QCM : Pharmacologie et sécurité médicamenteuse — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle notion décrit l’étude de l’effet d’un médicament sur le corps humain ?

La pharmacocinétique
La dispensation nominative
La pharmacodynamie
Le principe actif

La pharmacodynamie

Explication

La pharmacodynamie analyse les effets produits par un médicament sur l’organisme. La pharmacocinétique porte plutôt sur le devenir du médicament au fil du temps.

2. Un étudiant veut analyser l’absorption, la distribution et l’élimination d’un médicament dans l’organisme : quelle discipline doit-il utiliser ?

La galénique
La pharmacocinétique
La pharmacodynamie
La pharmacovigilance

La pharmacocinétique

Explication

La pharmacocinétique étudie le devenir du médicament dans l’organisme au fil du temps, notamment son absorption et son excrétion. La pharmacodynamie s’intéresse à l’effet du médicament sur le corps.

3. Quelle est la fonction principale du principe actif dans un médicament ?

Prolonger sa conservation
Faciliter son conditionnement
Produire l’effet thérapeutique
Donner sa couleur au médicament

Produire l’effet thérapeutique

Explication

Le principe actif est la substance chimique ou biologique responsable de l’effet thérapeutique. Les autres éléments peuvent contribuer à la forme ou à la conservation sans constituer l’agent thérapeutique principal.

4. Dans quel ordre les étapes LADME décrivent-elles le devenir d’un médicament ?

Absorption, libération, métabolisme, distribution, excrétion
Libération, absorption, distribution, métabolisme, excrétion
Distribution, absorption, libération, métabolisme, excrétion
Libération, distribution, absorption, excrétion, métabolisme

Libération, absorption, distribution, métabolisme, excrétion

Explication

LADME correspond à la libération, l’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion. Cet enchaînement décrit le devenir du médicament dans l’organisme, et non son effet pharmacologique.

5. Quelle caractéristique distingue un comprimé gastro-résistant ?

Il se dissout rapidement dans l’estomac puis agit dans le sang
Il libère progressivement son contenu pendant plusieurs jours
Il résiste à l’acidité gastrique puis se dissout dans l’intestin
Il reste intact dans l’intestin avant d’être éliminé

Il résiste à l’acidité gastrique puis se dissout dans l’intestin

Explication

Un comprimé gastro-résistant ne se dissout pas dans l’acidité de l’estomac et se dissout dans l’intestin. Il ne faut pas le confondre avec une forme à libération prolongée, qui se caractérise par une durée d’action longue.

6. Quelle caractéristique définit une voie parentérale d’administration ?

Elle fait passer le médicament par la bouche et l’estomac
Elle dépose le médicament dans l’intestin après ingestion
Elle utilise une forme avalée qui traverse le tube digestif
Elle contourne le tube digestif, notamment par injection ou perfusion

Elle contourne le tube digestif, notamment par injection ou perfusion

Explication

La voie parentérale contourne le tube digestif et comprend notamment les injections intradermiques, sous-cutanées, intramusculaires ou intraveineuses. Les voies orales utilisent au contraire le tube digestif.

7. Dans quelle situation la voie intraveineuse est-elle particulièrement utilisée ?

Lorsqu’une action prolongée est recherchée par voie orale
Lorsqu’un traitement doit passer par la digestion
Lorsqu’un médicament doit rester dans l’estomac
Lorsqu’une administration est requise en urgence

Lorsqu’une administration est requise en urgence

Explication

La voie intraveineuse est utilisée en cas d’urgence, car elle permet une administration directe dans la circulation sanguine. Les autres propositions décrivent des situations liées à la voie digestive ou à des objectifs galéniques différents.

8. Combien de chlorure de sodium contient une ampoule de 10 mL dosée à 20 % ?

200 mg200\ \text{mg} de chlorure de sodium
20 g20\ \text{g} de chlorure de sodium
2 g2\ \text{g} de chlorure de sodium
0,2 g0,2\ \text{g} de chlorure de sodium

$$2\ \text{g}$$ de chlorure de sodium

Explication

Une concentration de 20 % correspond à 20 g pour 100 mL ; dans 10 mL, la quantité est donc 10×20100=2 g10 \times \frac{20}{100}=2\ \text{g}. La valeur de 0,2 g provient d’une mauvaise conversion du pourcentage.

