors des comparaisons entre sujets.

Explication

Les signaux bruts ne sont pas directement comparables entre sujets, ni entre les côtés d’un même sujet. La normalisation classique rapporte le RMS à celui obtenu lors d’un essai de force maximale volontaire; elle distingue donc ces valeurs des signaux bruts.

30. Deux muscles présentent des profils EMG distincts pour un même moment externe. Concernant l’interprétation de l’EMG :

La relation entre EMG et moment externe est linéaire pour tous les muscles sollicités.
À 40 % de la force maximale, l’activité électrique diminue lorsque la force atteint un plateau.
À 40 % du maximum, l’activité électrique peut progresser malgré un plateau de force.
La relation entre EMG et moment externe peut être linéaire ou curvilinéaire selon le muscle étudié.
À 40 % du maximum, le plateau de force s’accompagne d’un arrêt du recrutement moteur.

À 40 % du maximum, l’activité électrique peut progresser malgré un plateau de force. · La relation entre EMG et moment externe peut être linéaire ou curvilinéaire selon le muscle étudié.

Explication

La relation EMG–moment peut varier selon le muscle et être linéaire ou curvilinéaire. À 40 % du maximum, le recrutement d’unités motrices supplémentaires peut maintenir la force tandis que l’activité électrique augmente; elle ne diminue pas et le recrutement ne s’arrête pas nécessairement.

31. Lors d’une contraction isométrique à 50 % de la force maximale maintenue jusqu’à épuisement, quelles évolutions sont attendues ?

Les amplitudes EMG et les tremblements du poignet augmentent avec la fatigue.
La diminution de fréquence moyenne est plus marquée dans un muscle riche en fibres rapides.
Le spectre de puissance se déplace vers les basses fréquences pendant la fatigue.
La puissance totale du spectre diminue au cours de cette contraction fatigante.
L’accumulation de lactate accélère la conduction des fibres musculaires et relève la fréquence moyenne.

Les amplitudes EMG et les tremblements du poignet augmentent avec la fatigue. · La diminution de fréquence moyenne est plus marquée dans un muscle riche en fibres rapides. · Le spectre de puissance se déplace vers les basses fréquences pendant la fatigue.

Explication

La fatigue augmente les amplitudes EMG, les tremblements et la puissance totale, tout en déplaçant le spectre vers les basses fréquences. La fréquence moyenne baisse davantage dans les muscles riches en fibres rapides; l’accumulation de lactate peut ralentir la conduction, et non l’accélérer.

32. Un axone myélinisé appartient au système nerveux central. À propos de sa myéline, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La myéline s’enroule autour des dendrites pour accélérer la conduction de l’influx nerveux.
La conduction saltatoire fait progresser l’influx entre des nœuds de Ranvier successifs.
Dans le système nerveux périphérique, les cellules de Schwann produisent la myéline.
Dans le système nerveux central, les oligodendrocytes produisent la myéline qui entoure l’axone.
La myéline accélère la conduction de l’influx nerveux le long de l’axone.

La conduction saltatoire fait progresser l’influx entre des nœuds de Ranvier successifs. · Dans le système nerveux périphérique, les cellules de Schwann produisent la myéline. · Dans le système nerveux central, les oligodendrocytes produisent la myéline qui entoure l’axone. · La myéline accélère la conduction de l’influx nerveux le long de l’axone.

Explication

La myéline s’enroule autour des axones, et non des dendrites. Les cellules de Schwann produisent la myéline dans le système nerveux périphérique, tandis que les oligodendrocytes la produisent dans le système nerveux central. La conduction saltatoire fait progresser l’influx entre des nœuds de Ranvier successifs, et la myéline accélère la conduction le long de l’axone.

33. Concernant les générateurs centraux de patrons, quelles propositions sont exactes ?

Le fonctionnement autonome d’un CPG exige le maintien des commandes descendantes et des retours sensoriels.
Un CPG correspond à un réseau interconnecté situé dans le cortex, organisant une activité rythmique.
Un CPG est un réseau de neurones interconnectés situé dans la moelle épinière, produisant une activité rythmique organisée.
Les CPG interviennent dans des activités rythmiques telles que la marche, la nage et le vol.
Un CPG peut fonctionner de façon autonome sans commande descendante ni retour sensoriel.

