QCM : Obstétrique et suivi de grossesse (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pourquoi recommande-t-on de commencer l’acide folique avant la conception ?

Parce que le surfactant pulmonaire apparaît vers 5–6 SA.
Parce que le tube neural se ferme vers 5–6 SA.
Parce que la période fœtale commence vers 5–6 SA.
Parce que le seuil de viabilité est atteint vers 5–6 SA.

Parce que le tube neural se ferme vers 5–6 SA.

Explication

La fermeture du tube neural survient vers 5–6 SA, ce qui rend pertinente une supplémentation commencée avant la conception. Le surfactant, contrairement à ce que suggère un distracteur, commence à être produit bien plus tard au cours de la grossesse.

2. Une exposition à un tératogène survient pendant la période où les organes s’ébauchent, entre environ 4 et 10 SA. Quelle caractéristique de cette période explique le risque accru ?

Elle correspond à la période où la viabilité est déjà établie.
Elle correspond à la période où le fœtus reçoit son glucose par diffusion facilitée.
Elle correspond au pic de synthèse du surfactant pulmonaire.
Elle correspond à une vulnérabilité maximale aux tératogènes.

Elle correspond à une vulnérabilité maximale aux tératogènes.

Explication

Entre environ 4 et 10 SA, tous les organes s’ébauchent et la vulnérabilité aux tératogènes est maximale. Le pic de synthèse du surfactant se situe vers 35 SA, et non pendant cette période précoce.

3. Quel seuil de viabilité l’OMS situe-t-elle pour le fœtus ?

28 SA.
32 SA.
22 SA.
37 SA.

22 SA.

Explication

Le seuil de viabilité est situé à 22 SA selon l’OMS. Les autres âges proposés correspondent notamment à des seuils utilisés pour décrire différents degrés de prématurité, et non au seuil indiqué.

4. Un nouveau-né naît à 30 SA. Dans quelle catégorie de prématurité son terme se situe-t-il ?

Prématurité extrême, entre 22 et 28 SA.
Prématurité modérée, entre 32 et 37 SA.
Naissance à terme, à partir de 37 SA.
Grande prématurité, entre 28 et 32 SA.

Grande prématurité, entre 28 et 32 SA.

Explication

La grande prématurité correspond à la tranche de 28 à 32 SA, qui comprend une naissance à 30 SA. La prématurité extrême concerne les termes plus précoces, entre 22 et 28 SA.

5. Dans un placenta hémochorial, quelle relation existe entre le syncytiotrophoblaste et le sang maternel ?

Le syncytiotrophoblaste est au contact du sang fœtal, qui se mélange au sang maternel.
Le syncytiotrophoblaste est directement au contact du sang maternel, sans mélange direct des deux sangs.
Le sang maternel et le sang fœtal sont séparés par une couche de cellules endothéliales maternelles.
Le syncytiotrophoblaste empêche les échanges entre le sang maternel et le compartiment fœtal.

Le syncytiotrophoblaste est directement au contact du sang maternel, sans mélange direct des deux sangs.

Explication

Dans le placenta hémochorial, le syncytiotrophoblaste est directement exposé au sang maternel, mais les sangs maternel et fœtal ne se mélangent pas directement. Un contact étroit avec le sang maternel ne signifie donc pas un mélange des deux circulations.

6. Quels mécanismes peuvent assurer les échanges placentaires ?

La diffusion simple, la phagocytose et le transport vésiculaire obligatoire.
La filtration glomérulaire, l’endocytose et la sécrétion tubulaire.
La diffusion simple, la diffusion facilitée et le transport actif.
Le transport actif, la convection sanguine et la néoglucogenèse.

La diffusion simple, la diffusion facilitée et le transport actif.

Explication

Les échanges placentaires peuvent se faire par diffusion simple, diffusion facilitée ou transport actif. La néoglucogenèse est un processus métabolique distinct et ne constitue pas un mécanisme d’échange placentaire.

7. Comment le fœtus obtient-il le glucose nécessaire à ses besoins ?

Il produit le glucose par néoglucogenèse, puis le transfère à la mère par diffusion simple.
Il synthétise le glucose à partir des acides aminés maternels grâce à la néoglucogenèse.
Il reçoit le glucose maternel par diffusion facilitée, sans réaliser de néoglucogenèse.
Il reçoit le glucose maternel par transport actif, après sa conversion placentaire en glycogène.

Il reçoit le glucose maternel par diffusion facilitée, sans réaliser de néoglucogenèse.

