QCM : Pharmacologie des antibiotiques (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle association médicamenteuse est formellement contre-indiquée avec les tétracyclines en raison d’un risque d’hypertension intracrânienne ?

L’association avec des céphalosporines.
L’association avec des aminosides.
L’association avec des rétinoïdes oraux.
L’association avec des macrolides.

L’association avec des rétinoïdes oraux.

Explication

L’association des tétracyclines aux rétinoïdes oraux est formellement contre-indiquée en raison du risque d’hypertension intracrânienne. Les autres classes citées ne sont pas l’association désignée par cette contre-indication.

2. Comment l’effet des aminosides varie-t-il avec leur dose, et quelle cible cellulaire leur est associée ?

Ils sont bactériostatiques à faible dose, bactéricides à forte dose et inhibent la synthèse de la paroi bactérienne.
Ils sont bactériostatiques à faible dose, bactéricides à forte dose et inhibent la synthèse protéique ribosomale.
Ils sont bactéricides à faible dose, bactériostatiques à forte dose et perturbent la synthèse de l’ADN.
Ils sont bactéricides à faible dose, bactériostatiques à forte dose et inhibent la synthèse protéique ribosomale.

Ils sont bactériostatiques à faible dose, bactéricides à forte dose et inhibent la synthèse protéique ribosomale.

Explication

Les aminosides inhibent la synthèse protéique au niveau des ribosomes et leur effet passe de bactériostatique à faible dose à bactéricide à forte dose. L’inversion des effets selon la dose est une confusion plausible, mais elle ne correspond pas à leur profil.

3. Quels risques importants peuvent limiter l’emploi des aminosides ?

Une hypertension intracrânienne et une œsophagite, avec contre-indication pendant la grossesse ou l’allaitement.
Une inhibition du CYP3A4 et des torsades de pointes, avec contre-indication en cas de myasthénie ou d’allergie à la famille.
Une ototoxicité parfois irréversible et une néphrotoxicité, avec contre-indication en cas de myasthénie ou d’allergie à la famille.
Une photosensibilité et une coloration dentaire, avec contre-indication en cas d’insuffisance hépatique ou d’allergie à la famille.

Une ototoxicité parfois irréversible et une néphrotoxicité, avec contre-indication en cas de myasthénie ou d’allergie à la famille.

Explication

Les aminosides peuvent entraîner une ototoxicité, parfois irréversible, ainsi qu’une néphrotoxicité; la myasthénie et l’allergie à cette famille sont des contre-indications. La photosensibilité et la coloration dentaire évoquent plutôt des effets indésirables associés aux tétracyclines.

4. Un antibiotique peut traiter des infections causées par de nombreuses espèces bactériennes; quelle caractéristique décrit cette propriété ?

Son antibiogramme, c’est-à-dire le test de sensibilité de la bactérie à plusieurs antibiotiques.
Sa résistance croisée, c’est-à-dire la résistance à plusieurs antibiotiques apparentés.
Son spectre, c’est-à-dire le nombre d’espèces bactériennes contre lesquelles il peut être utilisé.
Sa CMI, c’est-à-dire la concentration nécessaire pour inhiber la croissance bactérienne.

Son spectre, c’est-à-dire le nombre d’espèces bactériennes contre lesquelles il peut être utilisé.

Explication

Le spectre antibiotique correspond au nombre d’espèces bactériennes contre lesquelles un antibiotique peut être utilisé à visée thérapeutique. La CMI mesure une concentration inhibitrice plutôt que l’étendue des espèces visées.

5. Pour choisir un traitement, un laboratoire teste plusieurs antibiotiques sur la bactérie prélevée chez un patient; quel examen réalise-t-il ?

Une mesure de CMI, qui détermine le nombre d’espèces visées par chaque antibiotique.
Un antibiogramme, qui évalue la sensibilité ou la résistance de la bactérie à plusieurs antibiotiques.
Une mesure du spectre, qui établit la concentration minimale inhibant la bactérie prélevée.
Un test de résistance croisée, qui détermine si la bactérie peut transmettre une résistance.

Un antibiogramme, qui évalue la sensibilité ou la résistance de la bactérie à plusieurs antibiotiques.

