QCM : Occlusions intestinales et pathologies biliaires (41 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel phénomène définit une occlusion intestinale ?

Un ralentissement du transit sans interruption de la progression des matières et des gaz
Un arrêt de l’évacuation des matières alors que les gaz continuent de progresser
Un arrêt du transit empêchant la progression normale des matières et des gaz
Un obstacle physique situé sur le tube digestif entre le duodénum et l’anus

Un arrêt du transit empêchant la progression normale des matières et des gaz

Explication

L’occlusion intestinale correspond à l’arrêt du transit, qui empêche la progression normale des matières et des gaz. Le transit ralenti n’est pas un arrêt, l’obstacle physique définit la forme mécanique et l’arrêt des matières seul ne reprend pas la définition complète.

2. Chez un patient, quel élément permet de qualifier une occlusion de mécanique plutôt que de fonctionnelle ?

La localisation des douleurs dans la région abdominale
La présence de vomissements associés à un arrêt des gaz
La présence d’un trouble du transit sans obstacle physique
La présence d’un obstacle physique sur le tube digestif

La présence d’un obstacle physique sur le tube digestif

Explication

L’occlusion mécanique est provoquée par un obstacle situé sur le tube digestif, tandis que la forme fonctionnelle ne comporte pas d’obstacle. Un trouble sans obstacle correspond donc à la confusion avec l’occlusion fonctionnelle; la localisation des douleurs et les vomissements ne définissent pas cette distinction.

3. Quel ensemble correspond aux signes cliniques évocateurs d’une occlusion intestinale ?

Douleurs abdominales, vomissements, arrêt des matières et des gaz, distension thoracique
Douleurs abdominales, difficulté à uriner, arrêt des matières et des gaz, météorisme
Douleurs abdominales, vomissements, diarrhée et météorisme
Douleurs abdominales, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme

Douleurs abdominales, vomissements, arrêt des matières et des gaz, météorisme

Explication

Les signes cliniques comprennent les douleurs abdominales, les vomissements, l’arrêt des matières et des gaz ainsi que le météorisme abdominal. La diarrhée remplace à tort l’arrêt du transit, la difficulté à uriner n’est pas un signe cité et la distension thoracique confond le météorisme abdominal avec un signe hors de l’abdomen.

4. Chez un patient présentant une suspicion d’occlusion, quel examen permet d’en préciser la cause, la localisation et le retentissement sur l’intestin ?

La TDM abdominale
La radiographie thoracique
La palpation abdominale
L’ASP abdominal

La TDM abdominale

Explication

La TDM identifie la cause et la localisation de l’occlusion ainsi que son retentissement sur l’intestin. L’ASP recherche des niveaux hydro-aériques, la palpation relève des signes cliniques et la radiographie thoracique n’est pas l’examen décrit pour ce bilan.

5. Lors de l’examen d’un patient chez qui l’on suspecte une déshydratation ou une hypotension, quels éléments faut-il surveiller ?

La tension artérielle, les orifices herniaires et la diurèse spontanée
La palpation abdominale, le pli cutané et la diurèse spontanée
La tension artérielle, le pli cutané et le bilan sanguin
La tension artérielle, le pli cutané et la diurèse spontanée

La tension artérielle, le pli cutané et la diurèse spontanée

Explication

La recherche de déshydratation ou d’hypotension comprend la mesure de la tension artérielle, la recherche d’un pli cutané et la surveillance de la diurèse spontanée. L’examen des orifices herniaires recherche une hernie, le bilan sanguin relève de la mise en condition et la palpation recherche notamment des signes d’irritation péritonéale.

6. À la palpation abdominale d’un patient, quels signes faut-il rechercher pour évoquer une irritation péritonéale ?

Une rougeur, une chaleur ou un gonflement d’une hernie
Une douleur, une défense ou une contracture abdominale
Une hypotension, un pli cutané ou une baisse de la diurèse
Une hernie inguinale, crurale ou ombilicale

Une douleur, une défense ou une contracture abdominale

Explication

La palpation abdominale recherche une douleur, une défense ou une contracture pouvant évoquer une irritation péritonéale. L’hypotension, le pli cutané et la baisse de diurèse orientent vers la déshydratation; rougeur, chaleur et gonflement sont des signes inflammatoires locaux, tandis que les hernies sont recherchées lors de l’examen des orifices herniaires.

