Fiche de révision : Pharmacodynamie et facteurs médicamenteux

Plan du Cours

  1. Notions fondamentales de pharmacologie
  2. Voies d’administration des médicaments
  3. Pharmacocinétique qualitative
  4. Paramètres pharmacocinétiques quantitatifs
  5. Cibles et modes d’action des médicaments
  6. Transferts ioniques et autres cibles
  7. Hormones et cytokines
  8. Neurotransmetteurs et transmission synaptique
  9. Systèmes nerveux autonome et cholinergique
  10. Voies dopaminergique et autres systèmes
  11. Facteurs influençant l’activité des médicaments
  12. Effets indésirables des médicaments
  13. Manifestations des effets indésirables
  14. Facteurs et signalement des effets
  15. Iatrogénie médicamenteuse
  16. Pharmacodépendance et prévention
  17. Origines et signes d’intoxication
  18. Prise en charge et prévention

1. Notions fondamentales de pharmacologie

Notions clés & Définitions

  • Pharmacologie : Science qui étudie les interactions entre les substances chimiques naturelles ou synthétiques et les systèmes biologiques, notamment les médicaments, leur classification, leur action et leur usage.

★ À maîtriser

📌 La pharmacocinétique étudie l’action de l’organisme sur le médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie l’action du médicament sur l’organisme.

📌 La classe thérapeutique regroupe les médicaments selon les pathologies traitées, tandis que la classe pharmacologique les regroupe selon leur mécanisme d’action.

Compléments

  • Une classe thérapeutique peut réunir plusieurs classes pharmacologiques, et une classe pharmacologique peut appartenir à plusieurs classes thérapeutiques.

  • L’étude pharmacologique d’une classe de médicaments porte sur :

    • son mécanisme d’action
    • ses indications thérapeutiques
    • ses effets indésirables
    • ses contre-indications
    • ses interactions médicamenteuses

Astuce mémo

La pharmacocinétique décrit l’action de l’organisme sur le médicament ; la pharmacodynamie, celle du médicament sur l’organisme.

2. Voies d’administration des médicaments

Notions clés & Définitions

  • Voies parentérales : Introduction du médicament directement dans un liquide extracellulaire par effraction.

★ À maîtriser

  • Les voies parentérales permettent une activité thérapeutique rapide, en 20 à 45 secondes, sans phase de libération ni d’absorption.

  • 🔄 Le trajet du médicament par voie orale est le suivant :

    1. Le médicament est avalé.
    2. La forme galénique se délite et le principe actif se met en solution dans l’estomac ou l’intestin.
    3. Le principe actif est absorbé par la muqueuse intestinale.
    4. Il rejoint le foie par la veine porte, où il peut subir un premier passage hépatique
  • Par voie pulmonaire, les particules de diamètre supérieur à 3 μm agissent localement dans les bronches, tandis que seules celles de diamètre inférieur à 3 μm peuvent atteindre les alvéoles et produire un effet systémique. - Faure S et al., Bases fondamentales en Pharmacologie, 2014

Compléments

  • Les voies parentérales comprennent : la voie intraveineuse, la voie intramusculaire, la voie sous-cutanée, la voie intra-artérielle, la voie intradermique, la voie intra-articulaire, la voie intrathécale, intrarachidienne ou spinale

  • Les voies parentérales évitent le premier passage hépatique, permettent de contrôler la concentration sanguine et de maintenir celle-ci par perfusion.

  • Les voies parentérales sont utiles en cas de vomissements, d’obstruction gastro-intestinale, d’inconscience ou de non-coopération, ainsi que lorsque le principe actif est détruit dans l’intestin, mal absorbé ou irritant pour la muqueuse digestive.

  • Les inconvénients des voies parentérales comprennent le risque de surdosage, le risque infectieux en cas de défaut d’asepsie, la douleur ou l’irritation au point d’injection et un coût plus élevé lié au personnel qualifié et au matériel stérile à usage unique.

  • Par voie sublinguale ou buccale, le médicament diffuse passivement à travers la paroi buccale, est résorbé par les capillaires puis rejoint la circulation générale par les veines jugulaires.

  • La voie sublinguale ou buccale permet une absorption rapide, en environ 30 secondes, sans premier passage hépatique, mais elle est réservée aux molécules non irritantes et de goût supportable.

  • La voie orale est simple, pratique, répétable, peu coûteuse et adaptée à l’usage ambulatoire, mais elle peut subir des interactions avec les aliments ou d’autres médicaments et n’est pas adaptée aux principes actifs dégradés par les enzymes digestives ni aux patients incapables d’avaler ou de coopérer.

  • Par voie rectale, le principe actif est libéré dans le rectum pour un effet local ou systémique, et cette voie est notamment adaptée aux vomissements ou aux patients inconscients, non coopérants ou ayant des problèmes de déglutition.

  • La voie rectale présente un délai d’action variable selon les personnes, ne convient pas aux substances irritantes pour la muqueuse anale et peut être difficilement acceptée par certains patients.

