QCM : Tendinopathies du canon équin (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction anatomique définit une tendinopathie par rapport à une desmopathie ?

La tendinopathie touche un ligament, tandis que la desmopathie touche un tendon.
La tendinopathie touche un muscle, tandis que la desmopathie touche une articulation.
La tendinopathie touche un tendon, tandis que la desmopathie touche un ligament.
La tendinopathie touche une articulation, tandis que la desmopathie touche un muscle.

La tendinopathie touche un tendon, tandis que la desmopathie touche un ligament.

Explication

La tendinopathie désigne une lésion d’un tendon, alors que la desmopathie désigne une lésion d’un ligament. La réponse qui inverse les deux structures correspond à la confusion classique entre ces termes.

2. Un cheval présente une lésion ligamentaire après avoir compensé pendant longtemps un autre membre atteint. Quelle origine de lésion est compatible avec cette situation ?

Une atteinte ligamentaire sans origine mécanique ni traumatique.
Un traumatisme direct reçu sur le ligament atteint.
Une mise en décharge chronique d’un autre membre.
Une contrainte mécanique exercée pendant un effort ponctuel.

Une mise en décharge chronique d’un autre membre.

Explication

Une lésion tendineuse ou ligamentaire peut être secondaire à la mise en décharge chronique d’un autre membre. Un traumatisme direct constitue aussi une origine possible, mais il ne décrit pas le mécanisme de compensation indiqué dans la situation.

3. Quelles sont les quatre formations tendineuses ou ligamentaires du canon ?

Le FPD, le LA-FPD, le tendon extenseur et le ligament collatéral.
Le FSD, le LA-FPD, le ligament collatéral et le tendon extenseur.
Le FSD, le FPD, le ligament collatéral et le MIO III.
Le FSD, le FPD, le LA-FPD et le MIO III.

Le FSD, le FPD, le LA-FPD et le MIO III.

Explication

Les quatre formations concernées sont le fléchisseur superficiel du doigt, le fléchisseur profond du doigt, le ligament accessoire du FPD et le muscle interosseux III. Le ligament collatéral ne fait pas partie de cette liste.

4. Quelle formation présente les lésions les plus fréquentes dans la région du canon ?

Le muscle interosseux III (MIO III).
Le fléchisseur superficiel du doigt (FSD).
Le fléchisseur profond du doigt (FPD).
Le ligament accessoire du FPD (LA-FPD).

Le fléchisseur superficiel du doigt (FSD).

Explication

Dans la région du canon, les lésions du FSD sont les plus fréquentes. Le FPD est une structure également concernée, mais il n’est pas la formation la plus fréquemment lésée dans cette région.

5. Chez un cheval de CSO, quelles formations peuvent notamment être concernées par des lésions ?

Le FPD au canon et le LA-FPD, sans atteinte possible du MIO III.
Le FPD au pied antérieur ou au paturon dans la gaine digitale, ainsi que le MIO III.
Le FSD au paturon dans la gaine digitale et le LA-FPD au pied antérieur.
Le FSD antérieur et le MIO III, sans atteinte du FPD dans la gaine digitale.

Le FPD au pied antérieur ou au paturon dans la gaine digitale, ainsi que le MIO III.

Explication

Chez les chevaux de CSO, les lésions concernent notamment le FPD au pied antérieur ou au paturon dans la gaine digitale, ainsi que le MIO III. Le FSD antérieur et le MIO III sont notamment associés aux chevaux de trot et de galop.

6. Quel ensemble décrit des motifs possibles de consultation pour une affection tendineuse ou ligamentaire ?

Une déformation parfois brutale, avec ou sans boiterie, une boiterie intermittente surtout à chaud sur terrain profond, ou une récidive.
Une déformation progressive toujours accompagnée de boiterie, une boiterie à froid sur terrain dur, ou une première lésion.
Une douleur articulaire après le repos, une raideur constante au pas, ou une diminution isolée de l’appétit.
Une boiterie permanente sur terrain plat, une déformation uniquement après l’effort, ou une atteinte bilatérale.