7. Un patient pris en charge pour une occlusion doit être réhydraté et recevoir des traitements. Quelle conduite initiale et quel bilan sanguin correspondent à la mise en condition ?

Mettre en place un abord veineux et doser uniquement la NFS et la CRP
Mettre en place un abord veineux et réaliser NFS, ionogramme, créatinine, CRP, bilan hépatique et lipase
Mettre en place une sonde nasogastrique et réaliser une analyse urinaire complète
Réaliser une TDM et un ASP, puis doser la NFS, la créatinine et la lipase

Mettre en place un abord veineux et réaliser NFS, ionogramme, créatinine, CRP, bilan hépatique et lipase

Explication

La mise en condition commence par un abord veineux permettant la réhydratation et l’administration des traitements, avec un bilan comprenant NFS, ionogramme sanguin, créatinine, CRP, bilan hépatique et lipase. La TDM et l’ASP sont des examens d’imagerie, la sonde nasogastrique peut être posée selon les besoins et le bilan réduit à la NFS et à la CRP est incomplet.

8. Un patient présente rapidement des douleurs et des vomissements, tandis qu’un autre développe plus lentement un ballonnement abdominal marqué. Quel siège correspond le mieux au tableau du premier patient ?

La région iléo-cæcale
Le côlon
Le rectum
Le grêle

Le grêle

Explication

L’occlusion du grêle provoque généralement une apparition rapide des symptômes, notamment des douleurs et des vomissements. Le côlon est associé à une évolution plus lente et à un ballonnement plus important.

9. Chez une personne occluse, une partie des liquides s’accumule dans l’intestin et le troisième secteur. Quelle conséquence cette perte de liquides disponibles pour la circulation peut-elle entraîner ?

Une hypotension et une insuffisance rénale
Une hypotension et une ischémie intestinale
Une hypertension et une insuffisance rénale
Une hypotension et une défaillance septique des organes

Une hypotension et une insuffisance rénale

Explication

Les liquides séquestrés dans l’intestin et le troisième secteur ne sont plus disponibles dans la circulation sanguine, ce qui peut provoquer une hypotension et une insuffisance rénale. L’ischémie relève d’une diminution de la circulation dans la paroi, et la défaillance septique peut suivre une perforation.

10. Lors d’une occlusion, la circulation sanguine de la paroi intestinale diminue. Quelle succession de complications peut alors se produire ?

Manque d’oxygène, ischémie, nécrose puis perforation
Manque d’oxygène, nécrose, ischémie puis perforation
Perforation, manque d’oxygène, ischémie puis nécrose
Manque d’oxygène, infection, nécrose puis perforation

Manque d’oxygène, ischémie, nécrose puis perforation

Explication

La baisse de circulation prive la paroi d’oxygène, ce qui peut entraîner une ischémie, puis une nécrose et enfin une perforation. La nécrose ne précède pas l’ischémie, et l’infection bactérienne peut survenir après la perforation.

11. Après une perforation intestinale, des bactéries gagnent la cavité abdominale puis le sang. Quelle évolution grave peut en résulter ?

Une infection grave, une chute de tension et une insuffisance rénale isolée
Une déshydratation, une chute de tension et une défaillance des organes
Une infection grave, une chute de tension et une défaillance des organes
Une infection grave, une hausse de tension et une défaillance des organes

Une infection grave, une chute de tension et une défaillance des organes

Explication

Après la perforation, le passage des bactéries dans la cavité abdominale puis dans le sang peut provoquer une infection grave, une chute de tension et une défaillance des organes. L’insuffisance rénale est notamment liée à la perte de liquides circulants, tandis qu’une hausse de tension ne correspond pas à cette évolution.

12. Lors d’une strangulation intestinale, quelle structure est comprimée en plus de l’intestin et quel risque cette compression crée-t-elle ?

Le contenu intestinal, avec un risque d’infection abdominale
Les vaisseaux sanguins, avec un risque de perforation immédiate
Les vaisseaux sanguins, avec un risque d’ischémie
La paroi digestive, avec un risque de ralentissement du péristaltisme

Les vaisseaux sanguins, avec un risque d’ischémie

Explication

La strangulation comprime l’intestin et ses vaisseaux sanguins, ce qui peut diminuer l’irrigation et provoquer une ischémie. Un obstacle pariétal concerne une tumeur ou un rétrécissement, tandis qu’un trouble du péristaltisme caractérise une occlusion fonctionnelle.