Explication

L’antibiogramme teste plusieurs antibiotiques sur la bactérie prélevée afin d’évaluer sa sensibilité ou sa résistance. La CMI, elle, désigne une concentration d’antibiotique et non un test comparatif de plusieurs traitements.

6. Quel mécanisme explique l’effet bactéricide des quinolones ?

Le blocage de la synthèse de la paroi bactérienne
La perturbation de la synthèse de l’acide folique bactérien
L’inhibition de la réplication des acides nucléiques bactériens
L’interruption de la synthèse des protéines bactériennes

L’inhibition de la réplication des acides nucléiques bactériens

Explication

En inhibant la réplication des acides nucléiques, les quinolones entraînent la mort des bactéries. Le blocage de la paroi correspond à un autre mécanisme antibiotique, et non à celui des quinolones.

7. Une souche bactérienne ne répond pas à la posologie normale, mais peut devenir sensible si l’exposition augmente; comment la classe-t-on ?

Naturellement résistante, car une exposition accrue révèle l’absence de la cible antibiotique.
Résistante, car toute souche qui répond mal à la posologie normale demeure insensible quelle que soit l’exposition.
Sensible, car toute souche inhibée par une concentration supérieure à la CMI répond à la posologie normale.
Intermédiaire, car une augmentation de dose ou une concentration au site infectieux peut permettre la sensibilité.

Intermédiaire, car une augmentation de dose ou une concentration au site infectieux peut permettre la sensibilité.

Explication

Une souche intermédiaire peut devenir sensible si la dose augmente ou si l’exposition au site infectieux est plus élevée. La résistance, à la différence de cette situation, signifie que la concentration reste insuffisante quelle que soit la dose.

8. Quelle association décrit le rôle des bêta-lactamases et celui du sulbactam ou de l’acide clavulanique ?

Les bêta-lactamases inhibent la synthèse du peptidoglycane, tandis que le sulbactam et l’acide clavulanique détruisent le noyau bêta-lactame
Les bêta-lactamases bloquent la fixation aux PLP, tandis que le sulbactam et l’acide clavulanique stimulent leur activité
Les bêta-lactamases renforcent le noyau bêta-lactame, tandis que le sulbactam et l’acide clavulanique activent ces enzymes
Les bêta-lactamases détruisent le noyau bêta-lactame, tandis que le sulbactam et l’acide clavulanique inhibent ces enzymes

Les bêta-lactamases détruisent le noyau bêta-lactame, tandis que le sulbactam et l’acide clavulanique inhibent ces enzymes

Explication

Les bêta-lactamases inactivent ces antibiotiques en détruisant leur noyau bêta-lactame, alors que le sulbactam et l’acide clavulanique inhibent les enzymes. Ils ne détruisent donc pas le noyau de l’antibiotique : ils agissent sur les bêta-lactamases.

9. À l’hôpital, quel usage correspond aux carbapénèmes et aux monobactames ?

Ils sont administrés par voie parentérale contre des infections sévères ou nosocomiales résistantes aux autres antibiotiques; leur spectre varie selon la classe.
Ils sont prescrits par voie orale contre les infections nosocomiales résistantes, avec un spectre très large pour les deux classes.
Ils sont prescrits par voie orale contre des infections bénignes, avec un spectre limité aux bactéries Gram positif.
Ils sont administrés par voie parentérale pour les infections sévères, mais leur emploi vise surtout les infections sensibles aux antibiotiques courants.

Ils sont administrés par voie parentérale contre des infections sévères ou nosocomiales résistantes aux autres antibiotiques; leur spectre varie selon la classe.

Explication

Ces médicaments sont réservés à l’hôpital aux infections sévères ou nosocomiales résistantes aux autres antibiotiques et sont administrés par voie parentérale; les carbapénèmes ont un spectre très large, contrairement aux monobactames. Le distracteur qui les destine aux infections sensibles aux antibiotiques courants contredit cette indication de recours.

