QCM : Pharmacologie et sécurisation des médicaments — 42 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond au médicament au sens réglementaire ?

Une préparation réservée à l’analyse biologique et dépourvue d’effet préventif ou thérapeutique
Une substance ou composition destinée à traiter, prévenir, diagnostiquer ou modifier une fonction physiologique par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique
Une composition destinée à modifier l’alimentation sans contribuer au diagnostic ou au traitement médical
Une substance utilisée pour améliorer le confort du patient sans action sur une maladie ni sur une fonction physiologique

Une substance ou composition destinée à traiter, prévenir, diagnostiquer ou modifier une fonction physiologique par une action pharmacologique, immunologique ou métabolique

Explication

Un médicament peut avoir une fonction curative, préventive, diagnostique ou physiologique grâce à une action pharmacologique, immunologique ou métabolique. Une préparation sans action médicale ou physiologique ne répond pas à cette définition.

2. Où un médicament peut-il être vendu au public en France ?

Dans une parapharmacie ou auprès d’un professionnel autorisé à conseiller le patient
Dans un cabinet médical ou dans un laboratoire d’analyses biologiques
Dans une grande surface disposant d’un espace consacré aux produits de santé
Dans une pharmacie de ville ou dans la pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé

Dans une pharmacie de ville ou dans la pharmacie à usage intérieur d’un établissement de santé

Explication

La vente au public est encadrée par les pharmacies de ville et les pharmacies à usage intérieur des établissements de santé. Les autres lieux proposés peuvent commercialiser certains produits de santé, mais ne constituent pas les lieux prévus pour la vente des médicaments au public.

3. Quelle condition caractérise un médicament mis sur le marché ?

Il s’agit d’une spécialité pharmaceutique ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché, ou AMM
Il s’agit d’une préparation dont la composition a été déclarée auprès d’une pharmacie avant sa première délivrance
Il s’agit d’un produit ayant fait l’objet d’une prescription médicale lors d’une consultation
Il s’agit d’une substance dont l’efficacité a été estimée par le fabricant sans procédure d’autorisation

Il s’agit d’une spécialité pharmaceutique ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché, ou AMM

Explication

Un médicament mis sur le marché est une spécialité pharmaceutique qui a reçu une AMM. Une prescription ou une déclaration ne remplace pas cette autorisation réglementaire.

4. Quel rôle caractérise le principe actif dans un médicament ?

Il est responsable de l’action thérapeutique recherchée
Il détermine la forme galénique et le goût du médicament
Il améliore l’acheminement du produit vers l’organisme sans produire l’effet thérapeutique
Il donne au médicament sa couleur et facilite sa conservation

Il est responsable de l’action thérapeutique recherchée

Explication

Le principe actif produit l’action thérapeutique du médicament. Les fonctions de présentation, de conservation, de goût ou d’acheminement relèvent plutôt des excipients.

5. Quel énoncé décrit le mieux le rôle d’un excipient ?

Il exerce l’action thérapeutique principale qui permet de traiter la maladie ciblée
Il constitue la substance qui détermine l’efficacité pharmacologique du médicament
Il remplace le principe actif lorsque celui-ci ne peut pas être absorbé par l’organisme
Il facilite la présentation, l’acheminement, l’absorption, la stabilité ou la conservation du principe actif

Il facilite la présentation, l’acheminement, l’absorption, la stabilité ou la conservation du principe actif

Explication

L’excipient aide à rendre le médicament utilisable et peut intervenir dans son absorption, sa stabilité, sa conservation, son goût ou sa couleur. L’action thérapeutique principale est attribuée au principe actif.

