QCM : Organisation et politiques de santé (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Selon la définition de l’OMS adoptée en 1946, que désigne la santé ?

Un état complet de bien-être physique, mental et social
Une capacité durable à éviter toute maladie infectieuse
Un équilibre biologique permettant de maintenir ses fonctions vitales
Une absence de limitations physiques, psychiques ou sociales

Un état complet de bien-être physique, mental et social

Explication

La définition de l’OMS associe la santé à un bien-être complet dans les dimensions physique, mentale et sociale. La réduction de la santé à l’absence de maladie ou de limitations constitue précisément une conception trop étroite.

2. Dans la promotion de la santé, comment la santé est-elle principalement considérée ?

Comme un résultat médical mesuré par l’absence de symptômes
Comme un état stable obtenu grâce à la maîtrise des risques sanitaires
Comme un objectif final qui organise toutes les décisions individuelles
Comme une ressource de la vie quotidienne permettant d’agir et de s’adapter

Comme une ressource de la vie quotidienne permettant d’agir et de s’adapter

Explication

La Charte d’Ottawa présente la santé comme une ressource permettant de réaliser ses ambitions, de satisfaire ses besoins et de s’adapter à son milieu. Elle ne la définit donc pas comme le but de la vie, contrairement à l’interprétation proposée par le distracteur le plus proche.

3. Quelle caractéristique distingue principalement la santé publique des soins destinés à une personne ?

Elle organise la prise en charge clinique selon les besoins d’un patient particulier
Elle privilégie l’allongement de la vie des personnes déjà suivies par les services de soins
Elle concentre les interventions sur le traitement personnalisé d’une affection identifiée
Elle vise l’amélioration de la santé et de la qualité de vie de toutes les populations

Elle vise l’amélioration de la santé et de la qualité de vie de toutes les populations

Explication

La santé publique agit à l’échelle des populations en combinant promotion de la santé, prévention et autres interventions sanitaires. Les soins peuvent, eux, cibler une personne particulière, ce qui ne correspond pas à l’objectif populationnel décrit ici.

4. Quelle situation correspond à une inégalité de santé au sens de la santé publique ?

Une différence individuelle de préférence concernant le recours aux professionnels de santé
Un écart biologique entre des individus sans régularité sociale ni possibilité d’action
Une variation ponctuelle de symptômes observée entre deux personnes d’un même groupe
Une différence systématique et évitable entre des groupes sociaux liée aux déterminants sociaux

Une différence systématique et évitable entre des groupes sociaux liée aux déterminants sociaux

Explication

Une inégalité de santé se caractérise par une différence importante, systématique et évitable entre groupes sociaux, souvent liée à une distribution inégale des déterminants sociaux. Une différence individuelle non systématique ne répond pas à cette définition.

5. Comment l’universalisme proportionné adapte-t-il une politique de santé ?

Il propose une action universelle dont l’intensité varie selon la défaveur sociale
Il remplace les actions générales par des programmes destinés à quelques groupes prioritaires
Il réserve les interventions renforcées aux personnes déjà reconnues comme malades
Il applique une mesure identique afin de garantir une égalité de traitement entre tous

Il propose une action universelle dont l’intensité varie selon la défaveur sociale

Explication

L’universalisme proportionné combine une portée universelle avec une ampleur et une intensité adaptées au niveau de défaveur sociale. Il ne se réduit donc ni à une mesure identique pour tous ni à un programme réservé à quelques groupes.

6. Quel ensemble regroupe des défis actuels majeurs de santé publique ?

La gestion hospitalière, la recherche biomédicale, la transplantation et la médecine esthétique
La formation médicale, la recherche clinique, la télémédecine et la médecine du sport
La chirurgie spécialisée, la pharmacologie industrielle, la radiologie et la médecine légale
Les inégalités sociales de santé, la santé environnementale, le grand âge et la santé mentale

Les inégalités sociales de santé, la santé environnementale, le grand âge et la santé mentale

Explication

Les défis cités comprennent la réduction des inégalités sociales de santé, la santé environnementale, les problématiques du grand âge et la santé mentale. Les autres ensembles regroupent des domaines médicaux ou organisationnels qui ne constituent pas la liste demandée.

7. Laquelle de ces activités relève d’une mission de santé publique ?

Prescrire un traitement individuel, réaliser une intervention et assurer son suivi clinique
Organiser une consultation, établir un diagnostic et choisir une thérapeutique personnalisée
Surveiller l’état de santé, prévenir les maladies et protéger les populations vulnérables
Développer un médicament, conduire un essai et déposer une demande d’autorisation

Surveiller l’état de santé, prévenir les maladies et protéger les populations vulnérables

Explication

Les missions de santé publique comprennent notamment la surveillance, la prévention, la promotion de la santé, la protection de l’environnement et la santé des populations vulnérables. Les autres propositions décrivent principalement des activités de soins ou de recherche biomédicale.

8. Que recouvre l’hygiène publique au XIXe siècle ?

Un ensemble de disciplines mobilisées pour prévenir les maladies menaçant la société
Une pratique sanitaire centrée sur l’amélioration des comportements corporels privés
Un dispositif administratif chargé d’organiser les établissements hospitaliers urbains
Une branche médicale consacrée au traitement individuel des maladies contagieuses

Un ensemble de disciplines mobilisées pour prévenir les maladies menaçant la société

Explication

L’hygiène publique associe notamment médecine, pharmacie, chimie, génie civil et militaire, administration publique et statistiques pour prévenir les maladies menaçant la société. La limiter aux comportements corporels ou aux soins individuels ne rend pas compte de son caractère interdisciplinaire et collectif.