10. Comment des bactéries multirésistantes provenant d’élevages peuvent-elles atteindre l’humain et l’environnement ?

Elles peuvent se transmettre par les aliments, mais leur présence dans l’environnement se limite aux sols agricoles
Elles peuvent se transmettre directement ou par les aliments, puis se retrouver dans les eaux et les nappes phréatiques
Elles peuvent atteindre l’humain par contact direct, tandis que leur présence dans l’eau résulte de traitements médicaux
Elles peuvent se transmettre par les eaux, mais le passage à l’humain nécessite un contact avec un animal vivant

Elles peuvent se transmettre directement ou par les aliments, puis se retrouver dans les eaux et les nappes phréatiques

Explication

Les bactéries issues des élevages peuvent atteindre l’humain par contact direct ou par la chaîne alimentaire, et aussi se retrouver dans les eaux et les nappes phréatiques. Le passage par l’eau n’exclut donc pas la transmission alimentaire ou directe.

11. Quelle conséquence un antécédent d’allergie aux pénicillines ou à une autre bêta-lactamine a-t-il sur l’emploi des pénicillines ?

Il nécessite de réaliser un prélèvement microbiologique avant de commencer la pénicilline
Il constitue une contre-indication absolue aux pénicillines
Il conduit à privilégier une pénicilline à spectre plus étroit
Il impose de réduire la dose de pénicilline et de surveiller la réponse clinique

Il constitue une contre-indication absolue aux pénicillines

Explication

Un antécédent d’allergie aux pénicillines ou aux autres bêta-lactamines constitue une contre-indication absolue aux pénicillines. Réduire la dose ne supprime pas cette contre-indication, car les allergies sont indépendantes de la dose.

12. Un médicament détruit les bactéries, tandis qu’un autre empêche leur multiplication sans les détruire : comment distingue-t-on leurs effets ?

Le premier est prophylactique et le second curatif.
Le premier est à spectre étroit et le second à spectre large.
Le premier est bactériostatique et le second bactéricide.
Le premier est bactéricide et le second bactériostatique.

Le premier est bactéricide et le second bactériostatique.

Explication

Un antibiotique bactéricide détruit les bactéries, alors qu’un antibiotique bactériostatique inhibe leur développement. Les termes curatif et prophylactique distinguent plutôt l’objectif du traitement que son effet sur les bactéries.

13. Quel enfant peut relever de l’exception à la contre-indication générale des fluoroquinolones avant 15 ans ?

Un enfant atteint d’une infection grave liée à la mucoviscidose, pour laquelle la ciprofloxacine est l’exception citée
Un enfant atteint d’une infection cutanée bénigne, pour laquelle une fluoroquinolone est choisie en première intention
Un enfant traité par un médicament torsadogène, chez qui une fluoroquinolone réduit le risque cardiaque
Un enfant présentant une infection virale, pour laquelle une fluoroquinolone prévient une complication bactérienne

Un enfant atteint d’une infection grave liée à la mucoviscidose, pour laquelle la ciprofloxacine est l’exception citée

Explication

Les fluoroquinolones sont généralement contre-indiquées avant 15 ans, mais la ciprofloxacine constitue une exception citée pour les infections graves de la mucoviscidose chez l’enfant. Une infection cutanée bénigne ne correspond pas à cette exception.

14. Comment faut-il prendre la fosfomycine dans le cadre de son usage de référence contre les infections urinaires de la femme ?

À jeun, le soir au coucher, en évitant de vider la vessie dans les heures suivantes
À jeun, au réveil, en buvant beaucoup pour vider la vessie dans l’heure suivante
Au cours du repas du matin, après avoir vidé la vessie juste avant la prise
Au cours du repas du soir, après avoir vidé la vessie dans les heures précédant la prise

À jeun, le soir au coucher, en évitant de vider la vessie dans les heures suivantes

Explication

La fosfomycine, antibiotique de référence des infections urinaires de la femme, se prend à jeun le soir au coucher, sans vider la vessie dans les heures suivantes. La prendre le matin après avoir vidé la vessie ne respecte pas ces modalités.

