QCM : Pharmacologie des antithrombotiques (25 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Après la réparation d’une brèche vasculaire, quelle étape permet de dissoudre le thrombus et de rétablir la circulation ?

La fibrinolyse
La vasoconstriction
L’hémostase primaire
L’hémostase secondaire

La fibrinolyse

Explication

La fibrinolyse dissout le thrombus une fois la brèche réparée. Le clou plaquettaire relève de l’hémostase primaire, sa consolidation de l’hémostase secondaire, et la vasoconstriction intervient au début de la réponse.

2. Après une petite lésion vasculaire, quelle séquence décrit l’hémostase primaire qui aboutit au clou plaquettaire ?

Vasoconstriction, activation, agrégation, puis adhésion par le fibrinogène
Adhésion, vasoconstriction, consolidation par la fibrine, puis activation
Fibrinolyse, adhésion, activation, puis agrégation par la fibrine
Vasoconstriction, adhésion, activation, puis agrégation par le fibrinogène

Vasoconstriction, adhésion, activation, puis agrégation par le fibrinogène

Explication

L’hémostase primaire associe vasoconstriction, adhésion des plaquettes à la paroi lésée, activation, puis agrégation grâce à des ponts de fibrinogène. Inverser adhésion et activation modifie l’ordre des étapes, tandis que la fibrine consolide le clou lors de l’hémostase secondaire.

3. Une patiente présente une carence en vitamine K ; quelle activation des facteurs de coagulation risque-t-elle de compromettre ?

Les facteurs II, V, IX et XI
Les facteurs II, VII, X et XI
Les facteurs II, VII, IX et X
Les facteurs I, V, VIII et XIII

Les facteurs II, VII, IX et X

Explication

La vitamine K est indispensable à l’activation des facteurs II, VII, IX et X. La série I, V, VIII et XIII confond ces facteurs avec d’autres éléments de la coagulation, et le facteur XI ne fait pas partie de la liste dépendante de la vitamine K.

4. Quel énoncé caractérise l’hémostase dans son ensemble ?

Des mécanismes qui arrêtent une hémorragie et maintiennent le sang fluide dans les vaisseaux
Des mécanismes qui forment un caillot après une lésion sans autre fonction vasculaire
Des mécanismes qui dissolvent les caillots sans participer à l’arrêt d’une hémorragie
Des mécanismes qui empêchent la coagulation et maintiennent le sang fluide dans les vaisseaux

Des mécanismes qui arrêtent une hémorragie et maintiennent le sang fluide dans les vaisseaux

Explication

L’hémostase réunit les mécanismes qui arrêtent une hémorragie tout en maintenant le sang fluide dans les vaisseaux. La limiter à la formation ou à la dissolution d’un caillot omet une partie de cette double fonction.

5. Chez une personne sans saignement, un caillot se forme de façon pathologique dans un vaisseau ; comment nomme-t-on ce phénomène ?

Une fibrinolyse
Une hémorragie
Une embolie pulmonaire
Une thrombose

Une thrombose

Explication

La thrombose est la formation pathologique d’un caillot dans un vaisseau sans hémorragie à colmater. L’hémorragie correspond à un saignement, l’embolie pulmonaire à une atteinte pulmonaire et la fibrinolyse à la dissolution d’un thrombus.

6. Un caillot veineux profond migre et atteint les poumons. Quelle distinction décrit correctement les deux manifestations de la maladie thromboembolique veineuse ?

La TVP est le caillot veineux profond et l’EP l’atteinte pulmonaire liée à sa migration
La TVP est l’atteinte pulmonaire et l’EP le caillot veineux profond
La TVP est une thrombose artérielle et l’EP une atteinte d’une veine profonde
La TVP est la seule forme veineuse et l’EP une maladie sans lien avec un caillot

La TVP est le caillot veineux profond et l’EP l’atteinte pulmonaire liée à sa migration

Explication

La maladie thromboembolique veineuse comprend notamment la TVP, caillot dans une veine profonde, et l’EP, atteinte pulmonaire souvent liée à la migration d’un caillot. Inverser les deux manifestations reprend la confusion entre localisation profonde veineuse et localisation pulmonaire.

7. Une personne immobilisée présente aussi une atteinte de la paroi veineuse et une hypercoagulabilité ; quels mécanismes de la triade de Virchow sont réunis ?

Altération de la paroi veineuse, stase veineuse et coagulation insuffisante
Altération de la paroi veineuse, débit veineux accru et hypercoagulabilité
Rupture de plaque artérielle, stase veineuse et hypercoagulabilité
Altération de la paroi veineuse, stase veineuse et hypercoagulabilité

Altération de la paroi veineuse, stase veineuse et hypercoagulabilité

Explication

La triade de Virchow associe l’altération de la paroi veineuse, la stase veineuse et l’hypercoagulabilité. L’immobilisation favorise la stase, tandis qu’un débit accru ou une coagulation insuffisante ne correspond pas aux éléments de cette triade.