Explication

Le fœtus ne réalise pas de néoglucogenèse et reçoit le glucose de la mère par diffusion facilitée. Le transport actif est un mode possible pour certains échanges placentaires, mais ce n’est pas le mécanisme indiqué pour le glucose.

8. Quelle affirmation distingue correctement le passage placentaire des IgG de celui des IgM ?

Les IgG traversent significativement le placenta, contrairement aux IgM.
Les IgM traversent significativement le placenta, contrairement aux IgG.
Ni les IgG ni les IgM ne traversent significativement le placenta.
Les IgG et les IgM traversent le placenta dans des proportions comparables.

Les IgG traversent significativement le placenta, contrairement aux IgM.

Explication

Les IgG sont les seuls anticorps qui traversent significativement le placenta, tandis que les IgM ne passent pas. L’idée que les IgM traversent à la place des IgG inverse précisément cette distinction.

9. Comment évoluent la transmission et la gravité de la toxoplasmose au cours de la grossesse ?

La transmission diminue avec le terme, d’environ 50 % à 5 %, tandis que la gravité augmente.
La transmission augmente avec le terme, d’environ 5 % à 50 %, tandis que la gravité diminue.
La transmission et la gravité diminuent toutes deux avec le terme.
La transmission et la gravité augmentent toutes deux avec le terme.

La transmission augmente avec le terme, d’environ 5 % à 50 %, tandis que la gravité diminue.

Explication

La transmission de la toxoplasmose augmente avec le terme, passant d’environ 5 % à 50 %, alors que sa gravité évolue en sens inverse. Le distracteur qui fait augmenter les deux confond donc la progression de la transmission avec celle de la gravité.

10. Pourquoi l’automédication est-elle déconseillée pendant la grossesse ?

Parce que tous les médicaments provoquent nécessairement une malformation fœtale.
Parce que les médicaments traversent le placenta uniquement après la naissance.
Parce que certains médicaments peuvent traverser le placenta.
Parce que le placenta bloque les médicaments et empêche tout traitement efficace.

Parce que certains médicaments peuvent traverser le placenta.

Explication

L’automédication n’est pas recommandée, car certains médicaments traversent le placenta et peuvent exposer le fœtus. Cela ne signifie pas que tous les médicaments provoquent nécessairement une malformation, comme l’affirme un distracteur.

11. Quelle recommandation correspond aux connaissances sur le tabac et l’alcool pendant la grossesse ?

Une faible consommation de tabac et d’alcool est considérée comme sûre pendant la grossesse.
L’abstinence d’alcool est recommandée, mais un seuil sûr de tabac est établi.
L’arrêt du tabac et l’abstinence d’alcool sont recommandés, car aucun seuil sûr n’est établi.
L’arrêt du tabac est recommandé, mais une consommation modérée d’alcool est établie comme sûre.

L’arrêt du tabac et l’abstinence d’alcool sont recommandés, car aucun seuil sûr n’est établi.

Explication

Aucun seuil sûr de consommation de tabac ou d’alcool n’est établi pendant la grossesse ; l’arrêt du tabac et l’abstinence d’alcool sont recommandés. Une consommation modérée d’alcool n’est donc pas définie comme sûre.

12. Une patiente a été enceinte trois fois, dont une grossesse actuelle, sans que toutes aient abouti à un accouchement à partir de 22 SA. Que mesure sa gestité ?

Le nombre de ses accouchements à partir de 22 SA
Le nombre de ses grossesses menées à terme
Le nombre de ses enfants nés vivants
Le nombre total de ses grossesses

Le nombre total de ses grossesses

Explication

La gestité comptabilise l’ensemble des grossesses, qu’elles aient ou non été menées à terme. Le nombre d’accouchements à partir de 22 SA correspond à la parité.

13. Pour calculer la parité d’une patiente, quels événements faut-il comptabiliser ?

Les grossesses ayant dépassé le premier trimestre
Les grossesses, quel qu’en soit le terme
Les naissances d’enfants vivants après 37 SA
Les accouchements survenus à partir de 22 SA

Les accouchements survenus à partir de 22 SA

Explication

La parité correspond au nombre d’accouchements survenus à partir de 22 SA. Le nombre total de grossesses, indépendamment de leur issue, relève de la gestité.

14. À quel ordre de grandeur et à quelle période de la grossesse le volume plasmatique atteint-il son maximum ?