Un CPG est un réseau de neurones interconnectés situé dans la moelle épinière, produisant une activité rythmique organisée. · Les CPG interviennent dans des activités rythmiques telles que la marche, la nage et le vol. · Un CPG peut fonctionner de façon autonome sans commande descendante ni retour sensoriel.

Explication

Un CPG est un réseau médullaire de neurones interconnectés qui élabore une activité rythmique organisée, et il peut fonctionner indépendamment des commandes descendantes et des retours sensoriels. Les CPG participent notamment à la marche, à la nage et au vol ; leur localisation n’est pas corticale et leur autonomie ne requiert pas ces signaux.

34. Un chercheur veut déterminer si un neurone appartient à un CPG et compare plusieurs observations : quelles conclusions sont fondées ?

La seule synchronisation du neurone avec le CPG suffit à établir son appartenance au réseau.
Le neurone doit présenter une activité suivant le rythme du CPG auquel il est associé.
Une perturbation de ce neurone doit entraîner une perturbation de l’ensemble du CPG.
Les CPG déclenchés par une activation extérieure sont actifs en permanence sous forme de réseaux réflexes.
Chez des patients ayant une lésion médullaire complète, la stimulation électrique peut déclencher une activité rythmique des muscles des jambes.

Le neurone doit présenter une activité suivant le rythme du CPG auquel il est associé. · Une perturbation de ce neurone doit entraîner une perturbation de l’ensemble du CPG. · Chez des patients ayant une lésion médullaire complète, la stimulation électrique peut déclencher une activité rythmique des muscles des jambes.

Explication

L’appartenance à un CPG requiert à la fois une activité au rythme du réseau et une perturbation de l’ensemble du réseau lorsque le neurone est perturbé. La seule synchronisation ne suffit donc pas à établir cette appartenance. Chez des patients ayant une lésion médullaire complète, une stimulation électrique de la moelle peut déclencher une activité rythmique des muscles des jambes. Les CPG peuvent être déclenchés par une activation extérieure ou être actifs en permanence sous forme de pacemaker : ces deux modes sont distincts.

35. Lorsqu’une personne prépare un mouvement volontaire pour saisir une poignée, quelles propositions décrivent correctement les étapes et les repères sensoriels ?

La redondance cinématique signifie qu’une combinaison angulaire unique permet d’obtenir une même attitude de l’organe terminal.
L’analyse sensorielle détermine le programme moteur avant que la trajectoire soit choisie.
La production du mouvement mobilise l’analyse sensorielle, la détermination d’une trajectoire et le choix d’un programme moteur.
La vision construit des repères environnants et distants, tandis que la proprioception fournit des repères égocentrés et internes.
L’analyse sensorielle intervient après le choix du programme moteur et l’exécution de la commande.

La production du mouvement mobilise l’analyse sensorielle, la détermination d’une trajectoire et le choix d’un programme moteur. · La vision construit des repères environnants et distants, tandis que la proprioception fournit des repères égocentrés et internes.

Explication

La production d’un mouvement volontaire mobilise l’analyse sensorielle, la détermination d’une trajectoire et le choix d’un programme moteur ; le contrôle de la commande et l’apprentissage par adaptation interviennent aussi. La redondance cinématique correspond à l’existence d’une infinité de combinaisons angulaires permettant d’obtenir une même attitude de l’organe terminal. La vision fournit des repères environnants et distants, tandis que la proprioception fournit des repères égocentrés et internes. L’analyse sensorielle intervient au début de la préparation du mouvement, avant la détermination de la trajectoire et le choix du programme moteur.

36. Lors de la planification d’un geste, un étudiant compare deux modèles moteurs et le rôle de la copie efférente : quelles propositions sont exactes ?