9. Quelles mesures caractérisent les politiques hygiénistes françaises du XIXe siècle ?

La construction d’hôpitaux spécialisés, la chirurgie moderne et la rééducation fonctionnelle
La généralisation des assurances sociales, la retraite ouvrière et la médecine du travail
La surveillance des prescriptions, la médecine personnalisée et le dépistage génétique
La salubrité, l’assainissement, l’hygiène corporelle et la vaccination contre les épidémies

La salubrité, l’assainissement, l’hygiène corporelle et la vaccination contre les épidémies

Explication

Les politiques hygiénistes cherchent à lutter contre les maladies épidémiques par la salubrité, l’assainissement, l’hygiène corporelle et la vaccination. Les autres propositions renvoient à des évolutions institutionnelles, cliniques ou technologiques distinctes.

10. Quelle mesure est instituée par la loi française relative à la protection de la santé publique du 15 février 1902 ?

Elle fonde des dispensaires spécialisés consacrés à la tuberculose et aux maladies vénériennes
Elle rend obligatoires la vaccination antivariolique et des travaux d’assainissement dans les communes
Elle crée le ministère de l’Hygiène et regroupe les services sanitaires de plusieurs ministères
Elle instaure une couverture nationale des soins et une organisation hospitalière uniforme

Elle rend obligatoires la vaccination antivariolique et des travaux d’assainissement dans les communes

Explication

La loi du 15 février 1902 institue trois niveaux territoriaux de référence et rend obligatoires la vaccination antivariolique ainsi que les travaux d’assainissement communaux. La création du ministère de l’Hygiène intervient en 1920, tandis que les dispensaires antituberculeux relèvent des politiques des années 1920.

11. Quel principe central l’ordonnance du 4 octobre 1945 place-t-elle au fondement de la Sécurité sociale ?

La concurrence entre organismes assureurs
La responsabilité individuelle et familiale
La charité privée et confessionnelle
La solidarité nationale et professionnelle

La solidarité nationale et professionnelle

Explication

L’ordonnance du 4 octobre 1945 fonde la Sécurité sociale sur la solidarité nationale et professionnelle. Elle ne repose donc pas sur une prise en charge inspirée principalement par la charité privée.

12. Que garantit la Constitution française du 27 octobre 1946 dans le domaine social et sanitaire ?

La protection de la santé et la sécurité matérielle
Le libre accès à tous les soins sans financement public
La gestion des hôpitaux par les collectivités locales
La gratuité intégrale des traitements pour chaque citoyen

La protection de la santé et la sécurité matérielle

Explication

La Constitution de 1946 garantit notamment la protection de la santé et la sécurité matérielle de l’enfant, de la mère et des vieux travailleurs. Cette protection constitue une garantie constitutionnelle, et non une aide dépendant de la charité.

13. Quel apport du Code de Nuremberg de 1947 marque l’émergence de la bioéthique moderne ?

La création des centres hospitaliers et universitaires
La représentation des usagers dans les établissements
La fixation d’un financement hospitalier par activité
La reconnaissance du consentement du patient

La reconnaissance du consentement du patient

Explication

Le Code de Nuremberg fait émerger des critères de bioéthique moderne, notamment l’exigence du consentement du patient. Les autres propositions concernent respectivement l’organisation hospitalière, le financement ou la démocratie sanitaire.

14. Quel rôle les ordonnances Debré des 11, 13 et 30 décembre 1958 attribuent-elles aux centres hospitaliers et universitaires ?

Associer les soins, l’enseignement et la recherche
Réunir les assurances sociales et les mutuelles privées
Remplacer les médecins hospitaliers par des praticiens universitaires
Transférer la gestion sanitaire aux représentants des patients

Associer les soins, l’enseignement et la recherche

Explication

Les ordonnances Debré structurent l’hôpital moderne en créant les centres hospitaliers et universitaires, qui associent soins, enseignement et recherche. Elles ne portent pas principalement sur l’organisation des assurances ni sur le transfert de la gestion aux patients.

15. Quelle est la fonction principale des lois de financement de la Sécurité sociale ?

Voter directement le budget général de l’État
Définir les droits individuels des patients hospitalisés
Organiser les études médicales dans les universités
Encadrer les finances de la protection sociale

Encadrer les finances de la protection sociale

Explication

Les lois de financement de la Sécurité sociale sont votées chaque année pour encadrer les finances du système de protection sociale. Elles se distinguent des lois de finances, qui concernent directement le budget de l’État.

16. Quelle réforme a institué les lois de financement de la Sécurité sociale et fixé notamment l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie ?

La loi du 18 décembre 2003
La loi Kouchner du 4 mars 2002
La révision constitutionnelle du 22 février 1996
Le plan Hôpital 2007 adopté en 2005

La révision constitutionnelle du 22 février 1996

Explication

La révision constitutionnelle du 22 février 1996 institue les lois de financement de la Sécurité sociale, qui déterminent notamment l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie. La loi Kouchner concerne les droits des malades, tandis que les textes de 2003 et 2005 portent sur la tarification à l’activité.

