QCM : Prévention des escarres — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une escarre ?

Une lésion ischémique des tissus écrasés entre un os et un plan dur
Une perte de sensibilité empêchant la perception des douleurs cutanées
Une inflammation cutanée provoquée par une infection locale
Une diminution de la circulation sanguine dans une région comprimée

Une lésion ischémique des tissus écrasés entre un os et un plan dur

Explication

L’escarre est une lésion tissulaire résultant d’un écrasement prolongé entre un plan osseux et une surface extérieure dure. La diminution de la circulation correspond à l’ischémie, qui constitue le mécanisme causal plutôt que la lésion elle-même.

2. Quelle succession décrit le mécanisme conduisant à la nécrose des tissus comprimés ?

Irritation cutanée, augmentation de la circulation, anoxie, puis nécrose
Diminution de la sensibilité, mobilisation, oxygénation, puis nécrose
Compression prolongée, diminution de la circulation, anoxie, puis nécrose
Compression prolongée, infection locale, inflammation, puis cicatrisation

Compression prolongée, diminution de la circulation, anoxie, puis nécrose

Explication

La compression prolongée réduit ou interrompt la circulation, ce qui entraîne un manque d’oxygénation des tissus avant leur nécrose. L’anoxie désigne ce manque d’oxygène, tandis que l’ischémie concerne la circulation sanguine.

3. Quel ordre présente les quatre stades de constitution d’une escarre ?

Phlyctène, érythème, nécrose, ulcération avec perte de substance
Érythème, phlyctène ou désépidermisation, ulcération, nécrose
Nécrose, érythème, ulcération, phlyctène ou désépidermisation
Érythème, ulcération, phlyctène ou désépidermisation, nécrose

Érythème, phlyctène ou désépidermisation, ulcération, nécrose

Explication

La constitution de l’escarre évolue de l’érythème vers la phlyctène ou la désépidermisation, puis vers l’ulcération et enfin la nécrose. L’ulcération précède donc la nécrose, et non l’inverse.

4. Quel est l’objectif immédiat de la prévention des escarres ?

Traiter une nécrose installée par des soins curatifs adaptés à la profondeur de la plaie
Éviter l’apparition du stade I avant qu’une lésion constituée ne nécessite des soins curatifs
Attendre l’apparition d’une phlyctène pour commencer les mesures de protection cutanée
Réduire la douleur liée à une ulcération déjà constituée par des traitements locaux

Éviter l’apparition du stade I avant qu’une lésion constituée ne nécessite des soins curatifs

Explication

La prévention cherche d’abord à empêcher l’apparition du stade I, qui correspond encore à une situation préventive. Les stades suivants correspondent à une escarre constituée et nécessitent des soins curatifs relevant de la compétence infirmière.

5. Par quel ensemble de moyens la prévention cherche-t-elle à éviter l’anoxie des tissus comprimés ?

En augmentant la compression, en immobilisant les points d’appui et en diminuant les apports hydriques
En supprimant les mobilisations, en protégeant les zones insensibles et en retardant les changements de position
En activant la vascularisation, en réduisant la compression et en préservant l’état général
En traitant les lésions constituées, en retirant les tissus nécrosés et en fermant les ulcérations

En activant la vascularisation, en réduisant la compression et en préservant l’état général

Explication

La prévention favorise la vascularisation des points d’appui, limite la durée ou l’intensité de la compression et maintient l’état général. Le traitement des tissus nécrosés concerne une escarre déjà constituée plutôt que sa prévention.

6. Quels éléments individuels augmentent le risque d’escarre ?

Une activité régulière, une absence de maladie chronique et une faible pression d’appui
Une bonne mobilité, une peau intacte et une circulation efficace
L’âge avancé, le diabète et les problèmes circulatoires
Une hydratation correcte, une sensibilité conservée et des changements fréquents de position

L’âge avancé, le diabète et les problèmes circulatoires

Explication

Le risque augmente avec l’âge et certaines pathologies, notamment le diabète et les troubles circulatoires. Une mobilité et une circulation conservées contribuent au contraire à réduire la compression prolongée des tissus.

