QCM : Physiologie endocrine — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le rôle général des fonctions végétatives dans l’organisme ?

Produire les hormones hypophysaires et commander les glandes endocrines
Transmettre les informations sensorielles et déclencher les mouvements volontaires
Réguler la mémoire, le langage et les apprentissages conscients
Maintenir l’homéostasie et contribuer à la croissance ainsi qu’à l’adaptation

Maintenir l’homéostasie et contribuer à la croissance ainsi qu’à l’adaptation

Explication

Les fonctions végétatives contribuent au maintien de l’homéostasie, à la croissance et à l’adaptation à l’environnement. La production des hormones hypophysaires relève de l’hypophyse, et non de l’ensemble des fonctions végétatives.

2. Dans un système de contrôle biologique, quelle structure transmet la commande du centre intégrateur vers l’effecteur ?

Le centre intégrateur
La voie efférente
Le capteur physiologique
La voie afférente

La voie efférente

Explication

La voie efférente conduit la commande du centre intégrateur vers l’effecteur, qui produit la réponse. La voie afférente suit le trajet inverse en apportant l’information au centre intégrateur.

3. Quelle association décrit correctement la coordination des fonctions végétatives ?

Le tronc cérébral coordonne les os, les articulations et les glandes exocrines
Le cortex moteur coordonne les glandes endocrines, la moelle épinière et les mouvements volontaires
Le cervelet coordonne l’hypophyse, les muscles squelettiques et les organes sensoriels
L’hypothalamus et le système limbique coordonnent l’hypophyse, le système nerveux autonome et les glandes endocrines

L’hypothalamus et le système limbique coordonnent l’hypophyse, le système nerveux autonome et les glandes endocrines

Explication

L’hypothalamus et le système limbique coordonnent les fonctions végétatives avec l’hypophyse, le système nerveux autonome et les glandes endocrines. Le système nerveux autonome agit par des voies nerveuses, tandis que les glandes endocrines utilisent des hormones circulantes.

4. Quelle distinction entre l’antéhypophyse et la post-hypophyse est correcte ?

L’antéhypophyse et la post-hypophyse produisent leurs hormones dans la tige pituitaire
L’antéhypophyse libère les hormones hypothalamiques, tandis que la post-hypophyse synthétise principalement ses propres hormones
L’antéhypophyse reçoit les hormones circulantes, tandis que la post-hypophyse commande directement la thyroïde
L’antéhypophyse synthétise principalement ses hormones, tandis que la post-hypophyse libère des hormones produites par l’hypothalamus

L’antéhypophyse synthétise principalement ses hormones, tandis que la post-hypophyse libère des hormones produites par l’hypothalamus

Explication

L’antéhypophyse, ou adénohypophyse, synthétise principalement ses hormones, alors que la post-hypophyse, ou neurohypophyse, libère des hormones produites par l’hypothalamus. Les deux parties sont reliées à l’hypothalamus par la tige pituitaire, mais elles n’ont pas le même rôle sécrétoire.

5. Quel effet rénal caractérise l’action de l’ADH ?

Elle diminue la réabsorption d’eau, augmente la diurèse et dilue les urines
Elle bloque la filtration glomérulaire, supprime la diurèse et acidifie les urines
Elle augmente la réabsorption d’eau, diminue la diurèse et concentre les urines
Elle augmente l’élimination du sodium, accroît la diurèse et alcalinise les urines

Elle augmente la réabsorption d’eau, diminue la diurèse et concentre les urines

Explication

L’ADH favorise la réabsorption rénale de l’eau, ce qui diminue la diurèse et concentre les urines. Elle ne provoque donc pas une augmentation de l’élimination urinaire d’eau.

6. Que se passe-t-il lors d’une déshydratation importante ?

Les osmorécepteurs inhibent la libération d’ADH, ce qui augmente la perte d’eau et réduit la soif
La déshydratation diminue l’activité hypothalamique et favorise l’élimination d’eau par les reins
Les osmorécepteurs stimulent la libération d’ADH, ce qui augmente la réabsorption d’eau et la soif
La déshydratation bloque la réabsorption rénale et stimule la sécrétion d’une urine diluée

Les osmorécepteurs stimulent la libération d’ADH, ce qui augmente la réabsorption d’eau et la soif

Explication

La déshydratation active les osmorécepteurs et stimule la libération d’ADH, entraînant une réabsorption accrue de l’eau et une augmentation de la soif. L’inhibition de l’ADH favoriserait au contraire une perte hydrique plus importante.

