QCM : Pharmacologie digestive clinique (40 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un patient présente quatre selles molles par jour, pour un poids total de 280 g. Concernant la définition de la diarrhée :

Une diarrhée motrice se définit par un poids fécal quotidien supérieur à 300 g.
Un poids quotidien inférieur à 300 g exclut une diarrhée malgré quatre selles molles.
Le seuil pratique correspond à plus de cinq selles molles ou liquides par jour.
Le seuil pratique de plus de trois selles molles par jour suffit à retenir une diarrhée.
Le critère pondéral est dépassé dès que les selles pèsent plus de 200 g par jour.

Le seuil pratique de plus de trois selles molles par jour suffit à retenir une diarrhée.

Explication

Le critère pratique est satisfait avec quatre selles molles, même si le poids reste inférieur à 300 g. Le seuil pondéral est supérieur à 300 g par jour, et les seuils de cinq selles ou de 200 g ne correspondent pas à la définition.

2. Une personne présente des selles grasses, un amaigrissement et des signes de carence ; son transit au rouge de carmin est de 7 heures. Parmi les propositions suivantes concernant les types de diarrhée, lesquelles sont exactes ?

Une insuffisance pancréatique peut provoquer une malabsorption avec selles grasses et carences.
Un transit au rouge de carmin inférieur à huit heures étaye le diagnostic de diarrhée motrice.
Les toxines bactériennes diminuent les sécrétions intestinales et entraînent une diarrhée motrice.
Une augmentation de la sécrétion intestinale caractérise une diarrhée par malabsorption.
Une diminution de la surface intestinale disponible provoque une diarrhée sécrétoire.

Une insuffisance pancréatique peut provoquer une malabsorption avec selles grasses et carences. · Un transit au rouge de carmin inférieur à huit heures étaye le diagnostic de diarrhée motrice.

Explication

L’insuffisance pancréatique peut entraîner une malabsorption accompagnée de selles grasses, d’amaigrissement et de carences. Un transit au rouge de carmin inférieur à huit heures étaye une diarrhée motrice ; l’augmentation des sécrétions relève du type sécrétoire, tandis que la réduction de surface intestinale relève de la malabsorption.

3. Après un transit habituel, un patient développe depuis dix jours des selles contenant du sang. Concernant les diarrhées lésionnelles et aiguës :

La présence de sang dans les selles est compatible avec une diarrhée lésionnelle inflammatoire.
Une diarrhée débutant après un transit normal peut être qualifiée d’aiguë durant les dix premiers jours.
Une diarrhée aiguë peut avoir une origine infectieuse, notamment après une toxi-infection alimentaire.
La présence de sang oriente vers une diarrhée aiguë, définie par une durée supérieure à deux semaines.
Des lésions intestinales macroscopiques peuvent être à l’origine d’un syndrome dysentériforme.

La présence de sang dans les selles est compatible avec une diarrhée lésionnelle inflammatoire. · Une diarrhée débutant après un transit normal peut être qualifiée d’aiguë durant les dix premiers jours. · Une diarrhée aiguë peut avoir une origine infectieuse, notamment après une toxi-infection alimentaire. · Des lésions intestinales macroscopiques peuvent être à l’origine d’un syndrome dysentériforme.

Explication

Le sang dans les selles et les lésions intestinales macroscopiques caractérisent la diarrhée lésionnelle, de type dysentériforme. Une diarrhée aiguë dure de quelques heures à moins de deux semaines, survient après un transit normal et peut être infectieuse ; une durée supérieure à deux semaines ne correspond pas à cette définition.

4. Une patiente présente une diarrhée depuis six semaines après avoir consommé régulièrement du blé. Au sujet de la diarrhée chronique et de la maladie cœliaque, cochez les propositions exactes :

Une diarrhée chronique peut révéler une maladie endocrinienne ou un trouble fonctionnel intestinal.
L’orge est dépourvue de gluten et ne peut être impliquée dans la maladie cœliaque.
La maladie cœliaque détruit les villosités de l’intestin grêle et favorise l’absorption des nutriments.
Le gluten du blé peut déclencher une maladie auto-immune chronique de l’intestin grêle.
Une durée supérieure à un mois correspond à la définition de la diarrhée chronique.

Une diarrhée chronique peut révéler une maladie endocrinienne ou un trouble fonctionnel intestinal. · Le gluten du blé peut déclencher une maladie auto-immune chronique de l’intestin grêle. · Une durée supérieure à un mois correspond à la définition de la diarrhée chronique.

Explication

Six semaines dépassent le seuil d’un mois qui définit la diarrhée chronique ; celle-ci peut notamment révéler une maladie endocrinienne ou un trouble fonctionnel. Le gluten du blé et de l’orge peut déclencher la maladie cœliaque, qui détruit les villosités et entraîne une malabsorption, et non une absorption accrue.

5. Un patient fragile présente une diarrhée aiguë grave, tandis qu’un autre souffre d’une diarrhée chronique inexpliquée par un trouble fonctionnel. Concernant leurs explorations :

La gravité de la diarrhée aiguë justifie des examens complémentaires chez le patient fragile.
Le bilan biologique chronique exclut la ferritinémie et le dosage de la vitamine B12.
Les explorations d’une diarrhée chronique inexpliquée sont guidées par le temps de transit au rouge de carmin.
Les explorations d’une diarrhée chronique inexpliquée par un trouble fonctionnel sont systématiques.
Le bilan biologique chronique peut inclure une NFS, une CRP et un ionogramme sanguin.

La gravité de la diarrhée aiguë justifie des examens complémentaires chez le patient fragile. · Les explorations d’une diarrhée chronique inexpliquée par un trouble fonctionnel sont systématiques. · Le bilan biologique chronique peut inclure une NFS, une CRP et un ionogramme sanguin.

Explication

Les examens d’une diarrhée aiguë sont indiqués en cas de forme grave ou de complication, notamment sur un terrain fragile ; les explorations d’une diarrhée chronique inexpliquée par un trouble fonctionnel sont systématiques et orientées par le type de diarrhée et le contexte, pas par le seul temps de transit au rouge de carmin. Le bilan chronique peut comporter une NFS, une CRP et un ionogramme sanguin, ainsi que la ferritinémie et la vitamine B12 ; une diarrhée aiguë non compliquée ne rend pas l’endoscopie systématique.