Une hausse de 10 à 20 % vers 20–24 SA
Une hausse de 40 à 50 % vers 32–34 SA
Une hausse de 20 à 30 % vers 32–34 SA
Une hausse de 60 à 70 % vers 11–13+6 SA

Une hausse de 40 à 50 % vers 32–34 SA

Explication

Le volume plasmatique augmente d’environ 40 à 50 % et atteint son maximum vers 32–34 SA. Une hausse de 20 à 30 % sous-estime l’augmentation attendue.

15. Au deuxième trimestre, quel seuil d’hémoglobine définit une anémie de grossesse ?

Une hémoglobine inférieure à 11 g/dL
Une hémoglobine inférieure à 9 g/dL
Une hémoglobine inférieure à 12 g/dL
Une hémoglobine inférieure à 10,5 g/dL

Une hémoglobine inférieure à 10,5 g/dL

Explication

Au deuxième trimestre, l’anémie est définie par une hémoglobine inférieure à 10,5 g/dL. Le seuil de 11 g/dL s’applique aux premier et troisième trimestres.

16. Une femme enceinte présente des facteurs de risque de diabète gestationnel. À quelle période réalise-t-on le dépistage par HGPO ?

Entre 11 et 13 SA
Entre 32 et 34 SA
Entre 24 et 28 SA
Entre 20 et 24 SA

Entre 24 et 28 SA

Explication

En présence de facteurs de risque, le dépistage du diabète gestationnel par HGPO se réalise entre 24 et 28 SA. La période de 20 à 24 SA correspond à l’une des fenêtres recommandées pour l’échographie de dépistage.

17. À 30 SA, une grossesse nécessite une orientation vers une maternité adaptée. Quel type est indiqué en raison du terme ?

Une maternité de type II
Une maternité de type II si le poids dépasse 1 500 g
Une maternité de type III
Une maternité de type I

Une maternité de type III

Explication

Avant 32 SA, l’orientation se fait vers une maternité de type III. Le seuil de 1 500 g constitue un autre critère d’orientation vers ce type de maternité.

18. Quel vaccin est contre-indiqué pendant la grossesse en raison de sa composition ?

Un vaccin à virus vivant, comme celui contre la rubéole
Un vaccin non vivant recommandé pendant la grossesse
Un vaccin non vivant administré selon les indications
Un vaccin inactivé contre la grippe saisonnière

Un vaccin à virus vivant, comme celui contre la rubéole

Explication

Les vaccins à virus vivants, notamment ceux contre la rubéole et la varicelle, sont contre-indiqués pendant la grossesse. Cette contre-indication ne concerne pas la catégorie des vaccins non vivants.

19. Une femme enceinte remarque une diminution des mouvements actifs fœtaux. Quelle conduite est justifiée ?

Consulter en urgence pour faire évaluer la situation
Demander un rendez-vous de contrôle dans plusieurs jours
Surveiller à domicile jusqu’à l’apparition de contractions
Attendre la prochaine consultation prénatale programmée

Consulter en urgence pour faire évaluer la situation

Explication

Une diminution des mouvements actifs fœtaux justifie une consultation en urgence, tout comme certains autres signes obstétricaux. Attendre un rendez-vous programmé ne répond pas à cette recommandation.

20. Une patiente présente 1 100 mL de pertes sanguines après l’accouchement. Comment qualifier cet épisode selon les seuils de l’hémorragie du post-partum ?

Il s’agit d’une hémorragie du post-partum non sévère
Il correspond à une hémorragie sévère dès 500 mL
Il ne répond pas au seuil de l’hémorragie du post-partum
Il s’agit d’une hémorragie du post-partum sévère

Il s’agit d’une hémorragie du post-partum sévère

Explication

L’hémorragie du post-partum débute à partir de 500 mL et est sévère à partir de 1 000 mL. Le seuil de 500 mL définit l’hémorragie, mais pas sa forme sévère.

21. Selon la classification de Lucas, quelle catégorie de césarienne correspond à une intervention réalisée en moins de 30 minutes, sans relever du code rouge ?

Le code rouge
Le code vert
Le code orange
La césarienne programmée

Le code orange

Explication

Le code orange désigne une césarienne réalisée en moins de 30 minutes. Le code rouge correspond à un délai de 15 minutes ou moins, tandis que le code vert renvoie à un délai de moins d’une heure.