7. Comment la GHRH et la somatostatine influencent-elles la sécrétion de GH ?

La GHRH et la somatostatine stimulent ensemble la sécrétion de GH
La GHRH et la somatostatine inhibent ensemble la sécrétion de GH
La GHRH stimule la sécrétion de GH, tandis que la somatostatine l’inhibe
La GHRH inhibe la sécrétion de GH, tandis que la somatostatine la stimule

La GHRH stimule la sécrétion de GH, tandis que la somatostatine l’inhibe

Explication

La GHRH hypothalamique stimule la sécrétion de GH, tandis que la somatostatine, aussi appelée GHIH, l’inhibe. Elles exercent donc des effets opposés sur la libération de l’hormone de croissance.

8. Quelle proportion approximative de T3 et de T4 la thyroïde sécrète-t-elle ?

Environ 50 % de T3 et 50 % de T4
Environ 90 % de T3 et 10 % de T4
Environ 10 % de T3 et 90 % de T4
Environ 1 % de T3 et 99 % de T4

Environ 10 % de T3 et 90 % de T4

Explication

La thyroïde sécrète approximativement 10 % de T3 et 90 % de T4, ce qui fait de la T4 la forme majoritaire de la sécrétion. La T3 est minoritaire dans la sécrétion thyroïdienne, même si elle est métaboliquement importante.

9. Quel effet la T3 exerce-t-elle sur le métabolisme ?

Elle augmente le métabolisme basal, la production de chaleur et la consommation d’oxygène
Elle augmente la production de chaleur tout en réduisant le métabolisme basal
Elle réduit la consommation d’oxygène tout en accélérant la dépense énergétique
Elle diminue le métabolisme basal, la production de chaleur et la consommation d’oxygène

Elle augmente le métabolisme basal, la production de chaleur et la consommation d’oxygène

Explication

La T3 augmente le métabolisme basal, la production de chaleur et la consommation d’oxygène. Une diminution de ces paramètres correspond davantage aux effets d’un ralentissement thyroïdien.

10. Quelle séquence décrit correctement la régulation de l’axe thyréotrope ?

La TSH stimule la TRH, la TRH stimule la thyroïde, puis les hormones thyroïdiennes renforcent leur propre sécrétion
La thyroïde stimule directement la TRH, qui inhibe la TSH avant d’activer les hormones thyroïdiennes
Les hormones thyroïdiennes stimulent la TSH, qui inhibe la TRH et bloque l’activité de la thyroïde
La TRH stimule la TSH, la TSH stimule la thyroïde, puis les hormones thyroïdiennes exercent un rétrocontrôle négatif

La TRH stimule la TSH, la TSH stimule la thyroïde, puis les hormones thyroïdiennes exercent un rétrocontrôle négatif

Explication

La TRH hypothalamique stimule la sécrétion de TSH par l’hypophyse, puis la TSH stimule la thyroïde. Les hormones thyroïdiennes freinent ensuite cet axe par rétrocontrôle négatif.

11. Quel effet rénal caractérise principalement l’aldostérone ?

Elle diminue la réabsorption de sodium et d’eau et retient le potassium.
Elle favorise la réabsorption de potassium et l’élimination de sodium et d’eau.
Elle stimule l’excrétion de sodium et d’eau et réduit celle du potassium.
Elle augmente la réabsorption de sodium et d’eau et l’excrétion de potassium.

Elle augmente la réabsorption de sodium et d’eau et l’excrétion de potassium.

Explication

L’aldostérone conserve le sodium et l’eau au niveau rénal tout en favorisant l’excrétion du potassium. Les autres propositions inversent au moins une de ces actions rénales.

12. Quelle combinaison d’effets correspond au cortisol lors d’une réponse de stress ?

Des effets pro-inflammatoires, immunostimulants et hypoglycémiants.
Des effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs et hyperglycémiants.
Des effets anti-inflammatoires, immunostimulateurs et hypoglycémiants.
Des effets pro-inflammatoires, immunosuppresseurs et hyperglycémiants.