6. Une diarrhée chronique inexpliquée conduit à envisager des examens fonctionnels et endoscopiques. Quelles sont les réponses exactes au sujet de ces explorations ?

Le test au D-xylose est un examen endoscopique permettant de réaliser des biopsies étagées.
Les biopsies étagées permettent de mesurer le temps de transit oro-fécal.
Une endoscopie digestive peut révéler des lésions muqueuses et permettre des biopsies étagées.
Le temps de transit oro-fécal au rouge de carmin peut faire partie des tests fonctionnels.
Le fécalogramme est une analyse biologique du sang destinée à mesurer la CRP.

Une endoscopie digestive peut révéler des lésions muqueuses et permettre des biopsies étagées. · Le temps de transit oro-fécal au rouge de carmin peut faire partie des tests fonctionnels.

Explication

Le temps de transit oro-fécal au rouge de carmin et le test au D-xylose peuvent être demandés parmi les tests fonctionnels, de même que le fécalogramme. L’endoscopie visualise les lésions muqueuses et permet des biopsies étagées ; le D-xylose et le fécalogramme ne sont pas des examens endoscopiques ni des dosages sanguins de CRP.

7. Un patient présente une diarrhée aiguë, tandis qu’un autre souffre d’une diarrhée liée au gluten. Quelles prises en charge correspondent à ces situations ?

Un sachet de solution orale se dissout dans un litre d’eau fortement minéralisée.
Une diarrhée chronique se traite selon ses seuls symptômes, sans tenir compte des investigations.
La prise en charge aiguë repose principalement sur le traitement symptomatique et la réhydratation.
Une solution orale réhydrate en favorisant le cotransport du sodium et du glucose dans l’entérocyte.
En cas d’intolérance au gluten, le traitement consiste à supprimer l’aliment responsable.

La prise en charge aiguë repose principalement sur le traitement symptomatique et la réhydratation. · Une solution orale réhydrate en favorisant le cotransport du sodium et du glucose dans l’entérocyte. · En cas d’intolérance au gluten, le traitement consiste à supprimer l’aliment responsable.

Explication

La diarrhée aiguë appelle une prise en charge symptomatique et une réhydratation, tandis que l’intolérance au gluten justifie l’éviction de l’aliment responsable. Les solutions de réhydratation favorisent le cotransport sodium-glucose ; elles se préparent avec de l’eau faiblement minéralisée, et le traitement d’une diarrhée chronique dépend des investigations cliniques et biologiques.

8. Un enfant présente une déshydratation estimée à 4 % de son poids. Quelles modalités de réhydratation s’appliquent aux plans décrits ?

Le plan C peut employer du Ringer lactate, avec une perfusion rapide de 30 mL/kg.
Le plan A commence par 5 mL de solution orale toutes les une à deux minutes durant une heure.
Si la voie orale est impossible, la sonde nasogastrique offre une efficacité comparable à la voie intraveineuse.
Pour une déshydratation de 6 %, le plan B propose 30 à 60 mL toutes les quinze minutes.
Le plan A vise environ 100 mL/kg durant les quatre premières heures.

Le plan C peut employer du Ringer lactate, avec une perfusion rapide de 30 mL/kg. · Le plan A commence par 5 mL de solution orale toutes les une à deux minutes durant une heure. · Si la voie orale est impossible, la sonde nasogastrique offre une efficacité comparable à la voie intraveineuse. · Pour une déshydratation de 6 %, le plan B propose 30 à 60 mL toutes les quinze minutes.

Explication

À 4 % de déshydratation, le plan A commence par 5 mL toutes les une à deux minutes pendant la première heure ; il vise ensuite environ 50 mL/kg en quatre heures. Le plan B correspond à une déshydratation de 5 à 8 %, tandis que le plan C utilise notamment le Ringer lactate avec 30 mL/kg en perfusion rapide ; la voie nasogastrique est aussi efficace que la voie intraveineuse si l’apport oral est impossible.

9. Dans le cadre du plan C et du traitement symptomatique d’une diarrhée aiguë, quelles propositions sont exactes ?

Chez un adulte, les deux perfusions durent respectivement trente minutes et deux heures et demie.
Chez un adulte, la perfusion rapide du plan C dure une heure, puis la correction cinq heures.
L’élixir parégorique diminue le tonus intestinal et accélère le péristaltisme.
Le lopéramide augmente le tonus intestinal, particulièrement colique, et diminue le péristaltisme.
Chez un nourrisson de moins d’un an, les deux perfusions durent respectivement une et cinq heures.

Chez un adulte, les deux perfusions durent respectivement trente minutes et deux heures et demie. · Le lopéramide augmente le tonus intestinal, particulièrement colique, et diminue le péristaltisme. · Chez un nourrisson de moins d’un an, les deux perfusions durent respectivement une et cinq heures.

Explication

Le lopéramide est un dérivé opiacé qui augmente le tonus intestinal, surtout colique, et diminue le péristaltisme. Le plan C prévoit une durée totale de six heures chez le nourrisson de moins d’un an (une heure puis cinq heures) et de trois heures chez l’adulte (trente minutes puis deux heures et demie) ; l’élixir parégorique partage l’action ralentissante des dérivés opiacés.

10. Un patient atteint de diarrhée aiguë présente une fièvre et des selles sanglantes ; un autre n’observe aucune amélioration après deux jours de ralentisseur du transit. Quelles propositions sont exactes ?

Après deux jours sans amélioration, la poursuite du ralentisseur dispense d’examens complémentaires.
Un ralentisseur peut traiter les symptômes d’une diarrhée aiguë en complément de la réhydratation orale.
Le thiorphan inhibe les enképhalines et réduit leur action antisécrétoire digestive.
Une diarrhée sanglante ou fébrile d’origine microbienne contre-indique le ralentisseur du transit.
Le racécadotril est transformé en thiorphan, qui inhibe l’enképhalinase.

