QCM : Pharmacologie cardiovasculaire — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’hypertension artérielle ?

Une irrégularité du rythme cardiaque sans modification de pression
Une diminution de la pression exercée par le sang sur les artères
Une augmentation de la pression exercée par le sang sur les artères
Une obstruction complète des artères par un caillot

Une augmentation de la pression exercée par le sang sur les artères

Explication

L’hypertension artérielle correspond à une augmentation de la pression exercée par le sang sur les artères. Elle se distingue donc d’une simple tension limite par des chiffres dépassant le seuil hypertensif.

2. Chez un adulte jeune, quelle valeur correspond à la pression artérielle normale selon les intervalles présentés ?

Une systolique de 70 à 80 mmHg et une diastolique de 120 à 140 mmHg
Une systolique de 80 à 100 mmHg et une diastolique de 40 à 60 mmHg
Une systolique de 120 à 140 mmHg et une diastolique de 70 à 80 mmHg
Une systolique de 140 à 160 mmHg et une diastolique de 90 à 100 mmHg

Une systolique de 120 à 140 mmHg et une diastolique de 70 à 80 mmHg

Explication

Chez l’adulte jeune, la pression systolique normale est comprise entre 120 et 140 mmHg, tandis que la pression diastolique se situe entre 70 et 80 mmHg. Les deux intervalles ne doivent pas être intervertis.

3. Un patient présente une pression artérielle de 150/92 mmHg. Comment cette valeur est-elle classée selon la définition présentée ?

Limite
Impossible à classer car les deux chiffres sont différents
Hypertensive
Normale

Limite

Explication

Selon les seuils indiqués, une pression inférieure à 140/90 mmHg est normale, au-dessus de 160/95 mmHg elle est hypertensive, et entre ces valeurs elle est limite. La valeur proposée relève donc de la zone limite.

4. Quelle caractéristique distingue l’HTA essentielle de l’HTA secondaire ?

L’HTA essentielle représente une faible proportion des cas
L’HTA essentielle est d’origine inconnue
L’HTA essentielle possède une cause rénale identifiée
L’HTA essentielle est provoquée par un médicament précis

L’HTA essentielle est d’origine inconnue

Explication

L’HTA essentielle, qui représente 90 à 95 % des cas, est d’origine inconnue. À l’inverse, l’HTA secondaire résulte d’une cause ou d’une maladie identifiée.

5. Quelle affirmation décrit correctement les manifestations possibles de l’hypertension artérielle ?

Elle est souvent asymptomatique, mais peut entraîner des céphalées ou des troubles visuels
Elle entraîne uniquement des symptômes digestifs
Elle provoque toujours des symptômes dès son apparition
Elle se manifeste exclusivement par des douleurs thoraciques

Elle est souvent asymptomatique, mais peut entraîner des céphalées ou des troubles visuels

Explication

L’HTA est souvent asymptomatique, mais elle peut provoquer notamment des céphalées, des acouphènes, des vertiges, des troubles visuels ou des palpitations. L’absence de symptômes n’exclut donc pas l’HTA.

6. Par quel mécanisme général l’hypertension artérielle favorise-t-elle des complications cardiovasculaires et neurologiques ?

Elle diminue durablement la pression exercée sur les coronaires
Elle empêche toute atteinte des artères cérébrales
Elle réduit le travail du cœur et ralentit l’athérosclérose
Elle augmente le travail du cœur et accélère l’athérosclérose

Elle augmente le travail du cœur et accélère l’athérosclérose

Explication

L’HTA augmente le travail du cœur et accélère l’athérosclérose des coronaires et des artères cérébrales. Elle peut ainsi favoriser une insuffisance ventriculaire gauche ou une hémorragie cérébrale.

7. Quelle approche correspond à la stratégie initiale généralement proposée dans l’hypertension artérielle ?

Commencer par une monothérapie adaptée au profil clinique avec des règles hygiéno-diététiques
Utiliser uniquement l’activité physique sans traitement médicamenteux
Associer immédiatement plusieurs médicaments sans mesure hygiénique
Choisir systématiquement le même médicament pour tous les patients

Commencer par une monothérapie adaptée au profil clinique avec des règles hygiéno-diététiques

Explication

La prise en charge initiale associe des règles hygiéno-diététiques et commence généralement par une monothérapie choisie selon le profil clinique du patient. Une association médicamenteuse n’est pas instaurée d’emblée dans cette stratégie générale.

