★ À maîtriser
La peau assure la thermorégulation, le contrôle des sensations, le renouvellement et la réparation, le stockage énergétique par les cellules adipeuses et la protection contre les UV et les agents infectieux.
Les cellules épidermiques progressent de la couche basale à la couche cornée en 28 jours, ce qui renouvelle l’épiderme.
Le derme, épais de 2 à 4 mm, contient des vaisseaux, des récepteurs sensoriels, les racines des poils et des fibroblastes qui synthétisent notamment le collagène et l’élastine.
Compléments
📌 Le collagène confère une résistance aux tractions, tandis que l’élastine apporte des propriétés élastiques.
📌 Les glandes eccrines produisent une sueur aqueuse et salée participant à la thermorégulation et à l’hydratation, tandis que les glandes apocrines produisent une sueur grasse et réagissent aux stimuli psychiques.
★ À maîtriser
🔄 La cicatrisation suit ces étapes :
La coagulation et la vasoconstriction arrêtent le saignement et peuvent durer jusqu’à 48 heures.
Pendant le bourgeonnement, les cellules migrent et prolifèrent, les capillaires se développent par angiogenèse et les fibroblastes interviennent dans le derme, sur une durée d’environ 3 à 15 jours.
Lors de l’épidermisation, les cellules de l’épiderme migrent jusqu’à la fermeture complète de la peau, en 1 à 4 semaines.
Compléments
La détersion s’accompagne de la migration et de l’activation des cellules immunitaires, notamment les macrophages et les lymphocytes, pendant environ 3 à 4 jours.
La maturation remodèle le tissu cicatriciel et assouplit la cicatrice selon un processus long.
Une cicatrice normale est évolutive, définitive, imprévisible et indélébile.
📌 La dyschromie cicatricielle est une coloration anormale : l’hypopigmentation rend la cicatrice claire ou blanche, tandis que l’hyperpigmentation la rend foncée ou brune.
Coagulation → détersion → bourgeonnement → épidermisation → maturation
★ À maîtriser
📌 Une plaie aiguë cicatrise dans un délai relativement court et sans facteur local ou général susceptible de retarder la cicatrisation, tandis qu’une plaie chronique évolue depuis 4 à 6 semaines ou davantage et dépend de son étiologie.
📌 La nécrose résulte d’une ischémie tissulaire et apparaît souvent comme une plaque noirâtre et cartonnée, tandis que la fibrine est liée au processus inflammatoire et exsudatif et peut être sèche ou humide, cartonnée ou molle.
Les signes de plaie infectée comprennent un retard de cicatrisation, une inflammation périphérique, des douleurs importantes, une odeur et du pus ; un prélèvement peut être réalisé sur prescription médicale et les signes généraux doivent être surveillés.
Une plaie bourgeonnante bien vascularisée permet la migration et l’implantation des fibroblastes ; un hyperbourgeonnement dépasse les berges et peut être traité par corticoïdes locaux ou par cautérisation au nitrate d’argent sur prescription médicale.
Compléments
Les plaies aiguës comprennent notamment : les brûlures, les gelures, les morsures, les greffes et prises de greffe, les dermabrasions profondes, les plaies à cicatrisation dirigée postchirurgicale, les sinus pilonidaux opérés
Les plaies chroniques comprennent notamment :
La fibrine n’est pas nécessairement un signe d’infection et peut empêcher les fibroblastes de s’implanter dans le lit de la plaie.
Une plaie épithélialisée marque la fin de la cicatrisation, mais la cicatrice reste très fragile et nécessite de la prudence.
📌 Une plaie cavitaire peut retenir des exsudats et retarder la cicatrisation ; un pansement absorbant en plaque ou en mèche est indiqué pour favoriser la cicatrisation du fond vers l’extérieur.
Plaie aiguë : cicatrisation courte sans facteur retardant ; plaie chronique : évolution prolongée
★ À maîtriser
Les fibroblastes ont besoin d’un milieu humide pour une activité métabolique suffisante, et les cellules ont besoin d’environ 70 % d’eau pour fonctionner.
Pour une plaie trop sèche, il faut maintenir l’humidité à l’aide d’un pansement adapté plutôt que chercher à assécher la plaie.
Lorsque l’excès d’humidité entraîne un risque de macération, il faut absorber les exsudats avec un pansement adapté sans assécher la plaie.
Le nettoyage d’une plaie se fait en première intention à l’eau et au savon, au gant ou à la douche.
Les antiseptiques sont principalement destinés à désinfecter une peau saine et ne sont pas utilisés en première intention sur une plaie installée, sauf indications restreintes de risque infectieux élevé ou d’infection avérée.