15. Dans quelle situation le mécanisme d’action des nitro-imidazolés est-il particulièrement pertinent ?

Dans une infection à bactéries aérobies, car ces médicaments empêchent la fixation de l’acide para-aminobenzoïque
Dans une infection à bactéries résistantes par synthèse de paroi, car ces médicaments bloquent le peptidoglycane
Dans une infection à bactéries anaérobies, car ces médicaments altèrent l’ADN bactérien et sont bactéricides
Dans une infection à bactéries intracellulaires, car ces médicaments inhibent la réplication des acides nucléiques

Dans une infection à bactéries anaérobies, car ces médicaments altèrent l’ADN bactérien et sont bactéricides

Explication

Les nitro-imidazolés sont bactéricides en altérant l’ADN bactérien et sont particulièrement actifs contre les bactéries anaérobies. Le blocage de la fixation de l’acide para-aminobenzoïque décrit plutôt l’action des sulfamides.

16. Quel profil d’effets indésirables peut être associé aux sulfamides antibactériens ?

Des troubles neurologiques et une altération de l’ADN, avec un risque d’effet antabuse lié aux sulfamides
Des atteintes auditives et rénales, avec un risque de rupture du tendon d’Achille lié aux sulfamides
Des tendinopathies et une photosensibilité, avec un risque de torsades de pointes lié au cotrimoxazole
Des réactions cutanées graves et des troubles hématologiques, avec un risque d’hyperkaliémie lié au cotrimoxazole

Des réactions cutanées graves et des troubles hématologiques, avec un risque d’hyperkaliémie lié au cotrimoxazole

Explication

Les sulfamides antibactériens peuvent provoquer des réactions cutanées graves et des troubles hématologiques, et le cotrimoxazole peut entraîner une hyperkaliémie. Les tendinopathies et les torsades de pointes sont des risques associés aux fluoroquinolones.

17. Quelle différence distingue les quinolones de première génération des fluoroquinolones de deuxième génération ?

Les premières ont un spectre large et diffusent dans le liquide céphalorachidien, tandis que les secondes ont un spectre étroit et ne sont plus commercialisées.
Les premières sont encore commercialisées pour les infections profondes, tandis que les secondes sont réservées aux infections urinaires superficielles.
Les premières ont un spectre étroit et ne sont plus commercialisées, tandis que les secondes ont un spectre plus large et diffusent dans les tissus et le liquide céphalorachidien.
Les premières sont réservées aux infections virales, tandis que les secondes ciblent les bactéries sans diffuser dans les tissus.

Les premières ont un spectre étroit et ne sont plus commercialisées, tandis que les secondes ont un spectre plus large et diffusent dans les tissus et le liquide céphalorachidien.

Explication

Les quinolones de première génération ont un spectre étroit et ne sont plus commercialisées, alors que les fluoroquinolones de deuxième génération ont un spectre plus large et diffusent bien dans les tissus et le liquide céphalorachidien. L’idée que les fluoroquinolones ont un spectre étroit inverse cette distinction.

18. Quel profil décrit les macrolides et apparentés sur le plan de l’action antibactérienne ?

Ils inhibent la réplication de l’ADN, sont bactériostatiques, ciblent surtout les bacilles Gram négatif sensibles et présentent un effet post-antibiotique.
Ils inhibent les ribosomes, sont bactériostatiques, ciblent surtout les coques Gram positif sensibles et présentent un effet post-antibiotique.
Ils inhibent la paroi, sont bactéricides, ciblent surtout les bacilles Gram négatif résistants et présentent un effet post-antibiotique.
Ils inhibent les ribosomes, sont bactéricides, ciblent surtout les coques Gram positif sensibles et présentent un effet post-antibiotique.

Ils inhibent les ribosomes, sont bactériostatiques, ciblent surtout les coques Gram positif sensibles et présentent un effet post-antibiotique.

Explication

Les macrolides inhibent les ribosomes et sont bactériostatiques; leur spectre est étroit et vise surtout les coques Gram positif sensibles, avec un effet post-antibiotique. Les qualifier de bactéricides conserve certaines caractéristiques mais attribue à tort un effet bactéricide.

19. Une personne reçoit un antibiotique pour éviter une infection susceptible de survenir après une intervention : quel est l’objectif de ce traitement ?

Une action bactéricide, car le traitement vise à détruire les bactéries déjà installées.
Un traitement curatif, car le traitement vise à éliminer une infection présente.
Une prophylaxie, car le traitement vise à prévenir une infection potentielle.
Une action bactériostatique, car le traitement vise à bloquer une infection déclarée.