8. Laquelle des propositions regroupe exclusivement des classes médicamenteuses prescrites en première intention dans l’hypertension artérielle ?

Bêta-bloquants, corticoïdes, vasoconstricteurs et anti-inflammatoires
Inhibiteurs calciques, hypoglycémiants, antiacides et antihistaminiques
Diurétiques, bêta-bloquants, inhibiteurs de l’enzyme de conversion et inhibiteurs calciques
Antibiotiques, antiviraux, diurétiques et anticoagulants

Diurétiques, bêta-bloquants, inhibiteurs de l’enzyme de conversion et inhibiteurs calciques

Explication

Les quatre classes citées en première intention sont les diurétiques, les bêta-bloquants, les inhibiteurs de l’enzyme de conversion et les inhibiteurs calciques.

9. Quel ensemble de conseils correspond aux mesures hygiéno-diététiques recommandées dans l’hypertension artérielle ?

Supprimer toute activité physique et remplacer les repas par des compléments alimentaires
Réduire le sel à 6 g/j, l’alcool à 30 mL/j, pratiquer une activité physique et adopter une alimentation méditerranéenne
Réduire uniquement l’alcool, sans modifier l’alimentation ni le niveau d’activité
Augmenter le sel, limiter l’activité physique et privilégier les aliments gras

Réduire le sel à 6 g/j, l’alcool à 30 mL/j, pratiquer une activité physique et adopter une alimentation méditerranéenne

Explication

Les recommandations comprennent une réduction du sel à 6 g/j et de l’alcool à 30 mL/j, une diminution des aliments gras, une activité physique régulière et une alimentation de type méditerranéen. Les objectifs concernant le sel et l’alcool sont distincts.

10. Quel mécanisme explique principalement l’effet antihypertenseur des diurétiques ?

Ils augmentent l’élimination urinaire du sodium et de l’eau, réduisent la volémie et les résistances vasculaires
Ils empêchent la fixation de l’angiotensine II sur ses récepteurs vasculaires
Ils bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques et ralentissent directement le cœur
Ils inhibent l’entrée du calcium dans les cellules cardiaques et vasculaires

Ils augmentent l’élimination urinaire du sodium et de l’eau, réduisent la volémie et les résistances vasculaires

Explication

Les diurétiques favorisent l’élimination urinaire du sodium et de l’eau, ce qui diminue la volémie puis les résistances vasculaires. Les autres propositions décrivent les mécanismes d’autres classes antihypertensives.

11. Quel énoncé distingue correctement les diurétiques selon leur effet sur la kaliémie ?

Tous les diurétiques diminuent la kaliémie en favorisant l’élimination rénale du potassium
Les diurétiques de l’anse et les thiazidiques sont hyperkaliémiants, tandis que les antagonistes de l’aldostérone sont hypokaliémiants
Tous les diurétiques augmentent la kaliémie en réduisant l’excrétion urinaire du potassium
Les diurétiques de l’anse, thiazidiques et faiblement diurétiques sont hypokaliémiants, tandis que les antagonistes de l’aldostérone sont hyperkaliémiants

Les diurétiques de l’anse, thiazidiques et faiblement diurétiques sont hypokaliémiants, tandis que les antagonistes de l’aldostérone sont hyperkaliémiants

Explication

Les diurétiques de l’anse, thiazidiques et faiblement diurétiques sont hypokaliémiants. Les antagonistes de l’aldostérone et les pseudo-antialdostérones retiennent davantage le potassium et sont donc hyperkaliémiants.

12. Quel ensemble d’effets indésirables évoque le mieux un diurétique hypokaliémiant ?

Hyponatrémie, déshydratation, hypotension orthostatique et hypokaliémie avec alcalose métabolique
Œdèmes périphériques, hyperglycémie et constipation sans modification hydroélectrolytique
Bradycardie isolée, bronchoconstriction et toux sèche persistante
Hypernatrémie, surcharge hydrique, hypertension orthostatique et hyperkaliémie avec acidose métabolique

Hyponatrémie, déshydratation, hypotension orthostatique et hypokaliémie avec alcalose métabolique

Explication

Les diurétiques hypokaliémiants peuvent provoquer une hyponatrémie, une déshydratation, une hypovolémie, une hypotension orthostatique et une hypokaliémie associée à une alcalose métabolique.

