QCM : Plaies et cicatrisation (38 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction de la peau est notamment assurée par ses cellules adipeuses ?

La réparation des tissus
La protection contre les UV
Le stockage énergétique
Le contrôle des sensations

Le stockage énergétique

Explication

Les cellules adipeuses permettent à la peau de stocker de l’énergie. Le contrôle des sensations relève plutôt des récepteurs sensoriels.

2. En combien de temps environ les cellules épidermiques progressent-elles de la couche basale à la couche cornée ?

En 48 heures
En 14 jours
En 28 jours
En 3 à 4 jours

En 28 jours

Explication

Le renouvellement de l’épiderme s’effectue lorsque les cellules progressent de la couche basale à la couche cornée en environ 28 jours. La durée de 3 à 4 jours correspond plutôt à la détersion lors de la cicatrisation.

3. Quelle structure du derme synthétise notamment le collagène et l’élastine ?

Les cellules immunitaires
Les kératinocytes
Les cellules adipeuses
Les fibroblastes

Les fibroblastes

Explication

Les fibroblastes présents dans le derme synthétisent notamment le collagène et l’élastine. Les kératinocytes sont plutôt des cellules caractéristiques de l’épiderme.

4. Quelle succession décrit les principales étapes de la cicatrisation ?

Détersion, coagulation, maturation, bourgeonnement, épidermisation
Coagulation, inflammation avec détersion, bourgeonnement, épidermisation, maturation
Coagulation, bourgeonnement, détersion, maturation, épidermisation
Inflammation, coagulation, épidermisation, maturation, bourgeonnement

Coagulation, inflammation avec détersion, bourgeonnement, épidermisation, maturation

Explication

La cicatrisation débute par la coagulation et la vasoconstriction, puis passe par l’inflammation avec détersion, le bourgeonnement, l’épidermisation et la maturation. Le bourgeonnement précède l’épidermisation, et non l’inverse.

5. Après une blessure, quel est le rôle de la coagulation et de la vasoconstriction ?

Favoriser la fermeture cutanée, sur une durée de 1 à 4 semaines
Arrêter le saignement, avec une durée pouvant atteindre 48 heures
Remodeler le tissu cicatriciel, au cours d’un processus long
Permettre l’angiogenèse, pendant environ 3 à 15 jours

Arrêter le saignement, avec une durée pouvant atteindre 48 heures

Explication

La coagulation et la vasoconstriction contribuent à arrêter le saignement et peuvent durer jusqu’à 48 heures. La fermeture de la peau par migration des cellules épidermiques appartient à l’épidermisation.

6. Dans une plaie en phase de bourgeonnement, quel phénomène contribue à la formation de nouveaux capillaires ?

L’angiogenèse
La vasoconstriction
La maturation cicatricielle
La détersion immunitaire

L’angiogenèse

Explication

Pendant le bourgeonnement, les capillaires se développent par angiogenèse, tandis que les cellules migrent et prolifèrent. La vasoconstriction intervient plutôt au début de la cicatrisation pour aider à arrêter le saignement.

7. Quelle évolution caractérise l’épidermisation d’une plaie ?

Les fibroblastes développent des capillaires dans le tissu de granulation
Le tissu cicatriciel se remodèle et s’assouplit progressivement
Les macrophages et les lymphocytes migrent pour participer à la détersion
Les cellules épidermiques migrent jusqu’à la fermeture complète de la peau

Les cellules épidermiques migrent jusqu’à la fermeture complète de la peau

Explication

Lors de l’épidermisation, les cellules de l’épiderme migrent jusqu’à ce que la peau soit complètement fermée, en 1 à 4 semaines. La migration des cellules immunitaires correspond plutôt à la détersion.

8. Une plaie évolue depuis cinq semaines et sa cicatrisation dépend de son étiologie : comment la caractériser ?

Comme une plaie en maturation
Comme une plaie chronique
Comme une plaie en épidermisation
Comme une plaie aiguë

Comme une plaie chronique

Explication

Une plaie qui évolue depuis 4 à 6 semaines ou davantage est chronique, et son évolution dépend de son étiologie. Une plaie aiguë cicatrise dans un délai relativement court, sans facteur retardateur local ou général.

