📌 La COX-1 contribue principalement à la régulation physiologique, tandis que la COX-2 est surtout exprimée dans les foyers inflammatoires.
📌 Une demi-vie courte est inférieure à 6 h et implique plusieurs prises par jour, une demi-vie intermédiaire est de 6 à 24 h et implique une à deux prises par jour, et une demi-vie longue dépasse 24 h et permet une prise par jour.
Les AINS sont indiqués notamment pour les douleurs postopératoires, inflammatoires et menstruelles médiées par les prostaglandines, ainsi que comme antipyrétiques et anti-inflammatoires.
Les gels et crèmes d’AINS entraînent toujours un passage systémique, sont contre-indiqués pendant la grossesse et exposent à un risque de photosensibilisation nécessitant une protection solaire.
Les effets indésirables de classe comprennent : l’intolérance digestive, les ulcérations gastriques et leurs complications, la réduction de la fonction rénale, le bronchospasme
Les associations d’AINS avec des anticoagulants, des antiagrégants plaquettaires ou des antivitamines K comme Coumadine® et Préviscan® posent problème.
Les AINS peuvent masquer une infection débutante, retarder sa prise en charge et aggraver notamment les infections virales, ce qui justifie de privilégier le paracétamol en contexte infectieux.
📌 Les AINS sont contre-indiqués à partir de 24 semaines d’aménorrhée et ne doivent être utilisés auparavant que si nécessaire sur avis médical ; l’ibuprofène est compatible avec l’allaitement, et une hydratation suffisante est recommandée, particulièrement chez le sujet âgé exposé au risque rénal.
📌 À faible dose, l’aspirine est un puissant antiagrégant plaquettaire grâce à sa sélectivité pour la COX-1 et à son effet irréversible, tandis qu’à forte dose elle est un AINS moins bien toléré, notamment pour l’estomac et le rein.
À faible dose, l’aspirine antiagrège ; à forte dose, elle agit comme AINS mais est mal tolérée
📌 Les formes commerciales d’aspirine destinées à la douleur et à la fièvre sont fortement dosées, tandis que les formes à indication cardiovasculaire sont faiblement dosées.
📌 Le paracétamol inhibe les cyclo-oxygénases mais n’a pas d’activité anti-inflammatoire.
📌 Les doses toxiques indiquées pour le paracétamol sont supérieures à 150 mg/kg par prise chez l’enfant, à 4 g par prise chez l’adulte ou à 10 g par 24 heures chez l’adulte.
Le paracétamol bloque les COX, mais n’est pas anti-inflammatoire.
📌 Le risque de pharmacodépendance lié au néfopam conduit à éviter son utilisation dans les douleurs chroniques, et son emploi est déconseillé chez la personne âgée.
L’échelle OMS associe une douleur faible, EVA de 0 à 4, au palier 1 et au paracétamol ou aux AINS.
L’échelle OMS associe une douleur modérée, EVA de 4 à 6, au palier 2 et à la codéine ou au tramadol.
L’échelle OMS associe une douleur forte, EVA de 7 à 10, au palier 3 et à la morphine, l’oxycodone ou le fentanyl.
Les opioïdes agissent sur les récepteurs opioïdes μ, δ et κ.
Les agonistes purs utilisés en pratique comprennent des opioïdes faibles et forts, tandis que la naloxone est un antagoniste utilisé comme antidote en cas de surdosage.
Les opioïdes inhibent la transmission douloureuse par trois actions :
Les opioïdes provoquent fréquemment une constipation par action sur les récepteurs du tube digestif et par hypertonie des fibres circulaires des sphincters.
📌 Un laxatif doit être prévu systématiquement lors d’un traitement par opioïdes.
📌 Les contre-indications des opioïdes comprennent l’insuffisance respiratoire, l’insuffisance rénale sévère ou l’insuffisance hépatocellulaire, l’épilepsie non contrôlée pour le tramadol et les opioïdes forts, ainsi que le traumatisme crânien et l’hypertension intracrânienne.
📌 Un surdosage opioïde est suspecté lorsque EDS est supérieur ou égal à 2 et EQR est supérieur ou égal à 2; il faut alors arrêter le traitement, stimuler le patient, l’oxygéner et injecter de la naloxone à 0,04 mg toutes les 2 minutes, puis discuter des mesures de réanimation selon l’évolution.
Dépression respiratoire → surveillance de la respiration et vigilance.
