QCM : Aspirine et antalgiques non opioïdes (12 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un AINS est choisi pour limiter l’inflammation dans un foyer inflammatoire tout en tenant compte des fonctions physiologiques des tissus. Quelle distinction entre les cyclo-oxygénases éclaire ce choix ?

COX-1 participe surtout à la régulation physiologique et COX-2 est surtout exprimée dans les foyers inflammatoires
COX-1 est surtout exprimée dans les foyers inflammatoires et COX-2 régule principalement les fonctions physiologiques
COX-2 participe surtout à la régulation physiologique et COX-1 est surtout exprimée dans les foyers inflammatoires
COX-1 et COX-2 sont surtout exprimées dans les foyers inflammatoires et régulent peu les fonctions physiologiques

COX-1 participe surtout à la régulation physiologique et COX-2 est surtout exprimée dans les foyers inflammatoires

Explication

COX-1 contribue principalement à la régulation physiologique, tandis que COX-2 est surtout exprimée dans les foyers inflammatoires. Inverser ces rôles ou attribuer aux deux enzymes le même profil confond leur distinction.

2. Un patient présente une inflammation dans un tissu qui exprime des cyclo-oxygénases. Quelle conséquence découle du mécanisme commun aux AINS ?

L’AINS peut agir dans ce tissu en stimulant les cyclo-oxygénases qu’il exprime
L’AINS peut agir dans ce tissu en inhibant les cyclo-oxygénases qu’il exprime
L’AINS peut agir dans ce tissu uniquement si celui-ci exprime COX-1
L’AINS peut agir dans ce tissu uniquement si celui-ci exprime COX-2

L’AINS peut agir dans ce tissu en inhibant les cyclo-oxygénases qu’il exprime

Explication

Tous les AINS inhibent les cyclo-oxygénases et peuvent donc agir dans les tissus qui expriment des COX. Réserver l’effet à COX-1 ou COX-2 confond le mécanisme commun avec une isoforme particulière; stimuler les COX inverse le mécanisme.

3. Une personne consulte pour des symptômes évocateurs d’une infection virale débutante et demande un médicament contre la fièvre. Quelle conduite est la plus cohérente avec les risques des AINS en contexte infectieux ?

Privilégier un AINS, car il accélère la prise en charge d’une infection virale débutante
Privilégier un AINS, car la baisse de fièvre facilite le repérage de l’infection
Privilégier le paracétamol, car un AINS peut masquer l’infection et retarder sa prise en charge
Privilégier le paracétamol, car il traite directement la cause de l’infection virale

Privilégier le paracétamol, car un AINS peut masquer l’infection et retarder sa prise en charge

Explication

Les AINS peuvent masquer une infection débutante, retarder sa prise en charge et aggraver notamment les infections virales; le paracétamol est donc à privilégier dans ce contexte. L’idée qu’un AINS facilite le repérage ou accélère la prise en charge méconnaît ce risque, et le paracétamol ne traite pas la cause virale.

4. Un prescripteur compare trois AINS à demi-vie intermédiaire pour choisir une molécule à affinité préférentielle pour COX-2. Quel choix répond à ce critère ?

Le naproxène
Les trois molécules sans distinction
Le méloxicam ou le célécoxib
Le naproxène ou le méloxicam

Le méloxicam ou le célécoxib

Explication

Le méloxicam et le célécoxib ont une affinité COX-2 supérieure à leur affinité COX-1, tandis que le naproxène est préférentiellement COX-1. Attribuer cette préférence au naproxène inverse son profil, et la demi-vie intermédiaire ne détermine pas la préférence enzymatique.

5. Une patiente enceinte est à 25 semaines d’aménorrhée et envisage de prendre un AINS sans avis médical. Quelle conduite correspond à la règle de sécurité ?

Prendre un AINS après avoir augmenté son hydratation
Choisir l’ibuprofène, compatible avec l’allaitement
Éviter les AINS, qui sont contre-indiqués à ce terme
Prendre un AINS si nécessaire après avis médical

Éviter les AINS, qui sont contre-indiqués à ce terme

Explication

À partir de 24 semaines d’aménorrhée, les AINS sont contre-indiqués ; l’avis médical pour un usage nécessaire concerne la période antérieure. La compatibilité de l’ibuprofène avec l’allaitement ne s’applique pas à la grossesse, et l’hydratation ne lève pas cette contre-indication.

6. Que signifie l’effet antiagrégant de l’aspirine à faible dose sur les plaquettes ?

Elle inhibe temporairement la COX-2 plaquettaire, avec un effet qui cesse après quelques heures.
Elle inhibe irréversiblement la COX-1 plaquettaire, réduisant leur capacité à s’agréger pendant leur durée de vie.
Elle bloque la synthèse de facteurs de coagulation dans le foie, sans modifier l’activité plaquettaire.
Elle stimule la production de prostaglandines plaquettaires, ce qui limite la formation de caillots.

Elle inhibe irréversiblement la COX-1 plaquettaire, réduisant leur capacité à s’agréger pendant leur durée de vie.

Explication

À faible dose, l’aspirine agit comme antiagrégant grâce à son effet irréversible sur la COX-1 des plaquettes, qui persiste 7 à 10 jours. L’inhibition de la COX-2 n’explique pas cet effet plaquettaire prolongé.