6. Pourquoi les excipients à effet notoire doivent-ils être signalés sur la boîte et dans la notice ?

Parce qu’ils peuvent provoquer des effets indésirables chez certaines personnes
Parce qu’ils remplacent le principe actif dans les formes administrées par voie orale
Parce qu’ils déterminent la bioéquivalence entre un médicament et son équivalent générique
Parce qu’ils sont responsables de l’autorisation de mise sur le marché du médicament

Parce qu’ils peuvent provoquer des effets indésirables chez certaines personnes

Explication

Les excipients à effet notoire peuvent entraîner des effets indésirables, ce qui justifie leur signalement dans la notice et sur la boîte. Ils ne déterminent ni l’AMM ni la bioéquivalence et ne remplacent pas le principe actif.

7. Quelle caractéristique définit le princeps ?

C’est un médicament contenant un principe actif différent et utilisé pour comparer plusieurs traitements
C’est un médicament conçu après le générique pour modifier sa voie d’administration et son indication
C’est le médicament d’origine, protégé par un brevet, qui sert de référence aux médicaments génériques
C’est une copie dépourvue de brevet fabriquée avant l’apparition du médicament de référence

C’est le médicament d’origine, protégé par un brevet, qui sert de référence aux médicaments génériques

Explication

Le princeps est la spécialité d’origine protégée par un brevet et sert de référence pour concevoir les génériques. Un générique est dérivé du princeps, tandis qu’un médicament contenant un autre principe actif ne constitue pas sa copie de référence.

8. Qu’est-ce qui caractérise un médicament générique par rapport à son princeps ?

Il présente une activité thérapeutique évaluée sans comparaison de son devenir dans l’organisme
Il contient un principe actif différent, mais conserve une forme et une indication comparables à celles du princeps
Il reprend le même principe actif, mais modifie nécessairement la voie d’administration et le dosage
Il possède la même composition en principes actifs et une activité ainsi qu’un devenir dans l’organisme identiques grâce à la bioéquivalence

Il possède la même composition en principes actifs et une activité ainsi qu’un devenir dans l’organisme identiques grâce à la bioéquivalence

Explication

Le générique contient les mêmes principes actifs et présente une activité ainsi qu’un devenir dans l’organisme identiques grâce à la bioéquivalence. Une modification nécessaire de la voie d’administration ou l’absence de comparaison biologique ne correspond pas à cette définition.

9. Dans quelle situation un médicament est-il qualifié d’hybride ?

Il contient le même principe actif que le médicament de référence, mais en diffère par une indication, un dosage, une forme, une voie ou la démonstration de bioéquivalence
Il reproduit le médicament de référence avec la même composition, la même utilisation et le même devenir dans l’organisme
Il contient un principe actif différent du médicament de référence et appartient à une classe thérapeutique voisine
Il est fabriqué avant le médicament de référence et sert ensuite de modèle aux spécialités protégées

Il contient le même principe actif que le médicament de référence, mais en diffère par une indication, un dosage, une forme, une voie ou la démonstration de bioéquivalence

Explication

L’hybride conserve le même principe actif que le médicament de référence, tout en présentant une différence réglementaire ou pharmaceutique portant par exemple sur l’indication, le dosage, la forme, la voie ou la preuve de bioéquivalence. La reproduction sans différence correspond davantage à la définition du générique.

10. Quelle affirmation décrit correctement le régime de délivrance des substances vénéneuses ?

Elles sont délivrées sans ordonnance lorsque leur présentation est destinée à un usage courant.
Elles sont accessibles sur conseil du pharmacien dès lors que la dose recommandée est respectée.
Elles nécessitent une prescription médicale lorsqu’elles appartiennent à la liste II, mais pas dans les autres cas.
Elles nécessitent une prescription médicale, sauf exonération prévue sous certaines conditions.

Elles nécessitent une prescription médicale, sauf exonération prévue sous certaines conditions.

Explication

Les substances vénéneuses sont soumises à une prescription médicale obligatoire, avec des exonérations possibles dans certaines conditions. La confusion fréquente consiste à attribuer cette obligation aux médicaments non listés, qui peuvent être obtenus sans ordonnance.

