QCM : Risques et sécurité médicamenteuse — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne l’iatrogénie selon la loi du 4 mars 2002 ?

Les seuls effets indésirables liés à un médicament pris à dose normale
Les complications exclusivement causées par une intervention chirurgicale
Les erreurs commises lors de la délivrance d’un médicament en pharmacie
L’ensemble des événements indésirables consécutifs à la prise en charge médicale

L’ensemble des événements indésirables consécutifs à la prise en charge médicale

Explication

L’iatrogénie correspond à l’ensemble des événements indésirables consécutifs à la prise en charge médicale. Elle ne se limite donc pas aux médicaments.

2. Quelle situation correspond spécifiquement à une iatrogénie médicamenteuse ?

Un événement indésirable indépendant de tout traitement ou intervention médicale
Un dommage résultant de l’utilisation d’un médicament ou de l’intervention d’un professionnel concernant ce médicament
Une complication liée exclusivement aux conditions d’hospitalisation
Une réaction nocive survenant uniquement après une erreur de diagnostic

Un dommage résultant de l’utilisation d’un médicament ou de l’intervention d’un professionnel concernant ce médicament

Explication

L’iatrogénie médicamenteuse englobe tout dommage lié à l’utilisation d’un médicament ou à l’intervention d’un professionnel de santé relative à celui-ci.

3. Quelle distinction permet de différencier un effet indésirable d’une erreur médicamenteuse ?

L’effet indésirable résulte toujours d’une mauvaise prescription, tandis que l’erreur médicamenteuse est imprévisible
L’effet indésirable concerne uniquement la délivrance, tandis que l’erreur médicamenteuse concerne uniquement l’administration
L’effet indésirable survient aux posologies normales, tandis que l’erreur médicamenteuse est un écart évitable
L’effet indésirable est évitable par définition, tandis que l’erreur médicamenteuse est inhérente au médicament

L’effet indésirable survient aux posologies normales, tandis que l’erreur médicamenteuse est un écart évitable

Explication

Un effet indésirable est une réaction nocive et non voulue aux posologies normales. Une erreur médicamenteuse correspond à un écart évitable par rapport à la prise en charge attendue.

4. Lequel de ces événements répond à la définition d’un effet indésirable grave ?

Un symptôme transitoire sans modification de la prise en charge
Une réaction qui prolonge l’hospitalisation du patient
Une réaction nécessitant simplement une information complémentaire
Une gêne légère disparaissant spontanément sans conséquence

Une réaction qui prolonge l’hospitalisation du patient

Explication

Un effet indésirable est grave lorsqu’il provoque ou prolonge une hospitalisation, entre autres critères. La gravité peut également résulter d’un décès, d’un risque vital, d’une invalidité importante ou d’une anomalie congénitale.

5. Quel est l’objectif principal de la pharmacovigilance ?

Remplacer la consultation médicale lorsqu’un patient présente un symptôme
Surveiller, évaluer, prévenir et gérer le risque d’effets indésirables liés aux médicaments
Autoriser la commercialisation de nouveaux médicaments après leur évaluation
Repérer uniquement les erreurs évitables commises lors de la prescription

Surveiller, évaluer, prévenir et gérer le risque d’effets indésirables liés aux médicaments

Explication

La pharmacovigilance vise la surveillance, l’évaluation, la prévention et la gestion du risque d’effet indésirable lié à l’utilisation des médicaments et produits concernés. Elle ne se limite pas à l’analyse des erreurs médicamenteuses.

6. Qui est tenu de déclarer les effets indésirables, contrairement aux personnes qui peuvent simplement le faire ?

Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens
Les fabricants de dispositifs non médicaux et les organismes de formation
Tous les professionnels administratifs travaillant dans un établissement de santé
Les patients, les associations agréées et les proches des patients

Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens

Explication

Les médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes et pharmaciens ont l’obligation de déclarer les effets indésirables. Les autres professionnels de santé, les patients et les associations agréées peuvent les déclarer.

