★ À maîtriser
Les signes cliniques sont :
La TDM identifie la cause et la localisation de l’occlusion ainsi que son retentissement sur l’intestin.
Compléments
★ À maîtriser
La surveillance d’une déshydratation ou d’une hypotension lors de l’examen clinique comprend la mesure de la tension artérielle, la recherche d’un pli cutané et la surveillance de la diurèse spontanée.
La palpation abdominale recherche une douleur, une défense ou une contracture pouvant évoquer une irritation péritonéale.
Le bilan sanguin comprend :
Compléments
L’examen des orifices herniaires recherche une hernie inguinale, crurale, ombilicale ou lombaire.
Une sonde nasogastrique peut être posée pour aspirer le contenu de l’estomac et diminuer les vomissements.
📌 L’occlusion du grêle provoque généralement une apparition rapide des symptômes, notamment des douleurs et des vomissements, tandis que l’occlusion du côlon évolue souvent plus lentement avec un ballonnement plus important.
Dans l’occlusion, les liquides s’accumulent dans l’intestin et le troisième secteur, deviennent indisponibles pour la circulation sanguine et peuvent entraîner une hypotension et une insuffisance rénale.
La diminution de la circulation sanguine intestinale entraîne un manque d’oxygène dans la paroi, puis peut provoquer une ischémie, une nécrose et une perforation.
Après une perforation intestinale, des bactéries peuvent passer dans la cavité abdominale puis dans le sang, provoquer une infection grave, une chute de tension et une défaillance des organes.
Liquides séquestrés → hypovolémie ; paroi ischémiée → nécrose puis perforation.
★ À maîtriser
Compléments
Une hernie étranglée et un volvulus sont des exemples d’occlusion par strangulation.
Une strangulation intestinale peut provoquer une douleur brutale suivie de vomissements et impose une palpation systématique.
Un fécalome peut bloquer directement le transit à l’intérieur du tube digestif, tandis qu’une sténose inflammatoire peut être liée à la maladie de Crohn.
L’iléus réflexe est un arrêt temporaire des mouvements intestinaux qui peut survenir après une intervention chirurgicale ou lors d’une péritonite.
Les causes mentionnées du ralentissement du transit sont :
Obstacle physique des occlusions mécaniques ; péristaltisme arrêté sans obstacle dans l’iléus fonctionnel.
★ À maîtriser
📌 Le traitement médical est privilégié en première intention, sauf en cas de hernie étranglée ou de signes de gravité nécessitant une chirurgie urgente.
Le traitement médical comprend le bilan biologique de la fonction rénale, de l’ionogramme et du syndrome inflammatoire, la perfusion pour compenser les pertes en eau et en électrolytes ainsi que des antalgiques adaptés.
La surveillance infirmière porte sur : la douleur, la tension artérielle, la fréquence cardiaque et la température, la quantité et l’aspect des liquides aspirés, la perméabilité de la SNG, la reprise des gaz et des matières ainsi que le météorisme, l’hydratation et la diurèse, l’apparition de nouveaux symptômes
La chirurgie de l’occlusion vise à lever l’obstacle, vérifier la viabilité intestinale, réséquer une partie nécrosée ou trop abîmée et réaliser une stomie si nécessaire.
Compléments
La sonde nasogastrique aspire le contenu de l’estomac afin de diminuer les vomissements et de limiter la distension digestive.
La Prostigmine stimule les contractions intestinales et peut être utilisée dans certaines occlusions fonctionnelles sous surveillance médicale.
La chirurgie de l’occlusion peut être réalisée par cœlioscopie ou par laparotomie selon la situation clinique.
★ À maîtriser
Un déséquilibre entre le cholestérol, les sels biliaires et le calcium favorise la cristallisation de composants de la bile dans la vésicule, puis leur regroupement en calculs.
Les facteurs favorisants cités sont : l’âge, notamment autour de 60 à 70 ans, le sexe féminin, le surpoids et les fortes variations de poids, l’hypertriglycéridémie, le jeûne alimentaire et certains régimes hypercaloriques, les grossesses multiples, les facteurs génétiques et familiaux, certains médicaments et les maladies intestinales comme la maladie de Crohn
Compléments
En France, 3 à 4 millions de personnes sont porteuses de calculs biliaires.
En France, 100 000 à 200 000 nouveaux cas de lithiase biliaire sont recensés par an.
En France, plus de 10 000 cholécystectomies sont réalisées par an.
Le triangle de Small illustre l’équilibre entre les composants de la bile et les conditions favorisant la formation des calculs.
★ À maîtriser
Le bilan sanguin d’une lithiase biliaire peut comprendre la NFS et la CRP pour rechercher une inflammation ou une infection, le bilan hépatique pour rechercher une obstruction et la lipase pour rechercher une atteinte pancréatique.
L’échographie abdominale est l’examen de première intention pour visualiser les calculs vésiculaires et rechercher une dilatation des voies biliaires.
Compléments
Le scanner examine la vésicule biliaire, le pancréas et les éventuelles complications.
