QCM : Conduire l’interrogatoire clinique — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle séquence correspond le mieux à la préparation d’un soignant avant et après un examen clinique ?

Préparer les instruments, commencer l’examen, puis vérifier les coordonnées du patient
Se présenter, vérifier l’identité, préparer les instruments et se laver les mains avant et après l’examen
Vérifier l’identité, préparer les instruments, se désinfecter les mains, puis se présenter
S’installer confortablement, interroger le patient, puis désinfecter les instruments utilisés

Se présenter, vérifier l’identité, préparer les instruments et se laver les mains avant et après l’examen

Explication

La préparation comprend notamment une présentation soignée, l’hygiène des mains avant et après l’examen, la préparation du matériel, une installation confortable, la présentation du soignant et la vérification de l’identité et des coordonnées. Commencer l’examen avant ces vérifications ne respecte pas cette démarche préparatoire.

2. Quelle attitude permet de conduire efficacement un interrogatoire clinique ?

Laisser le patient diriger entièrement l’entretien afin de préserver spontanément la relation
Adopter une fermeté suffisante pour orienter les questions tout en restant respectueux et patient
Imposer un rythme rapide et des réponses brèves pour recueillir davantage d’informations
Employer une autorité marquée pour obtenir des réponses précises et limiter les digressions

Adopter une fermeté suffisante pour orienter les questions tout en restant respectueux et patient

Explication

L’interrogatoire doit associer respect et patience à une fermeté clinique qui maintient les questions centrées sur les éléments pertinents. Une attitude autoritaire risque de bloquer la relation au lieu de faciliter l’expression du patient.

3. Comment un soignant peut-il favoriser une relation de confiance avec un patient ?

Présenter des explications détaillées avec un langage médical afin de démontrer sa maîtrise
Employer un vocabulaire technique, puis vérifier si le patient connaît les principaux termes
Réduire les explications au minimum pour éviter que des mots complexes ne perturbent l’échange
Utiliser un langage simple adapté au niveau socio-éducatif du patient et éviter le jargon médical

Utiliser un langage simple adapté au niveau socio-éducatif du patient et éviter le jargon médical

Explication

La confiance est favorisée par un langage simple, adapté au niveau socio-éducatif du patient, ainsi que par l’évitement du jargon médical. Un vocabulaire technique peut compliquer la compréhension même si le soignant maîtrise les notions employées.

4. Quelle conduite améliore la fiabilité des informations recueillies pendant l’entretien ?

Interrompre les récits détaillés, noter les symptômes principaux et vérifier les traitements à la fin
Poser une série de questions fermées, puis compléter les réponses à partir des signes observés
Privilégier les réponses verbales, car les gestes et les expressions apportent peu d’éléments cliniques
Écouter le patient, le laisser parler, relancer, préciser certains points et reformuler régulièrement

Écouter le patient, le laisser parler, relancer, préciser certains points et reformuler régulièrement

Explication

La fiabilité repose sur l’écoute, le temps laissé au patient, les relances, la clarification, l’attention au non-verbal et la restitution régulière de ce qui a été compris. Se limiter aux questions fermées ou au contenu verbal risque de faire perdre des informations utiles.

5. Dans quel ordre général les éléments de l’interrogatoire clinique doivent-ils être abordés ?

Renseignements administratifs, motif de consultation, antécédents et traitements, habitudes de vie, puis anamnèse
Motif de consultation, renseignements administratifs, habitudes de vie, antécédents, puis anamnèse
Renseignements administratifs, habitudes de vie, motif de consultation, anamnèse, puis antécédents
Antécédents et traitements, motif de consultation, anamnèse, renseignements administratifs, puis mode de vie

Renseignements administratifs, motif de consultation, antécédents et traitements, habitudes de vie, puis anamnèse

Explication

Le plan suit les renseignements administratifs, le motif de consultation, les antécédents et traitements, les habitudes et le mode de vie, puis l’histoire de la maladie ou anamnèse. Les autres séquences déplacent plusieurs étapes par rapport à cette organisation.

