Fiche de révision : Introduction à l’anatomie et ostéologie

Plan du Cours

  1. Histoire et représentation anatomiques
  2. Disciplines et champs anatomiques
  3. Repères, plans et équilibre
  4. Chiffres et classification des os
  5. Ostéogenèse et croissance osseuse
  6. Mobilité et degrés de liberté articulaires
  7. Composantes articulaires passives et actives
  8. Système appendiculaire et tissus musculaires
  9. Formes des muscles
  10. Nomenclature musculaire
  11. Vertèbres et articulations rachidiennes
  12. Clavicule et scapula
  13. Humérus et articulation de l’épaule
  14. Palette humérale et épicondyles
  15. Ulna, radius et articulation du coude

1. Histoire et représentation anatomiques

★ À maîtriser

  • Le droit romain interdit les dissections et les autopsies ; Galien dissèque des macaques berbères et affirme que leur corps est identique au corps humain, dogme qui bloque le développement de l’anatomie pendant plus de deux siècles.

  • En 1543, André Vésale réalise à Bâle la dissection publique du corps d’un meurtrier célèbre et remet en cause plus de 200 erreurs de Galien. - Dr André Vésale

Compléments

  • Le mot anatomie vient du grec ancien ana, « en plusieurs morceaux », et tomê, « coupure ».

  • Dans la Grèce antique, l’apparition de la dissection favorise l’essor de l’anatomie, mais les dissections humaines sont généralement proscrites pour des raisons religieuses et culturelles ; elles sont toutefois pratiquées à Alexandrie au IIIe siècle av. J.-C., notamment par Hérophile et Érasistrate, sans se limiter aux embryons.

  • Au XVIIIᵉ siècle, la dissection se démocratise pour des raisons médico-légales liées à la justice et aux épidémies.

  • Les premières dissections dans l’enseignement médical ont lieu à Bologne au XIIIᵉ siècle ; en France, elles sont pratiquées à Montpellier en 1340, à Paris en 1407 et deviennent courantes dès 1470.

  • Le dessin anatomique simplifie les structures pour faciliter leur compréhension et leur mémorisation, mais ne constitue pas une vérité stricte ; les proportions anatomiques et l’idéal de la forme évoluent selon les époques.

  • Un corps humain n’est jamais parfaitement symétrique.

2. Disciplines et champs anatomiques

Notions clés & Définitions

  • Anatomie descriptive : Étude des structures, comme les os en ostéologie et les muscles en myologie, qui sont similaires chez tous les individus.
  • Anatomie fonctionnelle : Étude du mouvement et du geste, qui diffèrent selon les individus.
  • Traumatologie : Étude des différents traumatismes selon les mouvements.

Points essentiels

  • Les quatre grands champs anatomiques sont :
    • l’ostéologie, qui étudie les os
    • la myologie, qui étudie les muscles, leurs contractions et leurs effets sur les mouvements
    • la neurologie, qui étudie le système nerveux central, périphérique et végétatif
    • l’angiologie, qui étudie les vaisseaux sanguins et lymphatiques

📌 Le mouvement du squelette ne correspond pas au mouvement du corps complet, car la masse musculaire peut limiter l’amplitude d’un mouvement osseux, comme lors de la flexion du coude.

3. Repères, plans et équilibre

Notions clés & Définitions

  • Position anatomique de référence : Position caractérisée par les pieds joints, les bras le long du corps, le visage et les paumes tournés vers l’avant, et, chez l’homme selon la convention théorique, le pénis en érection.

★ À maîtriser

  • Le plan coronal, ou frontal, est une coupe verticale qui distingue l’avant, dit antérieur, frontal ou ventral, de l’arrière, dit postérieur ou dorsal.

  • Le plan sagittal est une coupe verticale qui distingue la gauche de la droite ; les termes associés sont médian, médial et latéral, interne et externe, ainsi que proximal et distal.

