Comment se définit en pratique la diarrhée chez l’adulte ?
Plus de trois selles molles ou liquides par jour.
Quel mécanisme provoque la diarrhée osmotique ?
Un gradient hyperosmolaire dans la lumière intestinale attire l’eau.
Quel mécanisme provoque la diarrhée motrice ?
Une accélération du transit intestinal.
Quels signes caractérisent la diarrhée par malabsorption ?
Des selles grasses, un amaigrissement et des signes de carence.
Quel mécanisme provoque la diarrhée sécrétoire ou cholériforme ?
Une augmentation de la sécrétion de liquide intestinal.
Quel signe dans les selles caractérise la diarrhée lésionnelle ou inflammatoire ?
La présence de sang ou de pus.
Quelle durée définit la diarrhée aiguë ?
De quelques heures à moins de deux semaines.
Quand les examens complémentaires sont-ils nécessaires dans une diarrhée aiguë ?
En cas de forme grave ou de complication, notamment chez un patient fragile.
Comment explore-t-on une diarrhée chronique sans trouble fonctionnel intestinal ?
Les explorations sont systématiques et guidées par le type de diarrhée et le contexte.
Quel déséquilibre acido-basique la diarrhée aiguë peut-elle provoquer par perte de bicarbonates ?
Une acidose métabolique.
Quelles pertes hydro-électrolytiques la diarrhée aiguë peut-elle entraîner ?
Des pertes d’électrolytes, une hyponatrémie et une hypomagnésémie.
Quel est le principe du traitement d’une diarrhée aiguë ?
Le traitement symptomatique et la réhydratation.
Quels composants les solutions de réhydratation orale contiennent-elles toujours ?
Un hydrate de carbone, du chlorure de sodium et du chlorure de potassium.
Quelle quantité de solution orale donner toutes les 1 à 2 minutes au plan A ?
Cinq millilitres pendant la première heure.
Quel volume par kilogramme le plan B vise-t-il en quatre heures ?
De 50 à 100 mL/kg.
Quels solutés le plan C de l’OMS utilise-t-il ?
Du Ringer lactate ou du NaCl à 0,9 %.
Quelles formes cliniques caractérisent les diarrhées infectieuses ?
La forme invasive est associée au syndrome dysentériforme, et la forme sécrétoire au syndrome cholériforme.
Quel traitement instaurer avant un anti-infectieux causal, quel que soit l’agent ?
La réhydratation symptomatique.
Quand les ralentisseurs du transit sont-ils contre-indiqués ?
En cas de diarrhée sanglante ou glaireuse.
Quelle proportion des diarrhées aiguës de l’enfant est virale ?
Environ 70 à 80 %.
Quel seuil hebdomadaire de défécations caractérise la constipation ?
Moins de trois défécations par semaine.
Combien de semaines sur les douze derniers mois définissent la durée minimale d’une constipation chronique ?
Au moins douze semaines.
Quelle anomalie caractérise le ralentissement du transit dans la constipation ?
Une diminution des contractions propulsives coliques.
Quelle cause de constipation faut-il rechercher en plus d’une cause organique ?
Une cause iatrogène.
Quelle place occupent les mesures hygiéno-diététiques dans le traitement de la constipation ?
Elles sont prioritaires, même si leur effet réel reste modeste.
Quel est le traitement de première intention de la constipation fonctionnelle sans contre-indication ?
Les laxatifs de lest, constitués de fibres alimentaires ou de mucilages.
Qu’est-ce qu’une nausée ?
Une sensation subjective désagréable, non douloureuse, associée à l’impression que le vomissement est imminent.
Quel mécanisme provoque le vomissement ?
La contraction violente des muscles abdominaux, du diaphragme et des muscles respiratoires.
Quels contenus sont rejetés lors d’un vomissement ?
Le contenu de l’estomac, du duodénum et du jéjunum.
Quelles causes infectieuses figurent parmi les étiologies des nausées et vomissements ?
Les gastro-entérites aiguës et les toxi-infections alimentaires.
Quelle période peut favoriser les nausées et vomissements ?
La période postopératoire.
Quelle situation physiologique peut provoquer des nausées et vomissements ?
La grossesse.
