Fiche de révision : Pathologies et traumatismes locomoteurs

Plan du Cours

  1. Muscle et lésions musculaires
  2. Anatomie et luxation de l’épaule
  3. Os et extrémité supérieure du fémur
  4. Fracture du col fémoral
  5. Immobilisation et embolie graisseuse
  6. Surveillance et accompagnement infirmiers

1. Muscle et lésions musculaires

Notions clés & Définitions

  • Contraction musculaire : La capacité d’un muscle à développer une tension et/ou à se raccourcir en réponse à une stimulation nerveuse.

★ À maîtriser

  • Le quadriceps permet principalement l’extension du genou, tandis que le droit fémoral agit également sur la hanche.

  • Les lésions musculaires se distinguent ainsi :

    • La courbature apparaît généralement après un effort inhabituel.
    • La contracture est une contraction involontaire persistante du muscle.
    • L’élongation est un étirement excessif du muscle avec atteinte limitée des fibres.
    • La déchirure est une rupture plus importante de fibres, généralement accompagnée d’une douleur brutale.
  • Les signes orientant vers une lésion musculaire sont :

    • Une douleur brutale et localisée.
    • Une douleur lors de la contraction ou de l’étirement du muscle.
    • Un gonflement.
    • Un hématome possible.
    • Une diminution de la force.
    • Une limitation fonctionnelle.

Compléments

  • Le quadriceps se situe sur la face antérieure de la cuisse et s’étend du bassin et du fémur jusqu’à la partie supérieure du tibia par la patella et le ligament patellaire.

  • Lorsqu’un muscle est stimulé, du calcium est libéré dans la fibre musculaire et permet l’interaction entre l’actine et la myosine, indispensable à la contraction.

  • L’ATP fournit l’énergie nécessaire au fonctionnement des protéines contractiles et à la contraction musculaire.

  • Une échographie musculaire ou une IRM peut être réalisée pour préciser une lésion musculaire selon la situation clinique.

Astuce mémo

Le muscle se contracte, le tendon transmet la force, le ligament stabilise l’articulation.

2. Anatomie et luxation de l’épaule

Notions clés & Définitions

  • Articulation gléno-humérale : Met principalement en relation la scapula et l’humérus ; la clavicule participe à la ceinture scapulaire et à la mobilité globale de l’épaule.
  • Cavité glénoïde : Une surface articulaire de la scapula qui reçoit la tête de l’humérus et participe à la formation de l’articulation gléno-humérale.
  • Coiffe des rotateurs : Un ensemble de quatre muscles et de leurs tendons qui participent principalement à la stabilisation de l’épaule et à ses mouvements.

★ À maîtriser

📌 Une luxation est une perte du contact normal entre les surfaces articulaires, tandis qu’une fracture est une rupture de la continuité d’un os ; une luxation peut être associée à une fracture.

  • Les signes évocateurs d’une luxation de l’épaule sont :
    • Une douleur brutale et importante.
    • Une impotence fonctionnelle.
    • Une déformation de l’épaule.
    • Une impossibilité ou difficulté majeure à mobiliser le bras.
    • Une attitude antalgique.
    • Des paresthésies éventuelles.

Compléments

  • Les principaux mouvements de l’épaule sont :

    • La flexion.
    • L’extension.
    • L’abduction.
    • L’adduction.
    • La rotation interne.
    • La rotation externe.
    • La circumduction.
  • La radiographie permet de confirmer une luxation, d’en préciser la position et de rechercher une fracture associée.

  • Des fourmillements dans le bras peuvent traduire une atteinte ou une compression nerveuse, notamment du nerf axillaire, et nécessitent une surveillance attentive.

3. Os et extrémité supérieure du fémur

Notions clés & Définitions

  • Fémur : L’os de la cuisse ; il soutient le poids du corps, participe aux mouvements du membre inférieur et forme les articulations de la hanche et du genou.

★ À maîtriser

  • Les principales fonctions de l’os sont :
    • Le soutien du corps.
    • La protection des organes.
    • La participation au mouvement.
    • Le stockage des minéraux, notamment du calcium et du phosphore.
    • La production des cellules sanguines dans la moelle osseuse rouge.

📌 Les ostéoblastes participent à la formation du tissu osseux, tandis que les ostéoclastes participent à sa résorption.

Compléments

  • Les principaux éléments de l’extrémité supérieure du fémur sont :

    • La tête fémorale.
    • Le col du fémur.
    • Le grand trochanter.
    • Le petit trochanter.
  • La composition générale de l’os comprend :

    • Une matrice organique et minérale.
    • Des cellules osseuses.
    • Des vaisseaux sanguins.
    • Des nerfs.
    • De l’os compact.
    • De l’os spongieux.
    • De la moelle osseuse.

📌 Le squelette axial comprend le crâne, la colonne vertébrale et la cage thoracique, tandis que le squelette appendiculaire comprend les membres et les ceintures scapulaire et pelvienne ; le fémur appartient au squelette appendiculaire.

4. Fracture du col fémoral

★ À maîtriser

  • Les signes évocateurs d’une fracture du col du fémur sont :
    • Une douleur importante de la hanche ou de l’aine.
    • Une impotence fonctionnelle.
    • L’impossibilité de se mettre debout.
    • Un raccourcissement apparent du membre.
    • Une rotation externe du membre inférieur.
    • Une douleur à la mobilisation.