9. Une lésion présente une plaque noirâtre et cartonnée liée à une ischémie tissulaire : de quel type de tissu s’agit-il ?

De nécrose
De fibrine
De tissu bourgeonnant
De tissu cicatriciel mature

De nécrose

Explication

La nécrose résulte d’une ischémie tissulaire et apparaît souvent sous la forme d’une plaque noirâtre et cartonnée. La fibrine est liée au processus inflammatoire et exsudatif, et peut avoir des consistances et des états d’humidité variés.

10. Une plaie présente un retard de cicatrisation, une inflammation périphérique, des douleurs importantes, une odeur et du pus : quelle conduite est pertinente ?

Considérer ces signes comme une maturation et cesser la surveillance
Surveiller les signes généraux et envisager un prélèvement sur prescription médicale
Conclure à une nécrose et entreprendre un prélèvement sans prescription
Traiter l’hyperbourgeonnement par cautérisation sans prescription

Surveiller les signes généraux et envisager un prélèvement sur prescription médicale

Explication

Ces manifestations font partie des signes d’une plaie infectée ; les signes généraux doivent être surveillés et un prélèvement peut être réalisé sur prescription médicale. La nécrose se caractérise plutôt par une plaque noirâtre et cartonnée liée à l’ischémie.

11. Une plaie bourgeonnante présente un tissu qui dépasse ses berges : quelle interprétation et quelle prise en charge sont conformes aux caractéristiques de l’hyperbourgeonnement ?

Il s’agit d’une plaie aiguë, nécessitant une surveillance des signes généraux et un prélèvement prescrit
Il s’agit d’une fibrine, traitable par corticoïdes locaux ou nitrate d’argent sur prescription médicale
Il s’agit d’un hyperbourgeonnement, traitable par corticoïdes locaux ou nitrate d’argent sur prescription médicale
Il s’agit d’une nécrose, favorisant l’implantation des fibroblastes dans un tissu bien vascularisé

Il s’agit d’un hyperbourgeonnement, traitable par corticoïdes locaux ou nitrate d’argent sur prescription médicale

Explication

L’hyperbourgeonnement dépasse les berges et peut être traité par des corticoïdes locaux ou une cautérisation au nitrate d’argent sur prescription médicale. Une fibrine est liée au processus inflammatoire et exsudatif, et n’est pas définie par un tissu qui dépasse les berges.

12. Pourquoi un milieu humide est-il important pour l’activité des fibroblastes dans une plaie ?

Il permet une activité métabolique suffisante, car les cellules ont besoin d’environ 70 % d’eau pour fonctionner.
Il ralentit leur activité métabolique, car les cellules ont besoin d’un milieu sec pour fonctionner.
Il favorise leur activité métabolique, car les cellules ont besoin d’environ 30 % d’eau pour fonctionner.
Il remplace l’apport d’oxygène, car les cellules fonctionnent surtout grâce à l’humidité ambiante.

Il permet une activité métabolique suffisante, car les cellules ont besoin d’environ 70 % d’eau pour fonctionner.

Explication

Les fibroblastes ont besoin d’un milieu humide pour maintenir une activité métabolique suffisante, et les cellules ont besoin d’environ 70 % d’eau pour fonctionner. L’idée d’un milieu sec est incorrecte, car il ne répond pas aux besoins hydriques cellulaires décrits.

13. Une plaie est trop sèche : quelle conduite favorise un équilibre adapté ?

Appliquer un pansement absorbant afin de retirer l’humidité résiduelle de la plaie.
Maintenir l’humidité avec un pansement adapté plutôt que chercher à assécher la plaie.
Laisser la plaie à l’air libre pour éviter toute accumulation d’humidité.
Renouveler fréquemment un antiseptique afin d’assécher progressivement la plaie.

Maintenir l’humidité avec un pansement adapté plutôt que chercher à assécher la plaie.

Explication

Pour une plaie trop sèche, un pansement adapté permet de maintenir l’humidité nécessaire à la cicatrisation. Un pansement absorbant visant à retirer l’humidité aggraverait au contraire la sécheresse.

