Quelles fonctions la peau assure-t-elle ?
La thermorégulation, les sensations, le renouvellement, la réparation, le stockage énergétique et la protection.
En combien de jours les cellules épidermiques renouvellent-elles l’épiderme ?
En 28 jours.
Quelle épaisseur caractérise le derme ?
De 2 à 4 mm.
Quelles sont les étapes successives de la cicatrisation ?
Coagulation et vasoconstriction, inflammation avec détersion, bourgeonnement, épidermisation, puis maturation.
Quel effet ont la coagulation et la vasoconstriction sur le saignement ?
Elles arrêtent le saignement.
Quel mécanisme développe les capillaires pendant le bourgeonnement ?
L’angiogenèse.
Combien de temps dure l’épidermisation jusqu’à la fermeture complète de la peau ?
De 1 à 4 semaines.
Qu’est-ce qui distingue une plaie aiguë d’une plaie chronique selon leur durée et leur évolution ?
Une plaie aiguë cicatrise rapidement sans facteur retardateur, tandis qu’une plaie chronique évolue depuis au moins 4 à 6 semaines et dépend de son étiologie.
Quelle origine distingue la nécrose de la fibrine dans une plaie ?
La nécrose résulte d’une ischémie tissulaire, tandis que la fibrine est liée au processus inflammatoire et exsudatif.
De quoi les fibroblastes ont-ils besoin pour une activité métabolique suffisante ?
D’un milieu humide.
Quel pourcentage d’eau les cellules nécessitent-elles environ pour fonctionner ?
Environ 70 %.
Comment prendre en charge une plaie trop sèche ?
Maintenir l’humidité avec un pansement adapté.
Comment prendre en charge un excès d’humidité avec risque de macération ?
Absorber les exsudats avec un pansement adapté sans assécher la plaie.
Quel est le nettoyage de première intention d’une plaie ?
À l’eau et au savon, au gant ou à la douche.
À quoi les antiseptiques sont-ils principalement destinés ?
À désinfecter une peau saine.
Quels éléments déterminent le choix d’un pansement pour une plaie ?
La plaie, son exsudat, sa localisation, la peau péri-lésionnelle et le patient déterminent ce choix.
Quel milieu un pansement doit-il maintenir dans une plaie ?
Un milieu humide favorable à la cicatrisation.
De quoi les hydrocellulaires sont-ils généralement constitués ?
De mousse de polyuréthane.
Quels exsudats les hydrocellulaires peuvent-ils gérer ?
Des exsudats moyens à abondants.
Quel est le taux d’eau des hydrogels ?
Plus de 50 %.
Quel effet les hydrogels favorisent-ils sur les tissus nécrotiques ?
Leur élimination.
De quelles algues proviennent les polymères des alginates ?
Des algues.
En quoi se transforment les hydrofibres au contact des exsudats ?
En gel.
Que neutralisent les pansements NOSF au contact des exsudats ?
L’excès de métalloprotéases matricielles.
Qu’est-ce que la thérapie par pression négative ?
Un traitement local non invasif des plaies aiguës ou chroniques.
À quelle pression la thérapie par pression négative est-elle indiquée ?
À 80 mmHg.
Quels effets la thérapie par pression négative exerce-t-elle sur les plaies ?
Elle favorise la détersion et la granulation.
Que réduit la thérapie par pression négative dans les plaies ?
L’œdème, les exsudats et la colonisation bactérienne.
Que surveille-t-on chez un patient sous thérapie par pression négative ?
La douleur, les signes infectieux, la dépression, l’étanchéité, les exsudats et l’évolution de la plaie.
Quels dispositifs l’infirmier peut-il prescrire ou renouveler pour prévenir ou traiter les plaies ?
Certains dispositifs médicaux, notamment des aides à la prévention des escarres, des bas de contention, des pansements et du matériel de détersion.
Quelle est la durée prévue pour une prescription initiale infirmière de pansements ?
Sept jours.
Quels produits sont exclus des antiseptiques à large spectre prescrivables par l’infirmier ?
Les produits contenant un antibiotique.
À quelles plaies et pendant quelle durée l’infirmier peut-il prescrire un antiseptique à large spectre ?