17. Sur quelle base la tarification à l’activité rémunère-t-elle les établissements hospitaliers ?

Sur le nombre de professionnels employés dans l’établissement
Sur une enveloppe globale indépendante des séjours
Sur les actes et les soins effectivement réalisés
Sur la valeur foncière des bâtiments hospitaliers

Sur les actes et les soins effectivement réalisés

Explication

La tarification à l’activité rémunère les établissements en fonction des actes et des soins effectivement réalisés. Cette logique d’activité se distingue de la dotation globale, qui reposait davantage sur une logique de moyens.

18. Comment un patient est-il orienté vers un tarif dans le financement hospitalier par activité ?

Il est affecté selon son âge et son lieu de résidence à une enveloppe régionale de soins
Il est réparti selon la durée prévue du séjour dans une grille administrative nationale
Il est classé selon son motif d’hospitalisation et son acte principal dans un groupe homogène de malades
Il est inscrit selon son niveau de revenu dans une catégorie de remboursement familial

Il est classé selon son motif d’hospitalisation et son acte principal dans un groupe homogène de malades

Explication

Le patient est classé selon son motif d’hospitalisation et son acte principal dans un groupe homogène de malades, auquel correspond un groupe homogène de séjour et un tarif fixé par l’Assurance maladie. Le classement ne repose donc pas principalement sur le revenu, le lieu de résidence ou la durée prévue.

19. Que désigne la démocratie sanitaire ?

La consultation des patients sur les seuls traitements proposés par leur médecin
La délégation du financement sanitaire aux organismes d’assurance maladie
La priorité accordée au pouvoir médical dans les décisions concernant les établissements de santé
La participation des usagers et de leurs représentants aux décisions et à la gouvernance du système de santé

La participation des usagers et de leurs représentants aux décisions et à la gouvernance du système de santé

Explication

La démocratie sanitaire désigne la participation des usagers et de leurs représentants aux décisions et à la gouvernance du système de santé. Elle dépasse donc une relation de soins limitée au pouvoir médical ou aux seuls choix thérapeutiques.

20. Lequel de ces droits est garanti au patient par la loi Kouchner ?

La fixation individuelle du tarif de chaque acte médical
La suppression de toute responsabilité des professionnels de santé
La désignation d’une personne de confiance
La nomination du directeur de l’établissement par les patients

La désignation d’une personne de confiance

Explication

La loi Kouchner garantit notamment la possibilité de désigner une personne de confiance, ainsi que l’information, le consentement éclairé et l’accès direct au dossier médical. Elle ne donne pas aux patients le pouvoir de nommer les directeurs ni de fixer les tarifs des actes.

21. Quelle instance la loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires du 21 juillet 2009 crée-t-elle pour renforcer la participation régionale des usagers ?

Les groupes homogènes de séjour
Les Conférences régionales de santé et de l’autonomie
Les lois de financement de la Sécurité sociale
Les centres hospitaliers et universitaires

Les Conférences régionales de santé et de l’autonomie

Explication

La loi du 21 juillet 2009 crée les Conférences régionales de santé et de l’autonomie et prévoit la participation des usagers aux conseils de surveillance des ARS. Les autres propositions renvoient à l’organisation hospitalière, au financement par activité ou au financement de la protection sociale.

22. Quelle loi reconnaît la santé comme un objet de politique publique et amorce la régionalisation des actions de santé ?

La loi HPST du 21 juillet 2009 relative à l’organisation territoriale
La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique
La loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie
La loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation du système de santé

La loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique

Explication

La loi du 9 août 2004 inscrit la santé parmi les objets de politique publique et amorce la régionalisation des actions sanitaires. La loi du 13 août 2004 concerne l’assurance maladie, ce qui constitue une confusion fréquente entre deux textes adoptés la même année.

23. Quelle institution créée par la loi du 9 août 2004 exerce une fonction d’expertise en santé publique ?

L’Institut national du cancer
Le Haut Conseil de la santé publique
La Haute Autorité de santé
L’École des hautes études en santé publique

Le Haut Conseil de la santé publique

Explication

Le Haut Conseil de la santé publique est une instance d’expertise créée par la loi du 9 août 2004. L’EHESP est une école de formation, tandis que la Haute Autorité de santé relève de la loi sur l’assurance maladie.

24. Dans le parcours de soins coordonnés instauré par la loi du 13 août 2004, quel élément conditionne le niveau de remboursement des soins spécialisés ?

La participation à un programme d’éducation thérapeutique
La consultation préalable d’un établissement hospitalier
Le recours au médecin traitant
L’inscription auprès d’une agence régionale de santé

Le recours au médecin traitant

Explication

Le recours au médecin traitant organise le parcours de soins et influence le remboursement des soins spécialisés. Les agences régionales de santé interviennent dans l’organisation territoriale, mais leur inscription ne détermine pas ce niveau de remboursement.

25. Quelle réforme crée les Agences régionales de santé et établit une régionalisation durable des politiques de santé ?

La loi du 9 août 2004
La loi du 26 janvier 2016
La loi HPST du 21 juillet 2009
La loi du 13 août 2004

La loi HPST du 21 juillet 2009

Explication

La loi HPST du 21 juillet 2009 crée les ARS et installe durablement la régionalisation des politiques de santé. La loi du 9 août 2004 avait amorcé cette régionalisation, mais elle n’a pas créé les ARS.