Un ralentisseur peut traiter les symptômes d’une diarrhée aiguë en complément de la réhydratation orale. · Une diarrhée sanglante ou fébrile d’origine microbienne contre-indique le ralentisseur du transit. · Le racécadotril est transformé en thiorphan, qui inhibe l’enképhalinase.

Explication

Les ralentisseurs du transit peuvent compléter la réhydratation orale dans la diarrhée aiguë, mais sont contre-indiqués en cas de diarrhée sanglante ou fébrile d’origine microbienne. L’absence d’amélioration après deux jours nécessite des examens complémentaires. Le racécadotril est hydrolysé en thiorphan, inhibiteur de l’enképhalinase, qui protège les enképhalines et prolonge leur action antisécrétoire.

11. Chez un enfant présentant une diarrhée aiguë, quelle stratégie générale de choix thérapeutique est exacte ?

Une forme invasive de diarrhée infectieuse s’associe au syndrome dysentériforme.
Des selles sanglantes ou glaireuses contre-indiquent les ralentisseurs du transit.
Les causes bactériennes représentent environ 70 à 80 % des diarrhées aiguës pédiatriques.
Une diarrhée aiguë peut provoquer une acidose métabolique par perte de sodium.
La réhydratation symptomatique précède l’envisagement d’un traitement anti-infectieux causal.

Une forme invasive de diarrhée infectieuse s’associe au syndrome dysentériforme. · Des selles sanglantes ou glaireuses contre-indiquent les ralentisseurs du transit. · La réhydratation symptomatique précède l’envisagement d’un traitement anti-infectieux causal.

Explication

La forme invasive est associée au syndrome dysentériforme, tandis que la forme sécrétoire est associée au syndrome cholériforme. La réhydratation symptomatique doit être instaurée avant d’envisager un traitement anti-infectieux, et les ralentisseurs sont à éviter en cas de selles sanglantes ou glaireuses. Chez l’enfant, 70 à 80 % des diarrhées aiguës sont virales et environ 15 % sont bactériennes. Une acidose métabolique peut résulter d’une perte de bicarbonates.

12. Un nourrisson de six semaines reçoit un vaccin contre le rotavirus. Concernant les vaccins et l’évaluation pédiatrique de la diarrhée :

Les vaccins contre le rotavirus s’administrent par voie orale dès six semaines et protègent à 96 %.
Chez l’enfant diarrhéique, il faut rechercher une infection ORL ou une antibiothérapie antérieure.
Rotarix prévoit deux doses séparées de quatre semaines, tandis que Rotateq en prévoit trois.
Chez la femme enceinte, la déshydratation peut réduire la perfusion placentaire et accroître le risque thromboembolique.
Les vaccins vivants atténués ciblent notamment les sérotypes G1, G2, G3 et G9P8.

Les vaccins contre le rotavirus s’administrent par voie orale dès six semaines et protègent à 96 %. · Chez l’enfant diarrhéique, il faut rechercher une infection ORL ou une antibiothérapie antérieure. · Rotarix prévoit deux doses séparées de quatre semaines, tandis que Rotateq en prévoit trois. · Chez la femme enceinte, la déshydratation peut réduire la perfusion placentaire et accroître le risque thromboembolique. · Les vaccins vivants atténués ciblent notamment les sérotypes G1, G2, G3 et G9P8.

Explication

Les vaccins vivants atténués cités ciblent les sérotypes indiqués, s’administrent par voie orale dès six semaines et assurent une protection de 96 %. Rotarix comporte deux doses et Rotateq trois, espacées de quatre semaines. Chez l’enfant, il faut aussi rechercher une infection à distance ou une antibiothérapie préalable; la déshydratation pendant la grossesse peut compromettre la perfusion placentaire et augmenter les risques obstétricaux et thromboemboliques.

13. Chez une patiente enceinte ayant une diarrhée et prenant un traitement chronique, quelles propositions sont exactes ?

Le racécadotril n’est pas recommandé pendant la grossesse, contrairement au diosmectite utilisable.
Si un antibiotique est requis pendant la grossesse, les céphalosporines de troisième génération sont privilégiées.
Une diarrhée iatrogène peut accompagner les AINS, la colchicine ou les biguanides.
Le lopéramide est à éviter pendant la grossesse, même lorsqu’il est associé à une hydratation orale.
Un traitement antibiotique nécessaire pendant la grossesse privilégie les quinolones aux céphalosporines de troisième génération.

Le racécadotril n’est pas recommandé pendant la grossesse, contrairement au diosmectite utilisable. · Si un antibiotique est requis pendant la grossesse, les céphalosporines de troisième génération sont privilégiées. · Une diarrhée iatrogène peut accompagner les AINS, la colchicine ou les biguanides.

Explication

Le racécadotril n’est pas recommandé pendant la grossesse, tandis que le diosmectite et, si nécessaire, le lopéramide peuvent être employés avec une hydratation orale. Les céphalosporines de troisième génération sont préférées aux quinolones si un antibiotique est nécessaire. Les AINS, la colchicine et les biguanides peuvent provoquer une diarrhée; le lopéramide n’est pas écarté d’emblée et le choix antibiotique proposé dans la dernière proposition est inversé.

14. Un patient présente une diarrhée apparue sous antibiothérapie. Concernant sa prise en charge :

Les ralentisseurs du transit exposent à une stase bactérienne dans la diarrhée associée aux antibiotiques.
Le schéma de première intention comprend du métronidazole oral à 500 mg trois fois par jour durant dix jours.
Chez un nourrisson de huit mois, la déshydratation doit faire l’objet d’une prévention ou correction attentive.
Le schéma initial repose sur du métronidazole oral à 500 mg deux fois par jour durant dix jours.
Le traitement initial peut comporter l’arrêt de l’antibiothérapie en cause si cela est possible.

Les ralentisseurs du transit exposent à une stase bactérienne dans la diarrhée associée aux antibiotiques. · Le schéma de première intention comprend du métronidazole oral à 500 mg trois fois par jour durant dix jours. · Chez un nourrisson de huit mois, la déshydratation doit faire l’objet d’une prévention ou correction attentive. · Le traitement initial peut comporter l’arrêt de l’antibiothérapie en cause si cela est possible.