6. Quelle vérification relève de l’identitovigilance lors de l’accueil du patient ?

Vérifier le nom et les coordonnées du patient, puis compléter correctement son dossier
Recueillir les traitements en cours et les antécédents médicaux rapportés par le patient
Rechercher les habitudes de vie susceptibles d’influencer l’état de santé actuel
Décrire les symptômes qui ont motivé la venue et préciser leur date d’apparition

Vérifier le nom et les coordonnées du patient, puis compléter correctement son dossier

Explication

L’identitovigilance consiste à confirmer l’identité et les coordonnées du patient, puis à compléter son dossier. La description des symptômes correspond au motif de consultation ou à l’histoire de la maladie, et non à cette vérification d’identité.

7. Quels critères doivent être précisés pour caractériser complètement les symptômes rapportés par un patient ?

Type, évolution, imagerie, biologie, prescription, hospitalisation et pronostic
Début, température, poids, taille, tension artérielle, pouls et saturation
Localisation, début, type, rythme, intensité, facteurs modifiants et manifestations associées
Localisation, diagnostic, traitement, antécédents, alimentation, sommeil et profession

Localisation, début, type, rythme, intensité, facteurs modifiants et manifestations associées

Explication

Une caractérisation complète décrit notamment la localisation, le début, la qualité, le rythme, l’intensité, les facteurs aggravants ou soulageants et les manifestations associées. Les autres propositions mélangent ces critères avec des éléments de l’examen ou de la prise en charge.

8. Lorsqu’un patient décrit une douleur très intense mais continue ses activités habituelles, que faut-il évaluer en complément de l’intensité ressentie ?

Le retentissement fonctionnel sur les activités quotidiennes
La vitesse d’installation déterminée par l’interrogatoire
La température corporelle mesurée au moment de la douleur
La localisation anatomique indiquée par l’examen clinique

Le retentissement fonctionnel sur les activités quotidiennes

Explication

L’évaluation de l’intensité doit être complétée par l’appréciation de son retentissement sur les activités quotidiennes. L’intensité ressentie et le retentissement fonctionnel sont deux dimensions distinctes, même si elles peuvent être liées.

9. Quelle conduite respecte l’ordre correct au début de l’examen physique ?

Auscultater le patient avant de mesurer ses constantes
Percuter la région étudiée avant d’inspecter son aspect
Palper le patient avant de rechercher les signes visibles
Observer le patient avant d’établir un contact physique

Observer le patient avant d’établir un contact physique

Explication

L’inspection doit précéder tout contact afin que le soignant observe d’abord les éléments visibles. La palpation implique déjà un contact physique et ne peut donc pas remplacer cette étape initiale.

10. Dans quelle séquence les quatre temps classiques de l’examen physique doivent-ils être réalisés ?

Inspection, palpation, percussion, puis auscultation
Palpation, inspection, auscultation, puis percussion
Percussion, auscultation, inspection, puis palpation
Auscultation, percussion, palpation, puis inspection

Inspection, palpation, percussion, puis auscultation

Explication

La séquence standard commence par l’inspection, se poursuit par la palpation et la percussion, puis se termine par l’auscultation. La proposition fondée sur la palpation en première étape néglige la priorité donnée à l’observation sans contact.

11. Quelle association entre une mesure clinique et ce qu’elle évalue est correcte ?

L’IMC évalue la douleur, tandis que la taille recherche une anomalie du pouls
L’EVA évalue la douleur, tandis que les constantes recherchent notamment une fièvre
L’EVA mesure la température, tandis que le poids estime l’intensité douloureuse
La température mesure la douleur, tandis que l’EVA calcule l’état nutritionnel

L’EVA évalue la douleur, tandis que les constantes recherchent notamment une fièvre

Explication

L’échelle visuelle analogique sert à évaluer la douleur, alors que les constantes permettent notamment de rechercher une anomalie physiologique comme la fièvre. L’IMC, le poids et la taille renseignent plutôt sur la corpulence et l’état nutritionnel.