13. Un patient présente un tableau occlusif bas et progressif dû à une masse qui empêche le passage du contenu intestinal. Quel obstacle pariétal est le plus fréquent dans ce tableau ?

Un cancer du côlon
Un fécalome
Une hernie étranglée
Un volvulus intestinal

Un cancer du côlon

Explication

Une tumeur de la paroi peut empêcher la progression du contenu intestinal, et le cancer du côlon est présenté comme l’obstacle pariétal le plus fréquent, avec un tableau bas et progressif. Le volvulus et la hernie étranglée relèvent de la strangulation, tandis que le fécalome bloque le transit depuis l’intérieur du tube digestif.

14. Une personne présente un transit ralenti sans obstacle physique identifiable, en raison d’une diminution du péristaltisme. Quelle catégorie d’occlusion décrit ce mécanisme ?

Une occlusion par strangulation
Une occlusion par obstacle intraluminal
Une occlusion mécanique pariétale
Une occlusion fonctionnelle

Une occlusion fonctionnelle

Explication

L’occlusion fonctionnelle résulte d’une diminution ou d’un arrêt du péristaltisme sans obstacle physique. Une tumeur, une strangulation ou un élément comme un fécalome correspond à un mécanisme mécanique.

15. Un patient présente une occlusion intestinale sans hernie étranglée ni signe de gravité. Quelle prise en charge est privilégiée en première intention ?

Une chirurgie urgente sans traitement médical préalable
Une surveillance sans traitement jusqu’à aggravation
Un traitement médical avec surveillance
Une chirurgie réservée aux hernies étranglées

Un traitement médical avec surveillance

Explication

En l’absence de hernie étranglée ou de signes de gravité, le traitement médical est privilégié en première intention. La chirurgie d’emblée généralise l’indication opératoire, tandis que les deux autres réponses inversent ou retardent la conduite à tenir.

16. Chez une personne traitée médicalement pour une occlusion, quelle combinaison correspond aux mesures prévues pour évaluer et compenser les perturbations liées aux pertes ?

Bilan de la glycémie, arrêt des perfusions et antalgiques à dose fixe
Surveillance de la température, restriction hydrique et antibiotiques systématiques
Surveillance du transit, aspiration gastrique et alimentation hypercalorique
Bilan rénal, ionique et inflammatoire, perfusion et antalgiques adaptés

Bilan rénal, ionique et inflammatoire, perfusion et antalgiques adaptés

Explication

Le traitement médical comprend un bilan de la fonction rénale, de l’ionogramme et du syndrome inflammatoire, une perfusion pour compenser les pertes en eau et en électrolytes, ainsi que des antalgiques adaptés. La température seule ne remplace pas le bilan, la restriction hydrique ne compense pas les pertes et les antalgiques ne remplacent pas la réhydratation.

17. Lors de la surveillance infirmière d’une occlusion, quel ensemble d’éléments permet de suivre à la fois l’état clinique, l’aspiration gastrique et l’évolution du transit ?

Vomissements, transit, poids et bilan lipidique
Douleur, glycémie, alimentation, poids et fréquence des selles
Douleur, constantes, aspiration, transit, météorisme, hydratation et diurèse
Aspect des selles, appétit, glycémie et saturation en oxygène

Douleur, constantes, aspiration, transit, météorisme, hydratation et diurèse

Explication

La surveillance porte notamment sur la douleur, la tension, la fréquence cardiaque, la température, les liquides aspirés et la perméabilité de la SNG, la reprise des gaz et des matières, le météorisme, l’hydratation, la diurèse et les nouveaux symptômes. La glycémie, l’alimentation ou le bilan lipidique ne remplacent pas cet ensemble de surveillance.

18. Pendant une intervention pour occlusion, l’équipe découvre une portion intestinale nécrosée. Quelle conduite correspond aux objectifs chirurgicaux ?