Quel trouble fonctionnel digestif peut provoquer des nausées et vomissements ?
La gastroparésie.
Quel est le premier principe de prise en charge des nausées et vomissements ?
Supprimer la cause.
Comment les antagonistes dopaminergiques préviennent-ils nausées et vomissements ?
Ils bloquent les récepteurs dopaminergiques, principalement dans l’area postrema et le tractus gastro-intestinal.
Quels médicaments préviennent les nausées liées aux troubles vestibulaires ou au mal des transports ?
Le dimenhydrinate, la diphenhydramine et la méclozine.
Quelle est l’indication principale des antagonistes 5HT3, ou sétrons ?
Les nausées et vomissements associés à la chimiothérapie ou à la radiothérapie.
Quelle priorité s’applique aux nausées et vomissements ?
Diagnostiquer et supprimer la cause.
Quelle mesure accompagne généralement la prise en charge des nausées et vomissements ?
La réhydratation et la correction des troubles électrolytiques.
De quels facteurs dépend le choix d’un antiémétique ?
De l’étiologie, de l’intensité des symptômes et du stade du traitement.
À quelle période les nausées matinales de grossesse apparaissent-elles généralement ?
Entre la 6e et la 12e semaine de grossesse.
Quelles sont les contre-indications des antihistaminiques H1 ?
L’hypersensibilité et le glaucome à angle fermé.
Quelle dose de diphénhydramine à 80 mg prend un adulte avant un départ ?
1 à 1,5 comprimé, 30 minutes avant le départ.
Dans quelle maladie les antagonistes dopaminergiques sont-ils contre-indiqués ?
La maladie de Parkinson.
Que faut-il privilégier comme boissons lors de vomissements pour prévenir la déshydratation ?
De petites prises répétées de boissons sucrées ou salées et de solutions de réhydratation orale.
Que faut-il limiter lors de vomissements ?
Les aliments solides.
Quelles boissons faut-il éviter lors de vomissements ?
Les boissons fortement gazeuses.
Quel temps de transit au rouge de carmin étaye une diarrhée motrice ?
Moins de huit heures.
Quels examens peuvent figurer au bilan biologique d’une diarrhée chronique ?
NFS, CRP, ionogramme sanguin, ferritinémie, vitamine B12, folates sériques, albuminémie, temps de Quick, TSH, sérologie VIH et examen parasitologique des selles.
Quels tests fonctionnels peuvent explorer une diarrhée selon l’étiologie suspectée ?
Le transit oro-fécal au rouge de carmin, le test au D-xylose et le fécalogramme.
Que permet l’endoscopie digestive dans l’exploration d’une diarrhée ?
Elle met en évidence des lésions muqueuses et permet des biopsies étagées.
Comment les diarrhées chroniques affectent-elles l’absorption des médicaments co-prescrits ?
Elles peuvent en réduire l’absorption.
Que faut-il supprimer en cas de diarrhée par intolérance alimentaire ?
L’aliment responsable, notamment le gluten ou les protéines de lait de vache.
Dans quel volume d’eau dissoudre un sachet de solution de réhydratation orale ?
Dans un litre d’eau faiblement minéralisée.
Quel substitut peut remplacer une solution de réhydratation orale indisponible ?
L’eau de cuisson du riz.
Quelles causes rechercher chez l’enfant présentant une diarrhée aiguë ?
Une infection à distance, notamment ORL ou otitique, et une antibiothérapie préalable.
À partir de quel âge les vaccins vivants contre les rotavirus peuvent-ils être administrés ?
À partir de 6 semaines, par voie orale.
Combien de doses comprend le schéma de Rotarix ?
Deux doses espacées de quatre semaines.
Quel est le risque placentaire de la déshydratation pendant la grossesse ?
Elle peut diminuer la perfusion placentaire.
Quelles ondes assurent la progression du bol alimentaire de l’œsophage au rectum ?
Les ondes propulsives.
Quel relâchement permet la défécation ?
Le relâchement du sphincter anal.
Quels éléments du bol favorisent sa progression digestive ?
L’hydratation et les fibres alimentaires.
Quelle anomalie motrice caractérise la constipation atonique ?
Une diminution des contractions péristaltiques liée à une hypomobilité globale.
