QCM : Physiopathologie de la fonction respiratoire — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des propositions décrit le mieux l’ensemble des fonctions respiratoires ?

Elle contrôle la filtration rénale et la production des cellules sanguines
Elle associe les échanges gazeux, la défense muco-ciliaire et certaines fonctions métaboliques
Elle assure la ventilation pulmonaire et la digestion des nutriments absorbés
Elle coordonne les mouvements musculaires et la régulation de la température corporelle

Elle associe les échanges gazeux, la défense muco-ciliaire et certaines fonctions métaboliques

Explication

La fonction respiratoire comprend les échanges gazeux alvéolaires, la clairance muco-ciliaire et des fonctions métaboliques, notamment liées à l’enzyme de conversion de l’angiotensine et au surfactant. La ventilation et la digestion relèvent de mécanismes différents et ne résument pas ces fonctions.

2. Qu’appelle-t-on hématose ?

L’oxygénation du sang et l’élimination du dioxyde de carbone dans les poumons
La diminution de l’oxygène disponible pour les cellules des tissus périphériques
La fixation du dioxyde de carbone sur l’hémoglobine dans les muscles
L’augmentation de la pression artérielle provoquée par une ventilation accrue

L’oxygénation du sang et l’élimination du dioxyde de carbone dans les poumons

Explication

L’hématose désigne les échanges pulmonaires qui oxygènent le sang et éliminent le CO2. La diminution de l’oxygène disponible dans les tissus correspond plutôt à l’hypoxie tissulaire.

3. Quelle distinction entre hypoxémie et hypoxie tissulaire est correcte ?

L’hypoxémie concerne les alvéoles, tandis que l’hypoxie désigne une obstruction des voies aériennes
L’hypoxémie augmente la PaO2 sanguine, tandis que l’hypoxie résulte d’une élimination excessive du CO2
L’hypoxémie réduit la PaO2 sanguine, tandis que l’hypoxie traduit un apport d’O2 insuffisant aux cellules
L’hypoxémie réduit l’apport cellulaire, tandis que l’hypoxie traduit une PaO2 sanguine diminuée

L’hypoxémie réduit la PaO2 sanguine, tandis que l’hypoxie traduit un apport d’O2 insuffisant aux cellules

Explication

L’hypoxémie est définie par une diminution de la PaO2, alors que l’hypoxie tissulaire correspond à un apport d’oxygène insuffisant pour les besoins cellulaires. Une hypoxie peut survenir avec ou sans hypoxémie, ce qui distingue les deux notions.

4. Quelle situation correspond à une hypercapnie associée à une IRA hypoxémique de type I ?

Une PaCO2 supérieure à 45 mmHg et une PaO2 inférieure à 60 mmHg
Une PaCO2 inférieure à 60 mmHg et une PaO2 égale à 45 mmHg
Une PaCO2 inférieure à 45 mmHg et une PaO2 supérieure à 60 mmHg
Une PaCO2 supérieure à 60 mmHg et une PaO2 supérieure à 45 mmHg

Une PaCO2 supérieure à 45 mmHg et une PaO2 inférieure à 60 mmHg

Explication

L’hypercapnie correspond à une PaCO2 supérieure à 45 mmHg, tandis qu’une IRA hypoxémique de type I implique une PaO2 inférieure à 60 mmHg. Une PaO2 supérieure à 60 mmHg ne correspond donc pas au seuil indiqué pour cette insuffisance respiratoire.

5. Quel mécanisme permet l’entrée de l’air dans les poumons pendant l’inspiration ?

Le relâchement du diaphragme provoque sa montée, diminue le volume thoracique et augmente la pression alvéolaire
La fermeture des voies aériennes augmente le volume thoracique et fait pénétrer l’air dans les poumons
La contraction du diaphragme provoque sa descente, augmente le volume thoracique et diminue la pression alvéolaire
La contraction des muscles abdominaux augmente la pression thoracique et attire l’air vers les alvéoles

La contraction du diaphragme provoque sa descente, augmente le volume thoracique et diminue la pression alvéolaire

Explication

À l’inspiration, le diaphragme se contracte et descend, ce qui augmente le volume thoracique et abaisse la pression alvéolaire. Le relâchement du diaphragme accompagne plutôt l’expiration.