Des effets anti-inflammatoires, immunosuppresseurs et hyperglycémiants.

Explication

Le cortisol réduit l’inflammation et certaines réponses immunitaires, tout en augmentant la glycémie. La confusion fréquente consiste à lui attribuer l’effet hypoglycémiant propre à l’insuline.

13. Quelle succession décrit correctement l’activation de la sécrétion de cortisol par le stress ?

CRH hypophysaire, puis cortisol hypothalamique, puis ACTH médullosurrénalienne.
Cortisol hypothalamique, puis CRH hypophysaire, puis ACTH corticosurrénalienne.
ACTH hypothalamique, puis CRH hypophysaire, puis cortisol médullosurrénalien.
CRH hypothalamique, puis ACTH hypophysaire, puis cortisol corticosurrénalien.

CRH hypothalamique, puis ACTH hypophysaire, puis cortisol corticosurrénalien.

Explication

Le stress déclenche d’abord la libération hypothalamique de CRH, qui stimule l’ACTH hypophysaire, laquelle active la corticosurrénale. Les autres séquences attribuent les hormones aux mauvais organes ou inversent leur ordre.

14. Quel ensemble de signes évoque le plus directement un hypercorticisme plutôt qu’un hypocorticisme ?

Amaigrissement, bradycardie, hypothermie et dépigmentation cutanée.
Polyurie, polydipsie, tremblements et douleurs abdominales récurrentes.
Obésité faciotronculaire, hypertension artérielle, diabète et ostéoporose.
Asthénie, hypotension orthostatique, anorexie et hyperpigmentation cutanée.

Obésité faciotronculaire, hypertension artérielle, diabète et ostéoporose.

Explication

L’hypercorticisme associe notamment une obésité faciotronculaire, une hypertension, un diabète et une ostéoporose. L’asthénie avec hypotension orthostatique, anorexie et hyperpigmentation correspond plutôt à l’hypocorticisme.

15. Quelles hormones sont principalement sécrétées par la médullosurrénale sous contrôle orthosympathique ?

L’adrénaline et la noradrénaline, qui sont des catécholamines.
Le cortisol et l’aldostérone, qui sont des hormones stéroïdes.
L’insuline et le glucagon, qui régulent la glycémie.
La CRH et l’ACTH, qui commandent l’axe corticotrope.

L’adrénaline et la noradrénaline, qui sont des catécholamines.

Explication

La médullosurrénale libère principalement l’adrénaline et la noradrénaline sous l’influence du système orthosympathique. Le cortisol et l’aldostérone proviennent de la corticosurrénale, tandis que les autres hormones ont des origines différentes.

16. Quelle réponse physiologique résulte typiquement d’une stimulation sympathique ?

Une contraction bronchique associée à une diminution de la fréquence respiratoire.
Une réduction de la perfusion cérébrale associée à une baisse de la vigilance.
Une baisse de la fréquence cardiaque, de la contractilité et de la pression artérielle.
Une hausse de la fréquence cardiaque, de la contractilité et de la pression artérielle.

Une hausse de la fréquence cardiaque, de la contractilité et de la pression artérielle.

Explication

La stimulation sympathique prépare l’organisme à l’action en augmentant notamment la fréquence cardiaque, la contractilité, la pression artérielle et la respiration, avec dilatation bronchique. La diminution de ces fonctions relève plutôt d’une prédominance parasympathique.

17. Quelle séquence décrit le mieux la réaction d’alarme face à un stress aigu ?

Activation orthosympathique, libération de catécholamines et réponses cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques et cérébrales.
Activation digestive, libération de glucagon et diminution coordonnée des réponses métaboliques.
Activation corticosurrénalienne isolée, libération de stéroïdes et suppression des réponses cérébrales.
Activation parasympathique, libération d’insuline et ralentissement des fonctions cardiovasculaires et respiratoires.

Activation orthosympathique, libération de catécholamines et réponses cardiovasculaires, respiratoires, métaboliques et cérébrales.

Explication

La réaction d’alarme mobilise rapidement le système orthosympathique et les catécholamines, ce qui déclenche plusieurs réponses coordonnées. Elle ne se limite donc pas à un effet cardiovasculaire et ne correspond pas à une activation parasympathique.