26. Quel est le rôle du Projet régional de santé dans l’organisation territoriale des politiques sanitaires ?

Il fixe les orientations nationales et contrôle directement chaque établissement
Il forme les professionnels et évalue leurs compétences cliniques
Il rembourse les soins spécialisés selon le parcours du patient
Il décline les politiques nationales et regroupe plusieurs schémas régionaux

Il décline les politiques nationales et regroupe plusieurs schémas régionaux

Explication

Le PRS adapte les politiques nationales au niveau régional et comprend notamment le SROS, le SROMS et le SRP, ensuite fondus dans le SRS. La fixation des orientations nationales relève de l’État, tandis que la formation et le remboursement correspondent à d’autres fonctions.

27. Quel objectif poursuivent les programmes d’éducation thérapeutique du patient autorisés par l’ARS ?

Centraliser les décisions sanitaires dans les établissements hospitaliers régionaux
Développer l’autonomie du patient par l’accompagnement et le renforcement de ses compétences
Remplacer le médecin traitant par un professionnel paramédical
Réduire les remboursements lorsque le patient consulte un spécialiste

Développer l’autonomie du patient par l’accompagnement et le renforcement de ses compétences

Explication

Ces programmes cherchent à rendre le patient plus autonome grâce à un accompagnement et à l’acquisition de compétences. Ils ne remplacent pas le médecin traitant et ne sont pas conçus comme des mécanismes de réduction des remboursements.

28. Quel ensemble d’objectifs caractérise la loi du 26 janvier 2016 relative à la modernisation du système de santé ?

Créer les ARS, fusionner les schémas régionaux et organiser l’action sanitaire territoriale
Renforcer la prévention, réorganiser les soins de proximité, développer les droits des patients et moderniser le système
Former les professionnels, contrôler les hôpitaux et répartir les praticiens entre les régions
Instaurer le médecin traitant, créer la HAS et définir le remboursement des soins spécialisés

Renforcer la prévention, réorganiser les soins de proximité, développer les droits des patients et moderniser le système

Explication

La loi de 2016 associe la modernisation du système, le renforcement de la prévention, la réorganisation des soins de proximité et le développement des droits des patients. La création des ARS relève de la loi HPST, tandis que le médecin traitant et la HAS sont liés à la réforme de 2004.

29. Quel délai de déclaration s’appliquait au droit à l’oubli pour un cancer diagnostiqué avant l’âge de 21 ans au moment de la loi de 2016 ?

Trois ans après le début des traitements
Dix ans après la fin des traitements
Sept ans après le diagnostic du cancer
Cinq ans après la fin des traitements

Cinq ans après la fin des traitements

Explication

Pour les cancers diagnostiqués avant 21 ans, le délai prévu était de cinq ans après la fin des traitements. Le délai de dix ans concernait les autres cancers au moment de la loi.

30. Pourquoi la loi du 24 juillet 2019 a-t-elle créé le métier d’infirmier en pratique avancée ?

Pour déterminer les délais applicables au droit à l’oubli des anciens malades du cancer
Pour remplacer les médecins généralistes dans la définition des orientations nationales de santé
Pour améliorer l’accès aux soins et les parcours en réduisant la charge de certaines prises en charge médicales
Pour administrer les agences régionales et coordonner les politiques sanitaires territoriales

Pour améliorer l’accès aux soins et les parcours en réduisant la charge de certaines prises en charge médicales

Explication

Le métier d’infirmier en pratique avancée vise à améliorer l’accès aux soins et la qualité des parcours en allégeant la charge des médecins pour certaines pathologies. Il ne remplace pas les médecins généralistes et n’a pas pour fonction de diriger les ARS ou de fixer les règles du droit à l’oubli.

31. Quel est le rôle principal de la Stratégie nationale de santé ?

Fixer les priorités nationales pour cinq à dix ans et les concrétiser par des plans et des projets régionaux
Évaluer les droits des usagers et contrôler la participation citoyenne dans chaque région
Définir les objectifs annuels des établissements hospitaliers et répartir leurs budgets entre les services
Organiser les actions locales de prévention sans établir d’orientations communes pour le pays

Fixer les priorités nationales pour cinq à dix ans et les concrétiser par des plans et des projets régionaux

Explication

La Stratégie nationale de santé établit les priorités de santé publique sur une période de cinq à dix ans, puis les traduit par des plans nationaux et des projets régionaux. Les projets régionaux de santé ne fixent pas les orientations nationales : ils les déclinent selon les besoins des territoires.

32. Quel ensemble correspond aux trois engagements prioritaires de la Stratégie nationale de santé 2018-2022 ?

Placer le patient au centre, articuler les secteurs de soins et repenser les métiers ainsi que la formation
Renforcer la prévention, financer la recherche et centraliser la gestion des établissements de santé
Développer les hôpitaux, réduire les dépenses et informatiser les consultations médicales
Accroître les effectifs médicaux, réorganiser les régions et généraliser les consultations à distance

Placer le patient au centre, articuler les secteurs de soins et repenser les métiers ainsi que la formation

Explication

La stratégie 2018-2022 met l’accent sur le patient, la coordination entre médecine de ville, secteur médico-social et hôpital, ainsi que l’évolution des métiers et des formations. La réduction des dépenses ou l’informatisation ne constituent pas l’ensemble des trois engagements retenus.