22. Quelle évolution caractérise les lochies après l’accouchement ?

Elles sont sanglantes pendant 2 à 3 jours, deviennent séro-sanglantes puis séreuses, et durent environ 3 semaines.
Elles sont sanglantes pendant une semaine, deviennent séreuses puis séro-sanglantes, et durent environ 2 mois.
Elles sont séro-sanglantes pendant 2 à 3 jours, deviennent séreuses puis sanglantes, et durent environ 2 semaines.
Elles sont séreuses pendant 2 à 3 jours, deviennent sanglantes puis séro-sanglantes, et durent environ 3 semaines.

Elles sont sanglantes pendant 2 à 3 jours, deviennent séro-sanglantes puis séreuses, et durent environ 3 semaines.

Explication

Les lochies passent d’un aspect sanglant pendant les 2 à 3 premiers jours à un aspect séro-sanglant, puis séreux, sur une durée d’environ trois semaines. Une évolution débutant par des lochies séreuses inverse l’ordre habituel des phases.

23. Combien de temps le risque thrombotique lié à l’hypercoagulabilité persiste-t-il au minimum après l’accouchement ?

Au moins 12 semaines après l’accouchement.
Au moins 3 semaines après l’accouchement.
Au moins 6 semaines après l’accouchement.
Au moins 2 semaines après l’accouchement.

Au moins 12 semaines après l’accouchement.

Explication

L’hypercoagulabilité maintient un risque thrombotique pendant au moins 12 semaines après l’accouchement. Une durée de six semaines sous-estime la persistance indiquée.

24. Quel profil correspond à la dépression du post-partum ?

Elle touche environ 13 % des femmes et son pic survient durant les quatre premiers jours.
Elle touche environ 25 % des femmes et son pic survient durant les trois premiers mois.
Elle touche environ 3 % des femmes et son pic survient durant les quatre premières semaines.
Elle touche environ 13 % des femmes et son pic survient durant les quatre premières semaines.

Elle touche environ 13 % des femmes et son pic survient durant les quatre premières semaines.

Explication

La dépression du post-partum concerne environ 13 % des femmes et atteint son pic au cours des quatre premières semaines. Un pic dans les quatre premiers jours confond ce trouble avec une temporalité très précoce.

25. Comment faut-il caractériser la psychose puerpérale par rapport au baby blues ?

C’est une affection fréquente qui se résout spontanément, comme le baby blues transitoire.
C’est une affection rare qui constitue une urgence psychiatrique, contrairement au baby blues transitoire.
C’est une urgence obstétricale liée à l’endométrite, tandis que le baby blues est une affection psychiatrique.
C’est une réaction transitoire et non pathologique, contrairement au baby blues qui constitue une urgence psychiatrique.

C’est une affection rare qui constitue une urgence psychiatrique, contrairement au baby blues transitoire.

Explication

La psychose puerpérale est rare et requiert une prise en charge comme urgence psychiatrique, alors que le baby blues est transitoire et non pathologique. La qualifier de réaction transitoire confond ses caractéristiques avec celles du baby blues.

26. Quel tableau clinique évoque une endométrite du post-partum ?

Absence de fièvre, douleurs pelviennes et lochies fétides, avec une fréquence plus élevée après une voie basse qu’après une césarienne.
Fièvre, douleurs lombaires et lochies inodores, avec une fréquence similaire après une césarienne et une voie basse.
Fièvre, douleurs pelviennes et lochies fétides, avec une fréquence plus élevée après une voie basse qu’après une césarienne.
Fièvre, douleurs pelviennes et lochies fétides, avec une fréquence plus élevée après une césarienne qu’après une voie basse.

Fièvre, douleurs pelviennes et lochies fétides, avec une fréquence plus élevée après une césarienne qu’après une voie basse.

Explication

L’endométrite associe fièvre, douleurs pelviennes et lochies fétides; elle est plus fréquente après une césarienne, avec 15 à 20 % des cas, que lors d’un accouchement par voie basse, avec moins de 3 %. Inverser les fréquences selon la voie d’accouchement conduit à une comparaison erronée.

27. Quelle association définit la menace d’accouchement prématuré ?

Des modifications cervicales avant 37 semaines d’aménorrhée, sans contractions utérines.
Des contractions utérines et des modifications cervicales avant 37 semaines d’aménorrhée.
Des contractions utérines et des modifications cervicales après 37 semaines d’aménorrhée.
Des contractions utérines avant 37 semaines d’aménorrhée, sans modification cervicale.

Des contractions utérines et des modifications cervicales avant 37 semaines d’aménorrhée.

Explication

La menace d’accouchement prématuré associe des contractions utérines à des modifications cervicales avant 37 semaines d’aménorrhée. Des contractions sans modification cervicale ne réunissent pas les deux éléments de cette définition.