7. Comment définir le mésusage d’un médicament ?

Un écart involontaire dans le circuit de prise en charge du médicament
Une réaction nocive survenant malgré le respect des posologies et des conditions prévues
Une utilisation non conforme aux recommandations du résumé des caractéristiques du produit
Une utilisation conforme aux recommandations mais entraînant une hospitalisation

Une utilisation non conforme aux recommandations du résumé des caractéristiques du produit

Explication

Le mésusage est une utilisation qui ne respecte pas les recommandations du résumé des caractéristiques du produit. Il se distingue ainsi de l’effet indésirable survenant dans les conditions normales d’utilisation.

8. Dans quelle situation une prescription hors AMM est-elle conforme aux règles applicables ?

Lorsqu’elle est réalisée sans justification, à condition que la dose prescrite soit faible
Lorsqu’elle reste exceptionnelle, sans alternative, et qu’une argumentation bénéfice-risque la précède
Lorsqu’elle est utilisée avant toute recherche d’alternative afin d’accélérer la prise en charge
Lorsqu’elle est choisie couramment dès qu’un médicament est disponible dans une autre indication

Lorsqu’elle reste exceptionnelle, sans alternative, et qu’une argumentation bénéfice-risque la précède

Explication

Une prescription hors AMM doit rester exceptionnelle, être effectuée en l’absence d’alternative et être précédée d’une argumentation bénéfice-risque. Ces conditions encadrent son utilisation.

9. Selon les études ENEIS, quelle estimation correspond au nombre annuel d’événements indésirables graves associés aux soins pendant l’hospitalisation en France ?

Entre 5 000 et 13 000 événements
Entre 55 000 et 130 000 événements
Entre 1 000 et 6 000 événements
Entre 550 000 et 1 300 000 événements

Entre 55 000 et 130 000 événements

Explication

Les études ENEIS estiment entre 55 000 et 130 000 événements indésirables graves associés aux soins pendant l’hospitalisation chaque année. Ils représentent environ 6 à 10 % des séjours hospitaliers.

10. Quelle proportion des événements indésirables est considérée comme évitable selon les données disponibles ?

Environ la moitié
Environ un dixième
Environ un quart
Environ les trois quarts

Environ la moitié

Explication

Les données indiquent que la moitié des événements indésirables est évitable. Cette proportion concerne les événements indésirables en général, tandis que les événements médicamenteux graves constituent une catégorie particulière.

11. Quelle classe pharmacologique est la plus représentée parmi les événements indésirables graves médicamenteux ?

Les anti-inflammatoires
Les antiinfectieux
Les médicaments cardiovasculaires
Les anticoagulants

Les anticoagulants

Explication

Les anticoagulants représentent la principale classe concernée, avec 23 % des événements indésirables graves médicamenteux. Les médicaments cardiovasculaires arrivent ensuite avec 12 %.

12. Quelle définition correspond à une erreur médicamenteuse ?

Une omission ou une action non intentionnelle liée à un médicament créant un risque ou un événement indésirable
Une réaction allergique imprévisible malgré une prescription correcte
Une complication liée exclusivement à l’administration infirmière
Une décision volontaire de modifier un traitement prescrit

Une omission ou une action non intentionnelle liée à un médicament créant un risque ou un événement indésirable

Explication

L’erreur médicamenteuse est l’omission ou la réalisation non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament, pouvant entraîner un risque ou un événement indésirable pour le patient.

13. Quelle séquence décrit correctement le circuit du médicament après la prescription ?

Stockage, transport, prescription, administration, puis approvisionnement
Préparation, administration, dispensation, suivi et transport
Administration, prescription, approvisionnement, préparation, puis suivi
Préparation, transport, dispensation, réception dans l’unité, administration et suivi

Préparation, transport, dispensation, réception dans l’unité, administration et suivi

Explication

Le circuit comprend notamment la préparation, le transport, la dispensation, la réception et le stockage dans l’unité, puis la préparation, l’administration et le suivi. La prescription et l’approvisionnement interviennent en amont.

