QCM : Occlusion intestinale et soins infirmiers — 19 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel mécanisme participe directement au transit intestinal normal ?

La compression externe du côlon par les muscles abdominaux
Le péristaltisme associé au brassage du contenu intestinal
La fermeture intermittente de toutes les valvules digestives
La fermentation bactérienne limitée à la région rectale

Le péristaltisme associé au brassage du contenu intestinal

Explication

Le transit normal dépend notamment du péristaltisme et du brassage, qui font progresser et mélangent le contenu intestinal. La compression abdominale peut influencer certains mouvements, mais elle ne constitue pas le mécanisme physiologique principal décrit ici.

2. Quelle affirmation distingue correctement la valvule iléo-cæcale d’un obstacle intestinal ?

Elle appartient au jéjunum, tandis qu’un obstacle résulte d’une paralysie du péristaltisme intestinal.
Elle bloque physiologiquement le transit colique, tandis qu’un obstacle correspond à une sécrétion digestive excessive.
Elle se trouve dans le rectum, tandis qu’un obstacle concerne la jonction entre l’estomac et le duodénum.
Elle relie l’intestin grêle au côlon, tandis qu’un obstacle peut apparaître à différents niveaux digestifs.

Elle relie l’intestin grêle au côlon, tandis qu’un obstacle peut apparaître à différents niveaux digestifs.

Explication

La valvule iléo-cæcale est une jonction anatomique entre l’intestin grêle et le côlon. Un obstacle intestinal ne désigne pas cette jonction, car il peut se situer à différents niveaux du tube digestif.

3. Quelle définition correspond à une occlusion intestinale ?

Une diminution des sécrétions digestives provoquant un ralentissement isolé de l’absorption intestinale
Une dilatation transitoire de l’estomac liée à une accumulation de liquides après le repas
Un arrêt complet ou incomplet du transit, aigu ou progressif, empêchant la progression des matières et des gaz
Une inflammation aiguë de la muqueuse digestive entraînant une diarrhée et des douleurs abdominales

Un arrêt complet ou incomplet du transit, aigu ou progressif, empêchant la progression des matières et des gaz

Explication

L’occlusion intestinale correspond à une interruption complète ou incomplète du transit, avec impossibilité de faire progresser normalement les matières et les gaz. Une inflammation muqueuse ou une simple dilatation gastrique ne suffit pas à définir cette affection.

4. Quelle succession décrit le mieux l’évolution physiopathologique d’une occlusion intestinale ?

Paralysie respiratoire, accumulation biliaire, hémorragie digestive, puis obstruction limitée au rectum
Obstacle, distension d’amont, séquestration liquidienne, déshydratation, puis souffrance pariétale
Inflammation muqueuse, diarrhée, absorption accrue, distension gastrique, puis normalisation vasculaire
Déshydratation initiale, diminution des sécrétions, rétraction intestinale, puis reprise progressive du transit

Obstacle, distension d’amont, séquestration liquidienne, déshydratation, puis souffrance pariétale

Explication

L’obstacle entraîne une accumulation de gaz et de liquides, puis une séquestration dans la lumière intestinale, une déshydratation et finalement une hyperpression pouvant compromettre la vascularisation. La séquestration liquidienne peut donc contribuer à un choc, plutôt que rester une simple accumulation sans conséquence.

5. Quelle distinction caractérise correctement une occlusion mécanique et un iléus paralytique ?

La première conserve un péristaltisme normal, tandis que le second correspond à une obstruction par une bride ou une hernie.
La première résulte d’une paralysie intestinale, tandis que le second est provoqué par une tumeur comprimant la lumière.
La première comporte un obstacle organique, tandis que le second résulte d’une paralysie du péristaltisme sans obstacle organique.
La première touche la vascularisation intestinale, tandis que le second désigne une obstruction progressive par invagination.

La première comporte un obstacle organique, tandis que le second résulte d’une paralysie du péristaltisme sans obstacle organique.