Lever l’obstacle, vérifier la viabilité et réséquer la partie nécrosée
Lever l’obstacle et conserver la partie nécrosée après vérification
Vérifier la viabilité et reporter la levée de l’obstacle après l’intervention
Réhydrater le patient et poursuivre la surveillance sans geste intestinal

Lever l’obstacle, vérifier la viabilité et réséquer la partie nécrosée

Explication

La chirurgie vise à lever l’obstacle et à vérifier la viabilité intestinale; une portion nécrosée ou trop abîmée peut être réséquée. Conserver un segment nécrosé contredit cet objectif, tandis que la réhydratation seule ne traite pas l’obstacle.

19. Qu’est-ce que la lithiase biliaire ?

La formation de calculs dans la vésicule ou les voies biliaires
L’obstruction de l’intestin par un obstacle situé dans sa lumière
La formation de calculs dans les reins ou les voies urinaires
L’inflammation de la vésicule biliaire sans formation de calculs

La formation de calculs dans la vésicule ou les voies biliaires

Explication

La lithiase biliaire désigne la formation de calculs dans la vésicule biliaire ou les voies biliaires; elle peut être asymptomatique et bénigne, mais entraîner des complications. L’inflammation, les calculs urinaires et l’obstruction intestinale sont des notions distinctes.

20. Une bile présente un déséquilibre de ses composants. Quelle séquence peut alors conduire à la formation de calculs dans la vésicule ?

Diminution du péristaltisme, puis accumulation de bile non cristallisée
Regroupement des composants, puis dissolution des cristaux
Inflammation de la vésicule, puis transformation directe en calculs
Cristallisation de composants, puis regroupement en calculs

Cristallisation de composants, puis regroupement en calculs

Explication

Le déséquilibre entre cholestérol, sels biliaires et calcium favorise la cristallisation de composants de la bile, puis leur regroupement en calculs. Le regroupement ne précède pas la cristallisation, et le péristaltisme intestinal ou l’inflammation ne décrit pas ce mécanisme.

21. Parmi les profils suivants, lequel réunit des facteurs favorisants de la lithiase biliaire cités dans le cours ?

Homme de 30 ans, poids stable, sans maladie intestinale ni traitement médicamenteux
Femme de 65 ans, en surpoids, avec plusieurs grossesses et antécédents familiaux
Homme de 55 ans, activité physique régulière, sans jeûne ni variation de poids
Femme de 40 ans, poids stable, sans hypertriglycéridémie ni antécédents familiaux

Femme de 65 ans, en surpoids, avec plusieurs grossesses et antécédents familiaux

Explication

L’âge autour de 60 à 70 ans, le sexe féminin, le surpoids, les grossesses multiples et les facteurs familiaux figurent parmi les facteurs favorisants. Les autres profils ne réunissent pas ces facteurs, et une alimentation équilibrée ou un poids stable ne correspond pas aux risques décrits.

22. Une échographie abdominale initiale montre des calculs vésiculaires chez une personne chez qui l’on suspecte une lithiase biliaire. Quel examen d’imagerie est indiqué en première intention pour visualiser ces calculs et rechercher une dilatation des voies biliaires ?

Un bilan hépatique
Une échographie abdominale
Une cholangio-IRM
Un scanner abdominal

Une échographie abdominale

Explication

L’échographie abdominale est l’examen de première intention pour visualiser les calculs vésiculaires et rechercher une dilatation des voies biliaires. La cholangio-IRM explore plus particulièrement les voies biliaires, tandis que le scanner examine aussi le pancréas et les complications.

23. Chez une personne ayant une lithiase biliaire, le médecin veut rechercher simultanément une inflammation ou une infection, une obstruction des voies biliaires et une atteinte pancréatique. Quel bilan sanguin répond à ces trois objectifs ?

Bilan hépatique, lipase et cholangio-IRM
NFS et CRP, bilan hépatique et lipase
NFS et CRP, lipase et échographie abdominale
NFS et CRP, bilan hépatique et scanner abdominal

NFS et CRP, bilan hépatique et lipase

Explication

La NFS et la CRP recherchent une inflammation ou une infection, le bilan hépatique une obstruction et la lipase une atteinte pancréatique. L’échographie, la cholangio-IRM et le scanner sont des examens d’imagerie, pas des dosages sanguins.

24. Une personne présente une douleur biliaire après un repas, qui s’atténue lorsque l’obstruction cesse et sans signe d’inflammation persistante. Quel mécanisme explique le mieux cette colique hépatique ?