14. Un médicament est correctement administré, mais une erreur de prescription a créé le risque initial. Que montre cette situation ?

Que seule l’administration peut être à l’origine d’une erreur
Que les erreurs de prescription ne relèvent pas du circuit du médicament
Que l’erreur médicamenteuse peut survenir à différentes étapes et impliquer plusieurs professionnels
Que l’administration constitue toujours la première étape du circuit

Que l’erreur médicamenteuse peut survenir à différentes étapes et impliquer plusieurs professionnels

Explication

Une erreur médicamenteuse peut apparaître à n’importe quelle étape du circuit et impliquer tous les professionnels de santé. L’infirmier peut donc être le dernier maillon exposé sans être à l’origine de l’erreur.

15. Quelle association entre type de barrière et moment d’action est correcte ?

La récupération intercepte une erreur avant qu’elle n’ait une conséquence
La prévention limite les conséquences après l’accident
La récupération agit uniquement après l’apparition de dommages irréversibles
L’atténuation empêche toute erreur avant sa réalisation

La récupération intercepte une erreur avant qu’elle n’ait une conséquence

Explication

La récupération intercepte une erreur sans conséquence. La prévention agit avant l’erreur, tandis que l’atténuation limite les conséquences après la survenue de l’accident.

16. Pourquoi un système sûr associe-t-il plusieurs barrières de sécurité ?

Parce que chaque barrière doit remplacer les professionnels impliqués dans le circuit
Parce que les barrières successives servent uniquement à documenter les accidents
Parce qu’une seule barrière augmente nécessairement la fréquence des erreurs
Parce qu’une barrière isolée peut échouer et que des barrières successives réduisent davantage le risque

Parce qu’une barrière isolée peut échouer et que des barrières successives réduisent davantage le risque

Explication

Une barrière isolée peut être défaillante. La combinaison de plusieurs barrières successives diminue davantage la probabilité qu’une erreur atteigne le patient ou entraîne des conséquences graves.

17. Quelle attitude correspond à une culture de l’erreur ?

Éviter le signalement afin de préserver l’image du service
Considérer toute erreur comme volontaire et exclure son analyse collective
Considérer l’erreur comme favorisée par la complexité et la faillibilité humaine, puis la signaler pour apprendre
Rechercher systématiquement un responsable individuel et limiter le signalement

Considérer l’erreur comme favorisée par la complexité et la faillibilité humaine, puis la signaler pour apprendre

Explication

La culture de l’erreur reconnaît le rôle de la complexité des processus et de la faillibilité humaine. Le signalement permet d’apprendre et de prévenir la répétition de l’erreur.

18. Combien d’événements la liste de l’ANSM actualisée en mai 2024 identifie-t-elle comme des événements médicamenteux qui ne devraient jamais se produire ?

12 événements
20 événements
15 événements
10 événements

15 événements

Explication

La liste de l’ANSM actualisée en mai 2024 comprend 15 événements médicamenteux qui ne devraient jamais se produire. Elle inclut notamment des erreurs liées aux anticoagulants et au chlorure de potassium injectable.

19. Laquelle de ces situations fait partie des never events médicamenteux recensés ?

Un oubli de renouvellement d’un traitement chronique
Un retard modéré dans une prise orale
Une erreur de programmation d’une pompe électrique
Une prescription médicale non renouvelée

Une erreur de programmation d’une pompe électrique

Explication

Les erreurs de programmation des pompes ou seringues électriques figurent parmi les never events médicamenteux. Les autres situations ne sont pas citées dans cette liste précise.

20. Quelle vérification correspond à la « bonne voie » dans la règle des cinq bons ?

Vérifier l’identité du patient
Vérifier le mode d’administration
Vérifier l’horaire prévu
Vérifier l’identité de la spécialité

Vérifier le mode d’administration

Explication

La bonne voie consiste à vérifier le mode d’administration, par exemple la voie orale, intraveineuse ou sous-cutanée. Elle se distingue du bon médicament, qui concerne l’identité de la spécialité administrée.