11. Quelle distinction entre les stupéfiants, la liste I et la liste II est exacte ?

Les stupéfiants regroupent les médicaments de la liste I, tandis que la liste II concerne les produits présentant un risque toxicomanogène.
Les stupéfiants sont toxiques à dose normale, la liste I regroupe les produits toxicomanogènes et la liste II ceux sans risque aux doses usuelles.
Les stupéfiants sont dangereux en cas d’abus, la liste I rassemble les produits toxicomanogènes et la liste II les médicaments toxiques à dose normale.
Les stupéfiants sont toxicomanogènes, la liste I regroupe les médicaments toxiques à dose normale et la liste II ceux dangereux en cas d’abus.

Les stupéfiants sont toxicomanogènes, la liste I regroupe les médicaments toxiques à dose normale et la liste II ceux dangereux en cas d’abus.

Explication

Les stupéfiants sont définis par leur caractère toxicomanogène, la liste I par une toxicité possible à dose normale et la liste II par un danger lié à l’abus. Inverser les critères de toxicité et d’abus conduit à confondre les deux listes.

12. Pourquoi un médicament non listé peut-il néanmoins présenter un risque lors de son utilisation ?

Parce qu’un usage excessif, prolongé ou mal adapté peut devenir dangereux malgré l’absence d’ordonnance.
Parce que son danger apparaît lorsque le médicament est prescrit par un professionnel de santé.
Parce que sa délivrance sans ordonnance indique qu’il contient une substance toxique à dose normale.
Parce que son classement hors liste signifie que ses effets dépendent principalement de la voie locale.

Parce qu’un usage excessif, prolongé ou mal adapté peut devenir dangereux malgré l’absence d’ordonnance.

Explication

L’absence de classement sur une liste autorise l’obtention sans ordonnance, mais ne supprime pas les risques liés à un usage excessif, prolongé ou inadapté. La délivrance libre ne signifie donc pas que le médicament est toxique à dose normale.

13. Quelle opposition définit correctement la pharmacocinétique et la pharmacodynamie ?

La pharmacocinétique concerne la prescription du médicament, tandis que la pharmacodynamie concerne sa présentation et sa voie d’administration.
La pharmacocinétique mesure l’effet thérapeutique attendu, tandis que la pharmacodynamie décrit l’absorption et l’élimination du principe actif.
La pharmacocinétique étudie les effets du médicament sur l’organisme, tandis que la pharmacodynamie décrit son passage dans les différents organes.
La pharmacocinétique étudie ce que l’organisme fait au médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie ce que le médicament fait à l’organisme.

La pharmacocinétique étudie ce que l’organisme fait au médicament, tandis que la pharmacodynamie étudie ce que le médicament fait à l’organisme.

Explication

La pharmacocinétique suit l’action de l’organisme sur le médicament, alors que la pharmacodynamie analyse les effets du médicament sur l’organisme. Confondre ces deux domaines revient à attribuer l’absorption et l’élimination à la pharmacodynamie.

14. Quelles étapes décrivent le devenir pharmacocinétique d’un médicament ?

La fixation au récepteur, la réponse cellulaire, l’effet thérapeutique et la survenue d’effets indésirables.
La libération, la toxicité, la dépendance et la classification réglementaire du médicament.
La prescription, la dispensation, l’administration et l’évaluation de l’efficacité clinique.
L’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination ou l’excrétion.

L’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination ou l’excrétion.

Explication

Le devenir pharmacocinétique comprend l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’élimination ou l’excrétion. La fixation aux récepteurs et la réponse cellulaire relèvent plutôt des effets du médicament sur l’organisme.

15. Lorsqu’un principe actif passe de son site d’administration vers la circulation sanguine après sa libération, de quelle étape s’agit-il ?

De l’élimination, qui retire le médicament de l’organisme par différentes voies.
Du métabolisme, qui transforme le principe actif avant son action pharmacologique.
De la distribution, qui correspond au passage du sang vers les tissus de l’organisme.
De l’absorption, qui comprend la libération puis la résorption du principe actif.

De l’absorption, qui comprend la libération puis la résorption du principe actif.

