Qu’est-ce que l’hémostase ?
L’ensemble des mécanismes physiologiques qui arrêtent une hémorragie et maintiennent le sang fluide dans les vaisseaux.
Quelles sont les trois étapes de l’hémostase, dans l’ordre ?
Hémostase primaire, hémostase secondaire, puis fibrinolyse.
Quel est le rôle de l’hémostase secondaire ?
Consolider le clou plaquettaire par la fibrine.
Quels mécanismes composent l’hémostase primaire ?
La vasoconstriction, l’adhésion et l’activation des plaquettes, puis leur agrégation par des ponts de fibrinogène.
Quels facteurs de coagulation nécessitent la vitamine K pour leur activation ?
Les facteurs II, VII, IX et X.
Qu’est-ce qu’une thrombose ?
La formation pathologique d’un caillot dans un vaisseau sans hémorragie à colmater.
Comment se manifeste principalement la maladie thromboembolique veineuse ?
Par une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire.
Qu’est-ce que la maladie thromboembolique veineuse ?
L’oblitération d’une veine par un thrombus.
Quel est le risque de mortalité d’une embolie pulmonaire non traitée ?
Près de 40 % des cas.
Quels éléments composent la triade de Virchow ?
L’altération de la paroi veineuse, la stase veineuse et l’hypercoagulabilité.
À quoi les thromboses artérielles sont-elles le plus souvent liées ?
À l’athérosclérose.
Quels événements l’athérosclérose peut-elle provoquer par sténose ou rupture de plaque ?
Un syndrome coronarien aigu, un AVC ischémique ou une AOMI.
Sur quelle partie de l’hémostase agissent les anticoagulants, et quel processus empêchent-ils ?
Ils agissent sur l’hémostase secondaire et empêchent la formation de fibrine.
Que font les antithrombotiques à un thrombus déjà constitué ?
Ils ne le détruisent pas ; sa dissolution relève de la fibrinolyse physiologique.
Dans quelles situations les AOD et les AVK sont-ils indiqués ?
Dans la fibrillation atriale non valvulaire, la TVP et l’EP, ainsi qu’après prothèse de hanche ou de genou.
Dans quelles pathologies artérielles les antiagrégants sont-ils indiqués ?
Dans le syndrome coronarien aigu, l’AVC ischémique et l’AOMI.
Quelles contre-indications sont communes aux antithrombotiques ?
L’hypersensibilité à la molécule, une hémorragie en cours et une maladie hémorragique constitutionnelle.
Quel antécédent contre-indique absolument les héparines ?
Un antécédent de TIH de type II.
Quelle atteinte rénale contre-indique les HBPM ?
L’insuffisance rénale sévère.
Quel anticoagulant constitue le traitement de référence pendant la grossesse ?
Les HBPM.
Pourquoi les héparines ne s’administrent-elles jamais par voie intramusculaire ?
En raison du risque d’hématome.
Quel facteur le rivaroxaban inhibe-t-il directement ?
Le facteur Xa.
Quels facteurs actifs les AVK empêchent-ils de synthétiser ?
Les facteurs II, VII, IX et X.
Quel effet indésirable est commun à toutes les familles d’antithrombotiques ?
Le risque hémorragique.
Quand apparaît la TIH de type I, et quelle est sa sévérité ?
Dans les 48 heures ; elle est bénigne et modérée.
Quelle mortalité est associée à la TIH de type II ?
10 à 20 %.
Quel est l’INR cible le plus fréquent sous AVK pour la MTEV et la fibrillation auriculaire ?
De 2 à 3.
Quels signes peuvent révéler une hémorragie chez un patient ?
Pâleur, essoufflement, fatigue inhabituelle, maux de tête ou malaise inexpliqués, sang dans les urines ou les selles, selles noires, saignements prolongés du nez ou des gencives et hématomes spontanés.
Quels conseils alimentaires et médicamenteux s’appliquent à un patient sous AVK ?
Garder une alimentation équilibrée et stable sans supprimer les aliments riches en vitamine K, et éviter tout nouveau médicament sans avis médical, notamment l’aspirine, les AINS et le millepertuis.