  • Par voie percutanée, le médicament appliqué sur la peau est absorbé par diffusion passive et peut produire un effet local ou systémique avec un dispositif transdermique.

  • L’absorption percutanée varie selon les individus en fonction de l’état de la peau, notamment de l’épaisseur de la couche cornée, des lésions et de l’hydratation.

  • Les voies oculaire, nasale, auriculaire et vaginale sont principalement utilisées pour des effets locaux, tandis que la voie nasale peut aussi produire un effet systémique.

3. Pharmacocinétique qualitative

Notions clés & Définitions

  • Absorption : L’absorption est le transfert du médicament depuis son lieu d’administration vers la circulation générale ; elle concerne toutes les voies sauf la voie intraveineuse.
  • Distribution : Répartition du médicament de la circulation générale vers les tissus de l’organisme.
  • Métabolisme : Ensemble des modifications chimiques subies par la plupart des médicaments, conduisant à des métabolites actifs ou inactifs et à la perte irréversible d’une partie du médicament.
  • Excrétion : Passage irréversible du médicament et de ses métabolites hors de l’organisme.

★ À maîtriser

  • Les étapes du devenir du médicament sont :

    • la libération
    • l’absorption
    • la distribution
    • le métabolisme
    • l’élimination
  • La libération concerne uniquement les formes galéniques solides et correspond à la mise en solution du principe actif pour le rendre résorbable.

  • L’absorption immédiate correspond à l’introduction directe du principe actif dans la circulation générale par voie intraveineuse, tandis que l’absorption médiate nécessite le franchissement de barrières, comme pour les voies orale, cutanée et intramusculaire.

  • La diffusion passive suit le gradient de concentration, ne consomme pas d’énergie, n’est pas spécifique ni saturable et ne met pas les molécules en compétition.
  • Le transport actif est indépendant du gradient de concentration, utilise des transporteurs membranaires spécifiques, consomme de l’ATP, est saturable et peut entraîner une compétition entre molécules de structures analogues.

  • Le premier passage correspond à la dégradation enzymatique du médicament avant son arrivée dans la circulation générale et peut être gastrique, intestinal ou hépatique.

📌 Dans le plasma, le médicament peut se trouver sous forme libre, active et diffusible vers sa cible, ou sous forme liée, inactive et dite de stockage.

  • La compétition entre médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques peut augmenter la fraction libre active de l’un d’eux et provoquer une interaction médicamenteuse.

  • Le métabolisme transforme les médicaments en métabolites généralement plus polaires et hydrosolubles, ce qui facilite leur élimination urinaire.

  • La filtration glomérulaire est passive et non sélective ; seule la fraction libre des médicaments de faible poids moléculaire, inférieur à 60 000 daltons, est filtrée du plasma vers les urines.

Compléments

  • Les étapes d’absorption, de distribution, de métabolisme et d’élimination peuvent coexister dans le temps, et certaines étapes ne sont pas impliquées pour tous les médicaments.

  • La libération est immédiate pour une forme effervescente, progressive pour une forme à libération prolongée et intestinale pour une forme gastro-résistante.

Astuce mémo

L-ADME : Libération, Absorption, Distribution, Métabolisme, Élimination.

4. Paramètres pharmacocinétiques quantitatifs

Notions clés & Définitions

  • Biodisponibilité : Part du médicament administrée qui atteint la circulation générale et vitesse à laquelle elle l’atteint ; elle est exprimée en pourcentage.
  • Volume de distribution : Volume fictif dans lequel la totalité du médicament se distribuerait à la même concentration que dans le plasma, et il s’exprime en litres.
  • Clairance : Capacité d’un organe ou de l’organisme à éliminer un médicament, correspondant au volume de liquide épuré du principe actif par unité de temps.
  • Demi-vie d’élimination : Temps nécessaire pour que la concentration plasmatique du médicament diminue de moitié, ce qui correspond à l’élimination de la moitié de la dose administrée.

★ À maîtriser

📌 Un volume de distribution élevé traduit une diffusion importante dans les tissus et une concentration plasmatique faible, tandis qu’un volume faible indique que le médicament reste davantage dans le compartiment sanguin et que sa concentration plasmatique est élevée.

Compléments

  • La biodisponibilité dépend de la libération du principe actif et de son absorption ; pour une molécule donnée, elle varie selon la forme galénique, la voie d’administration et des facteurs individuels comme l’alimentation ou une pathologie digestive.

  • Le volume de distribution est apparent et dépourvu de réalité physiologique ; certains médicaments ont un Vd supérieur à 1 500 L, au-delà du volume corporel.

📐 Formule - La clairance totale est la somme des clairances rénale, hépatique et des autres tissus : ClT=Clr+Clh+Clautres tissusCl_T = Cl_r + Cl_h + Cl_{autres\ tissus}.

  • La clairance s’exprime en volume par unité de temps, par exemple en mL/min ou en L/h.

  • La durée d’action augmente avec la demi-vie d’élimination : une demi-vie courte correspond à une action plus brève.

  • Un médicament est considéré comme entièrement éliminé au bout de 5 à 7 demi-vies.