Explication

L’absorption correspond au transfert du principe actif vers la circulation sanguine et inclut sa libération puis sa résorption. La distribution intervient ensuite, lorsque le médicament passe du sang vers les tissus.

16. Que désigne la forme galénique d’un médicament ?

Son mécanisme d’action sur une cible biologique après son arrivée dans les tissus.
Son mode d’acheminement vers le site d’action, comme une administration orale ou cutanée.
Son type de présentation, comme un comprimé, une pommade, un sirop ou un collyre.
Son trajet dans l’organisme depuis le point d’administration jusqu’à la circulation sanguine.

Son type de présentation, comme un comprimé, une pommade, un sirop ou un collyre.

Explication

La forme galénique désigne la présentation du médicament, par exemple un comprimé, une pommade, un sirop ou un collyre. Le mode d’acheminement vers le lieu d’action correspond à la voie d’administration, et non à la forme galénique.

17. Quelle différence caractérise une voie générale par rapport à une voie locale ?

La voie générale provoque une action proche du lieu d’administration, tandis que la voie locale entraîne une diffusion sanguine étendue dans l’organisme.
La voie générale utilise la circulation sanguine pour atteindre le site d’action, tandis que la voie locale vise directement ce site avec une diffusion sanguine limitée mais possible.
La voie générale concerne les formes liquides, tandis que la voie locale concerne les formes solides appliquées sur une surface accessible.
La voie générale dépose le principe actif sur le site de l’affection, tandis que la voie locale le distribue par le sang jusqu’aux tissus concernés.

La voie générale utilise la circulation sanguine pour atteindre le site d’action, tandis que la voie locale vise directement ce site avec une diffusion sanguine limitée mais possible.

Explication

La voie générale fait transiter le principe actif par la circulation sanguine avant d’atteindre son site d’action, tandis que la voie locale le dirige directement vers ce site. Une voie locale peut toutefois entraîner une diffusion sanguine limitée, ce qui la distingue d’une action exclusivement confinée.

18. Dans quelle situation la voie pulmonaire est-elle particulièrement adaptée ?

Pour injecter un médicament dans un muscle profond
Pour administrer un médicament sous forme d’aérosol inhalé
Pour appliquer un médicament sur une surface cutanée lésée
Pour déposer un médicament sur la muqueuse rectale

Pour administrer un médicament sous forme d’aérosol inhalé

Explication

La voie pulmonaire permet d’administrer des médicaments gazeux, volatils ou suspendus dans un gaz vecteur, notamment par aérosol, inhalateur ou nébulisation. L’application cutanée, l’injection musculaire et l’administration rectale relèvent d’autres voies.

19. Quelle différence caractérise le traitement de crise par rapport au traitement de fond dans l’asthme ou la BPCO ?

Il est pris chaque semaine pour prévenir les infections bronchiques
Il est pris chaque jour pour réduire l’inflammation chronique
Il est pris à la demande pour dilater rapidement les bronches
Il est pris avant chaque repas pour fluidifier les sécrétions

Il est pris à la demande pour dilater rapidement les bronches

Explication

Le traitement de crise est utilisé à la demande afin d’obtenir une bronchodilatation rapide, tandis que le traitement de fond est pris quotidiennement pour agir sur l’inflammation et prévenir les crises. Confondre ces deux rythmes d’utilisation inverse leur rôle thérapeutique.

20. Comment une voie cutanée peut-elle produire une action générale dans l’organisme ?

Le principe actif atteint l’œil après migration sur le visage
Le principe actif traverse la peau puis diffuse dans le sang
Le principe actif reste sur la peau et agit sur sa surface
Le principe actif est inhalé après évaporation du produit

Le principe actif traverse la peau puis diffuse dans le sang

Explication

Une action générale peut être obtenue lorsque le principe actif pénètre la peau et rejoint la circulation sanguine, ce qui correspond à une administration percutanée ou transdermique. Une action limitée à la surface de la peau correspond plutôt à une voie cutanée locale.