La comparaison de la copie efférente avec l’information sensorielle émulée engendre une décharge corollaire anticipant les résultats de l’action.
La commande motrice est généralement accompagnée d’une copie efférente émise simultanément.
La sensation d’effort provient de la copie efférente seule, indépendamment de la décharge corollaire.
Les modèles internes directs ou indirects sont corticaux et servent à estimer des grandeurs physiques pour planifier le mouvement.
Le modèle de Feldman est cortical et planifie le mouvement par le calcul de grandeurs physiques.

La comparaison de la copie efférente avec l’information sensorielle émulée engendre une décharge corollaire anticipant les résultats de l’action. · La commande motrice est généralement accompagnée d’une copie efférente émise simultanément. · Les modèles internes directs ou indirects sont corticaux et servent à estimer des grandeurs physiques pour planifier le mouvement.

Explication

Les modèles internes relèvent des niveaux corticaux, tandis que le modèle de Feldman est spinal et s’appuie sur un système auto-organisé et des arcs réflexes correcteurs. La copie efférente accompagne généralement la commande ; comparée à l’information sensorielle émulée, elle contribue à la décharge corollaire, et ces deux éléments sont à l’origine de la sensation d’effort.

37. Un mouvement dure 120 ms et nécessite des corrections à partir des retours sensitifs : quelles propositions caractérisent son contrôle ?

Une durée supérieure à 100 ms correspond à un contrôle en boucle fermée.
Une cible déplacée pendant l’action relève des erreurs de commande motrice liées à la localisation de la main.
La boucle ouverte caractérise les mouvements lents en rampe corrigés par les retours sensitifs.
La boucle fermée utilise les retours sensitifs pour corriger le mouvement, notamment lors d’un mouvement lent en rampe.
Un mouvement de 120 ms relève du contrôle en boucle ouverte fondé sur la prédiction.

Une durée supérieure à 100 ms correspond à un contrôle en boucle fermée. · La boucle fermée utilise les retours sensitifs pour corriger le mouvement, notamment lors d’un mouvement lent en rampe.

Explication

Une durée de 120 ms dépasse le seuil de 100 ms et correspond donc à un contrôle en boucle fermée, qui permet de corriger le mouvement à partir des retours sensitifs, notamment lors d’un mouvement lent en rampe. Le déplacement de la cible constitue une perturbation possible, tandis que la localisation ou la posture de la main et un mauvais programme moteur sont d’autres sources distinctes d’erreur. La boucle ouverte concerne les mouvements de moins de 100 ms, notamment les mouvements balistiques, et repose sur la prédiction.

38. Concernant la posture et le balancement observé en station debout :

En station debout, le balancement de repos se déroule autour des chevilles dans le plan médian.
La posture exprime la manière dont l’organisme affronte les stimulations extérieures et se prépare à y réagir.
La configuration posturale concerne les segments corporels dans le plan horizontal plutôt que dans l’espace.
Le balancement de repos en station debout est assimilé au mouvement d’un pendule simple.
La posture associe l’élaboration et le maintien actifs de la configuration des segments corporels dans l’espace.

En station debout, le balancement de repos se déroule autour des chevilles dans le plan médian. · La posture exprime la manière dont l’organisme affronte les stimulations extérieures et se prépare à y réagir. · La posture associe l’élaboration et le maintien actifs de la configuration des segments corporels dans l’espace.

Explication

La posture comprend l’élaboration et le maintien actifs de la configuration corporelle dans l’espace, tout en exprimant la préparation de l’organisme aux stimulations extérieures. Le balancement debout se fait autour des chevilles dans le plan médian et est assimilé à un pendule inversé, non à un pendule simple.

39. Concernant les qualia et l’expérience perceptive, quelles propositions sont exactes ?

Un quale désigne la description objective d’un stimulus, indépendamment de son vécu.
La connaissance des processus perceptifs permet d’éprouver directement l’expérience d’autrui.
L’observation du comportement d’autrui donne accès direct à son ressenti perceptif.
La perception vécue par une autre personne ne peut pas être éprouvée directement.
Un quale correspond à la qualité subjective associée à une expérience perceptive.