33. Combien de mesures phares sont prévues dans le Plan national de santé publique « Priorité prévention » ?

25 mesures déployées à tous les âges de la vie
30 mesures appliquées principalement dans les établissements hospitaliers
18 mesures ciblées sur les personnes âgées et les enfants
12 mesures consacrées aux maladies chroniques et aux addictions

25 mesures déployées à tous les âges de la vie

Explication

Le plan « Priorité prévention » comprend 25 mesures phares qui concernent tous les âges de la vie. Il s’agit d’un plan national spécifique, et non du cadre stratégique plus large constitué par la Stratégie nationale de santé.

34. Quelle finalité appartient au projet de Stratégie nationale de santé ?

Rendre le système de santé plus résilient face aux défis écologiques et aux crises
Réserver les décisions de santé aux établissements situés dans les grandes métropoles
Remplacer les politiques territoriales par une organisation nationale uniforme des soins
Concentrer les politiques publiques sur la réduction des dépenses hospitalières annuelles

Rendre le système de santé plus résilient face aux défis écologiques et aux crises

Explication

Le projet de Stratégie nationale de santé vise notamment à renforcer la résilience du système face aux défis écologiques et aux crises. Les autres propositions réduisent ou déforment ses finalités, qui incluent aussi la prévention et la réponse aux besoins sur tout le territoire.

35. Comment les plans nationaux et les Projets régionaux de santé se distinguent-ils ?

Les plans nationaux évaluent les politiques, tandis que les PRS remplacent les orientations de la stratégie nationale
Les plans nationaux financent les hôpitaux, tandis que les PRS définissent les droits individuels des patients
Les plans nationaux organisent chaque région, tandis que les PRS fixent les priorités communes à l’ensemble du pays
Les plans nationaux traduisent les priorités à l’échelle du pays, tandis que les PRS les adaptent aux territoires

Les plans nationaux traduisent les priorités à l’échelle du pays, tandis que les PRS les adaptent aux territoires

Explication

Les plans nationaux mettent en œuvre les priorités de la Stratégie nationale de santé au niveau national, alors que les PRS les adaptent aux besoins et aux spécificités régionales. Les PRS ne remplacent donc pas la stratégie nationale et ne fixent pas ses grandes orientations.

36. Quelle est la fonction principale d’un Projet régional de santé ?

Fixer pour dix ans les priorités nationales et coordonner les plans publics applicables à tout le pays
Établir les règles professionnelles des médecins et organiser les formations nationales de santé
Définir pour cinq ans les objectifs des agences régionales afin d’améliorer santé, accès aux soins et équité territoriale
Voter chaque année les dépenses de Sécurité sociale et répartir les crédits entre les ministères

Définir pour cinq ans les objectifs des agences régionales afin d’améliorer santé, accès aux soins et équité territoriale

Explication

Le Projet régional de santé est un document stratégique pluriannuel des agences régionales, établi pour cinq ans, qui vise notamment l’amélioration de la santé, de l’accès aux soins et la réduction des inégalités. Il se distingue de la Stratégie nationale de santé, qui fixe les grandes orientations à l’échelle nationale.

37. Que recouvre la démocratie en santé ?

Associer les usagers et les acteurs du système à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques
Confier aux professionnels de santé la conception des politiques sans participation organisée des personnes concernées
Organiser des consultations citoyennes ponctuelles sans intégrer les usagers à l’évaluation des actions
Permettre aux patients de choisir leur établissement tout en laissant les autorités définir seules les politiques publiques

Associer les usagers et les acteurs du système à l’élaboration, à la mise en œuvre et à l’évaluation des politiques

Explication

La démocratie en santé fait participer les usagers et les autres acteurs aux différentes étapes des politiques de santé, afin d’intégrer l’expérience des personnes concernées. Elle ne se limite donc ni au choix d’un établissement ni à des consultations ponctuelles.

38. Quelle différence oppose la Loi de financement de la Sécurité sociale à la Stratégie nationale de santé ?

La LFSS organise la participation des usagers, tandis que la SNS évalue les droits sociaux des patients
La LFSS est annuelle et votée par le Parlement, tandis que la SNS fixe des orientations pluriannuelles élaborées par le gouvernement
La LFSS adapte les politiques aux régions, tandis que la SNS détermine les budgets annuels des établissements
La LFSS fixe les orientations sanitaires à long terme, tandis que la SNS est votée chaque année par le Parlement

La LFSS est annuelle et votée par le Parlement, tandis que la SNS fixe des orientations pluriannuelles élaborées par le gouvernement

Explication

La LFSS répond chaque année à des objectifs budgétaires et fait l’objet d’un vote parlementaire, alors que la SNS définit des orientations à long terme et n’est pas soumise à ce vote. Les deux instruments n’ont donc ni la même temporalité ni la même fonction.