Une prophylaxie, car le traitement vise à prévenir une infection potentielle.

Explication

La prophylaxie vise à prévenir une infection potentielle, comme dans cette situation. Un traitement curatif, au contraire, est destiné à traiter une infection déjà présente.

20. Dans une mesure de CMI, que représente la concentration minimale inhibitrice ?

La plus grande concentration d’antibiotique qui détruit une partie des bactéries.
La plus petite concentration d’antibiotique qui inhibe toute la croissance bactérienne.
La concentration sanguine obtenue à dose normale pour traiter une infection.
La concentration minimale qui empêche la croissance d’une seule espèce bactérienne.

La plus petite concentration d’antibiotique qui inhibe toute la croissance bactérienne.

Explication

La CMI est la plus petite concentration d’antibiotique qui inhibe 100 % de la croissance bactérienne. Elle ne correspond ni à une concentration sanguine à dose normale ni à une inhibition partielle.

21. Comment évolue le spectre des céphalosporines entre les première et troisième ou quatrième générations ?

Les premières générations ciblent les bactéries Gram positif, tandis que les troisième et quatrième générations élargissent l’activité contre les Gram négatif au prix d’une activité réduite sur les Gram positif.
Les premières générations ciblent les bactéries Gram positif, tandis que les troisième et quatrième générations perdent leur activité contre les Gram négatif.
Toutes les générations conservent une activité similaire contre les Gram positif, et les deuxième générations ajoutent une activité contre certains Gram négatif.
Les premières générations ciblent surtout les bactéries Gram négatif, tandis que les troisième et quatrième générations renforcent l’activité contre les Gram positif.

Les premières générations ciblent les bactéries Gram positif, tandis que les troisième et quatrième générations élargissent l’activité contre les Gram négatif au prix d’une activité réduite sur les Gram positif.

Explication

Les céphalosporines de première génération sont actives sur les Gram positif, alors que les troisième et quatrième générations élargissent le spectre aux Gram négatif tout en diminuant l’activité sur les Gram positif. L’élargissement aux Gram positif décrit dans un distracteur inverse l’évolution du spectre.

22. Quelle propriété des tétracyclines explique leur activité contre certaines bactéries intracellulaires ?

Elles sont bactériostatiques à large spectre et pénètrent les cellules eucaryotes.
Elles sont bactériostatiques à spectre étroit et agissent en bloquant la paroi bactérienne.
Elles sont bactéricides à spectre étroit et restent dans le milieu extracellulaire.
Elles sont bactéricides à large spectre et détruisent les cellules eucaryotes infectées.

Elles sont bactériostatiques à large spectre et pénètrent les cellules eucaryotes.

Explication

Les tétracyclines sont bactériostatiques, ont un spectre large et pénètrent les cellules eucaryotes, ce qui leur permet d’agir sur des bactéries intracellulaires. L’hypothèse d’une action limitée au milieu extracellulaire ne rendrait pas compte de cette activité.

23. Quelle description caractérise la famille des bêta-lactamines ?

Elle possède un noyau bêta-lactame et comprend les pénicillines, les céphalosporines, les pénèmes et les monobactames
Elle possède un noyau bêta-lactame et comprend les pénicillines, les macrolides, les pénèmes et les monobactames
Elle comprend des antibiotiques à noyau bêta-lactame, dont les pénicillines et les tétracyclines
Elle agit sur la paroi bactérienne et comprend les pénicillines, les céphalosporines, les glycopeptides et les monobactames

Elle possède un noyau bêta-lactame et comprend les pénicillines, les céphalosporines, les pénèmes et les monobactames

Explication

Les bêta-lactamines ont un noyau caractéristique et regroupent les pénicillines, les céphalosporines, les pénèmes et les monobactames. Les macrolides appartiennent à une autre famille, même si plusieurs des autres groupes proposés sont bien des bêta-lactamines.