28. Une patiente reçoit de l’atosiban pour une menace d’accouchement prématuré : quelle durée de tocolyse et quelle stratégie d’entretien sont prévues ?

La tocolyse est limitée à 7 jours et aucun traitement d’entretien n’est prévu.
La tocolyse est poursuivie au-delà de 48 heures et un traitement d’entretien est prévu.
La tocolyse est limitée à 48 heures et aucun traitement d’entretien n’est prévu.
La tocolyse est limitée à 24 heures et un traitement d’entretien est prévu.

La tocolyse est limitée à 48 heures et aucun traitement d’entretien n’est prévu.

Explication

La tocolyse par atosiban ou nifédipine se limite à 48 heures et ne se prolonge pas par un traitement d’entretien. Prévoir un traitement d’entretien contredit la stratégie indiquée, même si la durée initiale est limitée.

29. Quelle situation correspond à une rupture prématurée des membranes avant terme ?

La poche des eaux se rompt après le début du travail et après 37 semaines d’aménorrhée.
La poche des eaux se rompt après le début du travail et avant 37 semaines d’aménorrhée.
La poche des eaux se rompt avant le début du travail et avant 37 semaines d’aménorrhée.
La poche des eaux se rompt avant le début du travail et après 37 semaines d’aménorrhée.

La poche des eaux se rompt avant le début du travail et avant 37 semaines d’aménorrhée.

Explication

La rupture prématurée des membranes est définie par la rupture de la poche des eaux avant le début du travail et avant 37 semaines d’aménorrhée. Une rupture survenant après le début du travail ne répond pas au premier critère, même avant 37 semaines.

30. En cas de suspicion d’infection intra-utérine avec une fièvre d’au moins 38 °C et des signes associés, quelle conduite est requise ?

Administrer une antibiothérapie orale et poursuivre la grossesse sous surveillance.
Donner des corticoïdes et attendre l’apparition spontanée du travail.
Débuter une tocolyse intraveineuse et différer la naissance jusqu’à disparition de la fièvre.
Administrer une antibiothérapie intraveineuse et faire naître l’enfant.

Administrer une antibiothérapie intraveineuse et faire naître l’enfant.

Explication

Une suspicion d’infection intra-utérine associée à une fièvre d’au moins 38 °C et à des signes compatibles impose une antibiothérapie intraveineuse et la naissance. Poursuivre la grossesse sous antibiothérapie orale ne correspond pas à la conduite requise.

31. Après 20 SA, quelle association définit la prééclampsie ?

Une hypertension d’au moins 140/90 mmHg et une protéinurie d’au moins 0,3 g/24 h
Une protéinurie d’au moins 0,3 g/24 h sans hypertension artérielle
Une hypertension d’au moins 140/90 mmHg sans protéinurie, quel que soit le contexte
Une hypertension apparue avant 20 SA avec une protéinurie d’au moins 0,3 g/24 h

Une hypertension d’au moins 140/90 mmHg et une protéinurie d’au moins 0,3 g/24 h

Explication

La prééclampsie associe, après 20 SA, une hypertension répondant au seuil indiqué et une protéinurie d’au moins 0,3 g/24 h. Une hypertension gravidique sans protéinurie ne suffit pas à définir cette affection.

32. Chez une patiente présentant une prééclampsie, quel résultat constitue un critère de sévérité ?

Une protéinurie de 0,3 g/24 h
Une oligurie de 700 mL/24 h
Une numération plaquettaire inférieure à 100 000/mm³
Une créatinine inférieure à 90 μmol/L

Une numération plaquettaire inférieure à 100 000/mm³

Explication

Une numération plaquettaire inférieure à 100 000/mm³ figure parmi les critères de sévérité de la prééclampsie. Une protéinurie de 0,3 g/24 h correspond au seuil diagnostique, mais n’est pas le seuil de sévérité protéinurique, qui dépasse 3 g/24 h.

33. Une patiente atteinte de prééclampsie présente une pression artérielle de 162/108 mmHg. Quelle conduite antihypertensive correspond au seuil et à l’objectif recommandés ?

Introduire de l’aspirine et viser une pression sous les seuils de 140/90 mmHg
Introduire du labétalol et viser une pression sous les seuils de 140/90 mmHg
Introduire du labétalol et viser une pression sous les seuils de 160/110 mmHg
Différer le traitement jusqu’à une pression supérieure à 170/115 mmHg

Introduire du labétalol et viser une pression sous les seuils de 160/110 mmHg

Explication

Une pression systolique atteignant 160 mmHg justifie le labétalol en première intention, avec un objectif inférieur aux seuils de 160/110 mmHg. L’aspirine est utilisée en prévention dans certains contextes, et non comme antihypertenseur de traitement aigu.