8. Un patient présente une rupture de plaque d’athérosclérose dans une artère coronaire ; quelle conséquence thrombotique est cohérente avec ce mécanisme ?

Une embolie pulmonaire
Un syndrome coronarien aigu
Une thrombose veineuse profonde
Une artériopathie oblitérante des membres inférieurs

Un syndrome coronarien aigu

Explication

Les thromboses artérielles sont souvent liées à l’athérosclérose ; selon leur localisation, elles peuvent provoquer un syndrome coronarien aigu. La TVP et l’embolie pulmonaire relèvent de la maladie thromboembolique veineuse, tandis que l’AOMI concerne les artères des membres inférieurs.

9. Un patient reçoit un médicament qui empêche l’activation et l’agrégation de ses plaquettes. Sur quel niveau de l’hémostase ce médicament agit-il ?

La fibrinolyse physiologique
L’hémostase secondaire
L’hémostase primaire
La formation de fibrine

L’hémostase primaire

Explication

Les antiagrégants agissent sur l’hémostase primaire en empêchant l’activation et l’agrégation des plaquettes. L’hémostase secondaire et la formation de fibrine relèvent de l’action des anticoagulants, tandis que la fibrinolyse dissout le caillot.

10. Un thrombus est déjà constitué chez un patient : quel effet peut-on attendre d’un antithrombotique, par opposition à un fibrinolytique ?

Détruire activement le caillot déjà constitué
Remplacer la fibrinolyse physiologique de l’organisme
Prévenir sa formation ou empêcher son extension
Dissoudre directement le thrombus par fibrinolyse

Prévenir sa formation ou empêcher son extension

Explication

Les antithrombotiques préviennent la formation d’un thrombus ou en limitent l’extension, mais ne détruisent pas un caillot déjà constitué. La destruction active relève des fibrinolytiques, et la dissolution progressive du caillot est assurée par la fibrinolyse physiologique.

11. Une patiente atteinte de fibrillation atriale non valvulaire doit recevoir un anticoagulant oral pour prévenir les événements thromboemboliques. Quelle famille correspond aux indications décrites ?

Les héparines ou le fondaparinux
L’aspirine ou les inhibiteurs du P2Y12
Les AOD ou les AVK
Les antagonistes des récepteurs GP IIb/IIIa

Les AOD ou les AVK

Explication

Les AOD et les AVK sont indiqués dans la fibrillation atriale non valvulaire, ainsi que dans le traitement et la prévention des récidives de TVP et d’EP et après certaines prothèses orthopédiques. L’aspirine et les autres antiagrégants ciblent notamment les complications artérielles.

12. Après un AVC ischémique, quel type de médicament correspond à la prévention des complications thromboemboliques artérielles ?

Une héparine de bas poids moléculaire
Un antiagrégant plaquettaire
Un anticoagulant oral direct
Un médicament fibrinolytique

Un antiagrégant plaquettaire

Explication

Les antiagrégants sont indiqués en prévention primaire ou secondaire des complications thromboemboliques artérielles, notamment après un AVC ischémique. Les anticoagulants oraux et les HBPM sont associés à d’autres indications, tandis que les fibrinolytiques détruisent activement un thrombus.

13. Avant d’administrer un antithrombotique, un patient présente une hémorragie en cours. Comment cette situation doit-elle être considérée ?

Une contre-indication commune aux antithrombotiques
Une précaution concernant les seuls antiagrégants
Une contre-indication propre aux HBPM
Une contre-indication propre aux AVK

Une contre-indication commune aux antithrombotiques

Explication

Une hémorragie en cours fait partie des contre-indications communes aux antithrombotiques, avec l’hypersensibilité à la molécule et les maladies hémorragiques constitutionnelles. La contre-indication liée aux HBPM et à l’insuffisance rénale sévère est spécifique à cette famille.

14. Un patient ayant des antécédents de TIH de type II souffre aussi d’insuffisance rénale sévère. Quelles contre-indications spécifiques doivent être prises en compte ?

La TIH concerne les anticoagulants oraux et l’insuffisance rénale les AVK
La TIH concerne les HBPM et l’insuffisance rénale sévère toutes les héparines
La TIH concerne les AVK et l’insuffisance rénale sévère les antiagrégants
La TIH contre-indique les héparines et l’insuffisance rénale sévère les HBPM

La TIH contre-indique les héparines et l’insuffisance rénale sévère les HBPM

Explication

Un antécédent de TIH de type II contre-indique les héparines, tandis que l’insuffisance rénale sévère contre-indique les HBPM. Limiter la TIH aux seules HBPM ou étendre la contre-indication rénale à toutes les héparines confond ces deux règles.