Explication

Si possible, l’antibiothérapie en cause est arrêtée et le traitement de première intention comprend du métronidazole oral à 500 mg trois fois par jour pendant dix jours. Les ralentisseurs du transit sont contre-indiqués en raison du risque de stase bactérienne. La déshydratation doit être prévenue ou corrigée, particulièrement avant neuf mois; le schéma proposé à deux prises quotidiennes ne correspond pas au traitement indiqué.

15. Une personne rapporte depuis quatorze semaines, sur les douze derniers mois, des selles dures et des efforts à la défécation. Parmi les propositions suivantes concernant la constipation, lesquelles sont exactes ?

Une plainte présente au moins douze semaines sur les douze derniers mois répond au seuil temporel de chronicité.
Des selles dures ou en morceaux font partie des critères de constipation.
Moins de trois défécations hebdomadaires constitue un critère caractéristique de constipation.
La constipation chronique est définie dès quatre semaines de plainte pendant les douze derniers mois.
La sensation d’exonération incomplète ne figure pas parmi les critères de constipation.

Une plainte présente au moins douze semaines sur les douze derniers mois répond au seuil temporel de chronicité. · Des selles dures ou en morceaux font partie des critères de constipation. · Moins de trois défécations hebdomadaires constitue un critère caractéristique de constipation.

Explication

La fréquence inférieure à trois défécations par semaine et les selles dures ou en morceaux sont des critères de constipation. La forme chronique suppose une plainte durant au moins douze semaines au cours des douze derniers mois et portant sur au moins deux critères. Un seuil de quatre semaines est insuffisant, et l’exonération incomplète fait bien partie des critères.

16. À propos de la progression digestive et de la défécation, cochez les propositions exactes :

La présence de fibres dans le bol alimentaire ralentit sa progression digestive.
La motricité digestive participe à la progression du bol alimentaire le long du tube digestif.
Des ondes propulsives contribuent à la progression du bol alimentaire de l’œsophage jusqu’au rectum.
La défécation devient possible après le relâchement du sphincter anal.
La progression du bol alimentaire dépend principalement de contractions limitées au rectum.

La motricité digestive participe à la progression du bol alimentaire le long du tube digestif. · Des ondes propulsives contribuent à la progression du bol alimentaire de l’œsophage jusqu’au rectum. · La défécation devient possible après le relâchement du sphincter anal.

Explication

La progression du bol alimentaire repose sur des ondes propulsives allant de l’œsophage au rectum, et la défécation nécessite le relâchement du sphincter anal. La motricité digestive contribue donc à cette progression. Les fibres participent à la composition influençant le transit, sans ralentir sa progression, et les ondes propulsives ne sont pas limitées au rectum.

17. Un patient présente une progression colique ralentie, tandis qu’un autre éprouve une difficulté à évacuer le rectum. Concernant les mécanismes de constipation :

La constipation atonique correspond à une hypomobilité globale et à moins de contractions péristaltiques.
Une asynergie abdomino-périnéale est fréquemment à l’origine d’une constipation terminale.
La constipation terminale correspond principalement à un ralentissement de la progression colique.
La diminution des contractions propulsives coliques caractérise le ralentissement du transit.
La constipation spastique résulte d’une diminution des contractions stationnaires intestinales.

La constipation atonique correspond à une hypomobilité globale et à moins de contractions péristaltiques. · Une asynergie abdomino-périnéale est fréquemment à l’origine d’une constipation terminale. · La diminution des contractions propulsives coliques caractérise le ralentissement du transit.

Explication

Le ralentissement du transit traduit une diminution des contractions propulsives coliques, tandis que la constipation terminale correspond le plus souvent à une asynergie abdomino-périnéale perturbant la vidange. La forme atonique est associée à une hypomobilité globale et à une diminution des contractions péristaltiques. La forme spastique implique au contraire une augmentation des contractions stationnaires, et la constipation terminale ne désigne pas principalement un ralentissement colique.

18. Concernant la recherche des causes d’une constipation :

Une maladie neurologique peut perturber la motilité intestinale et contribuer à la constipation.
Les causes endocriniennes peuvent être écartées si un médicament est pris.
Une maladie neurologique peut provoquer une constipation en accélérant la motilité intestinale.
Une maladie métabolique peut être à l’origine de troubles de la motilité intestinale.
Une cause médicamenteuse est à rechercher lorsque la constipation s’accompagne de fièvre.

Une maladie neurologique peut perturber la motilité intestinale et contribuer à la constipation. · Une maladie métabolique peut être à l’origine de troubles de la motilité intestinale.

Explication

Une maladie neurologique ou métabolique peut perturber la motilité intestinale et contribuer à la constipation. Une maladie neurologique n’est pas décrite comme provoquant une constipation par accélération de la motilité, et la présence de fièvre n’est pas le critère de recherche d’une cause médicamenteuse. Une prise de médicament n’écarte pas une cause endocrinienne, et une cause médicamenteuse doit être recherchée devant une constipation.

19. Une femme enceinte présente une constipation ; quelles propositions décrivent les options et mécanismes pertinents ?

Le psyllium et l’ispaghul sont des mucilages issus d’extraits de graines.
Le Sterculia et le guar sont des mucilages issus d’extraits d’algues.
Avec de l’eau, les laxatifs de lest augmentent le volume intestinal et déclenchent la défécation.
Le macrogol absorbé par l’intestin est préféré car il exerce un effet systémique.
Les règles hygiéno-diététiques constituent le traitement de première intention pendant la grossesse.

Le psyllium et l’ispaghul sont des mucilages issus d’extraits de graines. · Avec de l’eau, les laxatifs de lest augmentent le volume intestinal et déclenchent la défécation. · Les règles hygiéno-diététiques constituent le traitement de première intention pendant la grossesse.

Explication

Pendant la grossesse, les mesures hygiéno-diététiques sont le premier recours ; le macrogol non absorbé peut être utilisé avec précaution. Le psyllium et l’ispaghul proviennent de graines, et les laxatifs de lest, en présence d’eau, augmentent le volume du bol alimentaire et favorisent le réflexe de défécation ; Sterculia et guar sont des extraits de gommes.