Aux plaies par brûlure ou traumatiques souillées, pendant les cinq premiers jours, hors plaie du pied diabétique.
Qu’est-ce qu’une escarre ?
Une lésion ischémique causée par la compression prolongée d’un tissu mou contre un plan dur, entraînant sa nécrose.
Après combien de temps en décubitus le risque d’escarre devient-il majeur ?
Après trois heures dans la même position.
Quelle pression suffit à atteindre la pression de fermeture des capillaires ?
35 mmHg.
Quels facteurs augmentent le risque d’escarre ?
L’âge, l’immobilité, les troubles neurologiques, la dénutrition, l’incontinence et l’hypoxémie.
Qu’indique une rougeur persistante au stade 1 d’une escarre ?
Une escarre réversible si la zone est mise en décharge.
Pourquoi le patient remarque-t-il rarement une plaie neuropathique du pied diabétique ?
La neuropathie peut entraîner une perte de sensibilité des membres inférieurs.
Quelle lésion l’obstruction artérielle peut-elle produire chez une personne diabétique ?
Une plaie ischémique due à la réduction de l’afflux sanguin.
Où se situe généralement l’ulcère veineux ?
À la région malléolaire.
Quels signes accompagnent généralement l’ulcère veineux ?
Des signes d’insuffisance veineuse.
Quelles caractéristiques décrivent généralement l’ulcère veineux ?
Il est superficiel, peu creusant, fibrineux, irrégulier, exsudatif et le plus souvent indolore.
Où se situe généralement l’ulcère artériel ?
Au pied, au coup de pied ou à la face antérieure de la jambe.
Quels signes cutanés accompagnent l’ulcère artériel ?
Une peau froide et dépilée.
Quels éléments une description de plaie précise-t-elle concernant ses dimensions ?
Sa longueur, sa largeur et, si nécessaire, sa profondeur.
Quels éléments la description d’une plaie précise-t-elle sur son exsudat ?
Sa présence, sa quantité, sa couleur et son odeur.
Quels autres aspects la description d’une plaie précise-t-elle ?
Sa localisation, son aspect et son évolution, l’état péri-lésionnel et la douleur ressentie.
Quelle épaisseur et quelle vascularisation caractérisent l’épiderme ?
Il mesure environ 0,1 mm et n’est pas vascularisé.
Quel rôle le collagène joue-t-il dans la peau ?
Il confère une résistance aux tractions.
Où les adipocytes stockent-ils les graisses ?
Dans le tissu adipeux sous-cutané de l’hypoderme.
À quels stimuli réagissent les glandes apocrines ?
Aux stimuli psychiques.
Quel rôle bactéricide et lubrifiant le sébum remplit-il ?
Il limite le dessèchement de la peau.
Quelles cellules immunitaires migrent et s’activent pendant la détersion ?
Les macrophages et les lymphocytes, notamment.
Que remodèle la maturation cicatricielle et quel effet produit-elle ?
Elle remodèle le tissu cicatriciel et assouplit la cicatrice au cours d’un processus long.
Quelles caractéristiques définissent une cicatrice normale ?
Elle est évolutive, définitive, imprévisible et indélébile.
Comment l’hypopigmentation et l’hyperpigmentation modifient-elles la couleur d’une cicatrice ?
L’hypopigmentation la rend claire ou blanche, tandis que l’hyperpigmentation la rend foncée ou brune.
Quelles catégories de lésions comprennent les plaies aiguës ?
Elles comprennent notamment les brûlures, gelures, morsures, greffes, dermabrasions profondes, plaies postchirurgicales à cicatrisation dirigée et sinus pilonidaux opérés.
Quelles lésions comprennent les plaies chroniques ?
Elles comprennent notamment les ulcères de jambe, les escarres, les plaies du diabétique et les moignons d’amputation.
Qu’est-ce que la peau péri-lésionnelle et comment prévenir l’extension de la plaie ?
C’est le pourtour de la plaie sur environ 4 cm autour des berges, qu’il faut hydrater pour limiter son extension.
Quel rôle jouent les berges de la plaie dans la cicatrisation ?