5. Cibles et modes d’action des médicaments

Notions clés & Définitions

  • Récepteur : Protéine présente dans ou sur une cellule cible, capable de reconnaître et de fixer spécifiquement un ligand.
  • Ligand : Substance pouvant se lier à un récepteur.
  • Enzyme : Protéine qui catalyse les réactions chimiques de l’organisme en augmentant leur vitesse et qui possède un site actif fixant le substrat ainsi qu’un site régulateur contrôlant son action.

★ À maîtriser

📌 Les principes actifs à action non spécifique agissent par leurs propriétés physiques, comme l’effet osmotique ou l’adsorption, ou par leurs propriétés chimiques, comme la neutralisation ou la complexation.

  • Les principes actifs à action spécifique, qui constituent la grande majorité des médicaments, agissent par interaction avec une cible, déclenchant une cascade de réactions pouvant produire des effets thérapeutiques et indésirables.

  • Un ligand endogène est une molécule physiologique naturelle, tandis qu’un ligand exogène est apporté de l’extérieur et peut imiter l’action du ligand endogène.

  • Un agoniste se lie au récepteur et l’active, tandis qu’un antagoniste se lie au récepteur et le bloque, empêchant l’effet et la fixation d’une autre molécule.

  • Un inhibiteur empêche l’action de l’enzyme et la transformation du substrat en métabolites, tandis qu’un faux-substrat entraîne la production d’un métabolite anormal.

Compléments

  • Les médicaments à action spécifique imitent l’interaction entre un médiateur endogène et sa cible, et plus de 500 cibles médicamenteuses, dont des récepteurs, des enzymes et des transporteurs, sont dénombrées.

  • L’acétylcholine est le ligand endogène du récepteur nicotinique, tandis que la nicotine en est le ligand exogène.

  • Les ligands endogènes cités comprennent :

    • l’acétylcholine
    • l’adrénaline
    • la dopamine
    • la sérotonine
    • l’histamine
    • l’insuline
    • l’angiotensine
  • L’insuline, l’adrénaline et la dopamine peuvent être à la fois des médiateurs endogènes et des principes actifs exogènes.

  • L’acétylcholine est un agoniste du récepteur nicotinique, tandis que le curare en est un antagoniste.

📌 Une liaison totale ligand-récepteur produit une réponse maximale, tandis qu’une liaison partielle produit une réponse inférieure à la réponse maximale possible.

  • La liaison entre un récepteur et un ligand dépend de leur affinité réciproque ; en compétition, à affinité équivalente la concentration départage les ligands, et à concentration équivalente c’est l’affinité qui les départage.

  • Les types de récepteurs membranaires sont :

    • les récepteurs couplés aux protéines G
    • les récepteurs à activité enzymatique
    • les récepteurs à canal ionique

6. Transferts ioniques et autres cibles

★ À maîtriser

  • Les canaux, pompes et transporteurs permettent l’entrée ou la sortie de petites molécules ou d’ions dans la cellule.

📌 Les canaux assurent un transport passif, tandis que les pompes et les transporteurs assurent un transport actif.

Compléments

  • Un médicament peut se fixer sur l’ADN ou l’ARN et moduler l’expression génétique.

  • La fixation d’un médicament sur le génome peut être responsable d’un effet mutagène ou cancérigène.

  • Les agents pathogènes ciblés comprennent :

    • les bactéries
    • les virus
    • les parasites
    • les champignons

Astuce mémo

Canal passif, pompe et transporteur actifs

7. Hormones et cytokines

Notions clés & Définitions

  • Hormones : Protéines produites par les cellules sécrétrices des glandes endocrines et agissant à distance après leur transport dans le sang.
  • Cytokines : Protéines ou glycoprotéines produites par des cellules éparses et agissant près de leur site de synthèse, par effet paracrine ou autocrine.

★ À maîtriser

📌 Un médiateur est un ligand endogène, tandis que la substance active d’un médicament est un ligand exogène.

  • En cas d’hyposécrétion hormonale, le traitement peut apporter des hormones de remplacement, des hormones recombinantes ou des analogues hormonaux.

📌 Dans l’effet paracrine, la cellule cible est voisine de la cellule sécrétrice, tandis que dans l’effet autocrine, l’effet se produit sur la cellule sécrétrice elle-même.

📌 Les cytokines recombinantes reproduisent l’action des cytokines natives, tandis que les anti-cytokines s’opposent à leur synthèse, à leur sécrétion ou à leurs effets.

Compléments

  • Les hormones ont une action lente et prolongée.

  • L’hypophyse sécrète la FSH et la LH, qui agissent sur les organes reproducteurs et participent notamment au déclenchement de l’ovulation et à la sécrétion des hormones sexuelles.

  • En cas d’hypersécrétion hormonale, certains médicaments réduisent la production hormonale par les cellules sécrétrices, tandis que d’autres s’opposent à l’hormone ou à ses effets.

  • Les cytokines ont un délai d’action court, et comprennent notamment des cytokines de l’inflammation et de l’immunité.