20. Au sujet des conséquences possibles des vomissements :

Des vomissements peuvent entraîner des troubles électrolytiques accompagnés de déshydratation.
Les vomissements peuvent compromettre l’observance d’un traitement médicamenteux.
La déshydratation résulte d’une inhalation bronchique plutôt que de troubles électrolytiques.
L’inhalation bronchique liée aux vomissements entraîne des complications digestives infectieuses.
Les œsophagites figurent parmi les conséquences d’une rupture d’observance médicamenteuse.

Des vomissements peuvent entraîner des troubles électrolytiques accompagnés de déshydratation. · Les vomissements peuvent compromettre l’observance d’un traitement médicamenteux.

Explication

Les vomissements peuvent causer des troubles électrolytiques avec déshydratation et une inhalation bronchique avec complications infectieuses respiratoires ; ils peuvent aussi entraîner des œsophagites. Ils peuvent également rompre l’observance médicamenteuse, mais cette rupture n’est pas la cause des œsophagites.

21. Concernant les étiologies des nausées et vomissements :

La gastroparésie peut provoquer des nausées et des vomissements par ralentissement de la vidange gastrique.
Les causes métaboliques principales comprennent l’insuffisance hépatique aiguë et l’insuffisance thyroïdienne.
La grossesse et la période postopératoire figurent parmi les étiologies principales des nausées et vomissements.
Les infections digestives comprennent les gastro-entérites aiguës et les toxi-infections alimentaires.
La gastroparésie correspond à un ralentissement de la vidange gastrique sans obstacle mécanique organique.

La gastroparésie peut provoquer des nausées et des vomissements par ralentissement de la vidange gastrique. · La grossesse et la période postopératoire figurent parmi les étiologies principales des nausées et vomissements. · Les infections digestives comprennent les gastro-entérites aiguës et les toxi-infections alimentaires. · La gastroparésie correspond à un ralentissement de la vidange gastrique sans obstacle mécanique organique.

Explication

La grossesse, la période postopératoire et les infections digestives sont des causes principales citées. La gastroparésie ralentit la vidange sans obstacle organique et peut entraîner des symptômes ; les causes métaboliques mentionnées sont les insuffisances rénale aiguë et surrénalienne, non hépatique et thyroïdienne.

22. Une personne vomit de façon répétée et présente un déséquilibre électrolytique : quelle prise en charge est appropriée ?

Le traitement symptomatique remplace la recherche et la suppression de la cause des vomissements.
La correction des troubles électrolytiques fait partie des mesures de prise en charge.
Un traitement antiémétique peut compléter les mesures de prise en charge lorsque nécessaire.
La correction des troubles électrolytiques peut être écartée si un antiémétique est administré.
La prise en charge vise à supprimer la cause et à maintenir une hydratation adaptée.

La correction des troubles électrolytiques fait partie des mesures de prise en charge. · Un traitement antiémétique peut compléter les mesures de prise en charge lorsque nécessaire. · La prise en charge vise à supprimer la cause et à maintenir une hydratation adaptée.

Explication

La prise en charge associe suppression de la cause, maintien de l’hydratation et correction électrolytique ; un antiémétique peut compléter ces mesures si nécessaire. Un antiémétique ne dispense donc pas de corriger les troubles électrolytiques, et le traitement symptomatique ne remplace pas le traitement de la cause.

23. Pour prévenir le mal des transports, quelle(s) proposition(s) décrit (décrivent) correctement les antagonistes muscariniques ?

La scopolamine transcutanée possède une AMM pour prévenir les symptômes du mal des transports.
Leurs cibles centrales comprennent l’area postrema et le tractus gastro-intestinal.
Leurs cibles périphériques comprennent notamment l’estomac, le nerf vague et le vestibule.
La scopolamine en patch est indiquée contre les nausées liées à la chimiothérapie.
La scopolamine transcutanée en patch appartient à la classe des antagonistes muscariniques.

La scopolamine transcutanée possède une AMM pour prévenir les symptômes du mal des transports. · Leurs cibles périphériques comprennent notamment l’estomac, le nerf vague et le vestibule. · La scopolamine transcutanée en patch appartient à la classe des antagonistes muscariniques.

Explication

Les antagonistes muscariniques agissent sur des récepteurs périphériques de l’estomac, du nerf vague et du vestibule, ainsi que dans la zone gâchette chimioréceptrice et le centre du vomissement. La scopolamine transcutanée appartient à cette classe et possède une AMM pour prévenir le mal des transports ; l’area postrema et le tractus gastro-intestinal sont les sites cités pour les antagonistes dopaminergiques.

24. Une personne reçoit un sétron avant une intervention chirurgicale : quelles propositions caractérisent les antagonistes 5HT3 ?

Les antagonistes 5HT3 bloquent sélectivement le récepteur 5HT3 et sont appelés sétrons.
L’ondansétron injectable possède une indication en prévention des vomissements postopératoires.
L’ondansétron, le granisétron et le tropisétron représentent les antagonistes 5HT3.
L’ondansétron injectable possède également une indication dans le traitement des symptômes postopératoires.
Les sétrons sont principalement indiqués contre les nausées liées à la chimiothérapie ou à la radiothérapie.

Les antagonistes 5HT3 bloquent sélectivement le récepteur 5HT3 et sont appelés sétrons. · L’ondansétron injectable possède une indication en prévention des vomissements postopératoires. · L’ondansétron, le granisétron et le tropisétron représentent les antagonistes 5HT3. · L’ondansétron injectable possède également une indication dans le traitement des symptômes postopératoires. · Les sétrons sont principalement indiqués contre les nausées liées à la chimiothérapie ou à la radiothérapie.

Explication

Les sétrons bloquent sélectivement le récepteur 5HT3 ; les représentants cités sont l’ondansétron, le granisétron et le tropisétron. La classe est principalement indiquée pour les nausées et vomissements liés à la chimiothérapie ou à la radiothérapie, tandis que l’ondansétron injectable a aussi une indication en prévention et en traitement des symptômes postopératoires.

25. Un patient opéré reçoit des morphiniques par administration contrôlée et présente des nausées. Quelles propositions sont exactes ?