39. Quels montants sont associés au Ségur de la santé ?

19 milliards d’euros d’investissement et plus de 8 milliards d’euros annuels pour les revalorisations salariales
8 milliards d’euros d’investissement et 19 milliards d’euros annuels pour les revalorisations salariales
Plus de 8 milliards d’euros d’investissement et 19 milliards d’euros annuels pour les établissements médico-sociaux
19 milliards d’euros annuels pour les hôpitaux et 8 milliards d’euros d’investissement dans la prévention

19 milliards d’euros d’investissement et plus de 8 milliards d’euros annuels pour les revalorisations salariales

Explication

Le Ségur de la santé prévoit 19 milliards d’euros d’investissement et plus de 8 milliards d’euros par an pour revaloriser les salaires des professionnels de santé. Les autres montants inversent les chiffres ou les attribuent à des catégories de dépenses différentes.

40. Dans quel ordre se sont déroulées les trois phases du Conseil national de la refondation Santé ?

Concertations territoriales, consultation citoyenne numérique, puis concertation nationale
Concertation nationale, consultation citoyenne numérique, puis concertations territoriales
Concertation nationale, concertations territoriales, puis consultation citoyenne numérique
Consultation citoyenne numérique, concertation nationale, puis concertations territoriales

Concertation nationale, concertations territoriales, puis consultation citoyenne numérique

Explication

Le Conseil national de la refondation Santé a commencé par une concertation nationale, s’est poursuivi par des concertations territoriales et s’est achevé par une consultation citoyenne numérique. Les autres séquences modifient l’ordre des phases établi.

41. Quelle définition décrit le mieux un système de santé ?

Un réseau d’établissements centré sur la prise en charge médicale des patients
Un dispositif consacré au suivi épidémiologique et à la prévention des maladies
Un ensemble d’organisations, de ressources et de personnes visant à améliorer, maintenir ou restaurer la santé
Une administration chargée de financer les hôpitaux et les professionnels de santé

Un ensemble d’organisations, de ressources et de personnes visant à améliorer, maintenir ou restaurer la santé

Explication

Le système de santé regroupe les organisations, institutions, ressources et personnes qui contribuent à améliorer, maintenir ou restaurer la santé. Le système de soins est plus restreint, car il constitue un sous-système centré sur la prise en charge des personnes.

42. Selon le modèle de Donabedian, quelles dimensions permettent d’évaluer la qualité des soins ?

Les besoins, les ressources et la couverture territoriale
La structure, le processus et le résultat
Le financement, l’accès et la satisfaction des usagers
La prévention, le diagnostic et la réadaptation

La structure, le processus et le résultat

Explication

Le modèle de Donabedian distingue la structure, le processus et le résultat pour analyser la qualité des soins. La structure correspond aux moyens disponibles, tandis que le processus concerne la réalisation des soins et le résultat leurs effets.

43. Quel ensemble correspond aux objectifs majeurs d’un système de santé ?

Réduire les dépenses, accroître l’hospitalisation et uniformiser les pratiques médicales
Améliorer la santé, assurer l’équité financière et garantir la réactivité du système
Développer la recherche, augmenter les effectifs et centraliser les décisions sanitaires
Accroître l’offre privée, diminuer les délais et renforcer la spécialisation des établissements

Améliorer la santé, assurer l’équité financière et garantir la réactivité du système

Explication

Les objectifs majeurs sont l’amélioration de la santé de la population, l’équité de la contribution financière et la réactivité du système, avec une attention à la distribution de l’offre. La réduction des dépenses ou la centralisation des décisions ne constituent pas l’ensemble défini de ces objectifs.

44. Comment caractériser l’organisation du système de santé français ?

Elle repose sur une gestion régionale autonome sans intervention structurante de l’État
Elle confie aux collectivités locales la définition et le financement de l’offre sanitaire
Elle associe une organisation étatique centralisée à une mise en œuvre adaptée aux territoires
Elle sépare les politiques nationales des dispositifs médico-sociaux organisés localement

Elle associe une organisation étatique centralisée à une mise en œuvre adaptée aux territoires

Explication

Le système français combine la centralisation, portée par l’État, et la territorialisation, qui adapte la mise en œuvre aux régions. Une organisation régionale autonome ne correspond donc pas à cette articulation entre niveau national et niveau territorial.

45. Quelles sont les trois grandes responsabilités du ministère chargé de la santé ?

Organiser le système de santé, conduire les politiques de santé publique et assurer la solidarité
Piloter les ARS, administrer les caisses et délivrer les autorisations professionnelles
Financer les collectivités, coordonner les associations et développer la recherche clinique
Gérer les hôpitaux, former les soignants et contrôler les établissements médico-sociaux

Organiser le système de santé, conduire les politiques de santé publique et assurer la solidarité

Explication

Le ministère chargé de la santé est responsable de l’organisation du système, de la mise en œuvre des politiques de santé publique et de la cohésion sociale et de la solidarité. La gestion directe des hôpitaux et la délivrance des autorisations professionnelles ne résument pas ses trois responsabilités principales.

46. Quel organisme pilote le système de santé au niveau régional au moyen notamment du Projet régional de santé ?

Le Haut Conseil de la santé publique
La Direction générale de l’offre de soins
Les Agences régionales de santé
La Direction générale de la santé

Les Agences régionales de santé

Explication

Les Agences régionales de santé pilotent le système de santé à l’échelle régionale et mettent en œuvre les politiques de santé à travers plusieurs instruments, dont le Projet régional de santé. La Direction générale de la santé intervient principalement dans la préparation et l’évaluation des politiques nationales de santé publique.