  • Le plan transversal, ou horizontal, est une coupe horizontale qui distingue le haut, dit supérieur, céphalique ou proximal, du bas, dit inférieur, caudal ou distal.

📌 En statique, la ligne de gravité doit tomber strictement à l’aplomb de la surface d’appui, appelée polygone de sustentation.

Compléments

📌 Par convention, les os et les muscles pairs sont décrits du côté droit, le système nerveux central du côté gauche, et les os uniques sont dits impairs.

  • Les intersections de plans forment les axes suivants : les plans coronal et transversal forment l’axe transversal, perpendiculaire au plan sagittal, les plans sagittal et transversal forment l’axe sagittal, perpendiculaire au plan coronal, les plans coronal et sagittal forment l’axe vertical, perpendiculaire au plan transversal

  • Le centre de gravité humain est dynamique et varie en permanence, y compris pendant la respiration.

4. Chiffres et classification des os

★ À maîtriser

  • Le squelette adulte compte 206 os constants, soit 204 os squelettiques et 2 os sésamoïdes, regroupés en 115 types d’os différents, soit 114 et 1.

  • Les os longs, ou tubulaires, déterminent le mouvement et comprennent notamment le fémur, l’humérus, le radius, l’ulna, le tibia et la fibula, aussi appelée péroné.

Compléments

  • Le nouveau-né possède environ 350 os, décrits comme « mous ».

  • Les os inconstants ou surnuméraires peuvent atteindre 224 os, soit 212 os squelettiques et 12 os sésamoïdes, regroupés en 128 types d’os différents.

  • Les os plats sont associés à l’immobilité et à la protection ; les exemples cités sont la voûte du crâne, le bassin ou os iliaque, et la scapula.

  • Les os courts et irréguliers comprennent les os du carpe, du tarse et les vertèbres ; les os pneumatiques contiennent des cavités aériennes, notamment les os de la face associés aux sinus.

  • La clavicule est un os allongé, les os sésamoïdes sont inclus dans les tendons comme la patella, et des os accessoires ou surnuméraires se trouvent notamment au crâne et au pied.

5. Ostéogenèse et croissance osseuse

Notions clés & Définitions

  • Périoste : Enveloppe fibreuse superficielle de l’os, fortement innervée, ce qui explique la douleur vive lors d’un choc osseux.
  • Périchondre : Tissu conjonctif vascularisé et innervé qui se transforme progressivement en périoste.

★ À maîtriser

  • Un os long comprend une épiphyse proximale, proche du tronc, une diaphyse centrale et une épiphyse distale, éloignée du tronc ; la métaphyse est la zone de croissance située entre diaphyse et épiphyse.

  • L’os compact, ou cortical, est constitué de cellules très denses et serrées, résiste fortement aux chocs, se déforme peu et prédomine dans la diaphyse.

  • L’os trabéculaire, ou spongieux et médullaire, est formé de couches osseuses entrecroisées dans les trois dimensions, peut absorber une contrainte et reprendre sa forme initiale, et prédomine dans les épiphyses.

  • 🔄 Le développement osseux comprend les étapes suivantes :

    1. Apparition des noyaux d’ossification secondaires
    2. Création de cavités où apparaît la moelle osseuse
    3. Ossification de la plaque distale
    4. Ossification de la plaque proximale
  • Les contraintes mécaniques auxquelles l’os s’adapte sont : (Wolff) :

    • la tension
    • la pression
    • la traction
    • la flexion

Compléments

  • Les travées de pression sont des renforcements locaux du tissu spongieux qui se développent pour s’adapter aux pressions ou aux tensions répétées et éviter que l’os ne cède ou ne se casse lors d’une chute.

  • L’apparition des noyaux osseux est plus précoce chez les filles que chez les garçons.

  • La fusion osseuse complète se fait généralement plus tôt chez les filles que chez les garçons, de même que l’apparition des noyaux d’ossification.

  • La période de croissance est généralement plus courte chez les femmes que chez les hommes.