18. Quel mécanisme caractérise la phase de résistance au stress après l’épuisement des réserves immédiates ?

Les catécholamines cessent toute action afin de favoriser la récupération.
Le système parasympathique bloque la production hépatique de glucose.
L’axe CRH-ACTH-cortisol soutient durablement l’apport de glucose.
L’insuline mobilise les réserves lipidiques pour maintenir la glycémie.

L’axe CRH-ACTH-cortisol soutient durablement l’apport de glucose.

Explication

Pendant la phase de résistance, l’axe CRH-ACTH-cortisol contribue à maintenir un apport constant de glucose après l’utilisation rapide des réserves. Le parasympathique et l’insuline ne jouent pas ce rôle de maintien prolongé de la disponibilité glucidique.

19. Quelle association entre les cellules des îlots pancréatiques et leurs hormones est correcte ?

Les cellules bêta sécrètent le glucagon et les cellules alpha sécrètent l’insuline.
Les cellules bêta sécrètent l’insuline et les cellules alpha sécrètent le glucagon.
Les cellules delta sécrètent le glucagon et les cellules bêta sécrètent la somatostatine.
Les cellules alpha sécrètent la somatostatine et les cellules delta sécrètent l’insuline.

Les cellules bêta sécrètent l’insuline et les cellules alpha sécrètent le glucagon.

Explication

Les cellules bêta produisent l’insuline, tandis que les cellules alpha produisent le glucagon; les cellules delta produisent principalement la somatostatine. L’erreur classique consiste à intervertir les fonctions des cellules bêta et alpha.

20. Chez une personne dont la glycémie augmente après un repas, quelle action de l’insuline contribue à la corriger ?

Elle stimule la glycogénolyse hépatique et libère du glucose dans le sang.
Elle active la néoglucogenèse hépatique et élève davantage la glycémie.
Elle inhibe l’utilisation cellulaire du glucose et augmente la lipolyse.
Elle facilite l’entrée du glucose dans les cellules et favorise son stockage.

Elle facilite l’entrée du glucose dans les cellules et favorise son stockage.

Explication

L’insuline favorise l’entrée du glucose dans les cellules ainsi que son stockage sous forme de glycogène et de graisses, ce qui réduit la glycémie. La glycogénolyse et la néoglucogenèse sont plutôt des mécanismes associés à l’action hyperglycémiante du glucagon.

21. Comment le glucagon augmente-t-il principalement la glycémie ?

En inhibant la production hépatique de glucose et en augmentant son stockage.
En favorisant l’entrée du glucose dans les cellules et sa conversion en glycogène.
En stimulant la glycogénolyse et la néoglucogenèse au niveau du foie.
En stimulant la sécrétion d’insuline et l’anabolisme des tissus périphériques.

En stimulant la glycogénolyse et la néoglucogenèse au niveau du foie.

Explication

Le glucagon élève la glycémie en mobilisant le glycogène hépatique et en stimulant la production hépatique de glucose par néoglucogenèse. Les autres mécanismes décrivent surtout le stockage et l’utilisation du glucose sous l’action de l’insuline.

22. Quelle réponse hormonale est attendue à court terme lorsqu’une glycémie devient inférieure à 5 mmol/L ?

La sécrétion simultanée d’insuline et de glucagon bloque la production hépatique.
La sécrétion de glucagon est favorisée afin de contribuer à remonter la glycémie.
La sécrétion d’insuline est favorisée afin d’accroître le stockage du glucose.
La sécrétion de somatostatine augmente afin de faire entrer davantage de glucose dans les cellules.

La sécrétion de glucagon est favorisée afin de contribuer à remonter la glycémie.

Explication

Une glycémie inférieure à 5 mmol/L favorise la sécrétion de glucagon, qui contribue à restaurer la disponibilité du glucose sanguin. À l’inverse, une glycémie supérieure à 5 mmol/L stimule les cellules bêta et la sécrétion d’insuline.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Physiologie endocrine.

Quelles fonctions maintiennent l'homéostasie et participent à la croissance ?

Les fonctions végétatives.

Quels éléments composent un système de contrôle biologique ?

Un paramètre, un capteur, des messages afférents, un centre intégrateur, une voie efférente et un effecteur.

Quels organes coordonnent les fonctions végétatives ?

L'hypothalamus et le système limbique.

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