15. Une patiente enceinte a besoin d’un traitement anticoagulant. Quelle option correspond au traitement de référence compatible avec la barrière placentaire ?

Un AVK, qui ne traverse pas la barrière placentaire
Une HBPM, qui ne traverse pas la barrière placentaire
Un AOD, qui constitue le traitement de référence
L’aspirine, qui remplace l’anticoagulation de référence

Une HBPM, qui ne traverse pas la barrière placentaire

Explication

Les HBPM ne traversent pas la barrière placentaire et constituent le traitement anticoagulant de référence pendant la grossesse. Les AVK y sont contre-indiqués et les AOD ne sont pas recommandés.

16. Une infirmière prépare une injection d’héparine pour un patient. Quelle voie doit-elle choisir pour éviter le risque d’hématome lié à une injection intramusculaire ?

La voie intraveineuse ou la voie sous-cutanée
La voie orale ou la voie intraveineuse
La voie intraveineuse ou la voie intramusculaire
La voie intramusculaire ou la voie sous-cutanée

La voie intraveineuse ou la voie sous-cutanée

Explication

Les héparines sont détruites par voie orale et s’administrent par voie intraveineuse ou sous-cutanée ; la voie intramusculaire est à éviter à cause du risque d’hématome. La voie intramusculaire confond une voie à éviter avec une voie recommandée, tandis que la voie orale méconnaît la destruction des héparines.

17. Un patient prend du dabigatran et un autre du rivaroxaban. Quelle association entre médicament et cible pharmacologique est correcte ?

Dabigatran et rivaroxaban : thrombine IIa
Dabigatran et rivaroxaban : facteur Xa
Dabigatran : facteur Xa ; rivaroxaban : thrombine IIa
Dabigatran : thrombine IIa ; rivaroxaban : facteur Xa

Dabigatran : thrombine IIa ; rivaroxaban : facteur Xa

Explication

Le dabigatran inhibe directement la thrombine IIa, alors que le rivaroxaban inhibe directement le facteur Xa. Intervertir les cibles inverse les mécanismes, et attribuer une cible commune aux deux médicaments efface leur distinction.

18. Un patient commence un AVK aujourd’hui. Quel mécanisme et quel délai expliquent qu’un relais par héparine soit mis en place au début du traitement ?

L’AVK inhibe directement la thrombine IIa, avec un effet après 2 à 4 jours
L’AVK freine la synthèse hépatique des facteurs II, VII, IX et X actifs, avec un effet immédiat
L’AVK freine la synthèse hépatique des facteurs II, VII, IX et X actifs, avec un effet après 2 à 4 jours
L’AVK freine la synthèse hépatique des facteurs V et VIII actifs, avec un effet immédiat

L’AVK freine la synthèse hépatique des facteurs II, VII, IX et X actifs, avec un effet après 2 à 4 jours

Explication

Les AVK diminuent la synthèse hépatique des formes actives des facteurs II, VII, IX et X, mais leur effet ne se manifeste qu’après 2 à 4 jours, d’où le relais initial par héparine. L’inhibition directe de la thrombine correspond à un autre mécanisme, et le délai immédiat ne respecte pas le délai d’action des AVK.

19. Quel effet indésirable est commun aux anticoagulants et aux antiagrégants plaquettaires ?

Le risque hémorragique
Le risque de thrombose
L’accumulation liée à l’insuffisance rénale
La thrombopénie induite par l’héparine

Le risque hémorragique

Explication

Le risque hémorragique est l’effet indésirable commun à toutes les familles d’antithrombotiques. La TIH concerne l’héparine, l’accumulation rénale est un enjeu particulier des AOD, et la thrombose est un événement que le traitement vise à prévenir.

20. Cinq jours après le début d’un traitement par héparine, un patient présente une chute de 45 % des plaquettes associée à des anticorps. Quel tableau correspond le mieux à cette situation ?

Une TIH de type II, tardive et grave
Une TIH de type I, tardive et modérée
Une TIH de type I, précoce et bénigne
Une TIH de type II, précoce et bénigne

Une TIH de type II, tardive et grave

Explication

La TIH de type II survient entre le 5e et le 21e jour, est grave et se caractérise par une chute plaquettaire de plus de 40 % liée à la formation d’anticorps. La forme de type I apparaît dans les 48 heures et provoque une thrombopénie modérée et bénigne.