Explication

Une occlusion mécanique repose sur un obstacle organique qui bouche ou comprime la lumière, alors que l’iléus paralytique est lié à l’absence de propulsion péristaltique sans obstacle anatomique. Une tumeur, une bride ou une hernie étranglée relèvent donc d’un mécanisme mécanique.

6. Quel élément distingue principalement une strangulation d’une obstruction simple ?

La strangulation compromet la vascularisation et constitue une urgence chirurgicale, tandis que l’obstruction simple la préserve généralement.
La strangulation progresse lentement sans atteinte vasculaire, tandis que l’obstruction simple provoque rapidement une nécrose intestinale.
La strangulation entraîne une distension modérée, tandis que l’obstruction simple provoque systématiquement une perforation précoce.
La strangulation correspond à un iléus sans obstacle, tandis que l’obstruction simple résulte d’une paralysie du péristaltisme.

La strangulation compromet la vascularisation et constitue une urgence chirurgicale, tandis que l’obstruction simple la préserve généralement.

Explication

La strangulation associe un obstacle à une atteinte vasculaire, avec une évolution brutale et un risque de nécrose, ce qui impose une prise en charge chirurgicale urgente. L’obstruction simple conserve la vascularisation et évolue plus progressivement.

7. Quel tableau clinique évoque le davantage une occlusion haute du grêle plutôt qu’une occlusion basse du côlon ?

Des vomissements précoces et abondants, avec une distension modérée et un arrêt tardif des matières et des gaz
Une douleur rectale dominante, un arrêt précoce des matières et des vomissements rapidement incoercibles
Une distension très importante, un arrêt précoce du transit et des vomissements tardifs ou absents
Une distension limitée, une diarrhée persistante et une reprise immédiate des gaz après les repas

Des vomissements précoces et abondants, avec une distension modérée et un arrêt tardif des matières et des gaz

Explication

L’occlusion haute du grêle entraîne typiquement des vomissements précoces et abondants, tandis que la distension reste modérée et l’arrêt du transit survient plus tard. Le tableau de distension majeure avec arrêt précoce et vomissements tardifs correspond plutôt à une occlusion colique basse.

8. Quels sont les quatre signes cliniques cardinaux d’une occlusion intestinale ?

Distension abdominale, rectorragies, nausées et accélération du transit
Douleur abdominale, diarrhée, reprise des gaz et défense abdominale localisée
Douleur abdominale, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme avec distension et tympanisme
Vomissements, fièvre, hématémèse et météorisme sans distension abdominale

Douleur abdominale, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme avec distension et tympanisme

Explication

L’occlusion intestinale associe classiquement douleur abdominale, vomissements, arrêt du transit et météorisme avec distension et tympanisme. La diarrhée ou la reprise des gaz ne correspondent pas au tableau cardinal décrit.

9. Quelle présentation clinique évoque le plus une strangulation intestinale plutôt qu’un iléus paralytique ?

Des vomissements progressifs avec conservation de l’état général
Une douleur brutale et intense accompagnée d’une altération rapide de l’état général
Un météorisme modéré avec reprise spontanée des matières et des gaz
Une distension diffuse avec silence auscultatoire et absence de coliques marquées

Une douleur brutale et intense accompagnée d’une altération rapide de l’état général

Explication

La strangulation se caractérise par une douleur brutale et intense ainsi qu’une dégradation rapide de l’état général. Le silence auscultatoire avec distension diffuse et peu de coliques évoque davantage un iléus paralytique.

10. Quel examen est considéré comme l’examen de référence pour préciser le siège et la cause d’une occlusion intestinale ?

L’électrocardiogramme complété par une échocardiographie
Le scanner abdomino-pelvien, également appelé tomodensitométrie
L’échographie cervicale centrée sur la région thyroïdienne
La radiographie thoracique réalisée en inspiration profonde

Le scanner abdomino-pelvien, également appelé tomodensitométrie

Explication

Le scanner abdomino-pelvien, ou TDM, permet de localiser l’occlusion et d’en rechercher la cause. Les autres examens proposés ne fournissent pas l’exploration abdominale de référence attendue dans cette situation.