12. Quel ensemble de signes évoque le plus directement un syndrome occlusif ?

Douleur abdominale, diarrhée, fièvre, ténesme et rectorragies
Nausées, perte d’appétit, amaigrissement, pâleur et fatigue
Dysphagie, pyrosis, régurgitations, toux nocturne et hoquet
Douleur abdominale, arrêt des matières et des gaz, vomissements et météorisme

Douleur abdominale, arrêt des matières et des gaz, vomissements et météorisme

Explication

Le syndrome occlusif associe une douleur abdominale à un arrêt des matières et des gaz, des nausées ou vomissements et un météorisme. La diarrhée avec rectorragies correspond à une autre présentation digestive et ne caractérise pas cet arrêt du transit.

13. Quelle combinaison correspond au syndrome méningé ?

Céphalées, photophobie, vomissements, raideur de nuque et signes de Kernig ou Brudzinski
Douleur lombaire, anesthésie en selle, rétention urinaire et faiblesse des jambes
Tremblement de repos, akinésie, hypertonie plastique et troubles posturaux
Vertiges, hypoacousie, acouphènes, nystagmus et paralysie faciale

Céphalées, photophobie, vomissements, raideur de nuque et signes de Kernig ou Brudzinski

Explication

Le syndrome méningé associe des céphalées, une photo-phonophobie, des vomissements, une raideur de nuque et des signes de Kernig ou de Brudzinski. Le tremblement de repos avec akinésie et hypertonie plastique appartient au syndrome parkinsonien.

14. Quel tableau clinique caractérise un syndrome parkinsonien ?

Tremblement d’intention, hypotonie musculaire et hyperréflexie
Ataxie, dysarthrie, nystagmus et troubles de la sensibilité
Tremblement de repos, hypertonie plastique et akinésie
Spasticité, paralysie flasque, fasciculations et anesthésie

Tremblement de repos, hypertonie plastique et akinésie

Explication

Le syndrome parkinsonien repose sur l’association d’un tremblement de repos, d’une hypertonie plastique et d’une akinésie. Les autres tableaux associent des signes cérébelleux, pyramidaux ou périphériques qui ne définissent pas ce syndrome.

15. Comment définir un signe pathognomonique en médecine ?

Un signe qui apparaît après le traitement
Un signe fréquent dans plusieurs maladies proches
Un signe indiquant la gravité d’une maladie
Un signe spécifique à 100 % d’une maladie

Un signe spécifique à 100 % d’une maladie

Explication

Un signe pathognomonique est défini par sa spécificité totale pour une maladie donnée. Un signe fréquent dans plusieurs maladies ne permet pas d’établir une telle identification.

16. Quel signe clinique, constitué de petites taches blanchâtres et bleuâtres sur la muqueuse buccale, évoque fortement la rougeole ?

Le signe de Babinski
Le signe de Murphy
Le signe de Romberg
Le signe de Köplick

Le signe de Köplick

Explication

Le signe de Köplick correspond à de petites taches blanchâtres et bleuâtres sur un fond érythémateux, généralement près de la première molaire, avant l’éruption de la rougeole. Le signe de Babinski est rattaché au syndrome extrapyramidal dans les unités étudiées.

17. Chez un patient ayant une faible probabilité pré-test d’embolie pulmonaire, quelle interprétation permet un dosage des D-dimères négatif ?

Il confirme une embolie pulmonaire déjà constituée
Il permet d’écarter une embolie pulmonaire ou une phlébite
Il impose une anticoagulation malgré le contexte clinique
Il indique une maladie lorsque sa valeur reste basse

Il permet d’écarter une embolie pulmonaire ou une phlébite

Explication

Une valeur prédictive négative des D-dimères permet d’éliminer une phlébite ou une embolie pulmonaire lorsque la probabilité pré-test est faible. À l’inverse, une valeur augmentée ne suffit pas à elle seule pour confirmer une maladie.

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Que doit faire le soignant avant l'examen clinique concernant l'hygiène ?

Il doit se laver ou désinfecter les mains avant et après l'examen.

Quelles vérifications le soignant doit-il faire avant de commencer l'examen ?

Il doit se présenter et vérifier l'identité ainsi que les coordonnées du patient.

Comment doit être conduite l'interrogatoire par le soignant ?

Avec respect et patience tout en gardant une fermeté suffisante.

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