Compléments
Les exsudats qui stagnent dans une plaie cavitaire présentent un risque infectieux, ce qui justifie une surveillance et un pansement absorbant adapté.
Le nettoyage à l’eau et au savon permet une détersion mécanique douce par la pression, réduit la charge bactérienne et stimule la vascularisation péri-lésionnelle.
Trop sec : hydrater ; trop humide : absorber l’excès sans assécher
★ À maîtriser
📌 Un pansement doit maintenir un milieu humide favorable, gérer l’excès d’exsudat sans assécher, s’adapter à l’évolution de la plaie et respecter l’écosystème en évitant l’usage systématique d’antiseptiques et d’antibiotiques.
Compléments
📌 Les hydrocolloïdes occlusifs se gélifient au contact de l’exsudat et conviennent aux plaies peu exsudatives en bourgeonnement, à l’épithélialisation ou à la protection des tissus.
★ À maîtriser
Les hydrogels contiennent plus de 50 % d’eau, humidifient les plaies sèches et favorisent l’élimination des tissus nécrotiques ; ils sont utilisés ponctuellement en phase de détersion de nécrose ou de fibrine sèche.
Les alginates, composés majoritairement à plus de 50 % d’alginates, sont des polymères issus d’algues qui absorbent et favorisent l’hémostase ; ils existent en compresses ou en mèches.
Les hydrofibres en carboxyméthylcellulose absorbent verticalement les exsudats importants et se transforment en gel à leur contact ; elles conviennent aux plaies exsudatives, au bourgeonnement et à la détersion de fibrine.
Compléments
Les alginates peuvent être utilisés en détersion de fibrine, en bourgeonnement, sur une plaie infectée ou hémorragique ; leur retrait peut être facilité par irrigation au NaCl 0,9 % ou au Ringer.
Pour obtenir un effet hémostatique avec un alginate, le pansement est posé sec puis irrigué au NaCl 0,9 %.
Les pansements gras imprégnés ou enduits de vaseline adhèrent progressivement à la plaie et leur retrait peut être douloureux, tandis que les interfaces, souvent enduites de polymères comme le silicone, adhèrent peu et limitent le traumatisme du retrait.
Les pansements irrigo-absorbants contiennent une solution de Ringer et sont utilisés pour la détersion de nécrose ou de fibrine et sur les plaies infectées ; ils ne se découpent pas et peuvent macérer la peau péri-lésionnelle.
★ À maîtriser
📌 Les pansements NOSF gélifient au contact des exsudats, neutralisent l’excès de métalloprotéases matricielles et favorisent l’action des facteurs de croissance ; ils nécessitent une surveillance de l’hyperbourgeonnement et ne s’utilisent pas sur une plaie cancéreuse ou en attente d’anatomopathologie.
Compléments
Les pansements à l’argent ont une visée antibactérienne théorique et sont utilisés localement sur prescription médicale pour les plaies infectées.
Les pansements au charbon actif absorbent les molécules responsables des mauvaises odeurs et sont surtout utilisés sur les plaies cancéreuses ou infectées.
📌 Le miel médical pur, souvent de Manuka ou de thym, réduit la présence de bactéries et stimule le nettoyage et la régénération des tissus par effet osmotique ; il peut être agressif pour les yeux et les tympans.
Les pansements à l’acide hyaluronique sont proposés sous diverses formes et sont utilisés en phase de bourgeonnement ou d’épithélialisation.
Les pansements secs protègent la plaie par un dispositif adhésif comportant une compresse non imbibée et peuvent être utilisés en phase d’épithélialisation.
Les films de polyuréthane transparents, disponibles en film ou en spray, protègent une plaie ou un dispositif médical et sont semi-imperméables à l’eau et aux impuretés tout en laissant respirer la peau.
📌 Les pansements adhésifs sont à éviter lorsque la peau péri-lésionnelle est fragile ou que le patient est allergique aux adhésifs.
★ À maîtriser
La thérapie par pression négative favorise la détersion et la granulation en diminuant l’œdème, les exsudats et la colonisation bactérienne, et en améliorant la circulation vasculaire et lymphatique ainsi que l’oxygénation locale.
La surveillance d’un patient sous thérapie par pression négative porte sur la douleur, les signes infectieux, le maintien de la dépression et de l’étanchéité, les exsudats et l’évolution de la plaie.
Compléments
📌 La thérapie par pression négative doit être interrompue si la plaie n’évolue pas favorablement après deux pansements.
★ À maîtriser
📌 Dans le cadre de la prévention et du traitement des plaies, l’infirmier peut prescrire ou renouveler certains dispositifs médicaux, dont les dispositifs d’aide à la prévention des escarres, les bas ou collants de contention, les pansements et le matériel d’aide à la détersion.