Astuce mémo

Hormone à distance, cytokine à proximité

8. Neurotransmetteurs et transmission synaptique

Notions clés & Définitions

  • Neurotransmetteurs : Molécules synthétisées par les neurones et utilisées aux synapses pour transmettre des messages entre neurones ou entre neurones et muscles.

★ À maîtriser

  • Les neurotransmetteurs ont une action rapide et brève.

  • Le neurotransmetteur est synthétisé dans le neurone, migre le long de celui-ci, est stocké dans des vésicules, puis une stimulation déclenche sa libération dans la fente synaptique.

  • Dans la fente synaptique, le neurotransmetteur se fixe à un récepteur postsynaptique ou présynaptique, puis il est inactivé par dégradation enzymatique ou recapture présynaptique dans des vésicules de stockage.

📌 Un agoniste direct stimule le récepteur du neurotransmetteur, tandis qu’un antagoniste direct bloque ce récepteur.

📌 Un agoniste indirect augmente la quantité de neurotransmetteur disponible dans la fente synaptique, tandis qu’un antagoniste indirect la diminue.

Compléments

  • Les principaux neurotransmetteurs et leurs qualificatifs sont : l’acétylcholine (ACCH), cholinergique, la dopamine (DA), dopaminergique, la noradrénaline (NA), noradrénergique, l’adrénaline, adrénergique, la sérotonine (5-HT), sérotoninergique, l’histamine (H), histaminergique, le glutamate (Glu), glutamatergique, l’acide gamma-aminobutyrique (GABA), gabaergique

  • La stimulation augmente le calcium dans le neurone et déclenche un déploiement d’énergie qui provoque la libération des neurotransmetteurs dans la fente synaptique.

Astuce mémo

Synthèse, stockage, libération, fixation, inactivation

9. Systèmes nerveux autonome et cholinergique

Notions clés & Définitions

  • Système nerveux autonome : Relie le système nerveux aux organes internes et régule leurs processus automatiques et involontaires sans effort conscient.

★ À maîtriser

📌 Le système parasympathique s’active pendant le repos et la relaxation, tandis que le système sympathique s’active dans un état actif, de fuite ou de stress.

📌 Le parasympathique utilise l’acétylcholine et est appelé système cholinergique, tandis que le sympathique utilise la noradrénaline et l’adrénaline et est appelé système adrénergique.

  • L’acétylcholine se fixe sur des récepteurs muscariniques couplés aux protéines G et sur des récepteurs nicotiniques qui sont des canaux perméables aux ions sodium.

📌 Les médicaments cholinergiques peuvent activer les récepteurs de l’acétylcholine ou bloquer l’acétylcholinestérase, tandis que les antagonistes de l’acétylcholine bloquent ces récepteurs et produisent des effets anticholinergiques.

Compléments

  • La transmission cholinergique favorise notamment les mictions, la salivation, la digestion, le myosis, les sécrétions lacrymales et sudorales, et diminue le rythme cardiaque et la pression artérielle.

  • Les acétylcholinestérases présentes dans la fente synaptique dégradent l’acétylcholine en coupant la molécule en deux parties.

  • Les effets anticholinergiques comprennent la rétention urinaire, la bouche sèche, la constipation, la mydriase, la diminution des sécrétions lacrymales, l’accélération cardiaque, la somnolence ou la confusion, l’incapacité à suer et l’augmentation de la pression artérielle.

  • Les récepteurs adrénergiques comprennent :

    • α1
    • α2
    • β1
    • β2

10. Voies dopaminergique et autres systèmes

★ À maîtriser

  • Les cinq récepteurs dopaminergiques sont :

    • D1
    • D2
    • D3
    • D4
    • D5
  • La dopamine est dégradée dans la fente synaptique par la monoamine oxydase (MAO) et la catéchol-O-méthyltransférase (COMT), et une partie est recapturée au niveau présynaptique.

📌 Les agonistes dopaminergiques directs stimulent les récepteurs, tandis que les agonistes indirects peuvent bloquer la recapture de dopamine ou l’enzyme MAO.

  • Les sept familles de récepteurs sérotoninergiques sont :

    • 5HT1, couplé à une protéine G
    • 5HT2, couplé à une protéine G
    • 5HT3, récepteur canal
    • 5HT4, couplé à une protéine G
    • 5HT5, couplé à une protéine G
    • 5HT6, couplé à une protéine G
    • 5HT7, couplé à une protéine G
  • La sérotonine est recaptée au niveau présynaptique par la protéine SERT et dégradée par la monoamine oxydase (MAO), ce qui diminue sa quantité dans la fente synaptique.

  • Les quatre types de récepteurs histaminergiques H1, H2, H3 et H4 sont couplés aux protéines G ; H1 est notamment situé sur les muscles lisses des bronches et des intestins, et H2 sur l’estomac.

📌 Les antagonistes H1 sont utilisés comme antiallergiques, tandis que les antagonistes H2 sont utilisés contre des problèmes gastriques tels que les ulcères et les œsophagites.

📌 Le GABA est le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central, tandis que le glutamate en est le principal neurotransmetteur excitateur.