7. Combien de jours le risque de saignement lié à l’aspirine peut-il persister après une prise ?

De 7 à 10 jours
De 4 à 8 jours
De 10 à 14 jours
De 1 à 2 jours

De 4 à 8 jours

Explication

Le risque de saignement associé à l’aspirine peut persister de 4 à 8 jours après la prise. La durée de 7 à 10 jours correspond à la persistance du blocage de la COX-1 plaquettaire, et non à la durée indiquée pour le risque de saignement.

8. Quel rôle exerce le paracétamol dans la prise en charge de la douleur et de la fièvre ?

Il diminue l’inflammation et la fièvre en inhibant les cyclo-oxygénases dans les foyers inflammatoires.
Il réduit la douleur et la fièvre en exerçant principalement une action anti-inflammatoire périphérique.
Il soulage la douleur par des effets périphériques et centraux et réduit la fièvre par un effet central.
Il prévient la fièvre en bloquant les récepteurs opioïdes et soulage la douleur par une action périphérique.

Il soulage la douleur par des effets périphériques et centraux et réduit la fièvre par un effet central.

Explication

Le paracétamol exerce des effets antalgiques périphériques et centraux, ainsi qu’un effet antipyrétique central. Contrairement à la proposition qui lui attribue une action anti-inflammatoire périphérique, il n’a pas d’activité anti-inflammatoire.

9. Quelle différence distingue le néfopam des antalgiques de palier 1 dans l’échelle de l’OMS ?

Le néfopam est un analgésique central non opiacé injectable, tandis que le palier 1 comprend le paracétamol et les AINS pour les douleurs faibles.
Le néfopam est un opioïde faible oral, tandis que le palier 1 comprend la codéine et le tramadol pour les douleurs modérées.
Le néfopam est un anti-inflammatoire périphérique, tandis que le palier 1 comprend la morphine et le fentanyl pour les douleurs fortes.
Le néfopam est un antiagrégant plaquettaire injectable, tandis que le palier 1 comprend la gabapentine et la prégabaline pour les douleurs neuropathiques.

Le néfopam est un analgésique central non opiacé injectable, tandis que le palier 1 comprend le paracétamol et les AINS pour les douleurs faibles.

Explication

Le néfopam est un analgésique central non opiacé administré par voie injectable, alors que le palier 1 de l’échelle OMS associe le paracétamol ou les AINS aux douleurs faibles. La codéine et le tramadol relèvent du palier 2 et sont des opioïdes faibles, contrairement au néfopam.

10. Quel mécanisme contribue à l’inhibition de la transmission douloureuse par les opioïdes dans la moelle épinière ?

Ils activent les voies inhibitrices descendantes.
Ils augmentent l’hypertonie des sphincters digestifs.
Ils réduisent la libération périphérique de substances pro-nociceptives.
Ils inhibent la transmission des influx nociceptifs.

Ils inhibent la transmission des influx nociceptifs.

Explication

Dans la moelle épinière, les opioïdes inhibent la transmission des influx nociceptifs. L’activation des voies inhibitrices descendantes se produit dans le cerveau, et non dans la moelle.

11. Pourquoi une fièvre peut-elle augmenter le risque de surdosage chez un patient portant un patch de fentanyl ?

Elle augmente l’absorption transdermique du fentanyl.
Elle réduit l’élimination rénale du fentanyl.
Elle transforme le fentanyl en une forme injectable plus active.
Elle prolonge l’action du fentanyl dans les récepteurs opioïdes.

Elle augmente l’absorption transdermique du fentanyl.

Explication

La fièvre accroît l’absorption du fentanyl à travers la peau, ce qui peut entraîner un surdosage. Une modification de l’élimination rénale n’est pas le mécanisme de risque indiqué pour le patch.

12. Une douleur modérée persiste malgré un antalgique de palier 1 ; quel type de traitement peut-on envisager si cette douleur résiste à ce traitement ?

Un co-analgésique, comme l’amitriptyline, à effet antalgique différé
Un opioïde faible de palier 2, comme la codéine ou le tramadol
Un opioïde fort de palier 3, comme la morphine ou l’oxycodone
Un antiépileptique, comme la carbamazépine, indiqué contre la névralgie du trijumeau

Un opioïde faible de palier 2, comme la codéine ou le tramadol

Explication

Les opioïdes faibles, notamment la codéine et le tramadol, sont indiqués contre les douleurs modérées à intenses résistantes aux antalgiques de palier 1. La morphine relève du palier 3 et correspond plutôt aux douleurs intenses ou à certaines douleurs résistantes aux opioïdes faibles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Aspirine et antalgiques non opioïdes.

À quoi servent les AINS sur le plan symptomatique ?

À traiter l’inflammation, la douleur et la fièvre.

Quelle demi-vie des AINS permet une prise quotidienne ?

Une demi-vie supérieure à 24 heures.

Quels effets indésirables digestifs les AINS peuvent-ils provoquer ?

Ils peuvent provoquer une intolérance digestive et des ulcérations gastriques.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Aspirine et antalgiques non opioïdes.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM