QCM : Psychotrope antidépresseur 1 — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le trouble bipolaire, aussi appelé psychose maniacodépressive ?

Il correspond à une succession de symptômes anxieux et somatiques
Il associe des perturbations de type maniaque et dépressif
Il se manifeste par des épisodes dépressifs sans excitation thymique
Il consiste en une altération progressive des fonctions cognitives

Il associe des perturbations de type maniaque et dépressif

Explication

Le trouble bipolaire se caractérise par des épisodes relevant de la manie ou de la dépression. Le trouble uniquement dépressif ne comporte pas cette alternance de types d’épisodes thymiques.

2. Quelle distinction générale permet de différencier les troubles bipolaires de type I et de type II ?

Le type I touche l’adulte tandis que le type II concerne les autres classes d’âge
Le type I concerne l’humeur tandis que le type II concerne les fonctions cognitives
Le type I est aigu tandis que le type II correspond à une affection non thymique
Le type I et le type II constituent deux formes distinctes du trouble bipolaire

Le type I et le type II constituent deux formes distinctes du trouble bipolaire

Explication

Les types I et II sont deux formes différentes d’un même ensemble diagnostique, celui des troubles bipolaires. Les autres propositions attribuent à tort la distinction à l’âge, aux fonctions cognitives ou à une différence entre affection thymique et non thymique.

3. Chez une personne présentant un trouble bipolaire, quel ensemble correspond aux objectifs d’une prise en charge thérapeutique complète ?

Prévenir les rechutes, protéger les biens et reporter la prise en charge des comorbidités
Diminuer l’agitation, limiter les prescriptions et éviter d’impliquer l’entourage dans les soins
Réduire les symptômes, prévenir les rechutes et les complications, puis soutenir le patient et son entourage
Traiter l’épisode présent, suspendre le suivi et privilégier une surveillance médicale ponctuelle

Réduire les symptômes, prévenir les rechutes et les complications, puis soutenir le patient et son entourage

Explication

La prise en charge vise les symptômes actuels, la prévention des rechutes et des complications, les comorbidités, la protection des biens ainsi que la psychoéducation. Les autres propositions omettent des dimensions importantes ou proposent de réduire le suivi et l’implication de l’entourage.

4. Comment distinguer l’action curative de l’action préventive des thymorégulateurs ?

L’action curative apaise l’agitation, tandis que l’action préventive réduit les récidives thymiques
L’action curative prévient les rechutes, tandis que l’action préventive traite l’agitation aiguë
L’action curative agit sur les comorbidités, tandis que l’action préventive protège les biens
L’action curative assure la psychoéducation, tandis que l’action préventive corrige les symptômes cognitifs

L’action curative apaise l’agitation, tandis que l’action préventive réduit les récidives thymiques

Explication

Les thymorégulateurs ont une action curative sédative sur l’agitation, notamment maniaque, et une action préventive contre les récidives dépressives ou mélancoliques. La deuxième proposition inverse précisément ces deux fonctions.

5. Dans le cadre du traitement de fond du trouble bipolaire, à quoi renvoie la théorie de l’embrasement, ou effet kindling ?

À une action sur le fonctionnement neuronal et la transmission dopaminergique
À une correction sélective des anomalies de la sérotonine dans l’épisode dépressif
À une protection des biens du patient pendant une phase d’excitation maniaque
À une sédation immédiate de l’agitation sans modification de la transmission neuronale

À une action sur le fonctionnement neuronal et la transmission dopaminergique

Explication

L’effet kindling décrit l’action des thymorégulateurs sur le fonctionnement neuronal et la transmission dopaminergique dans le traitement de fond. Il ne se réduit donc pas à une sédation immédiate de l’agitation.

6. Quelle place thérapeutique le lithium occupe-t-il dans les troubles bipolaires et schizoaffectifs ?

Il est réservé aux symptômes dépressifs des troubles bipolaires et schizoaffectifs
Il traite les épisodes maniaques ou hypomaniaques et prévient les rechutes
Il intervient dans les épisodes maniaques mais ne participe pas à la prévention
Il prévient les rechutes mais ne possède pas d’indication dans les épisodes d’excitation

Il traite les épisodes maniaques ou hypomaniaques et prévient les rechutes

Explication

Le lithium est le traitement de référence des épisodes d’excitation maniaque ou hypomaniaque et de la prévention des rechutes. L’erreur principale consiste à le limiter à une seule de ces deux fonctions thérapeutiques.

7. Quel effet du lithium concerne spécifiquement le risque suicidaire chez les personnes présentant un trouble bipolaire ou schizoaffectif ?

Il améliore l’humeur dépressive sans intervenir sur les comportements suicidaires
Il prévient les rechutes thymiques sans modifier le risque de suicide
Il réduit l’agitation maniaque sans effet établi sur les conduites suicidaires
Il diminue le risque de suicide et les conduites suicidaires

Il diminue le risque de suicide et les conduites suicidaires

Explication

Le lithium diminue le risque de suicide ainsi que les conduites suicidaires chez les patients concernés. Le limiter à l’agitation, aux rechutes ou à l’humeur dépressive ne rend pas compte de cet effet spécifique.

8. Quelle lithémie correspond à la zone thérapeutique habituelle du lithium, quelle que soit sa forme pharmaceutique ?

1,0–1,3 mEq/L1,0\text{–}1,3\ \mathrm{mEq/L}
0,1–0,3 mEq/L0,1\text{–}0,3\ \mathrm{mEq/L}
1,5–2,0 mEq/L1,5\text{–}2,0\ \mathrm{mEq/L}
0,5–0,8 mEq/L0,5\text{–}0,8\ \mathrm{mEq/L}

$$0,5\text{–}0,8\ \mathrm{mEq/L}$$

Explication

La zone thérapeutique habituelle se situe entre 0,5–0,8 mEq/L0,5\text{–}0,8\ \mathrm{mEq/L}, valeur équivalente à 0,5–0,8 mmol/L0,5\text{–}0,8\ \mathrm{mmol/L}. Une lithémie supérieure à cette plage augmente le risque de toxicité, tandis qu’une valeur inférieure peut compromettre l’efficacité.

9. Quelle succession décrit correctement les principales étapes d’un traitement par lithium ?

Adaptation rapide de la posologie, bilan initial, puis arrêt du traitement
Traitement au long cours, arrêt progressif, puis bilan initial
Bilan initial, adaptation progressive de la posologie, puis traitement au long cours
Bilan initial, traitement au long cours immédiat, puis adaptation ponctuelle

Bilan initial, adaptation progressive de la posologie, puis traitement au long cours

Explication

Le traitement débute par un bilan initial, se poursuit par une adaptation progressive de la dose et s’inscrit ensuite dans la durée. Commencer directement par un traitement prolongé sans phase d’adaptation ne respecte pas cette organisation.

10. Quel calendrier de contrôle de la lithémie correspond au suivi thérapeutique pharmacologique recommandé au début du traitement ?

Tous les deux mois dès le début, puis chaque semaine lors du traitement prolongé
Chaque jour le premier mois, chaque semaine le premier trimestre, puis tous les six mois
Chaque semaine le premier mois, chaque mois le premier trimestre, puis tous les deux mois
Chaque mois dès le début, puis chaque trimestre pendant toute la première année

Chaque semaine le premier mois, chaque mois le premier trimestre, puis tous les deux mois

Explication

Le contrôle est hebdomadaire pendant le premier mois, mensuel pendant le premier trimestre, puis réalisé tous les deux mois. Un contrôle mensuel dès le début est moins rapproché que le calendrier prévu pour la phase initiale.

11. Quel signe oriente particulièrement vers une toxicité aiguë du lithium plutôt que vers un effet indésirable mineur ?

Une soif légère apparaissant après une prise médicamenteuse
Une prise de poids progressive accompagnée d’une peau plus grasse
Des troubles de l’équilibre associés à une dysarthrie et à des myoclonies
Une fatigue modérée avec une augmentation isolée de l’appétit

Des troubles de l’équilibre associés à une dysarthrie et à des myoclonies

Explication

Les troubles de l’équilibre, la dysarthrie et les myoclonies sont des signes caractéristiques d’une toxicité aiguë préoccupante. La soif peut aussi survenir lors d’un surdosage, mais elle est moins discriminante prise isolément.