Compléments

  • La dopamine intervient notamment dans la motivation, le plaisir, la cognition, la mémoire, l’apprentissage et la motricité fine, et traverse difficilement la barrière hémato-encéphalique.

  • Les antagonistes dopaminergiques, appelés neuroleptiques, sont utilisés notamment contre la schizophrénie, et certains antagonistes sont utilisés comme antiémétiques.

  • La sérotonine participe à la thermorégulation, aux comportements sexuels et alimentaires, au cycle veille-sommeil, à la transmission de la douleur, à l’anxiété et au contrôle moteur.

📌 Les agonistes sérotoninergiques directs stimulent les récepteurs, tandis que les agonistes indirects peuvent bloquer SERT ou la MAO pour augmenter la transmission sérotoninergique.

  • Les antagonistes des récepteurs 5HT3, appelés setrons, sont utilisés comme antiémétiques.

  • L’histamine contribue au maintien de l’éveil dans le système nerveux central et stimule la sécrétion acide gastrique en périphérie.

  • Les benzodiazépines facilitent la transmission gabaergique, tandis que le glutamate intervient dans l’apprentissage et la mémoire à court et à long terme.

Astuce mémo

GABA inhibe, glutamate excite

11. Facteurs influençant l’activité des médicaments

Notions clés & Définitions

  • Pharmacogénétique : Étude des caractéristiques génétiques qui participent à la variabilité interindividuelle de la réponse pharmacologique ou toxique aux médicaments.
  • Polymorphisme génétique : Coexistence de plusieurs versions d’un même gène, appelées allèles, selon les individus.

Points essentiels

  • Les facteurs influençant l’effet d’un médicament comprennent :

    • l’âge, la grossesse et l’allaitement
    • les pathologies
    • les facteurs génétiques
    • l’alimentation
    • les médicaments
    • l’alcool
    • le tabac
  • Chez le nouveau-né et l’enfant, l’immaturité du rein, du foie, de l’intestin et des systèmes enzymatiques hépatiques, ainsi que la croissance rapide, contribuent à la variabilité pharmacocinétique et pharmacodynamique.

  • Une personne est considérée comme âgée après 65 ans, et les sujets âgés peuvent être vigoureux, fragiles ou malades.

  • Chez les personnes âgées, une diminution de la clairance rénale ralentit l’élimination des médicaments, et une diminution des enzymes ou de la perfusion hépatiques réduit leur métabolisme.

  • Chez les personnes âgées, la diminution de la densité des récepteurs à l’acétylcholine et de la quantité d’acétylcholine cérébrale augmente la sensibilité aux médicaments anticholinergiques.

  • Pendant la grossesse et l’allaitement, l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination des médicaments sont modifiés.

📌 Les effets tératogènes, surtout associés au premier trimestre, peuvent provoquer des malformations congénitales, tandis que les effets fœtotoxiques des deuxième et troisième trimestres causent des effets fœtaux ou néonataux irréversibles sans malformations.

  • L’insuffisance rénale, physiologique ou pathologique, parfois iatrogène, ralentit l’excrétion des médicaments et nécessite une adaptation des posologies.

  • Les polymorphismes des cytochromes P450 influencent le métabolisme et permettent de distinguer des métaboliseurs lents, intermédiaires ou rapides.

📌 Les métaboliseurs lents présentent un risque accru d’effets indésirables pour certains médicaments, tandis que les métaboliseurs rapides présentent un risque d’inefficacité pour certains médicaments.

  • Le jus de pamplemousse inhibe des enzymes, diminue le métabolisme de certains médicaments comme les statines et augmente le risque d’effets secondaires.

📌 Les aliments riches en vitamine K, comme les brocolis, les épinards et les choux, peuvent bloquer l’action des antivitamines K et doivent être consommés de manière régulière et sans excès.

  • Les médicaments inducteurs ou inhibiteurs enzymatiques influencent le métabolisme d’autres médicaments et peuvent provoquer des interactions médicamenteuses.

📌 Une consommation aiguë d’alcool a un effet inhibiteur enzymatique, tandis qu’une consommation chronique a un effet inducteur enzymatique.

Astuce mémo

Insuffisance rénale → excrétion ralentie → adaptation posologique

12. Effets indésirables des médicaments

Notions clés & Définitions

  • Effet indésirable médicamenteux : Réaction nocive et non voulue à un médicament, différente de l’effet thérapeutique recherché, survenant à une posologie ne dépassant pas les posologies maximales recommandées.
  • Effet non grave : Effet indésirable qui ne répond à aucun des critères de gravité définis pour un effet indésirable grave.
  • Effet grave : Un effet indésirable grave entraîne le décès, met en jeu le pronostic vital, nécessite une hospitalisation ou sa prolongation, provoque une invalidité ou une incapacité significative, laisse des séquelles, ou entraîne des malformations ou anomalies congénitales après prise du médicament par la mère avant ou pendant la grossesse.

★ À maîtriser

  • Un effet dose-dépendant est commun, lié à l’effet pharmacologique et prédictible, tandis qu’un effet non dose-dépendant est rare, non lié à l’effet pharmacologique et imprévisible, car lié à la sensibilité individuelle.