13. Comment les antagonistes de l’aldostérone modifient-ils l’équilibre hydroélectrolytique ?

Ils bloquent les récepteurs de l’aldostérone, favorisent l’élimination du sodium et augmentent la kaliémie
Ils inhibent les récepteurs bêta, réduisent la fréquence cardiaque et éliminent préférentiellement le calcium
Ils stimulent les récepteurs de l’aldostérone, retiennent le sodium et diminuent la kaliémie
Ils bloquent l’angiotensine II, éliminent le potassium et augmentent directement la volémie

Ils bloquent les récepteurs de l’aldostérone, favorisent l’élimination du sodium et augmentent la kaliémie

Explication

En bloquant les récepteurs de l’aldostérone, ces médicaments inhibent notamment la synthèse de la Na/K ATPase, favorisent l’élimination du sodium et augmentent la kaliémie.

14. Quel est l’effet cardiovasculaire principal du blocage des récepteurs bêta-adrénergiques ?

Une augmentation de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque
Une augmentation de la vasoconstriction par activation de l’angiotensine II
Une diminution de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque
Une accélération de l’entrée du calcium dans les cellules cardiaques

Une diminution de la fréquence cardiaque et du débit cardiaque

Explication

Les bêta-bloquants bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques, ce qui diminue la fréquence cardiaque et le débit cardiaque. Leur effet ne repose pas sur une stimulation cardiaque.

15. Pourquoi faut-il éviter d’interrompre brutalement un traitement bêta-bloquant ?

Parce que l’arrêt brutal peut provoquer un rebond tensionnel ou un infarctus du myocarde chez un patient angoreux
Parce que l’arrêt brutal entraîne systématiquement une hypokaliémie sévère
Parce que l’arrêt brutal provoque une élimination excessive du sodium et de l’eau
Parce que l’arrêt brutal bloque durablement les récepteurs de l’angiotensine II

Parce que l’arrêt brutal peut provoquer un rebond tensionnel ou un infarctus du myocarde chez un patient angoreux

Explication

Un traitement bêta-bloquant doit être arrêté progressivement afin de limiter le rebond tensionnel et le risque d’infarctus du myocarde, notamment chez le patient angoreux.

16. Quel mécanisme permet aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion de provoquer une vasodilatation ?

Ils empêchent l’activation de l’angiotensine II, puissant agent vasoconstricteur
Ils bloquent les récepteurs bêta-adrénergiques et ralentissent la conduction cardiaque
Ils stimulent la synthèse de l’angiotensine II pour épuiser les récepteurs vasculaires
Ils augmentent l’entrée du calcium dans les cellules vasculaires afin de relâcher les artères

Ils empêchent l’activation de l’angiotensine II, puissant agent vasoconstricteur

Explication

Les IEC empêchent l’activation de l’angiotensine II. La diminution de cette vasoconstriction puissante entraîne une vasodilatation.

17. Quelle différence de mécanisme oppose les IEC aux antagonistes de l’angiotensine II ?

Les IEC agissent principalement sur le calcium cardiaque, tandis que les antagonistes agissent sur le sodium urinaire
Les IEC augmentent la kaliémie par élimination du potassium, tandis que les antagonistes inhibent l’aldostérone
Les IEC bloquent les récepteurs bêta, tandis que les antagonistes stimulent la production d’angiotensine II
Les IEC empêchent l’activation de l’angiotensine II, tandis que les antagonistes bloquent ses récepteurs

Les IEC empêchent l’activation de l’angiotensine II, tandis que les antagonistes bloquent ses récepteurs

Explication

Les IEC empêchent la formation ou l’activation de l’angiotensine II, alors que les antagonistes de l’angiotensine II empêchent cette molécule de se fixer à ses récepteurs. Les deux classes produisent des effets similaires.