21. Quelle conduite faut-il adopter par défaut avec un patch transdermique ?

Le broyer avant de le répartir sur plusieurs zones
Le couper en deux pour réduire progressivement la dose
Le perforer afin d’accélérer le passage du médicament
Ne pas le couper et rechercher une alternative si nécessaire

Ne pas le couper et rechercher une alternative si nécessaire

Explication

Un patch transdermique ne doit pas être coupé, sauf si la notice ou le RCP l’autorise explicitement. Le découpage peut modifier la délivrance du médicament, contrairement à certains comprimés conçus comme sécables.

22. Quelle règle s’applique lors de l’utilisation de deux collyres différents ?

Instiller les deux produits immédiatement et viser directement l’angle interne
Respecter quinze minutes entre les instillations et viser une zone éloignée de l’angle interne
Respecter cinq minutes entre les instillations et déposer le produit sur les cils
Attendre une heure entre les instillations et appliquer le produit sur la paupière

Respecter quinze minutes entre les instillations et viser une zone éloignée de l’angle interne

Explication

Deux collyres différents doivent être séparés par un intervalle de quinze minutes et instillés à distance de l’angle interne de l’œil. Une administration immédiate ou un dépôt sur les cils ne respecte pas ces précautions.

23. Quelle définition correspond à la voie parentérale ?

Un mode d’administration qui agit à la surface de la peau sans la franchir
Un mode d’administration qui franchit la peau, comme l’injection intraveineuse
Un mode d’administration qui dépose un produit sur la muqueuse oculaire
Un mode d’administration qui utilise le tube digestif, comme la voie orale

Un mode d’administration qui franchit la peau, comme l’injection intraveineuse

Explication

La voie parentérale désigne l’administration d’un médicament par effraction de la peau, notamment par voies intraveineuse, intramusculaire ou sous-cutanée. L’utilisation du tube digestif correspond à la voie entérale.

24. Quelle comparaison entre les voies intraveineuse et sous-cutanée est correcte ?

La voie intraveineuse accepte un faible volume, tandis que la voie sous-cutanée agit immédiatement
La voie intraveineuse est toujours indolore, tandis que la voie sous-cutanée présente un risque septique élevé
La voie intraveineuse agit rapidement, tandis que la voie sous-cutanée agit plus lentement
La voie intraveineuse utilise le tube digestif, tandis que la voie sous-cutanée franchit la peau

La voie intraveineuse agit rapidement, tandis que la voie sous-cutanée agit plus lentement

Explication

La voie intraveineuse se caractérise par un délai d’action court, alors que la voie sous-cutanée présente un délai plus long et accepte un faible volume. La voie intraveineuse expose aussi à des risques comme l’extravasation et le risque septique.

25. Que regroupe la voie entérale ?

Les administrations déposées sur la peau, comme les crèmes et les patchs
Les administrations introduites dans les bronches, comme les aérosols et nébulisations
Les administrations qui utilisent le tube digestif, comme les voies orale et sublinguale
Les administrations qui franchissent la peau, comme les voies intraveineuse et musculaire

Les administrations qui utilisent le tube digestif, comme les voies orale et sublinguale

Explication

La voie entérale regroupe les administrations utilisant le tube digestif, notamment les voies orale, perlinguale et sublinguale. Les injections relèvent de la voie parentérale, tandis que les patchs et les aérosols utilisent d’autres voies.

26. Quelle précaution est requise lors du broyage de plusieurs médicaments destinés à une administration orale ?

Broyer les médicaments ensemble, puis nettoyer le matériel après la préparation
Broyer chaque médicament séparément, avec nettoyage et séchage entre les préparations
Mélanger les comprimés afin de réduire le nombre de manipulations
Ouvrir les gélules dans un même récipient avant de vérifier leur compatibilité

Broyer chaque médicament séparément, avec nettoyage et séchage entre les préparations

Explication

Chaque médicament doit être broyé séparément, et le matériel doit être nettoyé puis séché entre deux préparations afin d’éviter les contaminations croisées. Le mélange de plusieurs comprimés dans un même broyage augmente au contraire ce risque.