Astuce mémo

Noyaux secondaires → cavités médullaires → ossification distale puis proximale

6. Mobilité et degrés de liberté articulaires

Notions clés & Définitions

  • Degré de liberté mécanique : Possibilité de mouvement dans l’espace.
  • Degré de liberté anatomique : Possibilité d’effectuer un mouvement dans un plan anatomique autour d’un axe.
  • Syssarcose : Union mobile de deux os par l’intermédiaire de chairs et de muscles, formant un plan de glissement musculaire, comme l’articulation scapulo-thoracique.

★ À maîtriser

  • La mobilité articulaire dépend de la géométrie des surfaces articulaires, des moyens de contention, des moyens de mobilisation et des éléments périphériques.

📌 L’amplitude passive d’une articulation est toujours supérieure à son amplitude active.

  • Le coude possède 1 degré de liberté, correspondant à la flexion et à l’extension.

📌 Les synfibroses sont des articulations immobiles liées par une membrane fibreuse non extensible, les amphiarthroses sont des articulations demi-mobiles à amplitudes limitées et les diarthroses sont des articulations vraies ; les syssarcoses sont des espaces de glissement musculaire.

  • Les synfibroses comprennent : les syndesmoses, liées par un tissu fibreux interosseux, les sutures, constituées d’un engrenage fibreux, les gomphoses, où un élément est implanté en pivot

  • Les amphiarthroses n’ont ni capsule articulaire, ni membrane synoviale, ni synovie ; leurs surfaces sont liées par un fibrocartilage.

  • Les diarthroses réunissent deux pièces osseuses indépendantes à surfaces cartilagineuses et possèdent une capsule articulaire, une membrane synoviale, de la synovie et des ligaments.

Compléments

  • L’épaule possède 3 degrés de liberté : antépulsion-rétropulsion, abduction-adduction et rotation interne-externe.

  • Les types de diarthroses et leurs exemples sont : l’arthrodie, à surfaces planes, comme les os du carpe, la trochléenne, en poulie ou charnière, comme l’articulation huméro-ulnaire du coude, la condylienne, ellipsoïde, comme l’articulation radio-carpienne du poignet, la trochoïde, en segment de cylindre ou pivot, comme l’articulation radio-ulnaire proximale, l’articulation en selle, à concavité et convexité inversées, comme l’articulation trapézo-métacarpienne du pouce, l’énarthrose, sphérique et à 3 degrés de liberté, comme l’épaule ou la hanche

Astuce mémo

Passif plus ample qu’actif

7. Composantes articulaires passives et actives

Notions clés & Définitions

  • Capsule articulaire : Manchon fibreux souple et élastique qui peut se déformer.

★ À maîtriser

  • Les composantes passives d’une articulation sont :

    • les os
    • la capsule articulaire
    • la membrane synoviale
    • la synovie
    • les ligaments
  • La synovie est un gel lubrifiant qui nourrit le cartilage, assure la cohésion articulaire et limite les frottements ; une synovie de mauvaise qualité est associée à l’arthrose, qui détruit le cartilage.

  • Les ligaments assurent la contention osseuse, sont fibreux et très peu étirables ; un étirement forcé peut provoquer une entorse, avec déchirure ou rupture.

  • Un muscle relié à au moins deux os produit le mouvement par sa contractilité, c’est-à-dire son raccourcissement, et développe une tension appelée force musculaire.

Compléments

  • La membrane synoviale tapisse la face interne de la capsule articulaire.

  • Les composantes actives sont :

    • les muscles
    • les aponévroses
    • les tendons
  • Les aponévroses sont des structures fibreuses entre la partie contractile du muscle et l’os ; elles servent de surface d’insertion aux fibres, transmettent la force et informent le système nerveux, tandis que les tendons prolongent les aponévroses jusqu’à l’os.

Astuce mémo

Le passif contient et lubrifie ; l’actif produit et transmet la force

8. Système appendiculaire et tissus musculaires

★ À maîtriser

  • Le système appendiculaire comprend les membres supérieurs, les membres inférieurs et les ceintures osseuses, soit 126 des 206 os du corps.