La cholangio-IRM explore les voies biliaires et recherche notamment un obstacle tel qu’un calcul du cholédoque.
★ À maîtriser
La colique hépatique provoque une douleur brutale de l’hypochondre droit pouvant irradier vers le dos ou l’épaule droite, souvent après un repas riche en graisses, et disparaissant généralement spontanément en moins de 6 heures sans fièvre ni ictère.
Les trois signes caractéristiques de l’angiocholite sont :
📌 L’angiocholite est une urgence car l’infection peut évoluer vers un sepsis ou un choc septique.
📌 En l’absence d’obstruction persistante, la pancréatite aiguë biliaire est traitée médicalement par hydratation adaptée, antalgiques et reprise précoce de l’alimentation selon la tolérance.
Compléments
La colique hépatique est traitée par des antalgiques et, en cas de calculs symptomatiques, par une cholécystectomie programmée pour éviter les récidives.
La cholécystite aiguë provoque une douleur persistante de l’hypochondre droit et de la fièvre, parfois accompagnées de nausées et de vomissements, et peut évoluer vers une péritonite en cas de perforation.
La cholécystite aiguë nécessite une prise en charge urgente à l’hôpital avec antalgiques, réhydratation et antibiotiques si indiqués, et une cholécystectomie généralement précoce, parfois différée.
Le traitement de l’angiocholite associe une hospitalisation urgente, une antibiothérapie et l’extraction du calcul par CPRE ou, plus rarement, par chirurgie, puis généralement une cholécystectomie pour éviter les récidives.
La pancréatite aiguë biliaire peut provoquer une douleur intense de l’épigastre irradiant vers le dos, des nausées et des vomissements, une sensibilité abdominale importante et une possible défaillance d’organes dans les formes sévères.
Le diagnostic de pancréatite aiguë biliaire repose notamment sur le dosage de la lipase et, si nécessaire, sur des examens d’imagerie.
📌 En cas d’angiocholite associée ou d’obstruction persistante lors d’une pancréatite aiguë biliaire, une CPRE peut retirer le calcul et rétablir l’écoulement biliaire.
📌 Après une pancréatite aiguë biliaire légère, une cholécystectomie est généralement réalisée pendant la même hospitalisation si l’état du patient le permet, tandis qu’elle peut être différée dans une forme sévère.
★ À maîtriser
La cholécystectomie est généralement réalisée sous anesthésie générale par cœlioscopie, mais une laparotomie sous-costale peut être nécessaire en cas de difficultés opératoires ou de complications.
Après une cholécystectomie, l’IDE surveille les constantes vitales, la douleur, les plaies, les drains, les nausées et vomissements ainsi que la reprise de l’alimentation selon la tolérance.
La surveillance des drains biliaires comprend : quantifier et observer l’écoulement, vérifier la perméabilité et l’absence de coudure ou de traction, effectuer soins et rinçages selon prescription et protocole, rechercher une fièvre, une douleur ou un arrêt inhabituel de l’écoulement, respecter les consignes de clampage et déclampage
Compléments
Une cholangiographie peropératoire peut visualiser les voies biliaires et rechercher un calcul dans le cholédoque.
Avant l’intervention, l’IDE organise la douche préopératoire selon le protocole, le retrait des bijoux, prothèses et objets personnels, la dépilation uniquement si nécessaire, les vérifications d’identité et du dossier, le respect du jeûne et la surveillance des constantes avec signalement des anomalies.
Après une cholécystectomie, la sortie peut avoir lieu le jour même ou dans les 24 à 72 heures selon l’état du patient, le type d’intervention et l’organisation du service.
★ À maîtriser
📌 Une tumeur intra-hépatique se développe dans les voies biliaires situées dans le foie et peut rester longtemps peu symptomatique, tandis qu’une tumeur extra-hépatique touche les voies situées hors du foie et peut provoquer un ictère obstructif progressif.
Les principaux signes révélateurs du cholangiocarcinome sont l’ictère et l’altération de l’état général; l’ictère résulte de l’accumulation de bilirubine dans le sang lorsque la bile s’écoule mal.
Le bilan du cholangiocarcinome peut comprendre un bilan hépatique, un dosage de marqueurs tumoraux, un scanner ou une IRM pour localiser et étudier l’extension, une écho-endoscopie pour examiner les structures voisines et prélever si nécessaire, et une CPRE pour explorer, prélever ou poser une prothèse biliaire.
Les facteurs de risque comprennent : la cholangite sclérosante primitive, certaines infections parasitaires du foie, les malformations ou maladies kystiques comme la maladie de Caroli, les calculs biliaires intra-hépatiques, certains produits chimiques cancérogènes, certaines hépatites virales selon le contexte hépatique
Le traitement curatif du cholangiocarcinome repose principalement sur une résection R0, qui retire complètement la tumeur avec des marges saines.
📌 La chirurgie à visée curative du cholangiocarcinome n’est généralement pas indiquée en présence de métastases à distance.