18. Quelle association entre médicament et site d’action prédominant est correcte ?

Les dihydropyridines agissent principalement sur le cœur, tandis que le vérapamil et le diltiazem agissent principalement sur les vaisseaux
Les trois groupes agissent principalement sur le rein en augmentant l’élimination du sodium
Les dihydropyridines agissent principalement sur les vaisseaux, tandis que le vérapamil et le diltiazem agissent principalement sur le cœur
Les trois groupes agissent principalement sur les récepteurs bêta-adrénergiques cardiaques

Les dihydropyridines agissent principalement sur les vaisseaux, tandis que le vérapamil et le diltiazem agissent principalement sur le cœur

Explication

Les dihydropyridines ont une action surtout vasculaire. Le vérapamil et le diltiazem ont une action principalement cardiaque et sont les inhibiteurs calciques bradycardisants.

19. Quels effets résultent de la diminution de l’entrée du calcium dans les cellules vasculaires ou cardiaques par les inhibiteurs calciques ?

Des effets exclusivement diurétiques et hypokaliémiants
Une stimulation de l’angiotensine II, une rétention sodée et une hypervolémie
Une vasoconstriction, une tachycardie et une augmentation de la douleur angineuse
Des effets vasodilatateur, antiarythmique et anti-angoreux

Des effets vasodilatateur, antiarythmique et anti-angoreux

Explication

En diminuant l’entrée du calcium dans les cellules vasculaires ou cardiaques, les inhibiteurs calciques peuvent produire des effets vasodilatateur, antiarythmique et anti-angoreux.

20. Quelle prise en charge correspond à une crise hypertensive définie par une pression systolique supérieure à 180 mmHg et une pression diastolique supérieure à 110 mmHg ?

Un traitement exclusivement oral administré en dose unique, sans surveillance hospitalière
Une surveillance à domicile sans traitement, jusqu’à une normalisation spontanée de la pression
Une réhydratation seule par voie intraveineuse, sans médicament antihypertenseur
Une prise en charge urgente à l’hôpital par voie injectable à débit constant, suivie d’un relais oral

Une prise en charge urgente à l’hôpital par voie injectable à débit constant, suivie d’un relais oral

Explication

Une telle crise hypertensive constitue une urgence nécessitant une prise en charge hospitalière par voie injectable à débit constant, puis un relais oral. Le labétolol, la nicardipine et l’urapidil peuvent être utilisés par voie intraveineuse.

21. Quelle définition décrit le mieux l’insuffisance cardiaque ?

Une augmentation du volume sanguin circulant dans les organes
Une incapacité du cœur à fournir le débit nécessaire aux besoins des organes
Une accélération persistante du rythme cardiaque sans baisse du débit
Une obstruction isolée des artères coronaires sans retentissement circulatoire

Une incapacité du cœur à fournir le débit nécessaire aux besoins des organes

Explication

L’insuffisance cardiaque correspond à l’incapacité du cœur à assurer un débit sanguin adapté aux besoins métaboliques et fonctionnels des organes. Elle ne se définit donc pas par une simple accélération cardiaque.

22. Quelle association caractérise le mieux l’insuffisance cardiaque gauche ?

Spasme coronaire, douleur au repos et élévation du débit cardiaque
Hyperpression pulmonaire, dyspnée et risque d’œdème pulmonaire
Hypovolémie, pâleur cutanée et diminution du volume sanguin circulant
Hyperpression veineuse systémique, turgescence jugulaire et œdèmes des jambes

Hyperpression pulmonaire, dyspnée et risque d’œdème pulmonaire

Explication

L’insuffisance cardiaque gauche entraîne une hyperpression pulmonaire, responsable notamment de dyspnée, d’orthopnée et d’un risque d’œdème pulmonaire. La stase veineuse systémique caractérise plutôt l’atteinte droite.

23. Quelle proposition correspond à la règle des trois R attribuée aux cardiotoniques ?

Réduire la contractilité, accélérer la fréquence et ralentir la conduction
Renforcer la contractilité, ralentir la fréquence et régulariser la conduction
Régulariser la pression, augmenter le volume et accélérer la circulation
Ralentir la conduction, augmenter la fréquence et réduire le retour veineux

Renforcer la contractilité, ralentir la fréquence et régulariser la conduction

Explication

Les cardiotoniques renforcent la contractilité, ralentissent la fréquence cardiaque et régularisent la conduction cardiaque, ce qui constitue la règle des trois R.