6. Quelle structure appartient à la zone respiratoire des voies aériennes ?

La trachée, les bronches et les muscles intercostaux externes
Le pharynx, le larynx, la trachée et les bronches principales
Les fosses nasales, le pharynx, le larynx et les bronchioles terminales
Les bronchioles respiratoires, les canaux alvéolaires, les sacs alvéolaires et les alvéoles

Les bronchioles respiratoires, les canaux alvéolaires, les sacs alvéolaires et les alvéoles

Explication

La zone respiratoire est formée des bronchioles respiratoires, des canaux alvéolaires, des sacs alvéolaires et des alvéoles. Le pharynx, le larynx et la trachée appartiennent plutôt aux voies aériennes de conduction.

7. Dans quelle direction les gaz diffusent-ils au niveau des alvéoles ?

L’O2 passe du sang vers les alvéoles, tandis que le CO2 passe de l’air alvéolaire vers le sang
L’O2 et le CO2 passent tous deux du sang vers les alvéoles
L’O2 passe de l’air alvéolaire vers le sang, tandis que le CO2 passe du sang vers les alvéoles
L’O2 et le CO2 passent tous deux de l’air alvéolaire vers le sang

L’O2 passe de l’air alvéolaire vers le sang, tandis que le CO2 passe du sang vers les alvéoles

Explication

L’oxygène diffuse de l’air alvéolaire vers le sang et se fixe à l’hémoglobine, tandis que le CO2 suit le trajet inverse avant d’être expiré. La proposition inversant ces directions confond les échanges des deux gaz.

8. Quelles conditions une alvéole doit-elle réunir pour participer efficacement aux échanges gazeux ?

Elle doit être ventilée et dépourvue de circulation sanguine
Elle doit être remplie de liquide et reliée à une bronche
Elle doit être perfusée et privée d’arrivée d’air
Elle doit être à la fois ventilée et perfusée

Elle doit être à la fois ventilée et perfusée

Explication

Une alvéole participe efficacement aux échanges lorsqu’elle reçoit de l’air et du sang, donc lorsqu’elle est ventilée et perfusée. Une alvéole ventilée sans perfusion constitue au contraire un espace mort alvéolaire.

9. Quelle caractéristique décrit correctement la circulation pulmonaire au repos ?

Elle reçoit une fraction du débit cardiaque droit, proche de 2 L/min
Elle fonctionne à basse pression et faible résistance avec environ 5 L/min
Elle reçoit le débit cardiaque gauche à haute pression, proche de 5 L/min
Elle fonctionne à haute pression et forte résistance avec environ 5 L/min

Elle fonctionne à basse pression et faible résistance avec environ 5 L/min

Explication

La circulation pulmonaire est un circuit à basse pression et faible résistance qui reçoit tout le débit cardiaque droit, soit environ 5 L/min au repos. La circulation systémique se caractérise plutôt par des pressions plus élevées, mais elle n’est pas le circuit décrit ici.

10. Quel trajet sanguin est correct dans la circulation pulmonaire ?

L’artère pulmonaire conduit le sang artérialisé vers le cœur droit, puis les veines pulmonaires l’acheminent vers les poumons
L’artère pulmonaire conduit le sang artérialisé vers les poumons, puis les veines pulmonaires conduisent le sang veineux vers le cœur droit
L’artère pulmonaire conduit le sang veineux vers le cœur gauche, puis les veines pulmonaires l’acheminent vers les poumons
L’artère pulmonaire conduit le sang veineux vers les poumons, puis les veines pulmonaires conduisent le sang artérialisé vers le cœur gauche

L’artère pulmonaire conduit le sang veineux vers les poumons, puis les veines pulmonaires conduisent le sang artérialisé vers le cœur gauche

Explication

L’artère pulmonaire transporte le sang veineux du cœur droit vers les poumons, tandis que les veines pulmonaires ramènent le sang artérialisé au cœur gauche. Le nom du vaisseau ne suffit donc pas à déterminer son degré d’oxygénation.