34. Un fœtus est sous le 10e percentile et ses mesures montrent un ralentissement de croissance sur deux évaluations espacées de trois semaines. Comment qualifier cette situation ?

Un retard de croissance intra-utérin seulement si le poids est sous le 3e percentile
Un petit poids pour l’âge gestationnel sans retard de croissance, car le Doppler n’est pas mentionné
Un retard de croissance intra-utérin, car le petit poids s’accompagne d’arguments de croissance anormale
Une croissance normale, car deux mesures ne permettent pas d’évaluer son évolution

Un retard de croissance intra-utérin, car le petit poids s’accompagne d’arguments de croissance anormale

Explication

Le RCIU correspond à un petit poids pour l’âge gestationnel accompagné d’arguments de croissance anormale, comme un ralentissement entre deux mesures espacées de trois semaines. Un Doppler anormal peut appuyer le diagnostic, mais sa présence n’est pas indispensable.

35. Quelle situation correspond à la définition du diabète gestationnel ?

Une hyperglycémie liée à un trouble de la tolérance au glucose, débutant ou découvert pour la première fois pendant la grossesse
Une hyperglycémie apparue après l’accouchement sans anomalie glycémique pendant la grossesse
Une intolérance au glucose qui se manifeste uniquement avant la conception
Un diabète de type 1 connu avant la grossesse, indépendamment de son évolution glycémique

Une hyperglycémie liée à un trouble de la tolérance au glucose, débutant ou découvert pour la première fois pendant la grossesse

Explication

Le diabète gestationnel est un trouble de la tolérance au glucose entraînant une hyperglycémie de sévérité variable, débutant ou découvert pour la première fois pendant la grossesse. Un diabète connu avant la grossesse n’est pas défini par cette apparition ou découverte gestationnelle.

36. Une femme enceinte de 36 ans n’a pas d’autre facteur de risque connu. Le dépistage ciblé du diabète gestationnel est-il indiqué ?

Oui, car un âge d’au moins 35 ans constitue à lui seul un facteur de risque
Non, car le dépistage ciblé exige la présence d’au moins deux facteurs de risque
Non, car l’âge n’est pris en compte qu’en présence d’un antécédent de diabète
Oui, mais uniquement si son indice de masse corporelle atteint 25

Oui, car un âge d’au moins 35 ans constitue à lui seul un facteur de risque

Explication

Un âge d’au moins 35 ans est un facteur de risque qui suffit à indiquer le dépistage ciblé. Il n’est pas nécessaire d’y associer un indice de masse corporelle élevé ou un antécédent familial.

37. Une patiente atteinte de diabète gestationnel n’atteint pas ses objectifs glycémiques malgré les mesures diététiques et l’activité physique. Quelle adaptation thérapeutique est indiquée ?

Arrêter l’autosurveillance glycémique et maintenir les mesures diététiques seules
Remplacer l’activité physique par un antidiabétique oral
Introduire l’insuline, tout en poursuivant l’autosurveillance glycémique
Introduire un antidiabétique oral avant d’envisager l’insuline

Introduire l’insuline, tout en poursuivant l’autosurveillance glycémique

Explication

Le traitement repose sur la diététique, l’activité physique et l’autosurveillance, avec recours à l’insuline si les objectifs ne sont pas atteints. Les antidiabétiques oraux ne sont pas recommandés dans cette prise en charge.

38. Chez une patiente ayant une cholestase gravidique, les acides biliaires atteignent 110 μmol/L. Quel risque de mort fœtale in utero correspond à cette concentration ?

Un risque de 1,80 %
Un risque de 0,28 %
Un risque de 0,13 %
Un risque de 3,44 %

Un risque de 3,44 %

Explication

À partir de 100 μmol/L d’acides biliaires, le risque de mort fœtale in utero indiqué est de 3,44 %. Le risque de 0,28 % correspond à la tranche de 40 à 99 μmol/L.

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Entre quelles semaines d’aménorrhée s’étend la période embryonnaire ?

De 2 à 10 SA.

Quand la période fœtale commence-t-elle ?

À 10 SA.

Vers quelle période le tube neural se ferme-t-il ?

Vers 5–6 SA.

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