24. Quels effets indésirables sont associés aux fluoroquinolones ?

Des tendinopathies pouvant entraîner une rupture du tendon d’Achille, une photosensibilité et des torsades de pointes
Des troubles digestifs, une hypoglycémie et une inflammation du nerf optique
Des réactions cutanées graves, des troubles hématologiques et une hyperkaliémie
Des atteintes rénales avec cristallurie, une coloration des urines et des troubles de l’audition

Des tendinopathies pouvant entraîner une rupture du tendon d’Achille, une photosensibilité et des torsades de pointes

Explication

Les fluoroquinolones peuvent provoquer des tendinopathies avec risque de rupture du tendon d’Achille, une photosensibilité et des torsades de pointes. Les réactions cutanées graves, les troubles hématologiques et l’hyperkaliémie sont plutôt associés aux sulfamides, notamment au cotrimoxazole.

25. Lorsqu’un antibiotique est choisi pour un patient, quels éléments doivent guider la décision ?

La durée habituelle du traitement, le coût du médicament, ainsi que la saison et le lieu de résidence
La voie d’administration et le spectre, sans tenir compte du site infectieux ni de l’état du patient
La sensibilité bactérienne et l’âge, sans considérer la diffusion de l’antibiotique jusqu’à l’infection
Le spectre et la sensibilité bactérienne, la diffusion au site infectieux, ainsi que l’âge et l’état du patient

Le spectre et la sensibilité bactérienne, la diffusion au site infectieux, ainsi que l’âge et l’état du patient

Explication

Le choix repose notamment sur le spectre, la nature et la sensibilité de la bactérie, la diffusion jusqu’au site infectieux, ainsi que l’âge et l’état du patient. Se limiter à la sensibilité et à l’âge laisse de côté des critères essentiels comme la diffusion au foyer infectieux.

26. À quel moment les prélèvements microbiologiques doivent-ils être effectués pour éviter de fausser leurs résultats ?

Après la première dose d’antibiotiques
À la fin du traitement antibiotique
Après l’amélioration des symptômes sous antibiotique
Avant la prise d’antibiotiques

Avant la prise d’antibiotiques

Explication

Les prélèvements microbiologiques doivent précéder la prise d’antibiotiques afin que le traitement ne modifie pas les résultats. Un prélèvement après la première dose peut donc être faussé par l’antibiotique.

27. Dans une espèce bactérienne normalement sensible, une résistance apparaît chez une partie des souches; de quel type de résistance s’agit-il ?

D’une résistance acquise, présente chez une proportion de souches normalement sensibles.
D’une résistance croisée, qui concerne des antibiotiques de groupes ou de structures voisines.
D’une résistance naturelle, commune à toutes les souches en raison d’une cible absente ou inaccessible.
D’une résistance universelle, présente chez toutes les espèces exposées à un même antibiotique.

D’une résistance acquise, présente chez une proportion de souches normalement sensibles.

Explication

La résistance acquise apparaît chez une proportion de souches appartenant à une espèce normalement sensible. La résistance naturelle concerne toutes les souches de l’espèce lorsque la cible est absente ou inaccessible.

28. Que signifie la résistance bactérienne à un antibiotique ?

La capacité d’un traitement antibiotique à inhiber la croissance sans tuer les bactéries.
La capacité d’un antibiotique à agir sur plusieurs espèces bactériennes.
La capacité d’une bactérie à supporter l’action d’un traitement antibiotique.
La capacité d’une bactérie à se développer en l’absence de traitement antibiotique.

La capacité d’une bactérie à supporter l’action d’un traitement antibiotique.

Explication

La résistance bactérienne désigne la capacité d’une bactérie à supporter l’action d’un traitement antibiotique. L’action inhibitrice sans destruction décrit plutôt un effet bactériostatique du médicament.

29. Quelle propriété définit un antibiotique utilisé contre une infection bactérienne ?

Il élimine les bactéries en modifiant leur environnement, sans pouvoir freiner leur développement.
Il peut détruire les bactéries ou empêcher leur développement afin de traiter ou prévenir une infection bactérienne.
Il stimule les défenses immunitaires afin de neutraliser les virus responsables d’une infection.
Il réduit la douleur et la fièvre sans agir sur la croissance des micro-organismes.

Il peut détruire les bactéries ou empêcher leur développement afin de traiter ou prévenir une infection bactérienne.