📌 Les opioïdes faibles sont indiqués pour les douleurs modérées à intenses résistantes aux antalgiques de palier 1.
📌 Les opioïdes forts sont indiqués dans les douleurs aiguës intenses ou les douleurs modérées résistantes aux opioïdes faibles, notamment en cancérologie, en postopératoire, lors de coliques néphrétiques ou d’accès aigus de douleurs chroniques.
📌 Les opioïdes forts relèvent de la réglementation des stupéfiants : leur prescription requiert une ordonnance sécurisée d’un prescripteur autorisé, leur dispensation se fait à l’unité sans chevauchement de prescription et leur administration doit être tracée en toutes lettres à chaque prise, sans traçage anticipé.
📌 Les formes LP de morphine et d’oxycodone doivent être prises à 12 heures d’intervalle et ne doivent pas être écrasées.
📌 Pour convertir une dose orale d’oxycodone en dose IV, il faut diviser la dose par deux.
Le fentanyl est un opioïde de synthèse dont la puissance est 100 fois celle de la morphine.
Le patch de fentanyl a un délai d’action de 12 à 18 heures, agit pendant 72 heures et se change tous les trois jours.
📌 La fièvre augmente l’absorption du fentanyl transdermique et expose à un risque de surdosage.
📌 Le fentanyl transmuqueux est indiqué pour les accès douloureux paroxystiques des douleurs cancéreuses et est réservé aux patients déjà traités par opioïdes forts, avec un traitement de fond associé.
Le patch couvre 72 h ; le transmuqueux agit vite pour une ADP.
L’effet antalgique des co-analgésiques est souvent différé de 1 à 2 semaines.
Les deux classes d’antidépresseurs efficaces dans les douleurs neuropathiques sont les tricycliques, comme l’amitriptyline, et les IRSNa, comme la duloxétine.
L’amitriptyline est un antidépresseur tricyclique recommandé en première intention et utilisé pour les douleurs neuropathiques ainsi que comme traitement de fond des migraines et des céphalées chroniques.
Les molécules antiépileptiques citées sont :
La carbamazépine est le traitement de référence des névralgies du trijumeau et constitue un très fort inducteur enzymatique susceptible d’entraîner de nombreuses interactions médicamenteuses.
📌 EMLA® est contre-indiqué sur les lésions cutanées et les muqueuses, ainsi que chez les nourrissons de moins de 1 mois.
📌 Versatis® s’applique 12 h par jour sur la zone douloureuse et doit être retiré après 12 h.
EMLA anesthésie avant un soin ; Versatis soulage une douleur neuropathique post-zostérienne.
📌 Le MEOPA est contre-indiqué en cas de trouble de la conscience, de traumatisme maxillo-facial, d’anomalie des cavités aériennes, de détresse cardiovasculaire ou respiratoire, ou de besoin de ventilation en oxygène pur.
📌 Les bouteilles d’oxygène et de MEOPA se ressemblent ; elles ne doivent pas être rangées côte à côte et le gaz branché doit être vérifié avant l’administration.
📌 La kétamine peut être associée à un opioïde en cas d’échec ou d’intolérance à l’opioïde seul, ou utilisée pour des douleurs neuropathiques réfractaires sévères après échec des traitements recommandés.
Informer, préparer, débuter, adapter, surveiller.
Durée et délai des formes opioïdes
| Forme | Délai d’action | Durée |
|---|---|---|
| Morphine ou oxycodone LP orale | 1–2 h | 12–24 h |
| Morphine ou oxycodone immédiate orale | 30 min | 4 h |
| Forme injectable | Immédiat | 2–4 h |
| Patch de fentanyl | 12–18 h | 72 h |
| Fentanyl transmuqueux | 10 min | 1–2 h |
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1. Un AINS est choisi pour limiter l’inflammation dans un foyer inflammatoire tout en tenant compte des fonctions physiologiques des tissus. Quelle distinction entre les cyclo-oxygénases éclaire ce choix ?
2. Un patient présente une inflammation dans un tissu qui exprime des cyclo-oxygénases. Quelle conséquence découle du mécanisme commun aux AINS ?
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À quoi servent les AINS sur le plan symptomatique ?
À traiter l’inflammation, la douleur et la fièvre.
Quelle demi-vie des AINS permet une prise quotidienne ?
Une demi-vie supérieure à 24 heures.
Quels effets indésirables digestifs les AINS peuvent-ils provoquer ?
Ils peuvent provoquer une intolérance digestive et des ulcérations gastriques.
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