9. Quelle équivalence de volume est correcte pour un litre ?

1 L=10 dL=1000 mL1\ \text{L}=10\ \text{dL}=1\,000\ \text{mL}
1 L=1 dL=10000 mL1\ \text{L}=1\ \text{dL}=10\,000\ \text{mL}
1 L=100 dL=1000 mL1\ \text{L}=100\ \text{dL}=1\,000\ \text{mL}
1 L=10 dL=100 mL1\ \text{L}=10\ \text{dL}=100\ \text{mL}

$$1\ \text{L}=10\ \text{dL}=1\,000\ \text{mL}$$

Explication

Un litre contient 10 décilitres et 1 000 millilitres. Confondre décilitres et centilitres conduit à attribuer 100 décilitres à un litre.

10. Pour administrer une perfusion dont le volume total est de 1 567,5 mL en 24 heures avec une tubulure de 20 gouttes par millilitre, quel débit faut-il régler approximativement ?

Environ 45 gouttes/min45\ \text{gouttes/min}
Environ 22 gouttes/min22\ \text{gouttes/min}
Environ 11 gouttes/min11\ \text{gouttes/min}
Environ 33 gouttes/min33\ \text{gouttes/min}

Environ $$22\ \text{gouttes/min}$$

Explication

Le débit se calcule par 1567,5×20144022 gouttes/min\frac{1\,567{,}5\times20}{1\,440}\approx22\ \text{gouttes/min}. Un débit de 11 gouttes par minute correspondrait approximativement à une division par deux du résultat attendu.

11. Quelle vérification porte sur le mode d’administration d’un médicament ?

Le bon dosage
La bonne voie
Le bon médicament
Le bon moment

La bonne voie

Explication

La bonne voie concerne le mode d’administration, par exemple la voie orale ou intraveineuse. Le bon dosage concerne la quantité administrée et ne désigne pas la voie.

12. Que désigne la Dénomination Commune Internationale d’un médicament ?

Le nom officiel de sa substance pharmaceutique
Le nom commercial choisi par son fabricant
Le numéro d’enregistrement attribué à sa boîte
La forme galénique utilisée pour son administration

Le nom officiel de sa substance pharmaceutique

Explication

La DCI est le nom officiel de la substance pharmaceutique, indépendamment de la marque qui la commercialise. Le nom commercial identifie une marque et non la substance elle-même.

13. Quelle caractéristique définit un médicament générique ?

Il contient un principe actif différent mais un emballage identique
Il reprend le principe actif et le dosage du médicament original
Il est commercialisé avant l’expiration du brevet original
Il possède une efficacité inférieure validée par la réglementation

Il reprend le principe actif et le dosage du médicament original

Explication

Un générique est une copie d’un médicament original dont le brevet est tombé dans le domaine public, avec le même principe actif, la même efficacité, le même dosage et la même forme pharmaceutique. Un principe actif différent ne correspond donc pas à la définition d’un générique.

14. Quel effet indésirable grave de la morphine peut ralentir la respiration ?

Une dépression respiratoire
Une disparition immédiate de la douleur
Une accélération durable du transit
Une augmentation de la vigilance

Une dépression respiratoire

Explication

La morphine peut provoquer une dépression respiratoire, ainsi que des vomissements, une somnolence, une constipation et une confusion. La naloxone, et non la morphine, est utilisée pour antagoniser les effets opioïdes graves.

15. Quel est le rôle de la naloxone en cas de toxicité opioïde ?

Elle antagonise rapidement les effets graves des opioïdes
Elle prévient principalement la toxicité hépatique du paracétamol
Elle renforce l’action analgésique de la morphine
Elle transforme la morphine en antalgique non opioïde

Elle antagonise rapidement les effets graves des opioïdes

Explication

La naloxone est l’antidote de la morphine et bloque rapidement les effets opioïdes, notamment le ralentissement respiratoire. Elle ne renforce donc pas l’action de la morphine et ne traite pas la toxicité du paracétamol.