Explication

Un antibiotique, naturel ou synthétique, agit sur les bactéries en les détruisant ou en inhibant leur développement, dans un but curatif ou préventif. Un traitement qui soulage les symptômes sans agir sur les bactéries ne correspond pas à cette définition.

30. Quel usage des antibiotiques favorise le développement de résistances bactériennes chez l’humain et l’animal ?

Des prescriptions tenant compte de l’âge et de l’état général du patient
Des traitements ciblés selon la sensibilité bactérienne et le site infectieux
Des prélèvements microbiologiques avant traitement, associés à des cures adaptées
Des traitements trop fréquents ou trop longs, des dosages inadéquats et des cures trop courtes

Des traitements trop fréquents ou trop longs, des dosages inadéquats et des cures trop courtes

Explication

Des prises trop fréquentes ou prolongées, des doses inadéquates et des traitements trop courts favorisent l’émergence de résistances. Des prélèvements réalisés avant le traitement aident plutôt à orienter le choix de l’antibiotique.

31. Quel mécanisme explique la lyse bactérienne provoquée par les bêta-lactamines ?

Elles inhibent la synthèse des protéines, ce qui prive la membrane bactérienne de ses constituants
Elles se fixent aux PLP, stimulent la synthèse du peptidoglycane et renforcent ainsi la paroi bactérienne
Elles détruisent les bêta-lactamases, ce qui bloque directement la réplication de l’ADN bactérien
Elles se fixent aux PLP, inhibent la synthèse du peptidoglycane et fragilisent ainsi la paroi bactérienne

Elles se fixent aux PLP, inhibent la synthèse du peptidoglycane et fragilisent ainsi la paroi bactérienne

Explication

En se fixant aux PLP, les bêta-lactamines inhibent la synthèse du peptidoglycane, fragilisent la paroi et entraînent la lyse. Stimuler la production de peptidoglycane renforcerait la paroi au lieu de produire cet effet.

32. Quelle distinction décrit correctement les bactéries multirésistantes et totorésistantes ?

Les multirésistantes résistent à plusieurs antibiotiques, tandis que les totorésistantes résistent à tous les antibiotiques disponibles
Les multirésistantes résistent aux antibiotiques d’une seule famille, tandis que les totorésistantes résistent à plusieurs familles
Les multirésistantes sont résistantes aux antiviraux, tandis que les totorésistantes résistent aux antibiotiques courants
Les multirésistantes résistent à tous les antibiotiques disponibles, tandis que les totorésistantes résistent à plusieurs antibiotiques

Les multirésistantes résistent à plusieurs antibiotiques, tandis que les totorésistantes résistent à tous les antibiotiques disponibles

Explication

La multirésistance concerne plusieurs antibiotiques, alors que la totorésistance s’étend à tous ceux qui sont disponibles. Confondre les deux revient à attribuer à la multirésistance le degré le plus étendu.

33. Quel macrolide fait exception à l’inhibition du CYP3A4 observée avec les autres macrolides ?

L’érythromycine.
La spiramycine.
L’azithromycine.
La clarithromycine.

La spiramycine.

Explication

Tous les macrolides sauf la spiramycine inhibent le CYP3A4 à des degrés divers et peuvent ainsi interagir avec des médicaments métabolisés par cette enzyme. L’érythromycine ne constitue pas l’exception à cette règle.

34. Comment les sulfamides antibactériens exercent-ils leur effet bactériostatique ?

Ils altèrent directement l’ADN bactérien et empêchent la multiplication des bactéries anaérobies.
Ils inhibent la réplication des acides nucléiques et provoquent la destruction des bactéries.
Ils empêchent la fixation de l’acide para-aminobenzoïque à la dihydroptérine et bloquent ainsi une voie de synthèse.
Ils perturbent la formation de la paroi bactérienne en empêchant l’assemblage du peptidoglycane.

Ils empêchent la fixation de l’acide para-aminobenzoïque à la dihydroptérine et bloquent ainsi une voie de synthèse.