14. Quel moyen est recommandé en première intention pour nettoyer une plaie installée ?

Nettoyer à l’eau et au savon, au gant ou à la douche.
Rincer avec une solution saline sans utiliser de savon ni d’eau courante.
Frotter avec une compresse sèche pour retirer les débris présents.
Désinfecter avec un antiseptique avant tout autre nettoyage.

Nettoyer à l’eau et au savon, au gant ou à la douche.

Explication

Le nettoyage de première intention d’une plaie se fait à l’eau et au savon, au gant ou à la douche. Les antiseptiques ne constituent pas la méthode de première intention pour une plaie installée.

15. Quel est le rôle principal des antiseptiques dans les soins de plaie ?

Maintenir l’humidité d’une plaie sèche en remplaçant un pansement adapté.
Nettoyer en première intention toute plaie installée avant l’application d’un pansement.
Absorber les exsudats d’une plaie cavitaire afin de prévenir leur stagnation.
Désinfecter principalement une peau saine, avec un recours limité pour certaines plaies à risque élevé ou infectées.

Désinfecter principalement une peau saine, avec un recours limité pour certaines plaies à risque élevé ou infectées.

Explication

Les antiseptiques servent principalement à désinfecter la peau saine et leur usage sur une plaie installée est réservé à certaines situations de risque infectieux élevé ou d’infection avérée. L’eau et le savon sont privilégiés pour le nettoyage courant d’une plaie installée.

16. Une plaie profonde et très exsudative se situe sur une zone mobile chez un patient dont la peau péri-lésionnelle est fragile : que faut-il prendre en compte pour choisir le pansement ?

La profondeur et la localisation de la plaie, en se fondant surtout sur le type de pansement déjà utilisé.
La couleur et la phase de la plaie, en laissant de côté l’exsudat, la localisation et les caractéristiques du patient.
La phase et la couleur de la plaie, l’exsudat, sa profondeur et sa taille, sa localisation, la peau autour et le patient.
La quantité d’exsudat et la taille de la plaie, sans tenir compte de sa profondeur ni de la peau péri-lésionnelle.

La phase et la couleur de la plaie, l’exsudat, sa profondeur et sa taille, sa localisation, la peau autour et le patient.

Explication

Le choix du pansement doit intégrer la couleur et la phase de cicatrisation, les exsudats, les dimensions et la profondeur, la localisation, la peau péri-lésionnelle et le patient. Se limiter à l’exsudat et à la taille négligerait plusieurs critères importants, notamment la profondeur et l’état de la peau autour de la plaie.

17. Quel principe doit guider le choix et l’évolution du pansement au cours de la cicatrisation ?

Maintenir un milieu sec, retenir les exsudats et utiliser systématiquement des antiseptiques.
Assécher l’excès d’exsudat, conserver un pansement fixe et privilégier une désinfection fréquente.
Maintenir un milieu humide, gérer l’exsudat et appliquer systématiquement un antibiotique local.
Maintenir un milieu humide, gérer l’excès d’exsudat sans assécher et respecter l’écosystème de la plaie.

Maintenir un milieu humide, gérer l’excès d’exsudat sans assécher et respecter l’écosystème de la plaie.

Explication

Un pansement doit préserver un milieu humide favorable, gérer l’excès d’exsudat sans dessécher la plaie, s’adapter à son évolution et respecter son écosystème. L’usage systématique d’antiseptiques ou d’antibiotiques va à l’encontre de ce dernier principe.

18. Quel pansement convient généralement à une plaie présentant des exsudats moyens à abondants tout en conservant un milieu humide ?

Un hydrocolloïde occlusif, conçu pour les plaies peu exsudatives en phase de bourgeonnement ou d’épithélialisation.
Un alginate, constitué de polymères d’algues et disponible sous forme de compresse ou de mèche.
Un hydrocellulaire, souvent en mousse de polyuréthane, disponible en plaque ou en forme pour plaie cavitaire.
Un hydrogel, utilisé ponctuellement pour humidifier une plaie sèche et aider à éliminer des tissus nécrotiques.