  • Les propriétés fondamentales du muscle sont : la contractilité, déformation endogène par raccourcissement, l’excitabilité, réponse à un phénomène chimique ou électrique, la tonicité, développement permanent d’une tension

📌 Les muscles striés rouges ont une contraction volontaire, les muscles lisses une contraction involontaire ou automatique, et le muscle cardiaque une contraction autonome et adaptable.

Compléments

  • Le muscle associe en permanence des éléments contractiles et conjonctifs.

  • Les muscles striés rouges contiennent 75 % d’eau et représentent 45 % du poids du corps.

  • Les muscles lisses se trouvent notamment dans les viscères et les parois vasculaires.

  • Le muscle cardiaque est propre au cœur.

9. Formes des muscles

Notions clés & Définitions

  • Muscles segmentés : Constitués de plusieurs corps musculaires plats séparés par des intersections conjonctives, comme le droit de l'abdomen.
  • Muscles annulaires : Une forme d'anneau et comprennent les sphincters.

★ À maîtriser

📌 Les muscles fusiformes ont des fibres longitudinales et un tendon à chaque extrémité, tandis que les muscles penniformes disposent de fibres obliques convergeant vers un tendon.

📌 Les muscles penniformes unipennés ou semi-pennés ont des fibres arrivant d'un seul côté du tendon, tandis que les pennés ou bipennés ont des fibres convergeant des deux côtés vers un tendon central.

Compléments

  • Les muscles plats sont souvent disposés en éventail, comme le grand dorsal.

10. Nomenclature musculaire

★ À maîtriser

  • Le terme biceps désigne un muscle à deux chefs, comme le biceps brachial et le biceps fémoral.

  • Le terme triceps désigne un muscle à trois chefs, comme le triceps brachial et le triceps sural.

📌 Un muscle relie plusieurs pièces osseuses et peut présenter une ou plusieurs origines et une ou plusieurs terminaisons.

📌 Les muscles extrinsèques de la main ou du pied prennent leur origine hors de ces extrémités, au bras, à l'avant-bras ou à la jambe, pour mobiliser les doigts ou les orteils.

  • Les muscles intrinsèques naissent et s'insèrent directement à l'intérieur de la main ou du pied et servent de relais ou de rattrapage aux muscles extrinsèques selon la position articulaire.

📌 L'anatomie descriptive du tronc étudie l'ostéologie de la colonne vertébrale et de la cage thoracique ainsi que la myologie des muscles du tronc et des abdominaux, tandis que l'anatomie fonctionnelle traite des propriétés mécaniques, des mobilités et des déformations.

📌 La colonne vertébrale possède des courbures dans le plan sagittal et n'est rectiligne que dans le plan frontal.

Compléments

  • Le quadriceps fémoral de la cuisse est constitué de quatre muscles distincts.

  • La colonne vertébrale est située au centre et en arrière du corps et constitue un axe vertical de symétrie relié à toutes les parties du corps.

  • Le rachis comprend 32 à 34 vertèbres et 23 disques intervertébraux.

11. Vertèbres et articulations rachidiennes

★ À maîtriser

  • Les cinq régions du rachis sont :
    • la région cervicale, avec 7 vertèbres de C1 à C7
    • la région thoracique, avec 12 vertèbres de T1 à T12
    • la région lombaire, avec 5 vertèbres de L1 à L5
    • la région sacrée, avec 5 vertèbres de S1 à S5
    • la région coccygienne, avec 3 à 5 vertèbres atrophiées

📌 L'orientation des surfaces articulaires des zygapophyses détermine l'orientation et l'amplitude des mouvements possibles, et cette orientation évolue progressivement le long du rachis.

📌 L'atlas (C1) ne possède pas de corps vertébral ni de processus épineux ou transverse bifide, mais possède un foramen transversaire, tandis que l'axis (C2) porte une dent odontoïde et un processus épineux faiblement bifide.