11. Quelle association correspond à la démarche diagnostique d’une occlusion intestinale ?

Évaluation cutanée, échographie cardiaque, puis dosage hormonal complet
Examen neurologique, radiographie du crâne, puis analyse urinaire isolée
Interrogatoire et examen clinique, imagerie abdominale, puis bilan biologique adapté
Mesure de la vision, scanner thoracique, puis bilan lipidique de routine

Interrogatoire et examen clinique, imagerie abdominale, puis bilan biologique adapté

Explication

Le diagnostic repose sur l’interrogatoire et l’examen clinique, complétés par une imagerie abdominale et une biologie comprenant notamment la NFS, la CRP, l’ionogramme, la créatinine et les lactates. Une exploration neurologique ou cardiologique ne répond pas à cette démarche spécifique.

12. Quelle mesure est appropriée lors de la mise en condition initiale d’un patient présentant une occlusion intestinale ?

Instaurer un jeûne strict, poser une voie veineuse et assurer la réhydratation prescrite par voie veineuse
Autoriser les boissons gazeuses et retarder la pose de la voie veineuse jusqu’aux résultats d’imagerie
Proposer un repas fractionné et remplacer les prescriptions par une hydratation orale libre
Maintenir une alimentation orale légère et limiter les perfusions pour préserver le transit

Instaurer un jeûne strict, poser une voie veineuse et assurer la réhydratation prescrite par voie veineuse

Explication

La prise en charge initiale comprend le jeûne strict, une voie veineuse périphérique et une réhydratation intraveineuse selon prescription, avec les autres soins prescrits. Le jeûne interdit l’alimentation et l’hydratation orales, qui ne remplacent pas la voie veineuse.

13. Quel est l’objectif principal de la sonde naso-gastrique dans l’occlusion intestinale ?

Remplacer la voie veineuse pour corriger directement la déshydratation du patient
Décomprimer l’estomac et l’intestin d’amont afin de réduire la distension et les vomissements
Administrer une alimentation complète afin de maintenir les apports nutritionnels oraux
Stimuler les contractions intestinales pour accélérer la progression du contenu digestif

Décomprimer l’estomac et l’intestin d’amont afin de réduire la distension et les vomissements

Explication

La sonde naso-gastrique évacue les contenus digestifs en amont, diminuant ainsi la distension et les vomissements, tout en mettant le tube digestif au repos. Elle ne stimule pas le transit et ne remplace ni la réhydratation intraveineuse ni la nutrition adaptée.

14. Quelle séquence respecte la procédure de pose d’une sonde naso-gastrique ?

Mesurer le trajet, brancher la sonde, vérifier l’aspiration, puis installer le patient après le soin
Introduire rapidement la sonde, administrer un produit, mesurer le trajet, puis demander l’accord du patient
Installer le patient, fixer immédiatement la sonde, l’utiliser, puis contrôler sa position en fin de soin
Informer et installer le patient, mesurer le trajet, introduire avec déglutition, vérifier la position, puis fixer et tracer

Informer et installer le patient, mesurer le trajet, introduire avec déglutition, vérifier la position, puis fixer et tracer

Explication

La procédure prévoit l’information et l’installation semi-assise, la mesure nez-lobe de l’oreille-appendice xiphoïde, l’introduction douce avec déglutition, puis la vérification par aspiration et contrôle du pH avant fixation et traçabilité. Une sonde ne doit pas être branchée ou utilisée avant la confirmation de sa position.

15. Quels éléments doivent faire déclencher une alerte médicale immédiate chez un patient atteint d’occlusion intestinale ?

Aggravation de la douleur, fièvre, tachycardie, hypotension, défense abdominale ou arrêt persistant du transit
Douleur stable, constantes inchangées, reprise des gaz et diminution progressive du météorisme
Gêne narinaire légère, sonde bien fixée, diurèse conservée et liquide gastrique peu abondant
Appétit diminué, fatigue modérée, absence de nausées et transit redevenu régulier

Aggravation de la douleur, fièvre, tachycardie, hypotension, défense abdominale ou arrêt persistant du transit

Explication

Une aggravation de la douleur, des signes infectieux ou hémodynamiques, une défense abdominale ou la persistance de l’arrêt du transit nécessitent une alerte immédiate. Des symptômes stables associés à une reprise du transit relèvent plutôt de la surveillance prévue.