11. Que compare le rapport V/Q dans une région donnée du poumon ?

La ventilation bronchique et la pression artérielle systémique
La ventilation alvéolaire et la perfusion pulmonaire
La diffusion de l’oxygène et la production de dioxyde de carbone
Le volume résiduel et la capacité pulmonaire totale

La ventilation alvéolaire et la perfusion pulmonaire

Explication

Le rapport V/Q compare la ventilation alvéolaire à la perfusion pulmonaire dans une même région. Il ne décrit pas directement les volumes pulmonaires ni la pression artérielle systémique.

12. Une région pulmonaire présente une ventilation très faible alors que sa perfusion est conservée ; quelle interprétation du rapport V/Q est la plus juste ?

Le rapport V/Q est bas, avec une tendance au shunt
Le rapport V/Q est nul parce que la perfusion devient insuffisante
Le rapport V/Q est élevé, avec une tendance à l’espace mort
Le rapport V/Q reste proche de la moyenne, autour de 0,8 à 0,9

Le rapport V/Q est bas, avec une tendance au shunt

Explication

Une ventilation insuffisante relativement à la perfusion abaisse le rapport V/Q et donne une tendance au shunt. Un rapport V/Q élevé correspond au contraire à une perfusion insuffisante par rapport à la ventilation.

13. Chez une personne en conditions normales, quelle modification sanguine stimule principalement la ventilation ?

Une diminution isolée de la température sanguine
Une augmentation de la pression artérielle systémique
Une augmentation de la PaCO2
Une baisse modérée de la PaO2

Une augmentation de la PaCO2

Explication

En conditions normales, l’augmentation de la PaCO2 constitue le principal stimulus sanguin de la ventilation. La baisse de la PaO2 peut aussi activer les chémorécepteurs périphériques, mais elle n’est pas le stimulus principal dans la situation habituelle.

14. À quelles variations sanguines les chémorécepteurs périphériques des corps carotidiens et aortiques sont-ils sensibles ?

À une baisse de la PaO2, une baisse du pH et une hausse de la PaCO2
À une hausse de la PaO2, une hausse du pH et une baisse de la PaCO2
À une baisse de la PaO2, une hausse du pH et une baisse de la PaCO2
À une hausse de la PaO2, une baisse du pH et une hausse de la PaCO2

À une baisse de la PaO2, une baisse du pH et une hausse de la PaCO2

Explication

Les corps carotidiens et aortiques détectent notamment l’hypoxémie, l’acidification et l’élévation de la PaCO2. Les autres combinaisons inversent une ou plusieurs directions physiologiques de ces stimuli.

15. Quel énoncé définit correctement le volume courant ?

C’est l’air inspiré en plus après une inspiration normale, d’environ 500 ml
C’est le volume inspiré ou expiré lors d’une respiration calme, d’environ 500 ml
C’est l’air expiré en plus après une expiration normale, d’environ 500 ml
C’est l’air restant dans les poumons après une expiration maximale, d’environ 500 ml

C’est le volume inspiré ou expiré lors d’une respiration calme, d’environ 500 ml

Explication

Le volume courant est le volume mobilisé pendant une respiration calme et vaut environ 500 ml. L’air restant après une expiration maximale correspond au volume résiduel, tandis que les volumes inspirés ou expirés en plus sont des volumes de réserve.