16. Quelle distinction décrit correctement un antalgique et un analgésique ?

L’antalgique provoque la douleur, tandis que l’analgésique la diagnostique
L’antalgique bloque la douleur, tandis que l’analgésique la diminue
L’antalgique traite la fièvre, tandis que l’analgésique traite l’infection
L’antalgique diminue la douleur, tandis que l’analgésique la bloque

L’antalgique diminue la douleur, tandis que l’analgésique la bloque

Explication

La distinction retenue est que l’antalgique diminue la douleur tandis que l’analgésique la bloque. Les deux termes ne désignent pas respectivement un traitement de la fièvre et un traitement de l’infection.

17. Quel classement des antalgiques correspond aux trois paliers de l’OMS ?

Palier 1 : paracétamol ; palier 2 : tramadol ; palier 3 : morphine
Palier 1 : tramadol ; palier 2 : morphine ; palier 3 : paracétamol
Palier 1 : morphine ; palier 2 : paracétamol ; palier 3 : tramadol
Palier 1 : paracétamol ; palier 2 : morphine ; palier 3 : tramadol

Palier 1 : paracétamol ; palier 2 : tramadol ; palier 3 : morphine

Explication

Le palier 1 comprend un antalgique non opioïde comme le paracétamol, le palier 2 un opioïde faible comme le tramadol et le palier 3 un opioïde fort stupéfiant comme la morphine. Intervertir ces médicaments revient à confondre leur niveau d’action opioïde.

18. Quelle est la composition du MEOPA utilisé pour obtenir une sédation consciente lors d’un soin douloureux de courte durée ?

Un mélange de protoxyde d’azote et de dioxyde de carbone
Un mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote
Un mélange d’oxygène et d’air médical à proportions variables
Un mélange équimolaire d’oxygène et d’hélium

Un mélange équimolaire d’oxygène et de protoxyde d’azote

Explication

Le MEOPA associe à parts égales l’oxygène et le protoxyde d’azote, administrés par inhalation. Le mélange avec l’air médical ne correspond pas à sa composition définie.

19. Un MEOPA correctement préparé contient quelle proportion de protoxyde d’azote ?

50 %
25 %
80 %
65 %

50 %

Explication

Le MEOPA contient exactement 50 % de protoxyde d’azote et 50 % d’oxygène. Une proportion de 25 % modifierait la composition équimolaire du mélange.

20. Après le début de l’inhalation de MEOPA, quand ses effets apparaissent-ils généralement et combien de temps persistent-ils après le retrait du masque ?

En moins de 3 minutes, puis ils disparaissent en quelques minutes
Après le soin, puis ils restent présents jusqu’au lendemain
Après environ 15 minutes, puis ils persistent durant plusieurs heures
Dès le retrait du masque, puis ils augmentent progressivement

En moins de 3 minutes, puis ils disparaissent en quelques minutes

Explication

Les effets apparaissent en moins de 3 minutes et disparaissent totalement en quelques minutes après le retrait du masque. Une installation après le soin ne correspond donc pas au délai d’action attendu.

21. Quelle séquence respecte l’utilisation du MEOPA lors d’un soin douloureux ?

Poser le masque, retirer le masque, informer le patient puis commencer le soin après 3 minutes
Réaliser le soin, poser le masque, attendre 3 minutes puis retirer le masque pour récupérer
Préparer le matériel, réaliser le soin, poser le masque puis poursuivre l’inhalation après le retrait
Préparer, informer, poser le masque, attendre au moins 3 minutes, réaliser le soin puis retirer le masque

Préparer, informer, poser le masque, attendre au moins 3 minutes, réaliser le soin puis retirer le masque

Explication

L’inhalation commence avant le soin, se poursuit pendant celui-ci, puis le masque est retiré à la fin pour la récupération. Commencer par le soin avant l’inhalation ne permet pas d’obtenir la sédation attendue.