📌 La prescription infirmière d’antiseptiques à large spectre exclut les produits contenant un antibiotique et est limitée aux cinq premiers jours d’une plaie par brûlure ou d’une plaie traumatique souillée, hors plaie du pied diabétique.
Compléments
L’arrêté du 26 juin 2026 fixe la liste des produits de santé et examens complémentaires que les infirmiers diplômés d’État sont autorisés à prescrire ou renouveler.
Les pansements cités comprennent : les hydrocolloïdes, les hydrocellulaires, les alginates, les hydrogels, les fibres à haut pouvoir d’absorption et les hydrofibres, les pansements au charbon actif, les pansements à l’acide hyaluronique seul, les interfaces, dont celles en silicone ou CMC, les pansements vaselinés, irrigo-absorbants
📌 L’infirmier peut prescrire du nitrate d’argent à faible dosage en cas d’hyperbourgeonnement.
★ À maîtriser
Le risque d’escarre devient majeur après trois heures dans la même position en décubitus et après deux heures en position assise.
Une pression de 35 mmHg suffit à atteindre la pression de fermeture des capillaires ; en position assise, la pression atteint 500 mmHg sur les ischions et 70 mmHg au sacrum, tandis qu’en position allongée elle atteint 50 mmHg aux talons.
Les facteurs de risque comprennent : l’âge, l’immobilité, les troubles neurologiques, dont les troubles de la conscience, les troubles moteurs, la spasticité, la dénutrition, l’incontinence urinaire ou fécale, l’hypoxémie, notamment liée à l’hypotension artérielle, à l’anémie ou à l’artériopathie
📌 Au stade 1, une rougeur persistante localisée correspond à une escarre ; si la rougeur pâlit à la pression puis redevient rouge, il s’agit d’un érythème, tandis qu’une rougeur qui persiste indique une escarre réversible si la zone est mise en décharge.
📌 Au stade 3, la perte cutanée atteint les tissus sous-cutanés jusqu’au fascia sans rendre visibles les muscles ou les os, tandis qu’au stade 4 l’atteinte s’étend aux muscles, aux os ou aux tendons et comporte souvent des plaies cavitaires profondes.
Compléments
Les facteurs mécaniques sont :
Les zones exposées en décubitus dorsal comprennent l’occiput, les omoplates, les coudes, les ischions, le sacrum et les talons ; en position assise, les points exposés comprennent le coccyx, les ischions et le sacrum.
Des dispositifs peuvent également créer des points de pression :
Le stade 2 est caractérisé par une phlyctène due au décollement de l’épiderme, qui peut se déchirer et laisser apparaître le derme.
Pression prolongée → baisse d’irrigation → ischémie puis nécrose
★ À maîtriser
La neuropathie diabétique peut entraîner une perte de sensibilité des membres inférieurs, de sorte que le patient remarque rarement la plaie neuropathique.
L’obstruction des artères chez une personne diabétique peut réduire l’afflux sanguin et produire une plaie ischémique.
📌 L’ulcère veineux est généralement superficiel, peu creusant, fibrineux, à bords irréguliers, exsudatif, le plus souvent indolore et malléolaire, avec des signes d’insuffisance veineuse.
📌 L’ulcère artériel est creusant, fibrineux, à bords réguliers et abrupts, peu exsudatif et douloureux ; il se situe au pied, au coup de pied ou à la face antérieure de la jambe et s’accompagne de signes d’artériopathie comme une peau froide et dépilée.
Compléments
Ulcère veineux malléolaire et exsudatif ; ulcère artériel distal, peu exsudatif et douloureux
Profils des ulcères
| Critère | Ulcère veineux | Ulcère artériel |
|---|---|---|
| Aspect | Superficiel, peu creusant | Creusant |
| Bords | Irréguliers | Réguliers et abrupts |
| Exsudat et douleur | Exsudatif, souvent indolore | Peu exsudatif, douloureux |
| Localisation | Malléolaire | Pied, coup de pied, face avant de la jambe |
| Signes associés | Dermite ocre, eczéma, œdème | Peau froide et dépilée |
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1. Quelle fonction de la peau est notamment assurée par ses cellules adipeuses ?
2. En combien de temps environ les cellules épidermiques progressent-elles de la couche basale à la couche cornée ?
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Quelles fonctions la peau assure-t-elle ?
La thermorégulation, les sensations, le renouvellement, la réparation, le stockage énergétique et la protection.
En combien de jours les cellules épidermiques renouvellent-elles l’épiderme ?
En 28 jours.
Quelle épaisseur caractérise le derme ?
De 2 à 4 mm.
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