  • Un effet dose- et temps-dépendant est lié à l’administration prolongée du traitement, tandis qu’un effet temps-dépendant apparaît à distance de la prise.

  • Un effet indésirable par arrêt apparaît après l’arrêt brutal d’un traitement, sous forme notamment d’un effet rebond.

  • Les classes de fréquence des effets indésirables sont :

    • très fréquent : ≥ 1/10
    • fréquent : ≥ 1/100 et < 1/10
    • peu fréquent : ≥ 1/1 000 et < 1/100
    • rare : ≥ 1/10 000 et < 1/1 000
    • très rare : < 1/10 000

Compléments

  • Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) peuvent provoquer une hypotension dose-dépendante, dont le risque augmente avec la dose.

  • Les pénicillines peuvent provoquer une réaction cutanée non dose-dépendante, qui n’est pas liée à la dose administrée.

  • Les morphiniques et les benzodiazépines sont des exemples d’effets indésirables dose- et temps-dépendants, tandis que l’ostéoporose après un usage prolongé de corticoïdes illustre un effet temps-dépendant.

  • L’apparition d’anxiété après l’arrêt d’un traitement par benzodiazépine est un exemple d’effet indésirable par arrêt.

13. Manifestations des effets indésirables

Notions clés & Définitions

  • Agranulocytose : L’agranulocytose est un taux particulièrement bas de polynucléaires neutrophiles dans le sang; elle peut apparaître en quelques jours à quelques semaines et est associée notamment à la clozapine, aux antibiotiques, aux antithyroïdiens de synthèse et à la ticlopidine.
  • Torsade de pointe : La torsade de pointe est un trouble du rythme cardiaque caractérisé par une tachycardie; des antihistaminiques H1, des anti-infectieux comme les macrolides et les imidazolés, et des antidépresseurs tricycliques sont cités parmi les médicaments associés.
  • Syndrome parkinsonien : Le syndrome parkinsonien mime la maladie de Parkinson par une akinésie, une rigidité et des tremblements; il est associé aux neuroleptiques, à certains neuroleptiques cachés comme le métoclopramide et la métopimazine, ainsi qu’à l’arrêt brutal d’antidépresseurs.
  • Syndrome sérotoninergique : Le syndrome sérotoninergique est un excès de sérotonine dans le système nerveux central, qui se manifeste par une hyperthermie, des troubles musculaires, une hypersudation et une dérégulation de la pression artérielle; il est associé notamment aux ISRS, aux IMAO, au tramadol et aux triptans.
  • Effet antabuse : L’effet antabuse survient lors de la prise simultanée d’une substance active et d’alcool et se manifeste par un rougissement, une vasodilatation, des céphalées, des nausées, des vomissements, des sueurs abondantes et des diarrhées; il peut apparaître en quelques minutes à quelques heures.
  • Photosensibilisation médicamenteuse : La photosensibilisation médicamenteuse est une réaction anormalement exagérée de la peau au soleil en lien avec la prise d’un médicament; elle survient de quelques heures à plusieurs jours après l’exposition.
  • Syndrome mains-pieds : Le syndrome mains-pieds se manifeste par une desquamation, une sécheresse et une rougeur des mains et des pieds, généralement entre une semaine et un mois après un traitement anticancéreux.
  • Urticaire : L’urticaire est une éruption de plaques ou papules rouges ou rosées et mobiles; les pénicillines, les IEC et l’aspirine figurent parmi les médicaments cités comme causes.
  • Anémie : L’anémie est une diminution du taux d’hémoglobine, présente dans les globules rouges et chargée du transport de l’oxygène; le cotrimoxazole, le méthotrexate et les anticancéreux sont cités parmi ses causes médicamenteuses.
  • Dépression respiratoire : La dépression respiratoire est une forme d’insuffisance respiratoire associée notamment aux benzodiazépines, aux morphiniques et aux sédatifs.
  • Constipation : La constipation est un ralentissement du transit intestinal avec raréfaction et durcissement des selles; elle peut survenir en quelques heures à quelques jours, notamment avec les opiacés et leurs dérivés comme l’opium, la morphine, la codéine et le tramadol.
  • Hépatite : L’hépatite est une inflammation du foie qui peut apparaître en quelques heures et être provoquée notamment par le paracétamol, de façon aiguë ou chronique.
  • Diarrhée : La diarrhée correspond à une diminution de la consistance des selles et/ou à une augmentation de la fréquence des selles liquides; elle peut survenir en quelques heures à quelques jours, notamment avec les antibiotiques, la colchicine et les sels de magnésium.

★ À maîtriser

📌 L’angio-œdème est une urticaire profonde qui touche les muqueuses et comporte un risque d’asphyxie; il peut apparaître de quelques minutes à quelques heures après la prise du médicament.

Compléments

  • Les médicaments cités comme causes de photosensibilisation comprennent les anti-inflammatoires topiques, notamment le kétoprofène, et les antibiotiques des familles des tétracyclines et des quinolones.

  • La toux sèche et irritative liée aux IEC peut apparaître de quelques heures à quelques jours après leur prise.