Un hydrocellulaire, souvent en mousse de polyuréthane, disponible en plaque ou en forme pour plaie cavitaire.

Explication

Les hydrocellulaires sont très absorbants et conviennent aux exsudats moyens à abondants tout en maintenant un milieu humide; ils existent aussi sous des formes adaptées aux plaies cavitaires. Les hydrocolloïdes conviennent plutôt aux plaies peu exsudatives.

19. Une plaie sèche comporte des tissus nécrotiques ou de la fibrine sèche : quel pansement peut aider à l’humidifier et à favoriser leur élimination ?

Un hydrofibre, qui absorbe verticalement des exsudats abondants et se transforme en gel.
Un hydrogel, riche en eau, utilisé ponctuellement pendant la phase de détersion.
Un hydrocolloïde occlusif, adapté aux plaies peu exsudatives en bourgeonnement.
Un alginate, qui absorbe les exsudats et favorise l’hémostase dans la plaie.

Un hydrogel, riche en eau, utilisé ponctuellement pendant la phase de détersion.

Explication

Les hydrogels contiennent plus de 50 % d’eau, humidifient les plaies sèches et favorisent l’élimination des tissus nécrotiques; leur emploi est ponctuel en phase de détersion. Les hydrofibres absorbent plutôt des exsudats importants, ce qui ne correspond pas au besoin décrit.

20. Quelle combinaison de caractéristiques décrit les alginates ?

Des polymères issus d’algues qui absorbent et favorisent l’hémostase, proposés en compresses ou en mèches.
Des mousses de polyuréthane très absorbantes, adaptées aux exsudats moyens à abondants.
Des pansements riches en eau qui humidifient les plaies sèches et facilitent la détersion des tissus nécrotiques.
Des fibres de carboxyméthylcellulose qui absorbent verticalement les exsudats et se transforment en gel.

Des polymères issus d’algues qui absorbent et favorisent l’hémostase, proposés en compresses ou en mèches.

Explication

Les alginates sont des polymères issus d’algues, composés majoritairement de plus de 50 % d’alginates; ils absorbent et favorisent l’hémostase, sous forme de compresses ou de mèches. Les fibres de carboxyméthylcellulose décrivent plutôt les hydrofibres.

21. Une plaie exsudative est en phase de bourgeonnement et présente de la fibrine : quelle propriété rend les hydrofibres adaptées ?

Elles absorbent verticalement les exsudats importants et se transforment en gel à leur contact.
Elles forment une mousse absorbante destinée surtout aux exsudats moyens à abondants.
Elles apportent une forte teneur en eau pour humidifier les plaies sèches et assouplir la nécrose.
Elles favorisent l’hémostase grâce à des polymères d’algues, en compresses ou en mèches.

Elles absorbent verticalement les exsudats importants et se transforment en gel à leur contact.

Explication

Les hydrofibres en carboxyméthylcellulose absorbent verticalement les exsudats importants et se gélifient à leur contact; elles conviennent notamment aux plaies exsudatives, au bourgeonnement et à la détersion de fibrine. Les hydrogels apportent de l’eau et répondent plutôt aux plaies sèches.

22. Quel mécanisme caractérise les pansements NOSF dans la prise en charge d’une plaie ?

Ils absorbent les molécules odorantes et réduisent ainsi les mauvaises odeurs de la plaie.
Ils exercent un effet osmotique qui stimule le nettoyage et la régénération des tissus.
Ils libèrent de l’argent pour exercer une action antibactérienne locale sur la plaie.
Ils gélifient au contact des exsudats, neutralisent l’excès de métalloprotéases et favorisent l’action des facteurs de croissance.

Ils gélifient au contact des exsudats, neutralisent l’excès de métalloprotéases et favorisent l’action des facteurs de croissance.

Explication

Au contact des exsudats, les pansements NOSF gélifient, neutralisent l’excès de métalloprotéases matricielles et favorisent l’action des facteurs de croissance. L’absorption des molécules odorantes caractérise plutôt les pansements au charbon actif.