Elles constituent la zone d’implantation des fibroblastes nécessaire à la cicatrisation.
Qu’est-ce que le lit de la plaie ?
C’est la zone de perte de substance et l’interface entre l’intérieur stérile de la plaie et l’extérieur non stérile.
Que peut empêcher la fibrine dans le lit d’une plaie ?
L’implantation des fibroblastes.
Quel risque présentent les exsudats stagnants dans une plaie cavitaire ?
Un risque infectieux.
Quel effet le nettoyage à l’eau et au savon a-t-il sur la charge bactérienne ?
Il la réduit.
Quelles caractéristiques sont recherchées pour un pansement ?
Il respecte le milieu humide, gère les exsudats et protège sans traumatisme ni douleur.
Comment les hydrocolloïdes occlusifs réagissent-ils à l’exsudat ?
Ils se gélifient au contact de l’exsudat.
Pour quelles plaies les hydrocolloïdes occlusifs conviennent-ils ?
Aux plaies peu exsudatives en bourgeonnement ou en épithélialisation, et à la protection des tissus.
Pour quelles plaies les pansements hyper-absorbants sont-ils indiqués ?
Pour les plaies très exsudatives, notamment les ulcères de jambe et les plaies postopératoires avec déhiscence.
Comment faciliter le retrait d’un alginate ?
Par irrigation au NaCl 0,9 % ou au Ringer.
Comment poser un alginate pour obtenir un effet hémostatique ?
Sec, puis irrigué au NaCl 0,9 %.
Quel est l’effet des interfaces sur le traumatisme du retrait ?
Elles le limitent.
Quelle solution contiennent les pansements irrigo-absorbants ?
Une solution de Ringer.
Quelle est la visée théorique des pansements à l’argent ?
Une visée antibactérienne.
Qu’absorbent les pansements au charbon actif ?
Les molécules responsables des mauvaises odeurs.
Quel effet osmotique le miel médical pur exerce-t-il sur les tissus ?
Il stimule leur nettoyage et leur régénération.
À quelles phases les pansements à l’acide hyaluronique sont-ils utilisés ?
Au bourgeonnement ou à l’épithélialisation.
Quelle compresse comporte un pansement sec ?
Une compresse non imbibée.
Quelle propriété des films de polyuréthane laisse respirer la peau ?
Ils sont semi-imperméables à l’eau et aux impuretés.
Dans quels cas faut-il éviter les pansements adhésifs ?
Quand la peau péri-lésionnelle est fragile ou en cas d’allergie aux adhésifs.
Après combien de pansements faut-il interrompre la thérapie si la plaie n’évolue pas favorablement ?
Après deux pansements.
Quel arrêté fixe les produits et examens que les infirmiers diplômés d’État peuvent prescrire ou renouveler ?
L’arrêté du 26 juin 2026.
Quels types de pansements figurent dans la liste prescrivable par l’infirmier ?
Les hydrocolloïdes, hydrocellulaires, alginates, hydrogels, fibres absorbantes, hydrofibres, pansements au charbon actif, à l’acide hyaluronique seul, interfaces, pansements vaselinés, irrigo-absorbants, à l’argent et super-absorbants.
Dans quelle situation l’infirmier peut-il prescrire du nitrate d’argent à faible dosage ?
En cas d’hyperbourgeonnement.
Quels mécanismes mécaniques contribuent aux escarres ?
La pression, le cisaillement, la friction et la macération.
Quels points d’appui sont exposés aux escarres en décubitus dorsal ?
L’occiput, les omoplates, les coudes, les ischions, le sacrum et les talons.
Quels dispositifs peuvent exercer une pression favorisant les escarres ?
Un saturomètre, une sonde nasogastrique, une rampe de perfusion ou une sonde vésicale mal placée.
Sur quels éléments repose la prévention du pied diabétique ?
L’inspection quotidienne, l’hygiène et les soins, la sécurité et un suivi régulier.
Teste tes connaissances avec un QCM de 38 questions sur Plaies et cicatrisation.
1. Quelle fonction de la peau est notamment assurée par ses cellules adipeuses ?
2. En combien de temps environ les cellules épidermiques progressent-elles de la couche basale à la couche cornée ?
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