16. Quel bilan de surveillance permet d’évaluer les pertes et l’état d’hydratation d’un patient porteur d’une occlusion intestinale ?

Le suivi de la force musculaire, du périmètre crânien et de la fréquence des selles normales
L’évaluation de l’audition, du réflexe pupillaire et de la quantité d’aliments consommés
La mesure de la saturation, l’acuité visuelle et la température cutanée périphérique
Le bilan des entrées et sorties, la diurèse horaire et l’évaluation du liquide gastrique aspiré

Le bilan des entrées et sorties, la diurèse horaire et l’évaluation du liquide gastrique aspiré

Explication

La surveillance hydrique comprend les entrées et sorties, la diurèse horaire et l’aspect ainsi que la quantité du liquide gastrique aspiré, en parallèle des signes de déshydratation. La diurèse et les aspirations gastriques correspondent à des pertes distinctes qui doivent être comptabilisées séparément.

17. Quelle complication peut survenir en cas de strangulation intestinale non traitée à temps ?

Une irritation cutanée limitée au nez sans conséquence sur l’intestin ni l’état général
Une amélioration spontanée du transit avec disparition progressive de la distension abdominale
Une nécrose intestinale pouvant s’accompagner de perforation, de péritonite ou d’un état de choc
Une hypertension artérielle isolée liée à la reprise durable de l’absorption digestive

Une nécrose intestinale pouvant s’accompagner de perforation, de péritonite ou d’un état de choc

Explication

Une strangulation prolongée peut compromettre la vascularisation et entraîner une nécrose intestinale, avec des complications telles que perforation, péritonite ou choc. L’irritation narinaire concerne plutôt une complication locale de la sonde naso-gastrique et ne rend pas compte de l’ischémie intestinale.

18. Chez M. D., quelle interprétation clinique regroupe le mieux les douleurs coliques, les vomissements, l’arrêt des matières et des gaz depuis 48 heures ainsi que l’abdomen distendu et tympanique ?

Une inflammation péritonéale sans obstacle intestinal identifiable
Une occlusion intestinale probablement mécanique et plutôt basse
Une occlusion intestinale haute dominée par des vomissements précoces
Une gastro-entérite aiguë avec ralentissement fonctionnel du transit

Une occlusion intestinale probablement mécanique et plutôt basse

Explication

L’association d’un arrêt prolongé des matières et des gaz à une distension abdominale importante évoque une occlusion intestinale probablement mécanique et plutôt basse. Une occlusion haute se manifeste davantage par des vomissements précoces, ce qui correspond moins bien à ce tableau clinique.

19. Quel élément du tableau de M. D. oriente davantage vers une occlusion intestinale basse que vers une occlusion haute ?

La présence de vomissements apparus rapidement après le début des douleurs
L’arrêt des matières et des gaz accompagné d’une forte distension
L’existence d’un abdomen souple avec des bruits digestifs conservés
La survenue de douleurs diffuses sans modification du transit intestinal

L’arrêt des matières et des gaz accompagné d’une forte distension

Explication

L’arrêt des matières et des gaz depuis 48 heures associé à une distension marquée est caractéristique d’une orientation vers une occlusion plutôt basse. Des vomissements précoces seraient plus évocateurs d’une occlusion haute, mais ils ne constituent pas ici l’élément discriminant principal.

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Quelle est la longueur approximative de l'intestin grêle ?

L'intestin grêle mesure environ 6 à 7 mètres.

Quels segments composent l'intestin grêle ?

Le duodénum, le jéjunum et l'iléon composent l'intestin grêle.

Quelle est la longueur approximative du côlon ?

Le côlon mesure environ 1,5 mètre.

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Consultez la fiche de révision complète sur Occlusion intestinale et soins infirmiers.

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