27. Quelle forme médicamenteuse ne doit pas être écrasée en raison de sa conception pharmaceutique ?

Une poudre conditionnée pour solution buvable
Un comprimé non enrobé à dose unique
Un comprimé gastrorésistant
Un comprimé à dissolution immédiate

Un comprimé gastrorésistant

Explication

Les formes gastrorésistantes et les formes à libération modifiée ou prolongée ne doivent pas être écrasées, car cette manipulation altère leur mode de libération ou leur protection. Un comprimé à dissolution immédiate ne relève pas de cette interdiction générale.

28. Comment faut-il manipuler un cytotoxique administré par voie orale lorsqu’aucune mention contraire ne figure dans le RCP ?

Le mélanger avec un autre médicament afin de faciliter son administration
Ouvrir la gélule à proximité du patient, sans équipement de protection particulier
L’écraser dans un pilulier propre, puis le diluer dans un peu d’eau
Ne pas l’ouvrir ni l’écraser, et le manipuler avec des gants et un masque

Ne pas l’ouvrir ni l’écraser, et le manipuler avec des gants et un masque

Explication

Un cytotoxique oral ne doit pas être ouvert ou écrasé, sauf indication explicite du RCP, et sa manipulation nécessite des gants ainsi qu’un masque. L’écrasement ou l’ouverture sans indication expose le personnel et le patient à un risque inutile.

29. Quel enchaînement décrit le mieux le circuit du médicament ?

Prescription, achat, administration, destruction, puis archivage des ordonnances
Dispensation, administration, stockage, prescription, surveillance, puis renouvellement
Prescription, dispensation, réception, stockage, préparation, administration, traçabilité et surveillance
Réception, préparation, prescription, stockage, administration, puis facturation

Prescription, dispensation, réception, stockage, préparation, administration, traçabilité et surveillance

Explication

Le circuit du médicament comprend successivement les étapes de prescription, dispensation, réception, stockage, préparation, administration, traçabilité et surveillance. Les autres séquences omettent certaines étapes ou les placent dans un ordre incohérent.

30. Que comprend la dispensation d’un médicament ?

L’analyse pharmaceutique, la délivrance, la préparation éventuelle et les conseils de bon usage
La réception des produits, leur stockage réfrigéré et le contrôle quotidien des températures
La traçabilité de l’administration, la déclaration d’incident et l’évaluation du traitement
La prescription médicale, l’administration au patient et la surveillance des effets cliniques

L’analyse pharmaceutique, la délivrance, la préparation éventuelle et les conseils de bon usage

Explication

La dispensation associe l’analyse pharmaceutique de la prescription, la délivrance, une éventuelle préparation des doses et la transmission d’informations de bon usage. L’administration et la surveillance appartiennent à d’autres étapes du circuit.

31. Quelles informations minimales doivent rester lisibles sur un médicament préparé jusqu’à son administration ?

Le nom de la spécialité, le dosage, le numéro de lot et la date limite d’utilisation
Le prix, le laboratoire fabricant, la date de commande et le numéro de prescription
Le nom du patient, l’heure de préparation, la voie d’administration et le nom du prescripteur
La couleur du conditionnement, le nom du préparateur, la chambre et la date de délivrance

Le nom de la spécialité, le dosage, le numéro de lot et la date limite d’utilisation

Explication

Le médicament doit rester identifiable grâce au nom de la spécialité, au dosage, au numéro de lot et à la date limite d’utilisation. Une dose préparée sans ces éléments ne permet pas une vérification suffisamment sûre avant l’administration.

32. Que désigne la iatrogénie médicamenteuse ?

Une erreur évitable commise pendant la prescription ou l’administration d’un médicament
L’ensemble des effets indésirables provoqués par la prise d’un ou plusieurs médicaments
Une réaction allergique survenant après l’arrêt complet d’un traitement
Une complication liée exclusivement à une mauvaise conservation des médicaments

L’ensemble des effets indésirables provoqués par la prise d’un ou plusieurs médicaments

Explication

La iatrogénie médicamenteuse regroupe les effets indésirables provoqués par la prise d’un ou plusieurs médicaments. Elle ne se limite pas aux erreurs du circuit ni aux problèmes de conservation.