7. Pourquoi une perte de sensibilité favorise-t-elle la formation d’escarres ?

Elle empêche de ressentir l’irritation ischémique et supprime le changement réflexe de position
Elle augmente la perception des fourmillements et accélère les changements spontanés de position
Elle améliore la circulation des points d’appui et protège les tissus contre l’anoxie
Elle provoque une mobilisation accrue en réponse à la douleur des zones comprimées

Elle empêche de ressentir l’irritation ischémique et supprime le changement réflexe de position

Explication

Une perte de sensibilité empêche la personne de percevoir les fourmillements ou l’irritation liés à l’ischémie, ce qui supprime le changement réflexe de position. La sensibilité conservée permet au contraire de réagir à l’inconfort par un mouvement.

8. Dans quelle situation la mobilité réduite favorise-t-elle particulièrement une escarre ?

Lorsqu’une activité physique fréquente répartit les pressions sur plusieurs zones d’appui
Lorsqu’une sensibilité conservée déclenche rapidement un mouvement de dégagement
Lorsqu’une mobilisation régulière diminue la durée de compression d’un même point
Lorsqu’une paralysie ou une douleur empêche les changements réguliers de position

Lorsqu’une paralysie ou une douleur empêche les changements réguliers de position

Explication

La paralysie ou une douleur importante peut empêcher les mouvements et maintenir une pression prolongée sur les mêmes tissus. Les mobilisations et les changements de position réduisent au contraire cette compression continue.

9. Quelle consigne faut-il donner à une personne capable de se mobiliser pour prévenir les complications de l’immobilité ?

L’informer des principes de base pour changer de position
Réaliser un massage préventif avant chaque changement de position
La maintenir au lit afin de limiter les déplacements non encadrés
Prévoir un repositionnement toutes les trois heures, de jour comme de nuit

L’informer des principes de base pour changer de position

Explication

Une personne qui peut se mobiliser doit recevoir des informations sur les principes permettant de changer de position. Le repositionnement planifié toutes les trois heures concerne la personne qui ne peut pas se mobiliser seule.

10. À quel rythme la position d’une personne incapable de se mobiliser doit-elle être changée ?

Lorsque la personne signale une gêne ou une douleur
Deux fois par jour selon l’état général observé
Toutes les trois heures selon une planification établie
À chaque repas selon les disponibilités de l’équipe

Toutes les trois heures selon une planification établie

Explication

Pour une personne incapable de se mobiliser, le changement de position est planifié toutes les trois heures, pendant le jour et la nuit. Attendre une plainte ou limiter les changements à certains moments expose à une immobilité prolongée.

11. Dans quelle situation la mise au fauteuil constitue-t-elle une mesure préventive adaptée ?

Lorsqu’un repositionnement planifié a déjà été réalisé dans la journée
Lorsqu’elle est possible et qu’aucune contre-indication ne l’empêche
Lorsqu’un massage préventif doit remplacer les déplacements au fauteuil
Lorsqu’une personne alitée refuse toute mobilisation accompagnée

Lorsqu’elle est possible et qu’aucune contre-indication ne l’empêche

Explication

La mise au fauteuil doit être favorisée lorsqu’elle est réalisable et qu’aucune contre-indication ne s’y oppose, car elle réduit l’immobilité au lit. Elle ne remplace pas l’évaluation de la sécurité ni les autres mesures préventives.

12. Quel enchaînement décrit correctement un massage préventif de la peau ?

Sécher la zone, exercer des tapotements vigoureux, puis changer la position de la personne
Laver les mains, nettoyer la zone, puis effectuer des effleurements doux et circulaires
Installer la personne, appliquer une pression forte, puis couvrir la zone sans la nettoyer
Nettoyer la literie, frictionner rapidement la zone, puis appliquer un pansement protecteur

Laver les mains, nettoyer la zone, puis effectuer des effleurements doux et circulaires

Explication

Le massage préventif commence par le lavage des mains et le soin de propreté de la zone, puis se poursuit par des effleurements doux, prolongés et circulaires avec la paume. Les pressions fortes et les tapotements vigoureux ne correspondent pas à cette technique.

13. Quelle combinaison contribue à prévenir l’altération cutanée liée à l’hygiène et à l’humidité ?

Des soins corporels quotidiens, des changes fréquents et une literie propre
Une literie tendue, des repas réguliers et une mobilisation limitée au lit
Des soins corporels ciblés, une literie rarement changée et une surveillance ponctuelle
Une toilette espacée, des changes réalisés à heures fixes et une literie épaisse

Des soins corporels quotidiens, des changes fréquents et une literie propre

Explication

La prévention repose sur l’hygiène corporelle quotidienne, des changes fréquents en cas de transpiration ou d’incontinence et une literie propre et confortable. Une literie adaptée ne compense pas une hygiène corporelle insuffisante ou des changes trop espacés.

