★ À maîtriser
Compléments
En France en 2012, 37 % des personnes de plus de 15 ans, soit 19 millions de personnes, étaient atteintes d’une maladie chronique, dont 68 %, soit 13 millions, avec une limitation dans la vie courante.
L’arthrose touchait 70 % des chiens de plus de 8 ans et 90 % des chats de plus de 12 ans, mais seulement 23 % des chiens et 13 % des chats étaient diagnostiqués. — Wood-Mackenzie, La Semaine Vétérinaire n°1291, 3/11/2007
Cause organique ou psychologique → durée prolongée → retentissement quotidien
★ À maîtriser
📌 L’excès de nociception produit une douleur inflammatoire, tandis que la douleur neuropathique résulte de lésions des fibres de la douleur ou d’un dysfonctionnement des systèmes inhibiteurs.
La douleur chronique débute par une amplification biochimique facilement réversible, puis peut évoluer vers une composante cellulaire neuropathique plus difficile à gérer en cas de mauvaise prise en charge.
Chez les mammifères, les mécanismes de nociception sont identiques, mais l’expression de la douleur varie selon l’individu, ce qui impose un diagnostic adapté à chaque animal.
Compléments
Freins inhibiteurs contre emballements nociceptifs
★ À maîtriser
📌 Les arthroses structurales résultent d’une fragilité anormale du cartilage, tandis que les arthroses mécaniques résultent de la sursollicitation d’une articulation.
Compléments
📌 La radiographie est l’examen le plus accessible pour diagnostiquer l’arthrose, tandis que le scanner et l’IRM fournissent des images plus précises mais sont moins accessibles.
Usure du cartilage → remodelage articulaire → douleur et limitation
★ À maîtriser
La cicatrisation tendineuse produit un tissu fibreux moins élastique et moins résistant que le tendon sain, ce qui prédispose aux récidives.
Le traitement initial d’une tendinite associe une analgésie locale ou systémique et un repos destiné à soulager la douleur aiguë, favoriser la cicatrisation et éviter les complications de surcharge.
Compléments
Le tendon contient environ 2 % de fibres élastiques, environ 30 % de fibres de collagène et environ 68 % d’eau ; le collagène est majoritairement de type I et les fibres sont orientées parallèlement et en spirale.
Les lésions tendineuses comprennent:
Un tendon peu vascularisé cicatrise lentement par une cicatrice fibreuse fragile
★ À maîtriser
La fourbure comporte une phase aiguë caractérisée par la douleur et l’inflammation active, puis une phase chronique caractérisée par des modifications structurales et vasculaires de la boîte cornée.
🔄 La lésion lamellaire entraîne successivement:
Les hypothèses actuelles de la fourbure convergent vers l’association d’une activation des cytokines inflammatoires, issue de la théorie enzymatique, et de la présence d’un œdème, issue de la théorie vasculaire.
Le système d’Obel classe la fourbure en quatre grades : au grade I le cheval reporte son poids sans boiter au pas, au grade II il marche avec des foulées raccourcies, au grade III il marche très difficilement et le pied ne peut pas être pris, et au grade IV il refuse de bouger et peut rester couché.
Compléments
Les facteurs prédisposants comprennent:
Le diagnostic de la fourbure associe l’examen clinique avec palpation du pouls, la radiographie pour visualiser la bascule de la phalange et le remodelage osseux, et la veinographie pour évaluer la vascularisation du pied.
Inflammation et œdème → destruction de la membrane basale → bascule de P3
★ À maîtriser
Les néphrons restants développent une hyperfiltration compensatoire qui entretient à terme la dégradation et la fibrose rénale ; les signes cliniques apparaissent après la destruction de 66 à 75 % des néphrons.
Les signes cliniques comprennent:
📌 La prise en charge de la maladie rénale chronique est symptomatique et vise à ralentir la progression par une alimentation pauvre en phosphore, une hydratation stimulée, le contrôle de l’hypertension et de la protéinurie, ainsi qu’un suivi régulier de la créatinine, du SDMA, de la pression artérielle et du RPCU.
Compléments
Néphron perdu → hyperfiltration compensatoire → fibrose rénale
★ À maîtriser
L’obésité concerne 30 à 60 % des chiens et des chats selon les études et ses facteurs de risque comprennent la stérilisation, la sédentarité, la suralimentation et les friandises excessives.
Le tissu adipeux sécrète des cytokines pro-inflammatoires, créant une inflammation chronique de bas grade, tandis que le cercle vicieux associe baisse d’activité, prise de poids, inconfort articulaire et nouvelle baisse d’activité.
📌 La perte de poids doit être progressive et encadrée, avec un objectif de 0,5 à 2 % du poids par semaine, une alimentation hypocalorique riche en fibres et protéines et une activité physique augmentée progressivement.