Compléments
📌 Un prélèvement histologique avant traitement n’est pas toujours nécessaire dans le cholangiocarcinome, car son indication dépend de la situation clinique et de la stratégie thérapeutique.
La classification de Bismuth décrit l’extension des tumeurs situées à la convergence des canaux biliaires droit et gauche et aide à préparer la stratégie chirurgicale.
Les interventions possibles selon la localisation sont : une hépatectomie, une résection du cholédoque avec reconstruction biliaire, une DPC, une transplantation hépatique chez certains patients sélectionnés après radiochimiothérapie
Pour un cholangiocarcinome inopérable ou métastatique, le traitement palliatif peut associer une chimiothérapie et un drainage biliaire par prothèse pour diminuer l’ictère et le prurit.
Après une chirurgie des voies biliaires, l’IDE surveille les constantes, la douleur, la cicatrice, la fixation et la perméabilité des drains, leur aspect et leur volume, la réapparition de l’ictère et les signes d’hémorragie ou d’infection.
★ À maîtriser
Les causes citées sont : l’adénocarcinome de la tête du pancréas, la pancréatite chronique, une métastase hépatique comprimant la convergence biliaire, un nodule de carcinose péritonéale au pédicule hépatique
L’obstruction du cholédoque par l’adénocarcinome pancréatique peut provoquer un ictère, des urines foncées, des selles décolorées et parfois un prurit.
Lorsque la tumeur pancréatique est opérable, le traitement curatif repose sur une DPC ou intervention de Whipple, qui retire la tête du pancréas, le duodénum et la voie biliaire distale avant reconstruction des circuits digestif et biliaire.
Pour une tumeur pancréatique inopérable ou métastatique, le traitement palliatif peut comprendre une chimiothérapie, une prothèse biliaire endoscopique, une dérivation digestive en cas d’obstruction duodénale et des soins de support contre la douleur, la dénutrition, les nausées et l’altération générale.
Compléments
Les facteurs de risque comprennent : le tabagisme, l’obésité, le diabète, la pancréatite chronique ancienne, une prédisposition familiale ou génétique dans certaines situations
L’obstruction du duodénum par la tumeur peut empêcher le passage des aliments et provoquer une occlusion digestive haute avec vomissements.
L’adénocarcinome pancréatique peut s’étendre aux ganglions proches du pancréas et produire des métastases au foie, aux poumons ou au péritoine, entraînant une altération générale, une perte de poids et une dénutrition.
Une chimiothérapie peut être proposée avant ou après la chirurgie du cancer pancréatique; le FOLFIRINOX est utilisé chez certains patients dont l’état général le permet.
Après une DPC, la surveillance infirmière comprend les constantes hémodynamiques, les drains, la cicatrice, la douleur et, selon prescription, des dosages sur les liquides de drainage.
★ À maîtriser
La pancréatite chronique peut provoquer des douleurs abdominales répétées ou chroniques, souvent épigastriques et irradiant vers le dos, une dilatation du canal de Wirsung, des pseudokystes et des troubles digestifs.
Les traitements possibles comprennent : la pose endoscopique d’une prothèse, une DPC, une intervention de Frey, une anastomose wirsungo-jéjunale ou pancréatico-jéjunale, une dérivation biliaire
Compléments
Lorsque l’inflammation chronique touche la tête du pancréas, elle peut comprimer la partie intrapancréatique du cholédoque et provoquer un ictère obstructif.
La prise en charge de la pancréatite chronique comprend le traitement de la douleur, le soutien nutritionnel et la surveillance du diabète et de l’insuffisance pancréatique exocrine.
Complications de la lithiase biliaire
| Complication | Mécanisme | Signes distinctifs |
|---|---|---|
| Colique hépatique | Obstruction intermittente du canal cystique | Douleur brève, sans fièvre ni ictère |
| Cholécystite aiguë | Obstruction persistante et inflammation vésiculaire | Douleur persistante et fièvre |
| Angiocholite | Infection des voies biliaires, souvent par calcul du cholédoque | Douleur, fièvre et ictère |
| Pancréatite aiguë biliaire | Calcul à la jonction biliaire et pancréatique | Douleur épigastrique irradiant vers le dos |
Teste tes connaissances sur Occlusions intestinales et pathologies biliaires avec 41 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quel phénomène définit une occlusion intestinale ?
2. Chez un patient, quel élément permet de qualifier une occlusion de mécanique plutôt que de fonctionnelle ?
Mémorisez les concepts clés de Occlusions intestinales et pathologies biliaires avec 90 flashcards interactives.
Qu’est-ce qu’une occlusion intestinale ?
Un arrêt du transit empêchant la progression normale des matières et des gaz.
Où se situe l’obstacle d’une occlusion mécanique ?
Sur le tube digestif, entre le duodénum et l’anus.
Quels signes cliniques caractérisent une occlusion intestinale ?
Douleurs abdominales, vomissements, arrêt des matières et des gaz, et météorisme abdominal.
Importe ton cours et l'IA génère fiches, QCM et flashcards en 30 secondes.
Générateur de fiches