21. Un patient traité par AVK présente un INR de 5,6. Quelle interprétation du résultat est la plus appropriée ?

Un INR dans la cible habituelle pour la plupart des indications
Un résultat sans indication sur le risque hémorragique
Un surdosage qui accroît le risque hémorragique
Un sous-dosage qui accroît le risque thrombotique

Un surdosage qui accroît le risque hémorragique

Explication

Un INR supérieur à 5 traduit un surdosage et augmente le risque hémorragique ; un INR inférieur à 2 évoque plutôt un sous-dosage et un risque thrombotique. La plage cible habituelle pour la MTEV et la fibrillation auriculaire est de 2 à 3.

22. Avant d’instaurer du dabigatran chez un patient, quelle surveillance faut-il prévoir ?

Ne prévoir aucun contrôle biologique avant ou pendant le traitement
Évaluer la fonction rénale avant le traitement, sans surveillance biologique de routine
Surveiller régulièrement l’INR, sans évaluer la fonction rénale
Évaluer les plaquettes avant le traitement, sans examiner la fonction rénale

Évaluer la fonction rénale avant le traitement, sans surveillance biologique de routine

Explication

Aucune surveillance biologique de routine n’est nécessaire sous AOD, mais la fonction rénale doit être évaluée avant l’instauration, particulièrement avec le dabigatran, pour prévenir l’accumulation. L’INR sert au suivi des AVK, tandis que l’absence de suivi biologique de routine ne dispense pas du contrôle rénal initial.

23. Quel ensemble de manifestations correspond à des signes d’alerte hémorragiques chez une personne traitée par antithrombotique ?

Soif accrue, urines abondantes et crampes musculaires
Pâleur, fatigue inhabituelle, selles noires et hématomes spontanés
Fièvre, frissons, toux persistante et douleurs articulaires
Rougeur locale, ecchymose après un choc et démangeaisons

Pâleur, fatigue inhabituelle, selles noires et hématomes spontanés

Explication

Une hémorragie peut se manifester par une pâleur, un essoufflement, une fatigue inhabituelle, des malaises inexpliqués, du sang dans les urines ou les selles, des selles noires, des saignements prolongés ou des hématomes spontanés. La fièvre et la toux évoquent plutôt une infection, l’ecchymose après un choc n’est pas spontanée, et la soif accrue ne figure pas parmi ces signes d’alerte.

24. Une personne sous AVK souhaite modifier son alimentation et commencer un médicament sans ordonnance. Quelle conduite est la plus sûre ?

Éliminer les aliments riches en vitamine K, poursuivre son traitement et commencer le médicament prévu
Maintenir son alimentation habituelle et commencer le médicament si la dose reste faible
Varier fortement ses apports en vitamine K, puis consulter seulement si un saignement apparaît
Garder une alimentation équilibrée et stable, suivre ses INR et demander un avis médical avant tout nouveau médicament

Garder une alimentation équilibrée et stable, suivre ses INR et demander un avis médical avant tout nouveau médicament

Explication

Sous AVK, il faut maintenir une alimentation équilibrée et stable sans supprimer les aliments riches en vitamine K, tenir à jour le suivi et les contrôles d’INR, et demander un avis médical avant tout nouveau médicament. Supprimer la vitamine K méconnaît la consigne alimentaire, l’automédication peut entraîner des interactions, et différer les contrôles d’INR compromet la surveillance.

25. Une personne sous antiagrégant remarque un saignement et doit subir prochainement un geste invasif. Que devrait-elle faire ?

Poursuivre le traitement sans signaler le saignement ni prévenir l’équipe du geste
Signaler le saignement, informer les professionnels et ne pas interrompre seule le traitement
Suspendre le traitement avant le geste et reprendre après disparition du saignement
Remplacer le traitement par un anti-inflammatoire et prévenir l’équipe après le geste

Signaler le saignement, informer les professionnels et ne pas interrompre seule le traitement

Explication

Sous antiagrégant, le patient doit signaler tout saignement, informer les professionnels avant un geste invasif et ne pas interrompre son traitement de sa propre initiative, car un arrêt intempestif accroît le risque vasculaire. L’arrêt autonome méconnaît ce risque, l’absence d’information prive l’équipe d’une donnée importante, et l’aspirine ou les AINS ne doivent pas être utilisés en automédication.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Pharmacologie des antithrombotiques.

Qu’est-ce que l’hémostase ?

L’ensemble des mécanismes physiologiques qui arrêtent une hémorragie et maintiennent le sang fluide dans les vaisseaux.

Quelles sont les trois étapes de l’hémostase, dans l’ordre ?

Hémostase primaire, hémostase secondaire, puis fibrinolyse.

Quel est le rôle de l’hémostase secondaire ?

Consolider le clou plaquettaire par la fibrine.

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