La scopolamine peut être proposée en seconde intention comme traitement des nausées postopératoires.
La dexaméthasone possède une AMM française pour prévenir les nausées postopératoires.
En prévention postopératoire, plusieurs molécules étudiées dépassent le placebo sans qu’un choix soit établi.
Les petites doses d’halopéridol sont proposées en seconde intention à titre préventif.
Le dropéridol est recommandé pour les nausées liées aux morphiniques administrés de façon contrôlée.

En prévention postopératoire, plusieurs molécules étudiées dépassent le placebo sans qu’un choix soit établi. · Le dropéridol est recommandé pour les nausées liées aux morphiniques administrés de façon contrôlée.

Explication

Le dropéridol est recommandé pour les nausées associées aux morphiniques contrôlés ; plusieurs traitements surpassent le placebo en prévention postopératoire, sans molécule de choix. La dexaméthasone n’a pas d’AMM française dans cette indication ; la scopolamine est proposée en prévention et l’halopéridol en traitement.

26. Une femme enceinte est à sa 10e semaine et présente des nausées matinales. Concernant ces symptômes et leur prise en charge :

L’apparition de nausées matinales à la 10e semaine se situe dans la période généralement décrite.
Les antihistaminiques H1, mieux tolérés, pourraient être envisagés malgré des preuves limitées.
Les nausées sont rapportées par 50 à 80 % des femmes enceintes au cours de la grossesse.
Les vomissements sont rapportés par 50 à 80 % des femmes enceintes au cours de la grossesse.
Le métoclopramide pourrait être utile, bien que les preuves cliniques restent peu établies.

L’apparition de nausées matinales à la 10e semaine se situe dans la période généralement décrite. · Les antihistaminiques H1, mieux tolérés, pourraient être envisagés malgré des preuves limitées. · Les nausées sont rapportées par 50 à 80 % des femmes enceintes au cours de la grossesse. · Le métoclopramide pourrait être utile, bien que les preuves cliniques restent peu établies.

Explication

La période habituelle d’apparition des nausées matinales s’étend de la 6e à la 12e semaine ; les antihistaminiques H1 et le métoclopramide pourraient être utiles malgré l’absence de preuves bien établies. Les nausées concernent 50 à 80 % des femmes enceintes, tandis que la proportion rapportée pour les vomissements est de 50 %.

27. Un adulte de 30 ans prend de la diphénhydramine à 80 mg avant un trajet. Concernant les antihistaminiques H1 et les antagonistes dopaminergiques :

La maladie de Parkinson constitue une indication aux antagonistes dopaminergiques.
Les antagonistes dopaminergiques peuvent entraîner des dyskinésies aiguës ou tardives.
La prise adulte de diphénhydramine est de 1 à 1,5 comprimé avant le départ.
Un glaucome à angle fermé constitue une contre-indication aux antihistaminiques H1.
Une somnolence et une rétention urinaire peuvent survenir avec les antihistaminiques H1.

Les antagonistes dopaminergiques peuvent entraîner des dyskinésies aiguës ou tardives. · La prise adulte de diphénhydramine est de 1 à 1,5 comprimé avant le départ. · Un glaucome à angle fermé constitue une contre-indication aux antihistaminiques H1. · Une somnolence et une rétention urinaire peuvent survenir avec les antihistaminiques H1.

Explication

Le glaucome à angle fermé contre-indique les antihistaminiques H1, qui peuvent aussi entraîner somnolence et rétention urinaire ; la dose adulte de diphénhydramine est bien de 1 à 1,5 comprimé avant le départ. Les antagonistes dopaminergiques peuvent provoquer des dyskinésies et sont contre-indiqués dans la maladie de Parkinson.

28. Un adulte reçoit du métoclopramide oral et un enfant de 20 kg reçoit de la dompéridone. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

Chez l’enfant de 6 à 12 ans, la métopimazine orale quotidienne est de 7,5 à 15 mg.
Chez l’enfant, le métoclopramide peut atteindre 0,4 mg/kg par prise, sans plafond inférieur.
La dompéridone adulte se prend à 10 à 20 mg trois fois par jour après les repas.
La dompéridone pédiatrique correspond à 5 mg par prise, trois fois par jour.
Le métoclopramide oral adulte se donne à raison de 5 à 10 mg, trois fois par jour.

Chez l’enfant de 6 à 12 ans, la métopimazine orale quotidienne est de 7,5 à 15 mg. · La dompéridone pédiatrique correspond à 5 mg par prise, trois fois par jour. · Le métoclopramide oral adulte se donne à raison de 5 à 10 mg, trois fois par jour.

Explication

À 1,25 mg pour 5 kg, la dose de dompéridone pour 20 kg est de 5 mg, trois fois par jour. Le métoclopramide adulte se prend à 5–10 mg trois fois par jour avant les repas ; la dose orale de métopimazine est de 7,5–15 mg/jour entre 6 et 12 ans. Chez l’adulte, la dompéridone se prend avant les repas ; chez l’enfant, le métoclopramide est dosé à 0,4 mg/kg/jour, avec un maximum de 0,1 mg/kg par prise.

29. Un enfant de 30 kg doit recevoir de l’ondansétron par voie intraveineuse lente. Concernant les posologies et effets indésirables :

Pour cet enfant, la dose d’ondansétron est plafonnée à 4 mg par voie intraveineuse lente.
Une hypersensibilité constitue une contre-indication aux antagonistes 5HT3.
La dose d’alizapride chez l’enfant est de 5 mg/kg/jour, quel que soit son poids.
Chez l’adulte, la dose quotidienne d’alizapride se situe entre 5 et 10 mg.
Les antagonistes 5HT3 peuvent entraîner des céphalées et des constipations.

Pour cet enfant, la dose d’ondansétron est plafonnée à 4 mg par voie intraveineuse lente. · Une hypersensibilité constitue une contre-indication aux antagonistes 5HT3. · La dose d’alizapride chez l’enfant est de 5 mg/kg/jour, quel que soit son poids. · Les antagonistes 5HT3 peuvent entraîner des céphalées et des constipations.