12. Quelle conduite s’impose devant une suspicion de toxicité aiguë du lithium ?

Réduire la dose lors de la prochaine prise sans réaliser de contrôle
Maintenir la dose habituelle et attendre l’évolution des symptômes
Remplacer le lithium par un autre traitement sans évaluer la lithémie
Arrêter le lithium en urgence et contrôler rapidement la lithémie

Arrêter le lithium en urgence et contrôler rapidement la lithémie

Explication

Une toxicité aiguë peut évoluer vers des complications graves, ce qui impose l’arrêt urgent du lithium et un contrôle de la lithémie. Attendre ou modifier simplement la dose retarde l’évaluation et la prise en charge d’un risque potentiellement vital.

13. Lequel de ces effets fait partie des effets tardifs possibles du lithium ?

Une hypothyroïdie associée à une prise de poids et à un goitre
Une dysarthrie aiguë accompagnée de myoclonies et de diarrhée
Une réaction allergique immédiate avec collapsus après chaque prise
Une insuffisance respiratoire apparaissant après une dose unique

Une hypothyroïdie associée à une prise de poids et à un goitre

Explication

Les effets tardifs comprennent notamment la prise de poids, l’hypothyroïdie et le goitre, auxquels peuvent s’ajouter d’autres anomalies endocriniennes ou cutanées. La dysarthrie, les myoclonies et la diarrhée évoquent plutôt une toxicité aiguë.

14. Pourquoi le lithium est-il contre-indiqué au cours du premier trimestre de la grossesse ?

En raison d’un risque principal de troubles auditifs liés à une atteinte du nerf cochléaire
En raison d’un risque de malformations cardiaques et des gros vaisseaux lié à la maladie d’Ebstein
En raison d’un risque dominant de malformations rénales lié à une réduction de la filtration fœtale
En raison d’un risque principal de fermeture précoce du tube neural pendant l’organogenèse

En raison d’un risque de malformations cardiaques et des gros vaisseaux lié à la maladie d’Ebstein

Explication

Le lithium est contre-indiqué au premier trimestre en raison d’un risque de malformations fœtales cardiaques et des gros vaisseaux associé à la maladie d’Ebstein. Les autres propositions attribuent au lithium des anomalies fœtales qui ne correspondent pas au risque décrit.

15. Quel médicament peut augmenter la lithémie et favoriser un surdosage chez une personne traitée par lithium ?

Un antihistaminique non sédatif
Un complément vitaminique sans minéraux
Un anti-inflammatoire non stéroïdien
Un antibiotique topique appliqué sur la peau

Un anti-inflammatoire non stéroïdien

Explication

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens peuvent augmenter la lithémie et favoriser une toxicité. Les autres produits proposés ne correspondent pas aux principales classes signalées comme responsables de cette interaction.

16. Quelle association entre une classe médicamenteuse et le syndrome qu’elle peut favoriser avec le lithium est correcte ?

Neuroleptiques et syndrome sérotoninergique
Antidépresseurs sérotoninergiques purs et syndrome malin
Neuroleptiques et syndrome de sevrage aux benzodiazépines
Antidépresseurs sérotoninergiques purs et syndrome sérotoninergique

Antidépresseurs sérotoninergiques purs et syndrome sérotoninergique

Explication

L’association du lithium avec des antidépresseurs sérotoninergiques purs expose à un syndrome sérotoninergique. Les neuroleptiques sont plutôt associés à un risque de syndrome malin en combinaison avec le lithium.

17. Quel ensemble correspond à la surveillance d’un traitement par lithium ?

Bilan hépatique, radiographie pulmonaire, audiogramme, spirométrie et dosage des immunoglobulines
Glycémie postprandiale, scanner cérébral, électromyogramme, bilan digestif et mesure de la pression intraoculaire
Bilan rénal, ionogramme, NFS, bilan thyroïdien, ECG, EEG et contrôle des interactions
Bilan lipidique, examen ophtalmologique, densitométrie osseuse, échographie abdominale et test cutané

Bilan rénal, ionogramme, NFS, bilan thyroïdien, ECG, EEG et contrôle des interactions

Explication

La surveillance associe notamment l’évaluation rénale, l’ionogramme, la NFS, le bilan thyroïdien, l’ECG, l’EEG, la contraception, le suivi de la lithémie et la recherche d’interactions. Les autres ensembles regroupent des examens qui ne constituent pas le suivi de référence décrit pour le lithium.