47. Dans quel domaine les conseils départementaux interviennent-ils notamment en matière de santé ?

La protection maternelle et infantile ainsi que l’aide sociale aux personnes vulnérables
La régulation nationale des médicaments et l’autorisation de mise sur le marché
Le pilotage régional des politiques de prévention et du parcours de soins
La définition des besoins nationaux en professionnels et la planification hospitalière

La protection maternelle et infantile ainsi que l’aide sociale aux personnes vulnérables

Explication

Les conseils départementaux interviennent notamment par la protection maternelle et infantile et par l’aide sociale à l’enfance, aux personnes handicapées et aux personnes âgées. Le pilotage régional de la prévention relève plutôt des agences régionales de santé.

48. Quel est le rôle des équipes régionales de Santé publique France auprès des agences régionales de santé ?

Piloter directement les politiques régionales de santé et répartir les financements sanitaires
Organiser les moyens hospitaliers et ambulatoires dans les établissements publics et privés
Produire des connaissances et des avis pour appuyer les politiques régionales de prévention
Assurer l’aide sociale départementale auprès des personnes âgées et handicapées

Produire des connaissances et des avis pour appuyer les politiques régionales de prévention

Explication

Les équipes régionales de Santé publique France produisent des connaissances et des avis, notamment grâce au suivi épidémiologique régional, afin d’appuyer les politiques de prévention. Les agences régionales de santé pilotent ces politiques, tandis que les équipes de Santé publique France jouent un rôle d’expertise et d’appui.

49. Quelle relation décrit correctement le système de soins et le système de santé ?

Le système de soins concerne la promotion de la santé, tandis que le système de santé prend en charge les maladies.
Le système de santé est un sous-système du système de soins, centré sur les facteurs politiques, culturels, climatiques et économiques.
Les deux systèmes désignent une même organisation, mais avec des professionnels et des financements différents.
Le système de soins est un sous-système du système de santé, qui inclut aussi des facteurs politiques, culturels, climatiques et économiques.

Le système de soins est un sous-système du système de santé, qui inclut aussi des facteurs politiques, culturels, climatiques et économiques.

Explication

Le système de soins constitue une partie du système de santé et concerne principalement la prise en charge des maladies. Le système de santé possède un champ plus large, qui comprend notamment des facteurs politiques, culturels, climatiques et économiques.

50. Quels groupes composent la présentation en cinq acteurs du système de santé ?

Les offreurs de soins, les producteurs de biens et services de santé, les institutions publiques, les financeurs et les bénéficiaires.
Les professionnels libéraux, les établissements publics, les associations, les assureurs et les industries pharmaceutiques.
Les médecins, les patients, les ministères, les caisses d’assurance maladie et les organismes de recherche.
Les patients, les hôpitaux, les laboratoires, les universités et les collectivités territoriales.

Les offreurs de soins, les producteurs de biens et services de santé, les institutions publiques, les financeurs et les bénéficiaires.

Explication

La présentation en cinq acteurs distingue les offreurs de soins, les producteurs de biens et services de santé, les institutions publiques, les financeurs et les bénéficiaires. Les autres réponses citent certains acteurs, mais ne reprennent pas cette classification complète.

51. Quels éléments sont réunis dans la définition du système de soins ?

Une offre de soins, une demande de soins et des mécanismes de financement organisés pour prendre en charge les maladies.
Des actions de prévention, des campagnes d’éducation et des dispositifs sociaux visant à réduire les inégalités.
Des politiques publiques, des facteurs climatiques et des pratiques culturelles destinés à améliorer la santé collective.
Des établissements hospitaliers, des laboratoires et des associations chargés de promouvoir la santé dans la population.

Une offre de soins, une demande de soins et des mécanismes de financement organisés pour prendre en charge les maladies.

Explication

Le système de soins regroupe des éléments organisés et des pratiques coordonnées comprenant l’offre, la demande et le financement des soins. Les facteurs sociaux, culturels et environnementaux relèvent plus largement du système de santé.

52. Quelle caractéristique décrit historiquement le système de soins français ?

Il concentre ses interventions sur l’accompagnement médico-social des personnes atteintes de maladies chroniques.
Il privilégie les prises en charge curatives et aiguës, tandis que la prévention y occupe une place limitée.
Il privilégie la prévention et la promotion de la santé, tandis que les traitements aigus y occupent une place limitée.
Il répartit de manière équivalente les ressources entre prévention, soins curatifs et accompagnement médico-social.

Il privilégie les prises en charge curatives et aiguës, tandis que la prévention y occupe une place limitée.

Explication

Le système de soins français a été historiquement construit autour des prises en charge curatives et aiguës, avec une place limitée accordée à la prévention. L’idée d’un système principalement préventif ne correspond donc pas à cette caractéristique.

53. Dans quel ordre la gradation des soins organise-t-elle les niveaux de prise en charge ?

Les soins ultraspécialisés, puis les soins de proximité, puis les soins spécialisés dans les établissements de référence.
Les soins spécialisés, puis les soins de proximité, puis les soins ultraspécialisés selon la disponibilité des professionnels.
Les soins de proximité, puis les soins spécialisés, puis les soins ultraspécialisés ou les plateaux techniques de pointe.
Les soins de proximité, puis les soins ultraspécialisés, puis les soins spécialisés dans les structures hospitalières.