14. Facteurs et signalement des effets

★ À maîtriser

  • Les facteurs individuels comprennent :
    • les variations génétiques
    • l’état physiologique
    • l’état pathologique

📌 Les insuffisances rénale ou hépatique diminuent l’élimination des médicaments et augmentent le risque de surdosage et de toxicité, ce qui peut nécessiter une adaptation des posologies ou l’arrêt de certains médicaments.

  • Les facteurs liés au médicament comprennent les associations médicamenteuses et le moment de prise du médicament.

  • Les facteurs liés aux professionnels de santé comprennent les erreurs lors du parcours de soin et l’absence de conseils de bon usage à la délivrance.

  • Les pharmaciens et les préparateurs sont les premiers professionnels de santé à pouvoir signaler les effets indésirables rencontrés par les patients; ce système d’évaluation est appelé pharmacovigilance.

Compléments

  • Les variations génétiques peuvent entraîner des sensibilités différentes aux médicaments et un surdosage en cas de déficit en enzymes métaboliques.

  • Les capacités enzymatiques des nourrissons et des personnes âgées sont diminuées.

  • Chez les femmes enceintes et allaitantes, les propriétés pharmacocinétiques sont modifiées, avec une augmentation du volume de distribution, une diminution de l’albuminémie et l’élimination de certains principes actifs dans le lait.

📌 L’association de médicaments ayant un effet commun peut majorer leurs effets, tandis que l’association de médicaments aux effets antagonistes peut les atténuer.

  • Le moment d’administration peut contribuer aux effets indésirables : les médicaments photosensibilisants sont déconseillés en période de fort ensoleillement et les AINS sont conseillés au cours d’un repas pour limiter le risque d’ulcère digestif.

15. Iatrogénie médicamenteuse

Notions clés & Définitions

  • Iatrogénie : La iatrogénie regroupe tout événement indésirable résultant de la prise d’un ou plusieurs médicaments ou d’un acte médical.

Points essentiels

📌 La plupart des risques iatrogéniques sont évitables, notamment ceux dus à une erreur de prise, à une interaction médicamenteuse ou à une interaction entre médicaments et alimentation; certains sont inévitables lorsqu’ils sont liés au médicament lui-même ou à une allergie.

  • Les facteurs de risque de iatrogénie comprennent : les intervenants multiples sans coordination, les prescriptions incohérentes ou contradictoires, le nomadisme médical, les erreurs de prescription, de délivrance ou d’administration, les interactions, les contrefaçons, l’automédication, les facteurs physiologiques et les pathologies, les troubles cognitifs

16. Pharmacodépendance et prévention

Notions clés & Définitions

  • Pharmacodépendance : La pharmacodépendance est un ensemble de phénomènes psychiques et physiques qui rendent certains médicaments indispensables à l’équilibre physiologique du patient après une durée d’utilisation variable.

★ À maîtriser

  • La pharmacodépendance peut découler d’un mésusage, c’est-à-dire d’une utilisation excessive et volontaire continue ou périodique, ou d’un usage détourné à des fins récréatives, lucratives ou criminelles.

  • La dépendance psychique est le désir irrépressible de répéter les prises pour retrouver les sensations liées au produit, tandis que la dépendance physique se manifeste par des troubles lorsque l’administration de la substance est suspendue.

  • Le phénomène de rebond est une exacerbation des symptômes préexistants à l’arrêt du médicament, tandis que le syndrome de sevrage se manifeste par l’apparition de nouveaux symptômes à l’arrêt du traitement.

  • Les médicaments impliqués comprennent : les benzodiazépines, les antalgiques de palier 2, dont la codéine et le tramadol, le paracétamol, antalgique de palier 1, la prégabaline, les hypnotiques, dont le zolpidem et la zopiclone

  • Les durées maximales de prescription indiquées sont de 6 mois pour la prégabaline, de 12 semaines pour les anxiolytiques, le tramadol, la codéine, la dihydrocodéine et l’hydroxyzine, de 4 semaines pour les hypnotiques, et de 14 ou 28 jours pour les stupéfiants avec délivrance à l’unité.

  • L’équipe officinale doit respecter les doses prescrites et les durées maximales de prescription, et les pharmaciens et préparateurs peuvent détecter l’abus, le mésusage ou la pharmacodépendance; leur signalement relève de l’addictovigilance.

Compléments

  • L’arrêt brutal des benzodiazépines peut provoquer une crise d’épilepsie comme syndrome de sevrage.

17. Origines et signes d’intoxication

Notions clés & Définitions

  • Intoxication médicamenteuse : L’intoxication médicamenteuse est l’ensemble des troubles de l’organisme consécutifs à l’utilisation d’un médicament à des doses dépassant la dose maximale recommandée.