33. Comment définir un effet indésirable médicamenteux ?

Une erreur interceptée avant que le médicament ne soit remis au patient
Une omission évitable d’un acte relatif à un médicament dans le circuit de soins
Une réaction nocive et non voulue survenant aux posologies usuelles ou lors d’un mésusage
Une conséquence attendue et recherchée du traitement administré à la bonne dose

Une réaction nocive et non voulue survenant aux posologies usuelles ou lors d’un mésusage

Explication

Un effet indésirable est une réaction nocive et non voulue pouvant apparaître aux posologies normalement utilisées ou résulter d’un mésusage. Une omission évitable relève plutôt de la définition de l’erreur médicamenteuse.

34. Quelle situation correspond à une erreur médicamenteuse ?

Une réaction nocive survenant malgré l’utilisation correcte d’un médicament à sa dose habituelle
Une complication imprévisible sans lien avec une étape du circuit du médicament
Une omission non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament, évitable et susceptible de nuire au patient
Un effet recherché apparaissant après une administration conforme à la prescription

Une omission non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament, évitable et susceptible de nuire au patient

Explication

L’erreur médicamenteuse est une omission ou une réalisation non intentionnelle d’un acte relatif à un médicament, qui pouvait être évitée et risquait de nuire au patient. Une réaction nocive malgré un traitement correctement utilisé correspond plutôt à un effet indésirable.

35. Comment distingue-t-on une erreur avérée d’un événement précurseur ?

L’erreur avérée est toujours intentionnelle, tandis que l’événement précurseur résulte d’une réaction allergique
L’erreur avérée provoque un effet indésirable, tandis que l’événement précurseur est nécessairement sans risque
L’erreur avérée concerne la prescription, tandis que l’événement précurseur concerne uniquement le stockage
L’erreur avérée atteint le patient, tandis que l’événement précurseur est intercepté avant cette atteinte

L’erreur avérée atteint le patient, tandis que l’événement précurseur est intercepté avant cette atteinte

Explication

Une erreur médicamenteuse devient avérée lorsqu’elle atteint le patient, alors qu’un événement précurseur est détecté ou intercepté avant cette étape. La distinction dépend donc de l’atteinte du patient, et non du caractère intentionnel ou du type d’étape concernée.

36. Quels sont les trois paliers de l’échelle antalgique ?

Le palier 1 des opioïdes forts, le palier 2 des opioïdes faibles et le palier 3 non morphinique
Le palier 1 non morphinique, le palier 2 des opioïdes faibles et le palier 3 des opioïdes forts
Le palier 1 non morphinique, le palier 2 des opioïdes forts et le palier 3 des opioïdes faibles
Le palier 1 des opioïdes faibles, le palier 2 non morphinique et le palier 3 des opioïdes forts

Le palier 1 non morphinique, le palier 2 des opioïdes faibles et le palier 3 des opioïdes forts

Explication

L’échelle distingue les antalgiques non morphiniques au premier palier, les opioïdes faibles au deuxième et les opioïdes forts au troisième. Les autres propositions inversent la progression des classes médicamenteuses.

37. Quelle conduite respecte la règle d’utilisation des trois paliers antalgiques ?

Passer d’un palier au suivant selon l’intensité de la douleur
Administrer les trois paliers à intervalles réguliers
Associer les trois paliers lorsqu’une douleur devient intense
Maintenir chaque palier avec les deux autres en traitement associé

Passer d’un palier au suivant selon l’intensité de la douleur

Explication

Les paliers sont gradués et ne doivent pas être associés tous les trois ; l’adaptation se fait selon l’intensité de la douleur. Les autres conduites confondent la progression antalgique avec une association thérapeutique systématique.