24. Pourquoi la digoxine nécessite-t-elle une surveillance rapprochée ?

Parce qu’elle agit uniquement lorsque sa concentration dépasse le seuil toxique
Parce qu’elle provoque systématiquement une hypovolémie aiguë
Parce que sa marge entre concentrations thérapeutiques et toxiques est étroite
Parce qu’elle est éliminée instantanément et perd rapidement toute efficacité

Parce que sa marge entre concentrations thérapeutiques et toxiques est étroite

Explication

La digoxine possède une marge thérapeutique étroite : la différence entre une concentration efficace et une concentration toxique est faible. Une surveillance de sa toxicité est donc nécessaire.

25. Comment se définit principalement l’état de choc ?

Une insuffisance cardiaque chronique sans altération de la perfusion
Une augmentation durable des apports d’oxygène aux cellules
Une insuffisance circulatoire périphérique aiguë avec hypoperfusion tissulaire
Une accélération cardiaque isolée avec perfusion tissulaire conservée

Une insuffisance circulatoire périphérique aiguë avec hypoperfusion tissulaire

Explication

L’état de choc est une insuffisance circulatoire périphérique aiguë entraînant une hypoperfusion des tissus et une altération de leur approvisionnement en oxygène et en substrats énergétiques.

26. Quelle relation entre mécanisme et type de choc est correcte ?

Baisse du débit cardiaque : choc anaphylactique
Médiateurs infectieux : choc hypovolémique
Obstruction allergène-IgE : choc cardiogénique
Diminution du volume sanguin circulant : choc hypovolémique

Diminution du volume sanguin circulant : choc hypovolémique

Explication

Le choc hypovolémique résulte d’une diminution du volume sanguin circulant. Le choc cardiogénique est lié à une défaillance ou une obstruction cardiaque, tandis que les mécanismes allergiques et infectieux correspondent respectivement aux chocs anaphylactique et septique.

27. Quelle stratégie constitue une prise en charge générale du choc ?

Diminuer la perfusion tissulaire pour réduire les besoins cellulaires
Traiter exclusivement les troubles métaboliques après résolution spontanée
Augmenter uniquement la fréquence cardiaque sans traiter la cause
Supprimer la cause, rétablir la perfusion et corriger les troubles métaboliques

Supprimer la cause, rétablir la perfusion et corriger les troubles métaboliques

Explication

Le traitement du choc vise à supprimer sa cause, corriger les troubles cardiovasculaires afin de restaurer la perfusion tissulaire et prendre en charge les troubles métaboliques associés.

28. Quelle caractéristique impose une surveillance cardiovasculaire étroite lors de l’administration d’analeptiques cardiaques ?

Leur élimination rénale lente, responsable d’une accumulation systématique
Leur administration exclusivement orale, lente et prolongée, avec une demi-vie de plusieurs jours
Leur action injectable, rapide et courte, avec une demi-vie d’environ une minute
Leur action retardée et durable, sans variation cardiovasculaire prévisible

Leur action injectable, rapide et courte, avec une demi-vie d’environ une minute

Explication

Les analeptiques cardiaques sont des sympathomimétiques injectables à action rapide et courte, avec une demi-vie d’environ une minute. Cette cinétique justifie une surveillance cardiovasculaire étroite.

29. Quelle définition correspond à l’angor ?

Une augmentation des apports coronaires dépassant les besoins du myocarde
Une nécrose myocardique constituée provoquée par une infection du muscle cardiaque
Une ischémie myocardique due à un déséquilibre entre besoins et apports coronaires en oxygène
Une insuffisance circulatoire périphérique aiguë avec hypoperfusion généralisée

Une ischémie myocardique due à un déséquilibre entre besoins et apports coronaires en oxygène

Explication

L’angor est une ischémie myocardique résultant d’un apport en oxygène insuffisant par rapport aux besoins du myocarde. Il se distingue de l’infarctus par l’absence de nécrose constituée.