Une obstruction intermittente du canal cystique par un calcul
Une inflammation de la vésicule sans obstruction du canal cystique
Une obstruction persistante du canal cystique par un calcul
Un calcul bloqué dans le cholédoque infectant les voies biliaires

Une obstruction intermittente du canal cystique par un calcul

Explication

La colique hépatique résulte d’une obstruction intermittente du canal cystique, qui gêne l’écoulement de la bile depuis la vésicule. L’obstruction persistante est associée à la cholécystite, tandis qu’un calcul du cholédoque peut provoquer une angiocholite.

25. Après un repas riche en graisses, une personne éprouve une douleur brutale de l’hypochondre droit irradiant vers l’épaule droite. Elle disparaît spontanément en quelques heures, sans fièvre ni ictère. Quel tableau est le plus compatible avec ces signes ?

Une cholécystite aiguë
Une atteinte pancréatique
Une colique hépatique
Une angiocholite

Une colique hépatique

Explication

Une douleur brutale après un repas gras, irradiant parfois vers le dos ou l’épaule et disparaissant généralement en moins de six heures sans fièvre ni ictère, caractérise la colique hépatique. La fièvre évoque davantage une complication inflammatoire ou infectieuse, et l’ictère fait partie des signes caractéristiques de l’angiocholite.

26. Une personne présente une inflammation de la vésicule biliaire après qu’un calcul a maintenu le canal cystique obstrué. Quelle complication correspond à ce mécanisme ?

Une pancréatite aiguë
Une cholécystite aiguë
Une colique hépatique
Une angiocholite

Une cholécystite aiguë

Explication

La cholécystite aiguë est une inflammation de la vésicule généralement liée à l’obstruction persistante du canal cystique par un calcul, avec possibilité de surinfection bactérienne. La colique hépatique correspond plutôt à une obstruction intermittente; l’angiocholite touche les voies biliaires.

27. Une personne atteinte d’angiocholite présente une infection des voies biliaires. Quelle évolution justifie de considérer cette complication comme une urgence ?

Une évolution vers un ictère isolé sans infection généralisée
Une évolution vers un sepsis ou un choc septique
Une évolution vers des coliques biliaires récurrentes
Une évolution vers une perforation de la vésicule et une péritonite

Une évolution vers un sepsis ou un choc septique

Explication

L’angiocholite est une urgence parce que l’infection des voies biliaires peut évoluer vers un sepsis ou un choc septique. Les récidives douloureuses, la perforation vésiculaire et l’ictère isolé ne décrivent pas le risque systémique qui motive cette urgence.

28. Quelle intervention consiste à retirer la vésicule biliaire, notamment en présence de calculs symptomatiques ?

L’hépatectomie partielle
La cholécystectomie
La cholangiostomie
La cholédocotomie

La cholécystectomie

Explication

La cholécystectomie désigne l’ablation chirurgicale de la vésicule biliaire. La cholédocotomie concerne le cholédoque, l’hépatectomie le foie et la cholangiostomie le drainage des voies biliaires.

29. Lors d’une cholécystectomie, des difficultés opératoires rendent nécessaire une incision sous les côtes pour accéder à l’abdomen. Quelle voie opératoire est alors utilisée ?

Une thoracotomie sous-costale
Une CPRE avec abord endoscopique
Une cœlioscopie par petites incisions
Une laparotomie sous-costale

Une laparotomie sous-costale

Explication

En cas de difficultés opératoires ou de complications, une laparotomie sous-costale peut être nécessaire. La cœlioscopie utilise de petites incisions, la thoracotomie concerne le thorax et la CPRE est une procédure endoscopique biliaire.

30. Après une cholécystectomie, une patiente présente des nausées et n’a pas encore repris son alimentation. Quel aspect l’IDE doit-elle intégrer à sa surveillance ?

Les constantes vitales, sans rechercher de symptômes digestifs
Les plaies opératoires, sans évaluer la reprise de l’alimentation
Les nausées, les vomissements et la reprise alimentaire selon la tolérance
Le jeûne préopératoire et le retrait des objets personnels

Les nausées, les vomissements et la reprise alimentaire selon la tolérance

Explication

La surveillance postopératoire comprend les nausées et vomissements ainsi que la reprise de l’alimentation selon la tolérance. La surveillance des plaies et des constantes est également requise, mais ne remplace pas cet aspect; le jeûne et les objets personnels relèvent de la préparation préopératoire.