La perception vécue par une autre personne ne peut pas être éprouvée directement. · Un quale correspond à la qualité subjective associée à une expérience perceptive.

Explication

Un quale est la qualité subjective du vécu perceptif. La description objective d’un stimulus ne constitue pas ce vécu, et ni la connaissance des processus ni l’observation du comportement ne donnent directement accès à l’expérience subjective d’autrui.

40. Une personne tourne la tête dans plusieurs directions : concernant ses canaux semi-circulaires, quelles propositions sont exactes ?

Leur contenu est constitué d’otoconies qui détectent les accélérations angulaires.
Leur disposition dans un même plan permet de mesurer la position statique de la tête.
Les trois canaux détectent les accélérations angulaires de la tête dans différentes directions.
Les trois canaux semi-circulaires sont remplis de périlymphe dans les trois plans.
Leur disposition orthogonale couvre les trois plans de l’espace.

Les trois canaux détectent les accélérations angulaires de la tête dans différentes directions. · Leur disposition orthogonale couvre les trois plans de l’espace.

Explication

Les canaux semi-circulaires sont remplis d’endolymphe, tandis que les otoconies se trouvent dans le saccule et l’utricule. Ils ne sont pas remplis de périlymphe. Leur disposition est orthogonale, et non dans un même plan ; ils détectent les accélérations angulaires de la tête dans différentes directions, pas les accélérations linéaires ni une position angulaire statique.

41. Concernant les catégories de perception des couleurs selon les types de cônes :

La dichromatie correspond à la présence d’un seul type de cône fonctionnel.
La monochromatie à cônes repose sur un seul type de cône fonctionnel.
L’achromatopsie implique une absence de perception des contrastes.
La trichromatie normale repose sur trois types de cônes fonctionnels.
L’achromatopsie désigne une absence de perception des couleurs.

La monochromatie à cônes repose sur un seul type de cône fonctionnel. · La trichromatie normale repose sur trois types de cônes fonctionnels. · L’achromatopsie désigne une absence de perception des couleurs.

Explication

La trichromatie normale associe trois types de cônes, tandis que la monochromatie à cônes en associe un seul. La dichromatie repose sur deux types. L’achromatopsie correspond à une absence de perception des couleurs, sans imposer une absence anatomique de cônes ni une absence de perception des contrastes.

42. Chez une personne réalisant une contraction maximale volontaire, quelles propositions concernant le recrutement musculaire sont exactes ?

L’ampleur du recrutement lors d’un effort maximal dépend notamment du muscle sollicité.
Selon le muscle et les conditions, le recrutement peut approcher la totalité des unités motrices.
Une limite générale de 30 % des fibres simultanées ne protège pas les tendons.
Le recrutement atteint une limite générale de 30 % des unités motrices simultanément.
Lors d’un effort maximal, les grandes unités motrices sont recrutées en premier.

L’ampleur du recrutement lors d’un effort maximal dépend notamment du muscle sollicité. · Selon le muscle et les conditions, le recrutement peut approcher la totalité des unités motrices. · Une limite générale de 30 % des fibres simultanées ne protège pas les tendons.

Explication

L’ampleur du recrutement lors d’un effort maximal dépend notamment du muscle sollicité et des conditions, et peut approcher la totalité des unités motrices. Les petites unités motrices sont recrutées en premier, avant les plus grandes. Il n’existe pas de plafond général de 30 % des fibres simultanées destiné à protéger les tendons; une limite générale de 30 % des unités motrices ne caractérise donc pas le recrutement maximal.

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Qu’étudient scientifiquement les neurosciences, de l’échelle moléculaire à l’organisme entier ?

Le système nerveux, sa structure et son fonctionnement.

Que commande le système nerveux qui influence directement la perception ?

Les actions des muscles.

Qu’est-ce que la sensation et vers où l’information est-elle acheminée ?

La détection d’une information sensorielle acheminée vers le système nerveux central.

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