Explication

L’alizapride pédiatrique est dosé à 5 mg/kg/jour, et l’hypersensibilité contre-indique les antagonistes 5HT3. Pour 30 kg, 0,1 mg/kg correspond à 3 mg, sous le plafond de 4 mg d’ondansétron ; les céphalées et la constipation font partie des effets indésirables possibles. Chez l’adulte, l’alizapride est dosé à 100–200 mg/jour.

30. Une personne vomit depuis plusieurs heures et doit adapter son alimentation pour limiter le risque de déshydratation. Quelles propositions sont exactes ?

Elle peut remplacer les petites prises répétées par une consommation importante de boissons fortement gazeuses.
Elle évite les boissons salées et réserve les solutions de réhydratation orale aux prises abondantes.
Elle privilégie de petites prises répétées de boissons sucrées ou salées et de réhydratation orale.
Elle compense les pertes en augmentant les aliments solides et en choisissant des boissons très gazeuses.
Elle choisit de grandes prises espacées de boissons sucrées pour assurer une hydratation suffisante.

Elle privilégie de petites prises répétées de boissons sucrées ou salées et de réhydratation orale.

Explication

De petites prises répétées de boissons sucrées ou salées et de solutions de réhydratation orale contribuent à prévenir la déshydratation. Il convient au contraire de limiter les aliments solides et d’éviter les boissons fortement gazeuses.

31. Concernant la définition anatomique de l’ulcère gastro-duodénal, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

Il correspond à une destruction diffuse de la muqueuse gastrique ou duodénale sans perte pariétale.
Il associe une interruption de la muqueuse et de la musculeuse à un bloc inflammatoire périphérique.
Il comporte un bloc inflammatoire central, tandis que la périphérie reste dépourvue de réaction tissulaire.
Il correspond à une perte de substance touchant la muqueuse œsophagienne plutôt que gastrique ou duodénale.
Il se caractérise par une atteinte de la muqueuse sans interruption de la musculeuse pariétale.

Il associe une interruption de la muqueuse et de la musculeuse à un bloc inflammatoire périphérique.

Explication

L’ulcère est une perte de substance pariétale localisée avec interruption de la muqueuse et de la musculeuse, et présence d’un bloc inflammatoire parfois scléreux en périphérie. Il ne s’agit ni d’une destruction diffuse ni d’une atteinte œsophagienne.

32. Chez un patient, l’agression gastrique augmente tandis que les défenses restent stables. Concernant la physiopathologie de l’ulcère :

La pompe pariétale sécrète les ions H+ au moyen d’une ATPase H+/Na+ dépendante.
La pepsine et l’acide chlorhydrique figurent parmi les facteurs agressifs de la muqueuse.
Une diminution de la résistance muqueuse renforce la protection contre l’ulcération.
Une augmentation de l’agression peut rompre l’équilibre et favoriser une ulcération.
Les bicarbonates et le mucus constituent des facteurs agressifs qui favorisent la lésion.

La pepsine et l’acide chlorhydrique figurent parmi les facteurs agressifs de la muqueuse. · Une augmentation de l’agression peut rompre l’équilibre et favoriser une ulcération.

Explication

Une augmentation de l’agression, comme une diminution de la résistance muqueuse, peut entraîner un déséquilibre en faveur de l’ulcération. L’acide chlorhydrique et la pepsine sont agressifs, tandis que le mucus et les bicarbonates participent aux défenses ; la pompe est H+/K+ dépendante.

33. Une muqueuse fragilisée par Helicobacter pylori devient plus sensible à certains facteurs. Quelles propositions sont exactes ?

Le mucus favorise l’agression acide plutôt que la protection de la muqueuse gastrique.
Les prostaglandines E participent aux mécanismes de défense de la muqueuse gastrique.
Le flux sanguin participe à la défense muqueuse en apportant des bicarbonates.
Helicobacter pylori renforce la muqueuse et réduit sa sensibilité à l’hyperacidité.
Helicobacter pylori joue un rôle fondamental dans la survenue de la plupart des ulcères gastriques ou duodénaux.

Les prostaglandines E participent aux mécanismes de défense de la muqueuse gastrique. · Le flux sanguin participe à la défense muqueuse en apportant des bicarbonates. · Helicobacter pylori joue un rôle fondamental dans la survenue de la plupart des ulcères gastriques ou duodénaux.

Explication

Helicobacter pylori joue un rôle fondamental dans la plupart des ulcères et fragilise la muqueuse, notamment face à l’hyperacidité. Le mucus, les prostaglandines E et le flux sanguin apportant des bicarbonates participent aux défenses ; les deux dernières propositions inversent ces rôles.

34. Concernant les facteurs associés à la maladie ulcéreuse gastro-duodénale, quelles propositions sont exactes ?

Les antécédents familiaux sont associés à l’ulcère gastro-duodénal.
Le tabagisme protège contre la survenue d’un ulcère gastro-duodénal.
Le tabagisme diminue significativement les rechutes ulcéreuses.
La prise d’AINS constitue un facteur associé à l’ulcère gastro-duodénal.
L’éradication d’Helicobacter pylori diminue significativement les rechutes ulcéreuses.

Les antécédents familiaux sont associés à l’ulcère gastro-duodénal. · La prise d’AINS constitue un facteur associé à l’ulcère gastro-duodénal. · L’éradication d’Helicobacter pylori diminue significativement les rechutes ulcéreuses.

Explication

L’éradication d’Helicobacter pylori réduit significativement les rechutes, et les antécédents familiaux comme la prise d’AINS sont des facteurs associés. Le tabagisme est également associé à l’ulcère, tandis que l’éradication d’Helicobacter pylori ne diminue pas les rechutes par l’intermédiaire du tabagisme.

35. Un patient décrit une douleur épigastrique en crampe, apparaissant quatre heures après le repas et parfois nocturne. Quelles propositions caractérisent le syndrome ulcéreux typique ?

Une douleur ulcéreuse peut réveiller le patient au cours de la nuit.
Une douleur épigastrique violente peut se présenter sous forme de crampe.
Une douleur tardive survient généralement une à une heure et demie après le repas.
Une douleur épigastrique typique se manifeste généralement par une brûlure thoracique.
Une douleur survenant quatre heures après le repas correspond au délai tardif.

