★ À maîtriser
Le labyrinthe membraneux comporte cinq capteurs d’accélération : trois crêtes ampullaires détectent l’accélération angulaire et deux macules otolithiques, utriculaire et sacculaire, détectent l’accélération linéaire.
La mécano-transduction vestibulaire comprend le déplacement d’une structure annexe couplée aux cils, l’entrée d’ions K+ et Ca2+ produisant un potentiel de récepteur, puis la polarisation basolatérale de la cellule et la libération de neurotransmetteurs générant des potentiels d’action.
Compléments
Les cellules ciliées détectent des déplacements mécaniques de l’ordre de 10 nm.
La transduction des cellules ciliées vestibulaires et cochléaires dépend de la concentration en K+ de leur environnement électrolytique.
Dans la cochlée, une pression dilate le canal cochléaire, courbe la membrane basilaire et modifie la déflexion des cellules ciliées au repos.
Canaux = angulaire ; otolithes = linéaire
★ À maîtriser
📌 Les cellules ciliées de type II, plus anciennes, se situent surtout en périphérie des macules et des crêtes, sont associées à de petites fibres afférentes peu myélinisées et répondent aux faibles mouvements de basse fréquence par une activité tonique de repos modulée par le mouvement.
📌 Les cellules ciliées de type I, apparues chez les amniotes (reptiles, oiseaux et mammifères), se situent surtout au centre des macules et des crêtes, sont associées à de grosses fibres afférentes myélinisées et détectent les mouvements de haute fréquence par une activité phasique avec une activité de repos des fibres afférentes.
Compléments
Type I : phasique ; type II : tonique
★ À maîtriser
Compléments
📌 La zone striolaire contient surtout des cellules de type I à grosses fibres afférentes, présente une activité phasique et possède des touffes ciliaires libres dans l’endolymphe.
📌 La zone extra-striolaire contient surtout des cellules de type II à petites fibres afférentes, présente une activité tonique et possède des touffes ciliaires enchâssées dans la membrane otoconiale.
★ À maîtriser
📌 Dans l’utricule, les cellules sont polarisées vers la striola, tandis que dans le saccule, elles sont polarisées dans le sens opposé à la striola.
Compléments
Les afférences utriculaires et celles des crêtes ampullaires des canaux semi-circulaires supérieur et latéral empruntent le rameau vestibulaire supérieur du nerf VIII.
Les afférences sacculaires empruntent le rameau vestibulaire inférieur du nerf VIII, avec le nerf ampullaire postérieur passant par le foramen singulare.
★ À maîtriser
📌 Dans le canal semi-circulaire latéral, le kinocil est orienté vers l’utricule et le mouvement ampullopète est excitateur ; dans les canaux verticaux, le kinocil est orienté vers le canal et le mouvement ampullopète est inhibiteur.
Compléments
📌 Dans les crêtes ampullaires, les cellules de type I se trouvent surtout au sommet, sont phasiques et n’ont que leur kinocil couplé à la cupule, avec une fréquence de décharge de repos des fibres afférentes.
📌 Dans les crêtes ampullaires, les cellules de type II se trouvent surtout à la base, sont toniques, ont leurs kinocils et stéréocils couplés à la cupule et présentent une fréquence de décharge de repos de 50 Hz liée à l’angle de cisaillement des kinocils.
★ À maîtriser
📌 La canalolithiase provoque une pression axiale sous l’effet de la pesanteur sur la lithiase, tandis que la cupulolithiase déforme la cupule sous l’effet de la pesanteur.
Compléments
Dans la maladie de Ménière, l’augmentation de la rigidité de la cupule entraîne une hyporéflexivité relative.
La canalolithiase du canal semi-circulaire latéral se teste en mettant ce canal en position verticale, appelée position de Rose, avec antéflexion ; la position de Hallpike est indiquée comme incorrecte.
Hydrops → pression radiale accrue ; lithiase → action de la pesanteur
★ À maîtriser
Pour une canalolithiase du canal postérieur droit, la position de Hallpike droite produit un mouvement ampullofuge excitateur et un nystagmus torsionnel antihoraire à composante verticale supérieure.
Pour une canalolithiase du canal supérieur gauche, la position de Hallpike droite produit un mouvement ampullofuge excitateur et un nystagmus torsionnel antihoraire à composante verticale inférieure.
📌 En cas de cupulolithiase, la cupule doit être mise en position horizontale, et non en position de Rose.
Compléments
Le plan du canal semi-circulaire latéral suit la ligne allant du tragus au canthus externe.
Le plan du canal semi-circulaire postérieur suit le plan des faces latérales du nez, avec les ampoules dirigées vers les narines.
Le plan du canal semi-circulaire supérieur suit celui des mains en porte-voix, les ampoules étant dirigées vers l’extrémité des doigts.
Le plan des cupules est mal connu et pourrait présenter des variations interindividuelles ; chaque cupule est perpendiculaire à l’axe de son canal.
L’orientation des cupules est la suivante :
Pour une cupulolithiase du canal latéral, le décubitus latéral droit ou gauche entraîne un nystagmus horizontal battant vers le plafond.
Pour une cupulolithiase du canal supérieur, la tête droite entraîne un nystagmus torsionnel.
Pour une cupulolithiase du canal postérieur, l’inclinaison homolatérale de la tête entraîne un nystagmus torsionnel.
Cellules ciliées vestibulaires
| Caractéristique | Type I | Type II |
|---|---|---|
| Position dominante | Centre des macules, sommet des crêtes | Périphérie des macules, base des crêtes |
| Fibres afférentes | Gros calibre, myélinisées | Petit calibre, peu myélinisées |
| Réponse | Phasique, haute fréquence | Tonique, faibles mouvements et basse fréquence |
| Décharge de repos | Absente selon le cours | Présente ; 50 Hz dans les crêtes |
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1. Quels capteurs du labyrinthe membraneux détectent les accélérations angulaires et linéaires ?
2. Un faible mouvement de basse fréquence sollicite une cellule ciliée située en périphérie d’une macule, associée à une petite fibre afférente peu myélinisée. Quel profil fonctionnel correspond le mieux à cette cellule ?
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Combien de capteurs d’accélération comporte le labyrinthe membraneux ?
Cinq.
Quelles structures détectent l’accélération angulaire dans le labyrinthe membraneux ?
Les trois crêtes ampullaires.
Quelles structures détectent l’accélération linéaire dans le labyrinthe membraneux ?
Les macules utriculaire et sacculaire.
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