  • Les vertèbres thoraciques ont un processus épineux long, fin et très oblique vers le bas, ainsi qu'un corps arrondi vers l'avant portant deux paires de facettes articulaires pour la tête des côtes et un processus transverse articulé avec le col de la côte.

  • L5 est la dernière vertèbre mobile et possède le corps vertébral le plus massif du rachis, biseauté vers l'avant, et s'articule avec S1 par le dernier disque intervertébral.

Compléments

  • C1 est l'atlas et C2 est l'axis.

  • Les 12 vertèbres thoraciques s'articulent avec les 12 paires de côtes.

  • Une vertèbre type comprend un corps vertébral, un canal rachidien et un arc postérieur constitué notamment des pédicules, des lames, des processus épineux et transverses ainsi que des zygapophyses.

  • Les vertèbres cervicales types présentent un corps avec des uncus, un processus épineux bifide, un foramen transversaire et un processus transverse bifide.

  • C7 est une vertèbre de transition dont le processus épineux long est très palpable à la base du cou et dont le corps vertébral commence à s'arrondir.

  • Les vertèbres lombaires ont des corps vertébraux très volumineux et massifs.

  • Le sacrum est formé de cinq vertèbres soudées et possède quatre foramens ventraux et quatre dorsaux de chaque côté, pour le passage des nerfs ventraux et dorsaux correspondants.

  • Le sternum comprend un manubrium portant en haut des surfaces articulaires pour les clavicules, un corps portant des surfaces articulaires pour les côtes et un processus xiphoïde à sa pointe inférieure.

  • Le ligament sterno-claviculaire antérieur relie le sternum à la clavicule, tandis que le ligament costo-claviculaire relie la clavicule à la première côte.

  • La fonction principale du thorax est de protéger les viscères, notamment le cœur et les poumons.

12. Clavicule et scapula

★ À maîtriser

  • Les huit os du carpe sont, dans l’ordre proximal puis distal :

    • le scaphoïde
    • le lunatum
    • le triquetrum
    • le pisiforme
    • le trapèze
    • le trapézoïde
    • le capitatum
    • l’hamatum
  • La pronation et la supination sont rendues possibles par l’interaction entre l’ulna et le radius, le radius tournant autour de l’ulna.

  • La clavicule est un os pair, non symétrique et allongé, dont la courbure médiale présente une concavité postérieure et la courbure latérale une concavité antérieure.

  • La scapula est un os plat, pair, non symétrique et triangulaire, présentant deux faces, trois bords et trois angles.

  • La face postérieure de la scapula est traversée par l’épine, qui sépare les fosses supra-épineuse et infra-épineuse et se prolonge par l’acromion, lequel s’articule avec la clavicule.

Compléments

  • La ceinture scapulaire associe la clavicule et la scapula, le coude associe l’humérus, le radius et l’ulna, et le poignet associe l’ulna, le radius et le carpe.

  • La clavicule s’articule médialement avec le sternum et la première côte et latéralement avec l’acromion de la scapula.

  • Les insertions musculaires claviculaires citées sont : le trapèze en haut, en dehors et en arrière, le deltoïde en dehors et en avant, le grand pectoral en dedans et en avant, le sterno-cléido-mastoïdien en dedans et au-dessus

  • Les ligaments de la clavicule cités sont : le ligament costo-claviculaire entre la première côte et la clavicule, le ligament inter-claviculaire entre les deux clavicules, le ligament sterno-claviculaire antérieur entre la première côte et le sternum, le ligament acromio-claviculaire entre l’acromion et la clavicule

  • Le bord latéral de la scapula porte la cavité glénoïdale, tandis que les tubercules supra-glénoïdien et infra-glénoïdien donnent respectivement insertion aux tendons des longs biceps et triceps.

13. Humérus et articulation de l’épaule

★ À maîtriser

  • La tête humérale, portion de sphère orientée en dedans, en haut et en arrière, s’articule avec la glène de la scapula.