21. Quel facteur peut favoriser une erreur médicamenteuse en donnant une fausse impression sur l’identité du produit ?

Une confirmation de la prescription écrite
Une séparation des médicaments à risque
Une vérification systématique de l’étiquette
Une ressemblance de nom ou d’emballage

Une ressemblance de nom ou d’emballage

Explication

Les ressemblances de noms ou d’emballages peuvent conduire à confondre des médicaments. La lecture de l’étiquette reste nécessaire pour vérifier le produit réellement préparé.

22. Pour un adulte de plus de 60 kg, quelle posologie respecte la dose maximale recommandée de paracétamol ?

1,5 g par prise et 6 g par jour, espacés de 4 heures
2 g par prise et 8 g par jour, espacés d’au moins 6 heures
1 g par prise et 4 g par jour, espacés d’au moins 6 heures
500 mg par prise et 2 g par jour, espacés de 2 heures

1 g par prise et 4 g par jour, espacés d’au moins 6 heures

Explication

Chez l’adulte de plus de 60 kg, la dose maximale est de 1 g par prise et 4 g par jour, avec au moins 6 heures entre les prises.

23. Lequel de ces médicaments appartient aux médicaments à risque nécessitant une vigilance particulière ?

Une solution de glucose standard
La morphine
Le sérum physiologique
Un complément vitaminique courant

La morphine

Explication

La morphine fait partie des médicaments à risque, au même titre que les anticoagulants, les insulines et les sels de lithium. Leur utilisation expose à des conséquences potentiellement graves en cas d’erreur.

24. Une erreur de préparation est interceptée avant que le médicament n’atteigne le patient. Que faut-il faire ?

La déclarer comme erreur interceptée
La déclarer uniquement si le patient se plaint
Attendre qu’une erreur similaire survienne
Ne pas la déclarer puisqu’aucun dommage n’est survenu

La déclarer comme erreur interceptée

Explication

Les erreurs médicamenteuses doivent être déclarées même lorsqu’elles sont interceptées avant d’atteindre le patient. Cette déclaration contribue à prévenir leur reproduction.

25. Quel est l’objectif principal de la déclaration des événements médicamenteux ?

Limiter l’information aux seuls prescripteurs
Éviter la reproduction des erreurs et améliorer les pratiques
Remplacer toutes les procédures existantes
Désigner rapidement un responsable individuel

Éviter la reproduction des erreurs et améliorer les pratiques

Explication

La déclaration apporte un bénéfice collectif : elle permet d’analyser les événements, de faire évoluer le circuit du médicament et de proposer des solutions. Elle ne vise pas principalement à désigner un responsable individuel.

26. Dans le circuit du médicament, quelles situations posent souvent davantage problème que la maîtrise isolée de chaque étape ?

Les articulations et les interfaces entre les acteurs
La conservation d’un médicament dans son emballage
Les connaissances pharmacologiques individuelles
La lecture d’une notice par le patient

Les articulations et les interfaces entre les acteurs

Explication

Les articulations et les interfaces entre les différents acteurs du circuit du médicament sont des sources fréquentes de difficultés. Les erreurs peuvent ainsi apparaître lors des transmissions ou des coordinations entre étapes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 49 flashcards sur Risques et sécurité médicamenteuse.

Qu'est-ce que l'iatrogénie selon la loi du 4 mars 2002 ?

L'iatrogénie est l'ensemble des événements indésirables liés à la prise en charge médicale.

Qu'est-ce que l'iatrogénie médicamenteuse ?

C'est tout dommage causé par un médicament ou son usage par un professionnel de santé.

Qu'est-ce qui différencie un effet indésirable d'une erreur médicamenteuse ?

L'effet indésirable est une réaction nocive non voulue aux doses normales, l'erreur est un écart évitable dans la prise en charge.

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Consultez la fiche de révision complète sur Risques et sécurité médicamenteuse.

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