22. Dans quel ordre les principales phases de l’inflammation se déroulent-elles ?

Phase vasculaire, phase cellulaire, puis phase de cicatrisation
Phase vasculaire, phase de cicatrisation, puis phase cellulaire
Phase cellulaire, phase de cicatrisation, puis phase vasculaire
Phase de cicatrisation, phase vasculaire, puis phase cellulaire

Phase vasculaire, phase cellulaire, puis phase de cicatrisation

Explication

La vasodilatation et l’augmentation de la perméabilité précèdent la diapédèse et la phagocytose, avant la cicatrisation. La cicatrisation intervient donc après le nettoyage de la zone lésée.

23. Laquelle de ces propriétés caractérise les AINS ?

Une action antalgique et antipyrétique sans effet anti-inflammatoire
Une action sédative visant à diminuer l’anxiété pendant les soins
Une action anti-inflammatoire associée à des effets antalgiques et antipyrétiques
Une action antibiotique destinée à éliminer les bactéries tissulaires

Une action anti-inflammatoire associée à des effets antalgiques et antipyrétiques

Explication

Les AINS ont notamment des propriétés anti-inflammatoires, antalgiques et antipyrétiques, ainsi que d’autres effets pharmacologiques. L’absence d’effet anti-inflammatoire correspond plutôt à la distinction mentionnée pour le paracétamol.

24. Quelle complication constitue le risque majeur de la prise d’un antithrombotique ?

Une réaction allergique alimentaire
Une constipation
Une hyperthermie
Une hémorragie

Une hémorragie

Explication

Le risque majeur des antithrombotiques est l’hémorragie, car leur action modifie la formation ou l’extension des caillots. La prévention de la thrombose est leur objectif thérapeutique, et non leur complication.

25. Quelle distinction entre antiagrégants plaquettaires et anticoagulants est correcte ?

Les antiagrégants remplacent les anticoagulants dans toutes les indications cardiovasculaires et cérébrovasculaires
Les antiagrégants dissolvent les caillots constitués, tandis que les anticoagulants augmentent l’agrégation plaquettaire
Les antiagrégants concernent surtout les pathologies artérielles, tandis que les anticoagulants sont notamment utilisés pour les thromboses veineuses
Les antiagrégants concernent surtout les thromboses veineuses, tandis que les anticoagulants préviennent principalement les accidents artériels

Les antiagrégants concernent surtout les pathologies artérielles, tandis que les anticoagulants sont notamment utilisés pour les thromboses veineuses

Explication

Les antiagrégants plaquettaires sont principalement indiqués dans les pathologies artérielles et la prévention des accidents artériels. Les anticoagulants sont notamment associés à la prise en charge des thromboses veineuses, ce qui distingue leurs indications principales.

26. Que signifie l’abréviation HBPM ?

Héparine de Bas Poids Moléculaire
Héparine Bivalente de Prévention Médicale
Hémoglobine de Base à Pression Modérée
Hémostase Biologique par Protéine Modifiée

Héparine de Bas Poids Moléculaire

Explication

HBPM signifie Héparine de Bas Poids Moléculaire. Les autres formulations ne correspondent pas à la dénomination de cette classe d’anticoagulants.

27. Quelle surveillance est adaptée chez un patient traité par AVK ?

Évaluer la saturation en oxygène, rechercher une toux et contrôler la glycémie
Contrôler l’INR, rechercher des saignements et surveiller les signes de surdosage
Surveiller la cicatrisation, tester l’audition et rechercher des troubles de l’équilibre
Inspecter les points d’injection, mesurer la température et rechercher une déshydratation

Contrôler l’INR, rechercher des saignements et surveiller les signes de surdosage

Explication

La surveillance d’un traitement par AVK repose sur l’INR, la recherche de saignements et l’identification des signes de surdosage. Le contrôle des points d’injection est plutôt associé à la surveillance d’un patient sous HBPM.

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Mémorisez les réponses avec 53 flashcards sur Pharmacologie et sécurité médicamenteuse.

Qu'est-ce que la pharmacodynamie étudie?

L'effet d'un médicament sur le corps humain.

Qu'étudie la pharmacocinétique?

Le devenir d'un médicament dans l'organisme au fil du temps.

Qu'est-ce qu'un principe actif?

Une substance chimique ou biologique possédant un effet thérapeutique.

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