23. Quel effet explique l’action du miel médical pur sur une plaie ?

Sa gélification neutralise les métalloprotéases et amplifie l’action des facteurs de croissance.
Sa capacité à absorber les molécules odorantes améliore le confort autour de la plaie.
Son effet osmotique contribue à réduire les bactéries et à stimuler le nettoyage et la régénération tissulaire.
Sa libération d’ions métalliques exerce une action antibactérienne et favorise la granulation.

Son effet osmotique contribue à réduire les bactéries et à stimuler le nettoyage et la régénération tissulaire.

Explication

Le miel médical pur agit par effet osmotique, réduisant la présence de bactéries et stimulant le nettoyage ainsi que la régénération des tissus. La neutralisation des métalloprotéases et la gélification au contact des exsudats sont associées aux pansements NOSF.

24. Quelle description correspond à la thérapie par pression négative ?

Un traitement systémique non invasif appliquant une pression négative continue, indiquée à 60 mmHg.
Un traitement local non invasif appliquant une pression positive discontinue, indiquée à 60 mmHg.
Un traitement local non invasif appliquant une pression négative continue ou discontinue, indiquée à 80 mmHg.
Un traitement local invasif appliquant une pression positive continue, indiquée à 80 mmHg.

Un traitement local non invasif appliquant une pression négative continue ou discontinue, indiquée à 80 mmHg.

Explication

La thérapie par pression négative est un traitement local non invasif des plaies aiguës ou chroniques, avec une pression négative continue ou discontinue indiquée à 80 mmHg. Une pression positive ne correspond pas au principe de ce traitement.

25. Comment la thérapie par pression négative favorise-t-elle la détersion et la granulation ?

Elle élimine les bactéries par une action antibiotique et remplace l’oxygénation des tissus par un drainage lymphatique.
Elle réduit l’œdème, les exsudats et la colonisation bactérienne, tout en améliorant la circulation et l’oxygénation locales.
Elle dessèche la plaie et limite la circulation vasculaire pour empêcher la production de nouveaux exsudats.
Elle augmente l’œdème pour mobiliser les exsudats et ralentit la circulation afin de stimuler la granulation.

Elle réduit l’œdème, les exsudats et la colonisation bactérienne, tout en améliorant la circulation et l’oxygénation locales.

Explication

La pression négative diminue l’œdème, les exsudats et la colonisation bactérienne, tout en améliorant les circulations vasculaire et lymphatique ainsi que l’oxygénation locale. Elle ne repose pas sur une action antibiotique ni sur la réduction de la circulation.

26. Chez un patient traité par pression négative, quels éléments doivent être surveillés ?

Les signes infectieux, la saturation générale, la pression artérielle et la quantité de liquide administrée.
La douleur, les signes infectieux, le maintien de la dépression et de l’étanchéité, les exsudats et l’évolution de la plaie.
La douleur, l’état nutritionnel, l’étanchéité du pansement et la présence de réactions allergiques aux antibiotiques.
La température ambiante, la glycémie, la pression positive du dispositif et la fréquence des changements de position.

La douleur, les signes infectieux, le maintien de la dépression et de l’étanchéité, les exsudats et l’évolution de la plaie.

Explication

La surveillance comprend la douleur, les signes infectieux, le maintien de la dépression et de l’étanchéité, les exsudats ainsi que l’évolution de la plaie. La glycémie et la pression positive ne remplacent pas ces éléments spécifiques de surveillance.

27. Quel ensemble de dispositifs l’infirmier peut-il prescrire ou renouveler pour prévenir ou traiter les plaies ?

Des antibiotiques, des dispositifs de prévention des escarres, des bas de contention et du matériel de suture.
Des pansements, du matériel de détersion, des dispositifs de prévention des escarres et des produits anesthésiants.
Des dispositifs d’aide à la prévention des escarres, des bas ou collants de contention, des pansements et du matériel d’aide à la détersion.
Des bas de contention, des dispositifs d’aide à la détersion, des examens biologiques et des médicaments antalgiques.

Des dispositifs d’aide à la prévention des escarres, des bas ou collants de contention, des pansements et du matériel d’aide à la détersion.