31. Un patient porte un drain biliaire après une cholécystectomie. L’écoulement s’interrompt de façon inhabituelle; quelle conduite de surveillance est appropriée ?

Vérifier la perméabilité et l’absence de coudure ou de traction, puis signaler l’arrêt inhabituel
Rincer le drain sans tenir compte de la prescription ni du protocole
Clamper le drain et attendre la reprise spontanée de l’écoulement
Observer la plaie opératoire sans examiner le trajet du drain

Vérifier la perméabilité et l’absence de coudure ou de traction, puis signaler l’arrêt inhabituel

Explication

La surveillance d’un drain biliaire inclut l’observation de l’écoulement et la vérification de sa perméabilité, sans coudure ni traction; un arrêt inhabituel doit être recherché et signalé. Le clampage suit des consignes, les soins et rinçages respectent prescription et protocole, et la plaie ne suffit pas à évaluer le drain.

32. Une tumeur maligne se développe à partir des cellules des voies biliaires et peut siéger dans le foie ou hors du foie. De quel cancer s’agit-il ?

Un carcinome hépatocellulaire
Un cancer de la vésicule biliaire
Un cholangiocarcinome
Un adénocarcinome pancréatique

Un cholangiocarcinome

Explication

Le cholangiocarcinome est un cancer malin issu des cellules des voies biliaires, qu’elles soient intra- ou extra-hépatiques. Le carcinome hépatocellulaire naît du foie, tandis que les deux autres diagnostics concernent la vésicule ou le pancréas.

33. Une tumeur située dans les voies biliaires hors du foie provoque un ictère qui s’aggrave progressivement. Quelle interprétation correspond à cette localisation ?

Une tumeur intra-hépatique pouvant rester longtemps peu symptomatique
Une tumeur extra-hépatique pouvant obstruer progressivement l’écoulement biliaire
Une tumeur intra-hépatique provoquant typiquement une obstruction extra-hépatique
Une tumeur extra-hépatique sans effet possible sur l’écoulement de la bile

Une tumeur extra-hépatique pouvant obstruer progressivement l’écoulement biliaire

Explication

Une tumeur extra-hépatique touche les voies situées hors du foie et peut provoquer un ictère obstructif progressif. Le profil longtemps peu symptomatique est associé à la localisation intra-hépatique; l’ictère obstructif traduit une gêne à l’écoulement biliaire.

34. Après évaluation d’un cholangiocarcinome jugé résécable, l’équipe vise un traitement curatif. Quel objectif opératoire correspond à une résection R0 ?

Retirer la tumeur en laissant une marge atteinte
Réduire les symptômes sans chercher à retirer toute la tumeur
Poser une prothèse biliaire pour faciliter l’écoulement
Retirer complètement la tumeur avec des marges saines

Retirer complètement la tumeur avec des marges saines

Explication

Une résection R0 vise l’ablation complète de la tumeur avec des marges saines, ce qui correspond à l’objectif curatif. Le contrôle symptomatique est palliatif, une marge atteinte ne constitue pas une résection R0 et la pose d’une prothèse vise le drainage biliaire.

35. Une masse située près de la voie biliaire principale gêne l’écoulement de la bile. Quel mécanisme décrit cette situation ?

Une compression extrinsèque pouvant provoquer un ictère obstructif
Une obstruction intraluminale pouvant provoquer une insuffisance pancréatique
Une diminution de la production biliaire pouvant provoquer une jaunisse
Une compression du canal pancréatique pouvant provoquer une occlusion digestive

Une compression extrinsèque pouvant provoquer un ictère obstructif

Explication

Une compression extrinsèque est exercée par un organe ou une masse voisine et peut entraver l’écoulement biliaire jusqu’à provoquer un ictère obstructif. L’obstruction intraluminale concerne un obstacle dans la voie, la diminution de production concerne la formation de bile et la compression du canal pancréatique touche une autre structure.