38. Chez une personne âgée, quelle limite quotidienne de paracétamol est recommandée ?

3 g3\ \text{g} par jour, en respectant au moins quatre heures entre les prises
4 g4\ \text{g} par jour, sans intervalle minimal entre les prises
5 g5\ \text{g} par jour, avec des prises espacées de six heures
2 g2\ \text{g} par jour, avec des prises espacées de deux heures

$$3\ \text{g}$$ par jour, en respectant au moins quatre heures entre les prises

Explication

Chez la personne âgée, la recommandation est de limiter le paracétamol à 3 g3\ \text{g} par jour, avec au moins quatre heures entre les prises. La limite générale de 4 g4\ \text{g} par jour ne correspond pas à la recommandation spécifique pour cette population.

39. Quel ensemble d’informations doit figurer sur une prescription écrite complète ?

Le médicament et la voie d’administration, sans indication de durée ni de date
L’identité du patient, le diagnostic et les horaires souhaités par le service
L’identité du prescripteur et du patient, la posologie, la forme, la durée et la date
Le médicament, la dose et la signature du patient après administration

L’identité du prescripteur et du patient, la posologie, la forme, la durée et la date

Explication

Une prescription complète précise notamment les identités, le médicament, la posologie, le mode d’administration ou la forme, la durée et la date. Le diagnostic ou la signature du patient ne remplacent pas ces éléments obligatoires.

40. Après avoir préparé un médicament, quelle responsabilité incombe à l’IDE lors de son administration ?

Le remettre au patient sans vérifier la prescription si le traitement est habituel
Demander à un collègue de modifier la dose si le patient signale une douleur
Distribuer le médicament et considérer son absorption comme acquise
Vérifier le produit, le patient et la prescription, puis tracer et surveiller l’administration

Vérifier le produit, le patient et la prescription, puis tracer et surveiller l’administration

Explication

L’IDE administre ce qu’il ou elle a préparé, vérifie la concordance avec le patient et la prescription, puis assure la traçabilité et la surveillance. La distribution ne garantit pas l’absorption et ne dispense pas des contrôles requis.

41. Lors de l’administration d’un médicament, que vérifie la règle des 5B ?

Le bon diagnostic, la bonne indication, le bon produit, la bonne conservation et le bon horaire
Le bon patient, le bon médicament, la bonne dose, la bonne voie et le bon moment
Le bon service, le bon prescripteur, la bonne chambre, la bonne durée et le bon dossier
Le bon patient, le bon traitement, la bonne température, la bonne durée et la bonne surveillance

Le bon patient, le bon médicament, la bonne dose, la bonne voie et le bon moment

Explication

La règle des 5B porte sur le patient, le médicament, la dose, la voie et le moment appropriés. Les autres listes introduisent des contrôles utiles dans certains contextes, mais elles ne correspondent pas aux cinq éléments de cette règle.

42. Dans quelle situation un aide-soignant peut-il aider à la prise d’un médicament ?

Pour réaliser un aérosol nécessitant une préparation médicamenteuse
Pour broyer un comprimé lorsque le patient ne peut pas l’avaler
Pour préparer une injection intramusculaire prescrite
Pour aider à prendre un médicament non injectable sans difficulté technique

Pour aider à prendre un médicament non injectable sans difficulté technique

Explication

L’aide-soignant peut aider à la prise d’un médicament non injectable lorsque celle-ci ne présente pas de difficulté technique. La préparation, les injections, le broyage et les aérosols relèvent de la compétence de l’IDE.

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Qu'est-ce qu'un médicament selon sa définition officielle ?

Une substance ou composition avec des propriétés curatives, préventives, diagnostiques ou modifiant les fonctions physiologiques.

Où un médicament peut-il être vendu au public en France ?

Uniquement dans les pharmacies de ville ou les pharmacies à usage intérieur des établissements de santé.

Qu'est-ce qu'une spécialité pharmaceutique mise sur le marché ?

Un médicament ayant obtenu une autorisation de mise sur le marché (AMM).

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