  • L’articulation gléno-humérale est une énarthrose sphérique à trois degrés de liberté, permettant la flexion-extension, les rotations interne-externe et l’abduction-adduction.

  • La tête humérale présente une surface d’environ 18 cm², contre environ 6 à 9 cm² pour la glène scapulaire, ce qui entraîne un faible emboîtement osseux et donne un rôle majeur aux muscles et aux ligaments dans le maintien de l’articulation.

Compléments

  • L’humérus est un os long, pair et non symétrique.

  • Le sillon intertubérositaire de l’humérus laisse passer le tendon de la longue portion du biceps.

  • La diaphyse humérale présente une tubérosité deltoïdienne sur sa face antéro-latérale et un sillon du nerf radial sur sa face postérieure.

  • La circumduction de l’épaule combine tous les mouvements en un cône spatial.

14. Palette humérale et épicondyles

★ À maîtriser

  • La palette humérale est déjetée vers l’avant et présente deux surfaces articulaires : la trochlée médiale et le capitulum latéral.

  • La trochlée humérale, en forme de poulie avec deux joues et une gorge, présente une surface angulaire de 330° et s’articule avec l’ulna.

  • Le capitulum huméral est sphérique et s’articule avec la face supérieure de la tête du radius.

Compléments

  • L’épicondyle médial, le plus saillant, donne attache aux fléchisseurs du poignet et de la main ainsi qu’au pronateur, et le nerf ulnaire passe en arrière de lui.

  • L’épicondyle latéral donne attache aux extenseurs du poignet et de la main ainsi qu’au supinateur.

Astuce mémo

La trochlée médiale s’articule avec l’ulna ; le capitulum latéral avec le radius.

15. Ulna, radius et articulation du coude

★ À maîtriser

  • La courbure pronatrice du radius, à concavité interne, lui permet de s’enrouler autour de l’ulna pendant la pronosupination.

📌 L’articulation du coude associe une articulation trochoïde pour l’articulation radio-ulnaire supérieure et une articulation ginglyme, ou trochléenne, pour l’articulation huméro-ulnaire.

Compléments

  • La membrane interosseuse est un tissu fibreux puissant tendu entre le radius et l’ulna, qui transmet les forces et est exploitée par la technique de Krukenberg.

  • L’ulna est un os long, pair et non symétrique dont l’épiphyse supérieure s’articule avec la trochlée humérale et la tête du radius, tandis que l’épiphyse inférieure porte la tête ulnaire et le processus styloïde.

  • La tête du radius s’articule avec le capitulum huméral et avec l’ulna en dedans au niveau de l’articulation radio-ulnaire supérieure, et elle présente une dépression appelée fovéa.

  • L’extrémité distale du radius porte un processus styloïde en dehors et en arrière et s’articule avec la tête ulnaire, le scaphoïde et le lunatum.

  • Les tendons extenseurs du poignet et des doigts passent sur la face postérieure du radius, tandis que les tendons fléchisseurs passent sur sa face ventrale.

Tableaux de synthèse

Types d’articulations

TypeMobilitéCaractéristiqueExemple
SynfibroseImmobileMembrane fibreuse non extensibleSuture du crâne
AmphiarthroseDemi-mobileFibrocartilage, sans capsule ni synovieDisque intervertébral
DiarthroseMobileCapsule, membrane synoviale, synovie et ligamentsÉpaule
SyssarcoseMobileGlissement par les chairs et les musclesScapulo-thoracique

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Introduction à l’anatomie et ostéologie avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. En préparant une chronologie des dissections et de leur représentation, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

2. Une équipe compare l’étude des structures, du geste et des traumatismes : cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

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Qu’étudie l’anatomie descriptive ?

Les structures similaires chez tous les individus.

De quels mots grecs vient le mot « anatomie » ?

D’*ana*, « en plusieurs morceaux », et de *tomê*, « coupure ».

Qu’étudie l’anatomie fonctionnelle ?

Le mouvement et le geste, qui diffèrent selon les individus.

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