Les soins de proximité, puis les soins spécialisés, puis les soins ultraspécialisés ou les plateaux techniques de pointe.

Explication

La gradation des soins suit une progression allant des soins de proximité vers les soins spécialisés, puis vers les soins ultraspécialisés ou les plateaux techniques de pointe. Les autres séquences inversent ou réorganisent cette progression.

54. Quel objectif caractérise les parcours de santé ?

Décloisonner la prévention, l’offre de soins et l’accompagnement médico-social pour améliorer la prise en charge des personnes.
Séparer la prévention des soins curatifs afin de clarifier les responsabilités des différents professionnels de santé.
Orienter les patients vers les établissements hospitaliers sans intégrer les dispositifs d’accompagnement médico-social.
Regrouper les soins hospitaliers dans des établissements spécialisés afin de renforcer la concentration des compétences médicales.

Décloisonner la prévention, l’offre de soins et l’accompagnement médico-social pour améliorer la prise en charge des personnes.

Explication

Les parcours de santé cherchent à coordonner la prévention, l’offre de soins et l’accompagnement médico-social afin d’améliorer la prise en charge. La séparation de ces domaines produirait précisément le décloisonnement que les parcours cherchent à réduire.

55. Quelle définition correspond à un établissement de santé ?

Une structure médico-sociale consacrée à l’accompagnement quotidien des personnes âgées ou en situation de handicap.
Une structure publique ou privée qui assure le diagnostic, la surveillance, le traitement, ainsi que des actions de prévention et d’éducation à la santé.
Une structure privée destinée aux consultations ambulatoires, sans activité de diagnostic, de surveillance ou de traitement des malades.
Une structure publique chargée de l’hébergement des patients et de la coordination administrative des professionnels de santé.

Une structure publique ou privée qui assure le diagnostic, la surveillance, le traitement, ainsi que des actions de prévention et d’éducation à la santé.

Explication

Un établissement de santé peut être public ou privé et assure le diagnostic, la surveillance et le traitement, tout en pouvant mener des actions de prévention et d’éducation à la santé. Une structure médico-sociale répond à une autre définition et ne recouvre pas l’ensemble de ces missions.

56. Quelle répartition des établissements de santé en France est indiquée au 31 décembre 2022 ?

658 hôpitaux publics, 980 cliniques privées et 1 338 établissements privés à but non lucratif.
1 338 hôpitaux publics, 658 cliniques privées et 980 établissements privés à but non lucratif.
980 hôpitaux publics, 1 338 cliniques privées et 658 établissements privés à but non lucratif.
1 338 hôpitaux publics, 980 cliniques privées et 658 établissements privés à but non lucratif.

1 338 hôpitaux publics, 980 cliniques privées et 658 établissements privés à but non lucratif.

Explication

Au 31 décembre 2022, la France compte 1 338 hôpitaux publics, 980 cliniques privées et 658 établissements privés à but non lucratif. Les autres réponses permutent les effectifs entre les trois catégories.

57. Quelle mission appartient au service public hospitalier ?

Développer l’offre commerciale de santé, en complément de missions comme la qualité des soins et la sécurité sanitaire.
Réserver les soins complexes aux patients hospitalisés, en complément de missions comme l’enseignement et la recherche.
Garantir l’accès aux soins pour tous, en complément de missions comme la prévention, l’enseignement, la recherche et la qualité des soins.
Assurer la rentabilité des établissements, en complément de missions comme la prévention, l’enseignement et la recherche médicale.

Garantir l’accès aux soins pour tous, en complément de missions comme la prévention, l’enseignement, la recherche et la qualité des soins.

Explication

Le service public hospitalier comprend notamment l’accès aux soins pour tous, la prévention, l’enseignement, la recherche et la qualité des soins, auxquels s’ajoute la sécurité sanitaire. La rentabilité et l’offre commerciale ne constituent pas les missions définies pour ce service public.

58. Depuis la réforme de l’assurance maladie de 2004, quel rôle joue le médecin traitant ?

Il assure principalement le financement des soins et transmet les factures aux organismes d’assurance maladie.
Il coordonne le parcours de soins, oriente vers un spécialiste si nécessaire et centralise les informations de santé du patient.
Il remplace les professionnels paramédicaux et organise directement les actions de prévention dans les établissements.
Il réalise toutes les consultations spécialisées et décide seul des hospitalisations nécessaires au suivi du patient.

Il coordonne le parcours de soins, oriente vers un spécialiste si nécessaire et centralise les informations de santé du patient.

Explication

Depuis 2004, le médecin traitant coordonne le parcours de soins, oriente le patient lorsque cela est nécessaire et centralise ses informations de santé. Son rôle est donc celui d’un coordinateur médical, et non celui d’un financeur ou d’un remplaçant des spécialistes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Organisation et politiques de santé.

Quelle est la définition de la santé selon l'OMS en 1946 ?

Un état complet de bien-être physique, mental et social, pas seulement l'absence de maladie.

Comment la Charte d’Ottawa de 1986 définit-elle la santé comme ressource ?

Une ressource quotidienne permettant d’identifier et réaliser ses ambitions et s’adapter à son milieu.

Quel est l’objectif principal de la santé publique selon l’OMS en 1988 ?

Améliorer la santé, allonger la longévité et accroître la qualité de vie des populations.

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Consultez la fiche de révision complète sur Organisation et politiques de santé.

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