Une déformation parfois brutale, avec ou sans boiterie, une boiterie intermittente surtout à chaud sur terrain profond, ou une récidive.

Explication

Les motifs de consultation peuvent inclure une déformation tendineuse d’apparition souvent brutale, avec ou sans boiterie, une boiterie intermittente surtout à chaud sur terrain profond ou la récidive d’une ancienne lésion. Une déformation progressive toujours accompagnée de boiterie ne correspond pas à cette description.

7. Quels signes la palpation peut-elle révéler pendant les phases aiguë et subaiguë d’une lésion ?

Une déformation molle, une froideur locale et une insensibilité.
Une déformation dure, une froideur locale et une mobilité accrue.
Une déformation dure, de la chaleur et de la sensibilité.
Une déformation fluctuante, une chaleur et une absence de sensibilité.

Une déformation dure, de la chaleur et de la sensibilité.

Explication

Pendant les phases aiguë et subaiguë, la palpation peut révéler une déformation dure, de la chaleur et de la sensibilité. Une froideur locale ne fait pas partie des signes décrits pour ces phases.

8. Quels éléments permettent d’établir le diagnostic topographique d’une lésion locomotrice chez le cheval ?

L’examen dynamique, la radiographie, la thermographie et, si nécessaire, une anesthésie générale
L’inspection, l’analyse sanguine, la scintigraphie et des anesthésies articulaires systématiques
La palpation, l’endoscopie, l’analyse du sol et des anesthésies locales cutanées
L’examen statique, l’inspection, la palpation et, si nécessaire, des anesthésies nerveuses diagnostiques tronculaires

L’examen statique, l’inspection, la palpation et, si nécessaire, des anesthésies nerveuses diagnostiques tronculaires

Explication

L’examen statique, l’inspection et la palpation constituent la base de l’approche topographique, complétée au besoin par des anesthésies nerveuses tronculaires diagnostiques. Une anesthésie générale ne permet pas de réaliser ces blocs nerveux diagnostiques dans les conditions recherchées.

9. Lorsqu’une échographie est réalisée pour caractériser une lésion tendineuse, quelles informations apporte-t-elle notamment ?

La vascularisation générale du membre, la douleur ressentie et la discipline la mieux adaptée au cheval
L’étendue de la boiterie, la stabilité articulaire et la réponse attendue aux anesthésies diagnostiques
La formation lésée, l’étendue de la lésion et l’architecture tendineuse, utiles pour apprécier son ancienneté
La formation lésée, la charge mécanique exercée et la probabilité de récidive après la reprise du travail

La formation lésée, l’étendue de la lésion et l’architecture tendineuse, utiles pour apprécier son ancienneté

Explication

L’échographie permet de préciser la structure atteinte, l’étendue de la lésion et l’architecture du tendon, éléments qui aident à apprécier si elle est récente, chronique ou ancienne. La probabilité de récidive relève de l’évaluation pronostique plutôt que des informations échographiques mentionnées ici.

10. Quels critères sont évalués lors de l’examen échographique d’une lésion tendineuse ?

La forme, la densité osseuse, l’architecture, la mobilité, la sensibilité et l’enthèse
L’échogénicité, la longueur, la température, l’architecture, la sensibilité et la vascularisation
La taille, la forme, l’échogénicité, l’architecture, la vascularisation et l’enthèse
La taille, la profondeur, la température, la mobilité, la vascularisation et l’enthèse

La taille, la forme, l’échogénicité, l’architecture, la vascularisation et l’enthèse

Explication

L’évaluation échographique repose sur six critères : taille, forme, échogénicité, architecture, vascularisation et enthèse. La température et la sensibilité ne font pas partie de cette liste de critères échographiques.