Compléments

  • La radiographie est généralement l’examen de première intention pour confirmer une fracture du col du fémur ; un scanner ou une IRM peut être utilisé dans certaines situations.

  • La surveillance clinique peut inclure :

    • La fréquence cardiaque.
    • La pression artérielle.
    • La fréquence respiratoire.
    • La saturation en oxygène selon le contexte.
    • La température.
    • L’état de conscience.
    • La douleur.
    • La coloration et la température du membre, la sensibilité et la motricité distales ainsi que les pouls périphériques.

5. Immobilisation et embolie graisseuse

Notions clés & Définitions

  • Embolie graisseuse : Le passage de particules de graisse ou de moelle osseuse dans la circulation sanguine, où elles bloquent les petits vaisseaux.

★ À maîtriser

  • Les risques liés à l’immobilisation comprennent :

    • Les escarres.
    • La thrombose veineuse profonde.
    • L’embolie pulmonaire.
    • La constipation.
    • La rétention urinaire.
    • Les complications respiratoires.
    • La perte musculaire.
    • La perte d’autonomie.
    • La dénutrition.
  • Les signes du syndrome d’embolie graisseuse apparaissent souvent 12 à 72 heures après le choc et comprennent un essoufflement soudain ou une détresse respiratoire aiguë, une confusion, une agitation ou une somnolence, ainsi que des pétéchies rouges ou violettes sur le haut du corps.

Compléments

  • Les causes principales citées sont :

    • Les fractures des os longs, comme le fémur ou le tibia.
    • La chirurgie orthopédique ou les traumatismes multiples.
    • La liposuccion ou les greffes de graisse.
  • Le traitement de l’embolie graisseuse est une urgence médicale nécessitant une hospitalisation, souvent en réanimation, avec oxygénothérapie ou assistance respiratoire et immobilisation rapide des fractures pour limiter la libération de graisse.

Astuce mémo

Immobilisation → complications physiques ; fracture d’un os long → risque d’embolie graisseuse.

6. Surveillance et accompagnement infirmiers

★ À maîtriser

  • Après une réduction de luxation, les soins comprennent :

    • La réévaluation de la douleur.
    • La surveillance neurovasculaire et de l’immobilisation.
    • L’administration des traitements prescrits.
    • La surveillance des effets indésirables.
    • La transmission de toute anomalie.
  • La surveillance neurovasculaire d’un membre comprend :

    • Le pouls périphérique.
    • La coloration.
    • La température.
    • Le temps de recoloration cutanée.
    • La sensibilité.
    • La motricité.
    • L’apparition ou l’aggravation de paresthésies.

Compléments

  • La surveillance infirmière d’une lésion musculaire porte sur la localisation, l’intensité et le type de douleur, sa durée, les facteurs aggravants ou soulageants, l’efficacité du traitement, le gonflement, l’hématome, la mobilité, la force, l’appui, l’évolution des symptômes et l’état général.

  • La prise en charge infirmière d’une fracture peut comprendre l’évaluation et le soulagement de la douleur, la surveillance des constantes et du membre, l’installation correcte, la limitation des mobilisations inutiles et la préparation d’une prise en charge chirurgicale si elle est prévue.

  • La prévention des complications de l’immobilisation peut inclure :

    • La surveillance cutanée.
    • Les changements de position adaptés.
    • La mobilisation précoce selon prescription et possibilités.
    • La surveillance et l’administration du traitement anticoagulant prescrit.
    • La surveillance du transit.
    • Une hydratation et une alimentation adaptées.
    • La prévention des chutes.
    • La participation à la rééducation.
  • Les conseils après une luxation comprennent :

    • Le respect de l’immobilisation prescrite.
    • L’évitement des mouvements interdits.
    • Le respect du suivi médical.
    • La réalisation de la rééducation prescrite.
    • Une consultation rapide en cas de douleur importante, de fourmillements, de perte de sensibilité
  • L’accompagnement après une fracture peut comprendre :

    • L’explication de l’intérêt de la mobilisation et de la rééducation.
    • L’explication des consignes d’appui et de déplacement.
    • La prévention des chutes.
    • L’information sur l’utilisation des aides techniques.
    • Le repérage des besoins d’adaptation du domicile.
    • La sensibilisation à une alimentation et une hydratation adaptées.
    • Le soutien au maintien de l’autonomie.

Tableaux de synthèse

Comparaison des principales lésions

LésionStructureMécanismeSigne majeur
Lésion musculaireMuscleLésion des fibres musculairesDouleur musculaire
LuxationArticulationPerte du contact articulaireDéformation et impotence
FractureOsRupture de l’osDouleur et impotence

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Pathologies et traumatismes locomoteurs avec 10 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Que décrit la contraction musculaire ?

2. Après un effort inhabituel, une personne ressent une douleur brutale et localisée évoquant une rupture importante de fibres musculaires. De quel type de lésion s’agit-il le plus probablement ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Pathologies et traumatismes locomoteurs avec 10 flashcards interactives.

Quels mouvements le quadriceps et le droit fémoral permettent-ils ?

Le quadriceps étend principalement le genou, et le droit fémoral agit aussi sur la hanche.

Quels os l’articulation gléno-humérale met-elle principalement en relation ?

La scapula et l’humérus.

Où se situe le quadriceps et jusqu’où s’étend-il ?

Sur la face antérieure de la cuisse, du bassin et du fémur à la partie supérieure du tibia, via la patella et le ligament patellaire.

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