18. Quelle association décrit correctement les principaux autres thymorégulateurs ?

Les sels de lithium, les benzodiazépines, la sertraline et certains antidépresseurs tricycliques
Les inhibiteurs de la monoamine oxydase, le valaciclovir, la buspirone et les antipsychotiques typiques
Les dérivés de l’acide acétylsalicylique, la phénytoïne, la clozapine et les psychostimulants
Les dérivés de l’acide valproïque, la carbamazépine, la lamotrigine et certains antipsychotiques de deuxième génération

Les dérivés de l’acide valproïque, la carbamazépine, la lamotrigine et certains antipsychotiques de deuxième génération

Explication

Les autres thymorégulateurs regroupent les dérivés de l’acide valproïque, la carbamazépine, la lamotrigine et certains antipsychotiques de deuxième génération. Les sels de lithium et les antidépresseurs appartiennent à d’autres catégories thérapeutiques.

19. Pourquoi les dérivés de l’acide valproïque sont-ils contre-indiqués pendant la grossesse ?

Ils réduisent l’efficacité des traitements obstétricaux et augmentent le risque d’accouchement prématuré sans toxicité fœtale directe
Ils exposent à des effets hépatiques, hématologiques et cutanés ainsi qu’à des malformations et troubles neurodéveloppementaux
Ils provoquent principalement une dépendance maternelle et une sédation fœtale transitoire sans effet malformatif établi
Ils entraînent surtout une hypertension gravidique et une insuffisance rénale sans conséquence neurodéveloppementale documentée

Ils exposent à des effets hépatiques, hématologiques et cutanés ainsi qu’à des malformations et troubles neurodéveloppementaux

Explication

Le divalproate de sodium et le valpromide peuvent entraîner des effets indésirables maternels et des risques fœtaux, notamment des malformations et des troubles neurodéveloppementaux. L’idée d’une absence de risque fœtal constitue donc une confusion avec la règle établie.

20. Quel énoncé caractérise correctement la carbamazépine ?

Elle peut provoquer des effets neuropsychiques, des troubles du rythme et des réactions d’hypersensibilité, tout en étant un substrat du CYP3A4 et un inducteur enzymatique
Elle est associée à des malformations neurodéveloppementales et agit comme inhibiteur enzymatique lors des associations médicamenteuses
Elle entraîne surtout des réactions extrapyramidales et une hyperprolactinémie, tout en inhibant fortement le CYP3A4
Elle provoque principalement une toxicité rétinienne et une hyperuricémie, sans effet notable sur les enzymes hépatiques

Elle peut provoquer des effets neuropsychiques, des troubles du rythme et des réactions d’hypersensibilité, tout en étant un substrat du CYP3A4 et un inducteur enzymatique

Explication

La carbamazépine présente des risques neuropsychiques, cardiaques, cutanés, hématologiques et hépatiques, et possède à la fois le statut de substrat du CYP3A4 et celui d’inducteur enzymatique. L’hyperprolactinémie et l’inhibition du CYP3A4 correspondent plutôt à d’autres profils pharmacologiques.

21. Dans quelle situation le risque de réaction cutanée grave lié à la lamotrigine est-il particulièrement accru ?

Lorsqu’elle est associée à un dérivé de l’acide valproïque avec une dose initiale élevée ou une augmentation rapide
Lorsqu’elle est associée à un antipsychotique de deuxième génération avec une réduction progressive de la posologie
Lorsqu’elle est prescrite après un épisode maniaque avec une surveillance régulière de la fonction hépatique
Lorsqu’elle est utilisée avec la carbamazépine à dose stable après une introduction lente du traitement

Lorsqu’elle est associée à un dérivé de l’acide valproïque avec une dose initiale élevée ou une augmentation rapide

Explication

Les réactions cutanées graves sous lamotrigine sont favorisées par l’association aux dérivés de l’acide valproïque, une dose initiale trop élevée ou une augmentation trop rapide. Une introduction lente et prudente réduit ce risque plutôt qu’elle ne l’accentue.

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Qu'est-ce que le trouble bipolaire ?

Un trouble thymique avec des perturbations dépressives ou maniaques.

Quelle différence principale existe entre trouble bipolaire type I et type II ?

Le type II est une forme différente du trouble bipolaire.

Quels sont les objectifs de la prise en charge thérapeutique du trouble bipolaire ?

Disparition des symptômes, prévention des rechutes et complications, prise en charge des comorbidités, protection et psychoéducation.

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