Que doit faire un patient sous antiagrégant avant un geste invasif ou en cas de saignement ?
Signaler tout saignement et informer les professionnels avant un geste invasif.
Où sont principalement synthétisés les facteurs de coagulation ?
Dans le foie.
Sous quelle forme circulent les facteurs de coagulation avant leur activation ?
Sous forme inactive.
Quel est le rôle de l’antithrombine III dans la coagulation ?
C’est un inhibiteur naturel de la coagulation.
Quelle proportion des embolies pulmonaires provient d’une TVP des membres inférieurs ?
Plus de 70 %.
Quelles sont les trois familles d’antithrombotiques et leurs principaux représentants ?
Les anticoagulants parentéraux ou oraux et les antiagrégants comprennent les HNF, HBPM, fondaparinux, danaparoïde, bivalirudine, argatroban, AOD, AVK, aspirine, inhibiteurs du P2Y12 et antagonistes des récepteurs GP IIb/IIIa.
Dans quelles situations un anticoagulant prévient-il la formation d’un thrombus ?
Notamment en chirurgie orthopédique ou chez un patient alité.
Chez quels patients les AVK gardent-ils une place particulière ?
Chez les patients porteurs d’une prothèse valvulaire mécanique.
Après un syndrome coronarien aigu, combien de temps dure habituellement l’association aspirine–inhibiteur du P2Y12 ?
Environ un an.
Quand l’aspirine est-elle contre-indiquée pendant la grossesse ?
À partir du sixième mois de grossesse.
Quels risques les AVK exposent-ils à provoquer pendant la grossesse ?
Des avortements, des morts in utero, des malformations et des hémorragies fœtales.
Quel est le délai d’action IV de l’HNF ?
Quelques minutes.
Quelle est la durée d’action des HBPM ?
Plus de 12 heures.
À quoi sert le fondaparinux à faible dose ?
À la prévention.
Dans quelle situation l’argatroban est-il indiqué ?
En cas de TIH de type II nécessitant un traitement parentéral.
Comment faut-il prendre le rivaroxaban ?
Pendant les repas avec un grand verre d’eau.
Quel antidote neutralise l’héparine lors d’une hémorragie grave, et à quelle dose ?
Le sulfate de protamine, à raison de 100 UAH pour 100 UI d’héparine.
Quel premier contrôle faut-il effectuer en cas de suspicion de TIH ?
Contrôler la numération plaquettaire sur un deuxième prélèvement.
Quelle surveillance biologique est réalisée sous HNF ?
La numération plaquettaire avant traitement puis deux fois par semaine, ainsi que le TCA ou l’activité anti-Xa.
Quand prélève-t-on l’activité anti-Xa sous HBPM ?
Au pic, 3 à 4 heures après l’injection.
Quelle vigilance faut-il adopter après un traumatisme chez une personne sous antithrombotique ?
Tout traumatisme, même mineur, appelle une vigilance particulière.
Où et comment injecter une HBPM à domicile ?
Par voie sous-cutanée dans l’abdomen hors de la zone péri-ombilicale, en variant les points d’injection et sans purger la bulle d’air.
Combien de temps l’effet persiste-t-il après l’arrêt de la warfarine ?
Quatre jours.
Combien de temps l’effet persiste-t-il après l’arrêt de l’acénocoumarol ?
Deux à trois jours.
Quelles précautions un patient sous AOD doit-il prendre pour son traitement ?
Respecter les prises en raison de la demi-vie courte, signaler le traitement à tout professionnel de santé et garder sa carte de surveillance sur soi.
Quelles sont les contre-indications des AVK ?
La grossesse et l’insuffisance hépatique sévère.
Teste tes connaissances avec un QCM de 25 questions sur Pharmacologie des antithrombotiques.
1. Après la réparation d’une brèche vasculaire, quelle étape permet de dissoudre le thrombus et de rétablir la circulation ?
2. Après une petite lésion vasculaire, quelle séquence décrit l’hémostase primaire qui aboutit au clou plaquettaire ?
Révisez le cours complet dans la fiche de révision de Pharmacologie des antithrombotiques.
Voir la fiche →Importe ton cours et l'IA génère des flashcards en 30 secondes.
Générateur de flashcards