★ À maîtriser

  • Les intoxications volontaires comprennent :

    • le suicide
    • la toxicomanie
    • l’empoisonnement
  • Les erreurs de prise en charge pouvant provoquer une intoxication comprennent : les erreurs de délivrance, notamment de nom, dosage ou posologie, les erreurs de lecture d’une ordonnance manuscrite, les erreurs de préparation du pilulier, les erreurs de voie d’administration, la mauvaise utilisation des outils de mesure

  • Les signes neurologiques d’intoxication comprennent les mouvements anormaux associés aux neuroleptiques, les convulsions associées aux antidépresseurs tricycliques et le coma associé aux hypnotiques; le coma favorise la pneumopathie d’inhalation par passage du contenu gastrique dans les poumons.

  • Les signes cardiovasculaires d’intoxication comprennent l’état de choc ou le collapsus associé aux digitaliques et aux dérivés de la quinidine, les troubles du rythme associés aux antiarythmiques et au lithium, et l’hémorragie en cas de surdosage anticoagulant.

  • La gravité d’une intoxication dépend de l’état physiologique du sujet, notamment de son âge et d’une grossesse, de son état pathologique préexistant, notamment d’insuffisances rénale ou hépatique, ainsi que de la nature et de la quantité du médicament, de l’heure de prise et de la voie d’administration.

Compléments

  • Les causes domestiques d’intoxication accidentelle comprennent les médicaments laissés à portée des enfants, les médicaments séparés de leur conditionnement ou notice et l’achat de médicaments hors circuit sécurisé, avec risque de contrefaçon.

  • L’automédication et l’administration concomitante de médicaments, de substances ou d’aliments peuvent provoquer une intoxication; le jus de pamplemousse est cité comme inhibiteur enzymatique et l’alcool comme cause d’effet antabuse.

  • Les signes respiratoires d’intoxication comprennent l’obstruction des voies aériennes supérieures et la détresse respiratoire.

18. Prise en charge et prévention

Notions clés & Définitions

  • Antidote : Un antidote est un médicament utilisé pour combattre les effets toxiques d’un médicament administré à forte dose.

★ À maîtriser

📌 Une intoxication médicamenteuse est une urgence médicale qui nécessite d’appeler le 15 ou un centre antipoison.

  • La prise en charge commence par le maintien des fonctions vitales et le traitement symptomatique, puis recherche le médicament en cause, avant de limiter son absorption, d’accélérer son élimination et d’administrer un antidote si indiqué.

  • Les associations médicament-antidote présentées comprennent : certains AINS, antidépresseurs, le paracétamol et les sulfamides — charbon activé, le paracétamol — N-acétylcystéine, les benzodiazépines — flumazénil, les opiacés — naloxone, les AVK — vitamine K, le dabigatran — idarucizumab

  • Les mesures de prévention liées au médicament comprennent : utiliser des ordonnances informatisées, éviter les changements de générique, expliquer et inscrire la posologie sur la boîte, proposer un plan de posologie, assurer un suivi biologique des médicaments à marge thérapeutique étroite, utiliser des logiciels professionnels pour détecter les associations toxiques

Compléments

  • Le traitement symptomatique peut comprendre l’intubation en cas de détresse respiratoire, le remplissage vasculaire en cas d’hypovolémie, l’oxygénothérapie en cas d’hypoxie, un antalgique contre la douleur et un antipyrétique contre la fièvre.

  • La recherche du médicament en cause peut s’appuyer sur : l’interrogatoire du patient ou de son entourage, la recherche de boîtes vides, le dosage de certains médicaments

  • Le traitement évacuateur réduit l’absorption digestive par le charbon activé, l’absorption cutanée ou oculaire par un lavage à l’eau et au savon, et l’absorption pulmonaire en éloignant le patient du toxique volatil.

  • Le flumazénil est un antagoniste spécifique compétitif des récepteurs aux benzodiazépines, et la naloxone est un antagoniste spécifique des récepteurs aux opiacés.

  • La prévention chez les sujets fragiles, polymédicamentés ou atteints de maladie psychiatrique comprend la réévaluation du traitement, l’évitement des stocks et la préparation des doses par une infirmière.

  • En cas de difficultés de compréhension ou de maîtrise de la langue, la prévention repose sur l’explication du traitement, l’inscription des posologies sur les boîtes, un plan de posologie et un bilan de médication.

  • La prévention des intoxications comprend l’adaptation du plan de posologie au travail de nuit, le retour à la pharmacie des médicaments non utilisés et la consultation du dossier pharmaceutique lors des demandes d’automédication.

Astuce mémo

Alerter, stabiliser, identifier, limiter l’absorption, accélérer l’élimination, antidoter.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Pharmacodynamie et facteurs médicamenteux avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle distinction décrit correctement la pharmacocinétique et la pharmacodynamie ?

2. Un médicament est regroupé avec d’autres en raison de son mécanisme d’action plutôt que des maladies qu’il traite. À quelle classe appartient-il selon ce critère ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Pharmacodynamie et facteurs médicamenteux avec 10 flashcards interactives.

Qu’étudie la pharmacologie ?

Les interactions entre les substances chimiques et les systèmes biologiques.

Qu’étudie la pharmacocinétique ?

L’action de l’organisme sur le médicament.

Quelles voies introduisent un médicament directement dans un liquide extracellulaire par effraction ?

Les voies parentérales.

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