16. Quelle expression permet de calculer la capacité résiduelle fonctionnelle ?

CRF=VT+VRCRF = VT + VR
CRF=CV+VRCRF = CV + VR
CRF=VRI+VT+VRECRF = VRI + VT + VRE
CRF=VRE+VRCRF = VRE + VR

$$CRF = VRE + VR$$

Explication

La capacité résiduelle fonctionnelle correspond à la somme du volume de réserve expiratoire et du volume résiduel, soit CRF=VRE+VRCRF = VRE + VR. L’expression CV=VRI+VT+VRECV = VRI + VT + VRE décrit la capacité vitale, tandis que CPT=CV+VRCPT = CV + VR décrit la capacité pulmonaire totale.

17. Quelle distinction entre résistance et compliance est correcte en mécanique respiratoire ?

La résistance évalue les échanges gazeux, tandis que la compliance évalue la perfusion pulmonaire
La résistance mesure le volume résiduel, tandis que la compliance mesure le volume courant
La résistance s’oppose à l’écoulement de l’air, tandis que la compliance décrit la facilité de distension du système respiratoire
La résistance décrit la distension pulmonaire, tandis que la compliance s’oppose à l’écoulement de l’air

La résistance s’oppose à l’écoulement de l’air, tandis que la compliance décrit la facilité de distension du système respiratoire

Explication

La résistance représente l’opposition au passage de l’air dans les voies aériennes, alors que la compliance exprime la facilité avec laquelle le système respiratoire se distend. Les volumes pulmonaires et les échanges gazeux ne constituent pas les définitions de ces deux propriétés mécaniques.

18. Quelle pression correspond à la valeur maximale mesurée pendant l’inspiration et intègre les composantes résistive et élastique ainsi que la PEEP ?

La pression motrice calculée après la pause inspiratoire
La pression alvéolaire estimée en l’absence de débit
La pression de crête, ou Ppic
La pression plateau, ou Pplat

La pression de crête, ou Ppic

Explication

La Ppic est la pression maximale atteinte pendant l’inspiration et combine les pressions résistive et élastique avec la PEEP. La Pplat est mesurée à débit nul et renseigne plutôt sur la pression alvéolaire et la compliance.

19. Lors d’une pause télé-inspiratoire à débit nul, quelle pression permet d’estimer la pression alvéolaire en reflétant la compliance pulmonaire ?

La pression de crête, ou Ppic
La pression résistive mesurée pendant le débit inspiratoire
La pression motrice observée avant l’insufflation du volume courant
La pression plateau, ou Pplat

La pression plateau, ou Pplat

Explication

La Pplat est obtenue pendant une pause télé-inspiratoire à débit nul, ce qui permet d’estimer la pression alvéolaire et d’évaluer la compliance. La Ppic, elle, est mesurée durant le débit inspiratoire et inclut une composante résistive.

20. À volume courant constant, que suggère une augmentation de la pression motrice ?

Une augmentation de la compliance pulmonaire
Une diminution de la compliance pulmonaire
Une augmentation du volume courant délivré
Une diminution de la résistance des voies aériennes

Une diminution de la compliance pulmonaire

Explication

À volume courant identique, une pression motrice plus élevée traduit une compliance pulmonaire diminuée, car une pression supérieure est nécessaire pour mobiliser le même volume. Une augmentation de la compliance aurait plutôt tendance à réduire la pression motrice requise.

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Mémorisez les réponses avec 46 flashcards sur Physiopathologie de la fonction respiratoire.

Quelles fonctions comprend la fonction respiratoire ?

Les échanges gazeux, la défense immunitaire et des fonctions métaboliques.

Qu'est-ce que l'hématose ?

L'oxygénation du sang et l'élimination du CO2 au niveau des poumons.

Quelle différence existe-t-il entre hypoxémie et hypoxie tissulaire ?

L'hypoxémie est une baisse de PaO2, l'hypoxie tissulaire un apport insuffisant en O2 aux cellules.

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