Une douleur ulcéreuse peut réveiller le patient au cours de la nuit. · Une douleur épigastrique violente peut se présenter sous forme de crampe. · Une douleur survenant quatre heures après le repas correspond au délai tardif.

Explication

Le syndrome typique associe une douleur épigastrique souvent violente et crampoïde ; quatre heures après le repas correspond au délai tardif de trois à cinq heures. La brûlure thoracique n’est pas la description donnée, et le délai d’une à une heure et demie est semi-précoce, non tardif. La douleur peut aussi réveiller le patient la nuit.

36. À propos de l’évolution et de la présentation clinique de la douleur ulcéreuse, cochez les propositions exactes :

La présentation clinique de la maladie ulcéreuse peut manquer de spécificité.
La symptomatologie clinique de la maladie ulcéreuse peut être inconstante.
La douleur ulcéreuse tend à disparaître durablement après le soulagement alimentaire.
L’alimentation soulage souvent la douleur ulcéreuse, qui tend ensuite à récidiver.
La douleur ulcéreuse survient généralement une à deux heures avant le repas.

La présentation clinique de la maladie ulcéreuse peut manquer de spécificité. · La symptomatologie clinique de la maladie ulcéreuse peut être inconstante. · L’alimentation soulage souvent la douleur ulcéreuse, qui tend ensuite à récidiver.

Explication

La symptomatologie de la maladie ulcéreuse peut être inconstante et manquer de spécificité. La douleur ulcéreuse survient généralement après le repas, entre une et une heure et demie ou entre trois et cinq heures, et l’alimentation la soulage souvent sans empêcher sa récidive.

37. Un traitement associe un médicament neutralisant l’acidité dans la lumière gastrique, un anti-H2 et une antibiothérapie contre Helicobacter pylori. Quelles propositions décrivent correctement ces classes ?

Les topiques diminuent l’acidité en inhibant l’ATPase H+/K+ pariétale.
Les antagonistes H2 inhibent la libération basale des ions H+ gastriques.
Les topiques exercent un effet tampon dans la lumière gastrique.
La cimétidine appartient aux inhibiteurs de la pompe à protons.
Les traitements antiulcéreux peuvent être associés lors de l’éradication d’Helicobacter pylori.

Les antagonistes H2 inhibent la libération basale des ions H+ gastriques. · Les topiques exercent un effet tampon dans la lumière gastrique. · Les traitements antiulcéreux peuvent être associés lors de l’éradication d’Helicobacter pylori.

Explication

Les topiques agissent dans la lumière gastrique par effet tampon, tandis que les antagonistes H2 réduisent la libération basale des ions H+. Les traitements peuvent être associés pour éradiquer Helicobacter pylori. L’inhibition de l’ATPase H+/K+ caractérise les inhibiteurs de la pompe à protons, et la cimétidine est un antagoniste H2.

38. Une ordonnance comprend un IPP, du misoprostol et du sucralfate. Parmi les propositions suivantes concernant leurs mécanismes, lesquelles sont exactes ?

Le sucralfate renforce localement les défenses muqueuses de l’ulcération.
Le misoprostol stimule la production de mucus et la sécrétion de bicarbonate.
Le misoprostol agit en bloquant les récepteurs H2 de la cellule pariétale.
Un IPP inhibe irréversiblement l’ATPase H+/K+ au pôle apical gastrique.
Le sucralfate neutralise l’HCl par effet tampon grâce à l’aluminium et au magnésium.

Le sucralfate renforce localement les défenses muqueuses de l’ulcération. · Le misoprostol stimule la production de mucus et la sécrétion de bicarbonate. · Un IPP inhibe irréversiblement l’ATPase H+/K+ au pôle apical gastrique.

Explication

Les IPP inhibent spécifiquement et irréversiblement l’ATPase H+/K+ ; le sucralfate protège localement en renforçant les défenses muqueuses. Le misoprostol stimule le mucus et la sécrétion de bicarbonate. La neutralisation tampon par l’aluminium et le magnésium relève des topiques antiacides, tandis que le blocage des récepteurs H2 caractérise les antagonistes H2.

39. Concernant les classes d’antagonistes dopaminergiques utilisées comme antiémétiques :

La métopimazine appartient à la classe des benzamides parmi les antagonistes dopaminergiques.
La dompéridone appartient à la classe des benzamides parmi les antagonistes dopaminergiques.
La métopimazine est une benzamidine classée parmi les antagonistes dopaminergiques.
Le métoclopramide et l’alizapride appartiennent à la classe des benzamides.
Le dropéridol appartient à la classe des butyrophénones parmi les antagonistes dopaminergiques.

Le métoclopramide et l’alizapride appartiennent à la classe des benzamides. · Le dropéridol appartient à la classe des butyrophénones parmi les antagonistes dopaminergiques.

Explication

Le dropéridol est une butyrophénone, tandis que la dompéridone est classée parmi les benzimidazoles et non les benzamides. Le métoclopramide et l’alizapride sont des benzamides ; la métopimazine est une phénothiazine, et non une benzamide.

40. Un patient compare plusieurs exemples de topiques antiacides : cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Alupho associe l’alginate de sodium, le bicarbonate de sodium et le carbonate de calcium.
Gaviscon associe le gaïazulène et la diméticone parmi les topiques antiacides.
Maalox est un exemple d’association d’hydroxyde d’aluminium et d’hydroxyde de magnésium.
Rocgel associe le phosphate d’aluminium et l’hydroxyde de magnésium dans sa composition.
Pepsane contient l’association d’hydroxyde d’aluminium et d’hydroxyde de magnésium.

Maalox est un exemple d’association d’hydroxyde d’aluminium et d’hydroxyde de magnésium.

Explication

Maalox associe les hydroxydes d’aluminium et de magnésium. Rocgel correspond à cette même association, et non au phosphate d’aluminium ; Alupho est le phosphate d’aluminium, Gaviscon associe alginate, bicarbonate de sodium et carbonate de calcium, et Pepsane associe gaïazulène et diméticone.

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