36. Quel tissu donne naissance à l’adénocarcinome pancréatique, fréquemment situé près du cholédoque et du duodénum ?

Les cellules endocrines des îlots pancréatiques
Les cellules glandulaires du pancréas
Les cellules épithéliales des voies biliaires
Les cellules de la muqueuse duodénale

Les cellules glandulaires du pancréas

Explication

L’adénocarcinome pancréatique se développe à partir des cellules glandulaires du pancréas, notamment dans la tête proche du cholédoque et du duodénum. Les cellules endocrines, biliaires et duodénales correspondent à d’autres tissus.

37. Une tumeur de la tête du pancréas obstrue le cholédoque d’un patient. Quel ensemble de signes est compatible avec cette obstruction ?

Ictère, urines claires, selles foncées et parfois prurit
Selles grasses, amaigrissement, soif accrue et douleurs lombaires
Ictère, urines foncées, selles décolorées et parfois prurit
Vomissements alimentaires, arrêt des matières et douleurs coliques

Ictère, urines foncées, selles décolorées et parfois prurit

Explication

L’obstruction du cholédoque peut entraîner un ictère, des urines foncées, des selles décolorées et parfois un prurit. Les urines claires avec selles foncées inversent les changements de couleur, tandis que les autres propositions évoquent d’autres troubles.

38. Une tumeur pancréatique est jugée opérable et une intention curative est retenue. Quelle intervention correspond au traitement décrit ?

Une prothèse biliaire endoscopique
Une dérivation biliaire
Une intervention de Frey
Une DPC, ou intervention de Whipple

Une DPC, ou intervention de Whipple

Explication

Pour une tumeur opérable, le traitement curatif repose sur la DPC, ou intervention de Whipple, qui retire notamment la tête du pancréas, le duodénum et la voie biliaire distale avant reconstruction. La prothèse et les dérivations sont des gestes de drainage, tandis que l’intervention de Frey concerne la pancréatite chronique.

39. Quelle évolution caractérise la pancréatite chronique au fil du temps ?

Une inflammation passagère sans modification durable de la structure
Une obstruction biliaire isolée avec calculs dans la vésicule
Des poussées aiguës séparées par une guérison complète du pancréas
Une inflammation persistante avec lésions irréversibles, fibrose et calcifications

Une inflammation persistante avec lésions irréversibles, fibrose et calcifications

Explication

La pancréatite chronique est une inflammation persistante qui entraîne progressivement des lésions irréversibles, une fibrose, une modification de la taille du pancréas et des calcifications. Une guérison complète ou une atteinte limitée aux voies biliaires ne décrit pas cette évolution.

40. Un patient atteint de pancréatite chronique rapporte des douleurs abdominales persistantes. Quelle localisation et quelle irradiation correspondent à une manifestation typique ?

Douleur du quadrant inférieur droit irradiant vers la cuisse
Douleur sous-costale droite irradiant vers l’épaule
Douleur épigastrique irradiant vers le dos
Douleur du flanc irradiant vers l’aine

Douleur épigastrique irradiant vers le dos

Explication

Les douleurs de la pancréatite chronique sont souvent épigastriques et peuvent irradier vers le dos. Une irradiation vers l’aine, la cuisse ou l’épaule correspond à d’autres tableaux douloureux.

41. Chez un patient atteint de pancréatite chronique, le canal de Wirsung est obstrué et il faut faciliter l’écoulement des sécrétions pancréatiques vers l’intestin grêle. Quel traitement décrit cette stratégie ?

Une intervention de Frey
Une dérivation biliaire
Une prothèse endoscopique
Une anastomose wirsungo-jéjunale

Une anastomose wirsungo-jéjunale

Explication

L’anastomose wirsungo-jéjunale relie le canal pancréatique à une anse de l’intestin grêle afin de faciliter l’écoulement des sécrétions. La dérivation biliaire concerne la bile, la prothèse est une autre option de drainage et l’intervention de Frey retire une partie des tissus inflammatoires de la tête du pancréas.

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Qu’est-ce qu’une occlusion intestinale ?

Un arrêt du transit empêchant la progression normale des matières et des gaz.

Où se situe l’obstacle d’une occlusion mécanique ?

Sur le tube digestif, entre le duodénum et l’anus.

Quels signes cliniques caractérisent une occlusion intestinale ?

Douleurs abdominales, vomissements, arrêt des matières et des gaz, et météorisme abdominal.

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