Que précise l’évaluation clinique d’une constipation concernant le patient ?
Ses habitudes alimentaires, ses médicaments, ses antécédents et la date d’apparition de la constipation.
Quel signe anal l’examen du périnée postérieur recherche-t-il ?
Une fissure, une béance anale, un prolapsus rectal ou des souillures anales.
Que vérifie le toucher rectal concernant les selles ?
Leur présence et leur consistance dans l’ampoule rectale.
Quels examens biologiques sont recommandés si la constipation persiste ou évoque une affection organique ?
Glycémie, calcémie, créatinine, TSH, numération formule sanguine et protéine C-réactive.
Dans quels cas une coloscopie peut-elle être proposée pour une constipation ?
En cas de constipation récente résistante au traitement symptomatique après 50 ans, ou d’antécédents familiaux de cancer ou d’adénomes colorectaux.
Jusqu’à quelle complication locale peut évoluer la constipation chronique ?
Jusqu’au fécalome, notamment chez le patient âgé alité ou traité par morphiniques.
Quelles complications hydroélectrolytiques les vomissements peuvent-ils provoquer ?
Des troubles électrolytiques avec déshydratation.
Quelles complications respiratoires l’inhalation bronchique liée aux vomissements peut-elle entraîner ?
Des complications infectieuses respiratoires.
Quelle complication œsophagienne les vomissements peuvent-ils provoquer ?
Des œsophagites.
Quelle conséquence les vomissements peuvent-ils avoir sur les traitements médicamenteux ?
Une rupture de l’observance.
Qu’est-ce que la gastroparésie ?
Un ralentissement de la vidange gastrique sans obstacle mécanique organique.
Quels récepteurs les antihistaminiques H1 antagonisent-ils de manière compétitive ?
Les récepteurs H1 centraux et périphériques.
Sur quels sites agissent les antagonistes muscariniques contre les vomissements ?
Sur des récepteurs cholinergiques périphériques et centraux.
Quelle forme de scopolamine prévient les symptômes du mal des transports ?
La scopolamine transcutanée en patch.
Quels médicaments représentent les antagonistes 5-HT3 ?
L’ondansétron, le granisétron et le tropisétron.
Quels antiémétiques peuvent être prescrits pour des vomissements liés à une gastro-entérite ?
La dompéridone, le métoclopramide, l’alizapride et la métopimazine.
Quels médicaments préviennent les nausées et vomissements postopératoires mieux que le placebo ?
Le métoclopramide, l’ondansétron, le dropéridol et la dexaméthasone.
Quel antiémétique est recommandé contre les vomissements sous morphiniques contrôlés ?
Le dropéridol.
Quels traitements pourraient être utiles contre les nausées de grossesse ?
Les antihistaminiques H1 et le métoclopramide.
Quelle posologie le diménhydrinate à 50 mg reprend-il ?
Les mêmes posologies que la diphénhydramine.
Quelle dose de dompéridone prend un adulte avant chaque repas ?
10 à 20 mg trois fois par jour, un quart d’heure avant les repas.
Quel intervalle minimal sépare les prises orales de métoclopramide chez l’adulte ?
Au moins six heures.
Quelle dose orale de métopimazine reçoit un enfant de 6 à 12 ans ?
7,5 à 15 mg par jour.
Quelle dose d’alizapride reçoit un enfant ?
5 mg/kg par jour.
Quels aliments faut-il éviter pendant les vomissements ?
Les aliments gras.
Quel rythme de repas est conseillé pendant les vomissements, notamment pendant la grossesse ?
De petits repas répétés.
Quelles substances faut-il proscrire pendant les vomissements ?
L’alcool et le tabac.
Quels antagonistes dopaminergiques sont des benzamides ?
Le métoclopramide et l’alizapride.
Teste tes connaissances avec un QCM de 40 questions sur Pharmacologie digestive clinique.
1. Un patient présente quatre selles molles par jour, pour un poids total de 280 g. Concernant la définition de la diarrhée :
2. Une personne présente des selles grasses, un amaigrissement et des signes de carence ; son transit au rouge de carmin est de 7 heures. Parmi les propositions suivantes concernant les types de diarrhée, lesquelles sont exactes ?
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