14. Quelle mesure correspond à une prévention nutritionnelle adaptée chez une personne à risque d’altération cutanée ?

Favoriser l’hydratation selon la sensation de soif et supprimer les aliments riches en protéines
Réduire les boissons et proposer une alimentation principalement sucrée pour augmenter rapidement l’énergie
Proposer des repas équilibrés sans aide et noter les informations alimentaires de manière approximative
Assurer environ 1,5 l d’hydratation par 24 heures et privilégier une alimentation équilibrée et protéinée

Assurer environ 1,5 l d’hydratation par 24 heures et privilégier une alimentation équilibrée et protéinée

Explication

La prévention nutritionnelle associe une hydratation suffisante d’environ 1,5 l par 24 heures, une alimentation équilibrée favorisant les protéines, une aide au repas et des renseignements précis. Une prise alimentaire sans accompagnement ni traçabilité ne répond pas à l’ensemble de ces exigences.

15. Quelles zones sont particulièrement exposées au risque d’escarre ?

Les parties de la peau qui restent éloignées du support pendant la position
Les zones recouvertes par des muscles épais et peu soumises à la pression
Les régions où une saillie osseuse est soumise à une pression
Les régions qui présentent une mobilité articulaire importante et régulière

Les régions où une saillie osseuse est soumise à une pression

Explication

Les zones à risque correspondent notamment aux endroits où une surface osseuse est saillante, selon la position adoptée, comme le décubitus dorsal, latéral, ventral ou la position assise. Les tissus musculaires épais et moins comprimés sont généralement moins exposés à ce mécanisme.

16. Quelle personne nécessite une surveillance accrue en raison d’un risque particulier de lésion cutanée ?

Une personne installée confortablement sans zone d’appui prolongée
Une personne autonome qui marche régulièrement sans dispositif de soin
Une personne qui reçoit une alimentation équilibrée et boit suffisamment
Une personne porteuse d’un dispositif tel qu’une sonde, un plâtre ou une perfusion

Une personne porteuse d’un dispositif tel qu’une sonde, un plâtre ou une perfusion

Explication

Les personnes surexposées ou recevant des thérapeutiques à risque, comme une sonde, un plâtre ou une perfusion, doivent faire l’objet d’une surveillance renforcée. L’autonomie et l’absence de dispositif diminuent certains risques sans constituer ici le facteur principal visé.

17. Quelles informations doivent figurer sur une feuille de surveillance établie sur 24 heures ?

Les diagnostics, les antécédents, les rendez-vous, les appels et le nom du service
Les horaires de repos, les activités, les achats, les plaintes et les objectifs hebdomadaires
Les repas, les visites, les traitements habituels, les préférences et la température de la chambre
Les heures, les positions, les soins, les observations, le responsable et la signature

Les heures, les positions, les soins, les observations, le responsable et la signature

Explication

La feuille de surveillance doit permettre de suivre précisément les heures, les positions et soins réalisés, les observations, ainsi que l’identification du responsable et sa signature. Les autres informations peuvent être utiles dans d’autres documents, mais ne constituent pas les éléments requis ici.

18. Quelle affirmation décrit correctement l’évolution possible d’une escarre ?

Elle peut apparaître en quelques heures et demander des mois pour cicatriser
Elle provoque une gêne limitée et raccourcit habituellement la durée d’hospitalisation
Elle reste localisée à la peau et n’a pas d’incidence sur les soins ou les coûts
Elle apparaît progressivement sur plusieurs mois et cicatrise généralement en quelques heures

Elle peut apparaître en quelques heures et demander des mois pour cicatriser

Explication

Une escarre peut se constituer rapidement, parfois en quelques heures, tandis que sa cicatrisation peut prendre des mois et entraîner des douleurs, une hospitalisation prolongée et des coûts supplémentaires. La confusion entre la rapidité d’apparition et la durée de cicatrisation inverse l’évolution décrite.

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Qu'est-ce qu'une escarre ?

Une lésion ischémique des tissus due à un écrasement prolongé.

Que provoque l'écrasement prolongé des tissus entre os et plan dur ?

Il diminue ou arrête la circulation sanguine.

Quelle conséquence suit l'anoxie des tissus comprimés ?

La nécrose des tissus.

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