Explication

Les sulfamides antibactériens bloquent une voie de synthèse en empêchant la fixation de l’acide para-aminobenzoïque à la dihydroptérine, ce qui rend leur effet bactériostatique. L’altération directe de l’ADN correspond plutôt au mécanisme des nitro-imidazolés.

35. Pourquoi l’acide fusidique est-il déconseillé pour traiter les infections cutanées ?

Parce qu’il pénètre mal dans la peau et ne peut atteindre les bactéries de surface
Parce que son emploi présente un risque important de sélectionner des souches résistantes
Parce qu’il provoque fréquemment une hyperkaliémie lors d’un traitement cutané
Parce qu’il est dépourvu d’activité contre les bactéries responsables d’infections cutanées

Parce que son emploi présente un risque important de sélectionner des souches résistantes

Explication

L’acide fusidique est déconseillé pour les infections cutanées en raison du risque important de sélection de souches résistantes. Le motif n’est pas une absence d’activité contre les bactéries cutanées, mais le risque de résistance.

36. Une bactérie rend un antibiotique inopérant en le dégradant grâce à une enzyme; quel mécanisme de résistance illustre cette situation ?

L’inactivation enzymatique de l’antibiotique.
La modification de la cible de l’antibiotique.
La substitution de la cible par une molécule non vulnérable.
Le blocage de l’accès de l’antibiotique à sa cible.

L’inactivation enzymatique de l’antibiotique.

Explication

La dégradation de l’antibiotique par une enzyme correspond à son inactivation enzymatique. Le blocage de l’accès protège la cible sans détruire directement la molécule antibiotique.

37. Quelle consigne s’applique à la consommation d’alcool pendant un traitement par métronidazole ou secnidazole ?

Remplacer l’alcool par une boisson sucrée en raison du risque d’hyperkaliémie
Prendre l’alcool à distance des doses en raison du risque de photosensibilité
Éviter l’alcool en raison du risque d’effet antabuse
Limiter l’alcool aux repas en raison du risque d’hypoglycémie

Éviter l’alcool en raison du risque d’effet antabuse

Explication

L’alcool est contre-indiqué avec le métronidazole ou le secnidazole en raison du risque d’effet antabuse. Espacer les prises ne supprime pas la raison de cette contre-indication.

38. Pour limiter l’antibiorésistance, quel antibiotique le prescripteur doit-il privilégier parmi ceux qui sont actifs ?

Celui qui couvre le plus grand nombre de bactéries potentielles
Celui qui est habituellement utilisé en première intention pour toute infection
Celui dont le spectre est le plus étroit
Celui dont le spectre est le plus large

Celui dont le spectre est le plus étroit

Explication

Parmi les antibiotiques actifs, le prescripteur doit choisir celui au spectre le plus étroit afin de limiter l’antibiorésistance. Un spectre plus large n’est pas préférable lorsque l’option étroite est efficace.

39. Quelle caractéristique distingue les allergies aux antibiotiques des effets liés à la quantité administrée ?

Elles dépendent de la dose et se manifestent principalement par une baisse de l’efficacité du traitement
Elles surviennent après des traitements prolongés et se limitent généralement à des troubles digestifs
Elles sont indépendantes de la dose et peuvent provoquer une urticaire, un rash cutané ou une anaphylaxie
Elles sont indépendantes de la dose, mais se manifestent par une résistance bactérienne plutôt que par des symptômes cutanés

Elles sont indépendantes de la dose et peuvent provoquer une urticaire, un rash cutané ou une anaphylaxie

Explication

Les allergies aux antibiotiques ne dépendent pas de la dose et peuvent se traduire par de l’urticaire, un rash cutané ou une réaction anaphylactique. Une résistance bactérienne correspond à un autre phénomène et n’est pas une manifestation allergique.

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Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Pharmacologie des antibiotiques.

Qu’est-ce qu’un antibiotique ?

Une substance naturelle ou synthétique qui détruit les bactéries ou empêche leur développement pour traiter ou prévenir une infection bactérienne.

Que font les antibiotiques bactéricides aux bactéries ?

Ils les détruisent.

Que font les antibiotiques bactériostatiques au développement bactérien ?

Ils l’inhibent.

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Consultez la fiche de révision complète sur Pharmacologie des antibiotiques.

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