30. Quelle association entre type d’angor et mécanisme est exacte ?

Angor instable : simple effort ; angor stable : agrégation plaquettaire aiguë
Angor de Prinzmetal : rétrécissement fixe ; angor instable : allergie médiée par les IgE
Angor stable : effort ; angor de Prinzmetal : spasme coronaire
Angor stable : rupture de plaque ; angor de Prinzmetal : effort

Angor stable : effort ; angor de Prinzmetal : spasme coronaire

Explication

L’angor stable est déclenché par l’effort, tandis que l’angor de Prinzmetal est lié à un spasme coronaire, souvent au repos. L’angor instable implique notamment une rupture de plaque avec agrégation plaquettaire.

31. Quelle durée oriente davantage vers un infarctus du myocarde que vers une crise angineuse typique ?

Une douleur limitée à quelques secondes
Une douleur disparaissant immédiatement au repos
Une douleur durant plus de 15 minutes
Une douleur durant moins de 5 minutes

Une douleur durant plus de 15 minutes

Explication

Une crise angineuse typique dure moins de 15 minutes, tandis qu’une douleur durant plus de 15 minutes évoque davantage un infarctus du myocarde.

32. Quel mécanisme explique l’effet antiangoreux des dérivés nitrés ?

Ils augmentent l’agrégation plaquettaire et réduisent le diamètre des coronaires
Ils bloquent l’oxyde nitrique, contractent les veines et augmentent les besoins myocardiques
Ils libèrent de l’oxyde nitrique, dilatent les vaisseaux et réduisent les besoins en oxygène
Ils ralentissent exclusivement la conduction cardiaque sans modifier la circulation coronaire

Ils libèrent de l’oxyde nitrique, dilatent les vaisseaux et réduisent les besoins en oxygène

Explication

Les dérivés nitrés libèrent de l’oxyde nitrique, provoquent une dilatation veineuse et artérielle, diminuent les besoins myocardiques en oxygène et dilatent les coronaires.

33. Quelle distinction caractérise principalement une anomalie de l’automatisme par rapport à une anomalie de conduction cardiaque ?

L’automatisme touche les canaux ioniques, tandis que la conduction touche les récepteurs bêta-adrénergiques
L’automatisme provoque uniquement un ralentissement, tandis que la conduction provoque uniquement une accélération
L’automatisme bloque la propagation de l’influx, tandis que la conduction accélère le rythme
L’automatisme modifie le rythme, tandis que la conduction perturbe la propagation de l’influx

L’automatisme modifie le rythme, tandis que la conduction perturbe la propagation de l’influx

Explication

Une anomalie de l’automatisme entraîne une accélération ou un ralentissement du rythme, alors qu’une anomalie de conduction bloque partiellement ou complètement la propagation de l’influx. La confusion fréquente consiste à inverser ces deux mécanismes.

34. Dans la classification de Vaughan-Williams, quel mécanisme correspond à un antiarythmique de classe III ?

Le blocage des récepteurs bêta-adrénergiques
Le blocage des canaux sodiques
Le blocage des canaux calciques
Le blocage des canaux potassiques

Le blocage des canaux potassiques

Explication

Les antiarythmiques de classe III bloquent les canaux potassiques. Le blocage des canaux sodiques correspond à la classe I, celui des récepteurs bêta-adrénergiques à la classe II et celui des canaux calciques à la classe IV.

35. Quel effet indésirable est particulièrement associé à l’amiodarone, antiarythmique de classe III ?

Une photosensibilisation accompagnée de dépôts cornéens et de troubles thyroïdiens
Une surdité aiguë accompagnée d’une insuffisance rénale et d’une hypoglycémie
Une hémorragie digestive accompagnée d’une aplasie médullaire et d’une cataracte
Une paralysie musculaire accompagnée d’une hypercalcémie et d’une fibrose hépatique

Une photosensibilisation accompagnée de dépôts cornéens et de troubles thyroïdiens

Explication

L’amiodarone appartient à la classe III et peut notamment provoquer une photosensibilisation, des dépôts cornéens et des troubles thyroïdiens. Les autres associations ne correspondent pas aux effets indésirables mentionnés pour ce médicament.

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Qu'est-ce que l'hypertension artérielle ?

Une augmentation de la pression exercée par le sang sur les artères.

Quelles sont les valeurs normales de la pression systolique chez l'adulte jeune ?

Entre 120 et 140 mmHg.

Quelles sont les valeurs normales de la pression diastolique chez l'adulte jeune ?

Entre 70 et 80 mmHg.

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