Compléments
Baisse d’activité → prise de poids → inconfort articulaire → baisse d’activité
★ À maîtriser
📌 Chez le chien, le diabète est généralement insulino-dépendant et lié à la destruction des cellules bêta pancréatiques, tandis que chez le chat il est majoritairement de type 2 et associé à l’insulinorésistance et à l’obésité.
Chez le chien, la destruction progressive des cellules bêta entraîne une dépendance à vie à l’insulinothérapie, alors que chez le chat une rémission est possible si la prise en charge est précoce, malgré un risque fréquent de rechute.
La triade classique du diabète sucré associe polyuro-polydipsie, polyphagie et amaigrissement malgré un appétit conservé.
📌 Le diagnostic repose sur une hyperglycémie persistante à jeun associée à une glycosurie, et la fructosamine reflète la glycémie des 1 à 2 dernières semaines et aide à distinguer une hyperglycémie de stress chez le chat.
📌 Le traitement associe le plus souvent des injections sous-cutanées d’insuline biquotidiennes, une alimentation adaptée à l’espèce, la gestion du poids et un suivi par courbes glycémiques, fructosamine et poids.
Compléments
Chien : cellules bêta détruites ; chat : insulinorésistance et rémission possible
Les nodules thyroïdiens autonomes sécrètent chroniquement trop de T4 et de T3, ce qui entraîne un hypermétabolisme généralisé et peut provoquer une cardiomyopathie hypertrophique secondaire.
Les signes comprennent une perte de poids malgré une polyphagie, l’hyperactivité, la polyuro-polydipsie, les vomissements, la diarrhée, la tachycardie, le souffle cardiaque et la palpation de nodules thyroïdiens cervicaux.
📌 Le dosage de la T4 totale est l’examen de première intention ; en cas de résultat non concluant, la T4 libre, la TSH ou la scintigraphie peuvent être utilisées, avec un bilan cardiaque et rénal systématique.
📌 Le traitement de référence de l’hyperthyroïdie féline est l’iode 131 radiométabolique, qui est curatif mais limité à des centres spécialisés ; le méthimazole au long cours, la thyroïdectomie et l’alimentation pauvre en iode sont des alternatives.
Nodules autonomes → excès chronique de T4/T3 → hypermétabolisme
★ À maîtriser
📌 L’extraction dentaire est le traitement de référence de la gingivostomatite chronique, avec une extraction caudale partielle ou totale selon la sévérité et un taux de rémission élevé.
Compléments
La gingivostomatite chronique est fortement associée au calicivirus félin, principalement, ainsi qu’à l’herpèsvirus félin FHV-1 et possiblement au FIV et au FeLV.
Les signes cliniques comprennent:
Plaque bactérienne et réponse immunitaire excessive → inflammation buccale auto-entretenue
Dans les MICI, l’altération de la barrière intestinale permet le passage d’antigènes bactériens, ce qui active l’immunité et aggrave la perméabilité intestinale.
Les MICI évoluent par poussées avec des rémissions partielles et peuvent évoluer chez le chat vers un lymphome digestif à bas grade, dans le cadre du continuum MICI-lymphome.
Les signes digestifs chroniques des MICI évoluent depuis plus de 3 semaines et comprennent les vomissements, la diarrhée, la perte de poids, l’anorexie ou la dysorexie, la léthargie et parfois la douleur abdominale.
📌 Le diagnostic des MICI est un diagnostic d’exclusion nécessitant d’écarter les causes parasitaires, alimentaires, infectieuses, endocriniennes et néoplasiques ; l’endoscopie ou la chirurgie avec biopsies étagées est le seul examen de certitude.
📌 Le traitement des MICI commence par un essai alimentaire hypoallergénique ou hydrolysé, puis peut associer des corticoïdes, des immunosuppresseurs dans les formes réfractaires, des probiotiques et une gestion du microbiote.
Barrière altérée → antigènes bactériens → activation immunitaire → perméabilité aggravée
Comparaison des principales maladies endocriniennes
| Maladie | Animal ou profil dominant | Élément caractéristique | Traitement clé |
|---|---|---|---|
| Diabète sucré | Chien : insulino-dépendant ; chat : type 2 | Polyuro-polydipsie, polyphagie, amaigrissement | Insulinothérapie et alimentation adaptée |
| Hyperthyroïdie | Chat âgé | Perte de poids malgré polyphagie | Iode 131, méthimazole ou chirurgie |
| Obésité | Chien et chat | Excès énergétique chronique | Perte de poids progressive |
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Qu'est-ce qu'une maladie chronique selon l'OMS ?
Une maladie de longue durée, évolutive, avec impact sur la vie quotidienne.
Quel pourcentage de personnes en France en 2012 avait une maladie chronique ?
37 % des personnes de plus de 15 ans.
Que comprend le contrôle descendant de la douleur ?
La stimulation des fibres tactiles, la libération de neurotransmetteurs dans le tronc cérébral, puis l’intervention de la conscience et de l’émotion.
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