11. Pour interpréter une échographie d’un membre lésé, quelle démarche comparative est essentielle ?

Comparer l’image échographique avec une radiographie du même membre
Comparer l’image échographique avec un examen réalisé après anesthésie générale
Comparer l’image échographique avec celle d’un cheval de même discipline
Comparer l’image échographique avec celle du membre opposé

Comparer l’image échographique avec celle du membre opposé

Explication

La comparaison échographique avec le membre opposé est essentielle pour interpréter les constatations du membre lésé. La comparaison avec un cheval de même discipline ne remplace pas cette référence anatomique individuelle.

12. De quels facteurs dépend le pronostic d’une lésion locomotrice chez le cheval ?

De la formation anatomique lésée et de la discipline du cheval
De la taille du cheval et de la fréquence de ses séances de rééducation
De l’âge du cheval et du type de sol sur lequel il est entraîné
De la durée de la boiterie et du résultat de l’examen radiographique

De la formation anatomique lésée et de la discipline du cheval

Explication

Le pronostic dépend de la structure anatomique atteinte et de la discipline pratiquée par le cheval. Le type de sol d’entraînement n’est pas l’un des deux facteurs identifiés dans cette unité.

13. Chez un cheval présentant une déformation, quelles affections font partie des diagnostics différentiels à considérer ?

L’œdème péritendineux, la lymphangite, l’hématome et la vasodilatation
La lymphangite, la luxation, l’épanchement articulaire et la rupture tendineuse
La tendinite, la fracture, l’arthrose et la desmite du ligament suspenseur
L’hématome, la bursite, la synovite et l’ostéochondrose

L’œdème péritendineux, la lymphangite, l’hématome et la vasodilatation

Explication

Les diagnostics différentiels d’une déformation comprennent l’œdème péritendineux, la lymphangite, l’hématome et la vasodilatation. Une fracture ou une arthrose peut concerner d’autres problèmes locomoteurs, mais ne correspond pas à la liste visée ici.

14. Comment adapter l’activité d’un cheval pendant les phases aiguë et subaiguë d’une lésion ?

L’augmenter progressivement dès que la boiterie diminue, sans tenir compte de son intensité
La maintenir au niveau habituel, puis l’augmenter selon le suivi échographique
La réduire, voire l’interrompre, selon l’intensité de la boiterie
La remplacer par un programme de rééducation identique pour tous les chevaux

La réduire, voire l’interrompre, selon l’intensité de la boiterie

Explication

Pendant les phases aiguë et subaiguë, l’activité est réduite ou interrompue en fonction de l’intensité de la boiterie. L’augmentation progressive de l’activité concerne plutôt les phases de cicatrisation et de maturation.

15. Pendant les phases de cicatrisation et de maturation, comment organiser la reprise d’activité ?

La maintenir réduite jusqu’à la disparition de toute anomalie, puis reprendre sans programme de rééducation
La reprendre au niveau antérieur à la lésion, avec un contrôle clinique ajusté à la discipline du cheval
L’augmenter progressivement, avec un suivi échographique et une rééducation adaptée à la lésion, au cheval et à sa discipline
L’augmenter selon un calendrier standard, en réservant l’échographie aux cas de récidive

L’augmenter progressivement, avec un suivi échographique et une rééducation adaptée à la lésion, au cheval et à sa discipline

Explication

La reprise pendant la cicatrisation et la maturation est progressive et s’accompagne d’un suivi échographique et d’une rééducation adaptée à la lésion, au cheval et à sa discipline. Un calendrier standard ne tient pas compte de ces adaptations individuelles.

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Que désignent respectivement une tendinopathie et une desmopathie ?

Une lésion tendineuse et une lésion ligamentaire.

Quelles sont les origines possibles des lésions tendineuses et ligamentaires ?

Mécanique, traumatique ou liée à la mise en décharge chronique d’un autre membre.

Quelles formations tendineuses ou ligamentaires composent le canon ?

Le FSD, le FPD, le LA-FPD et le MIO III.

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