Explication

Dans le cadre de la prévention et du traitement des plaies, l’infirmier peut prescrire ou renouveler des dispositifs de prévention des escarres, des bas ou collants de contention, des pansements et du matériel d’aide à la détersion. Les antibiotiques et les produits anesthésiants ne figurent pas dans cet ensemble de dispositifs.

28. Pour quelle durée la prescription infirmière initiale de pansements et d’articles pour pansements est-elle prévue ?

Cinq jours.
Sept jours.
Quatorze jours.
Dix jours.

Sept jours.

Explication

La prescription infirmière initiale de pansements et du matériel ou des articles pour pansements est prévue pour sept jours. La durée de cinq jours concerne la prescription infirmière de certains antiseptiques, dans des situations précises.

29. Dans quel cadre l’infirmier peut-il prescrire des antiseptiques à large spectre pour une plaie ?

Pendant les sept premiers jours d’une plaie du pied diabétique, avec un antiseptique contenant un antibiotique.
Pendant les dix premiers jours d’une plaie traumatique propre, hors brûlure, avec un antiseptique contenant un antibiotique.
Pendant les cinq premiers jours de toute plaie chronique, y compris une plaie du pied diabétique, avec un produit antibiotique.
Pendant les cinq premiers jours d’une brûlure ou d’une plaie traumatique souillée, hors pied diabétique, sans produit contenant un antibiotique.

Pendant les cinq premiers jours d’une brûlure ou d’une plaie traumatique souillée, hors pied diabétique, sans produit contenant un antibiotique.

Explication

La prescription est limitée aux cinq premiers jours d’une plaie par brûlure ou d’une plaie traumatique souillée, à l’exclusion de la plaie du pied diabétique, et ne comprend pas les produits contenant un antibiotique. La plaie du pied diabétique est explicitement exclue de ce cadre.

30. Quel mécanisme définit une escarre ?

Une ischémie provoquée par la compression prolongée d’un tissu mou contre un plan dur, réduisant son oxygénation et entraînant la mort des tissus.
Une infection provoquée par la pénétration de bactéries dans un tissu mou, entraînant une inflammation puis sa destruction.
Une insuffisance veineuse qui provoque une accumulation de liquide dans les tissus et leur dégradation progressive.
Une irritation causée par le frottement répété d’un tissu mou contre un plan dur, entraînant une atteinte superficielle de la peau.

Une ischémie provoquée par la compression prolongée d’un tissu mou contre un plan dur, réduisant son oxygénation et entraînant la mort des tissus.

Explication

La compression prolongée contre un plan dur diminue l’oxygénation du tissu et peut provoquer sa nécrose. Le frottement peut léser la peau, mais il ne décrit pas le mécanisme ischémique caractéristique d’une escarre.

31. Après combien de temps sans changement de position le risque d’escarre devient-il majeur en position assise ?

Après une heure dans la même position.
Après quatre heures dans la même position.
Après deux heures dans la même position.
Après trois heures dans la même position.

Après deux heures dans la même position.

Explication

En position assise, le risque d’escarre devient majeur après deux heures dans la même position. Le seuil indiqué pour le décubitus est de trois heures, et non de deux.

32. À l’examen d’une zone rouge, la rougeur pâlit sous la pression puis réapparaît ; comment l’interpréter ?

Comme une escarre de stade 2, car le blanchiment témoigne d’une perte cutanée superficielle.
Comme une escarre persistante de stade 1, car toute rougeur localisée indique une lésion tissulaire.
Comme une escarre réversible, car la rougeur disparaît temporairement sous la pression.
Comme un érythème, car la rougeur blanchit à la pression avant de réapparaître.

Comme un érythème, car la rougeur blanchit à la pression avant de réapparaître.

Explication

Une rougeur qui pâlit à la pression puis redevient rouge correspond à un érythème. Une rougeur persistante, qui ne blanchit pas sous la pression, indique plutôt une escarre de stade 1.

33. Quelle observation distingue une escarre de stade 3 d’une escarre de stade 4 ?

Au stade 3, la lésion reste limitée à l’épiderme ; au stade 4, elle atteint le derme sans toucher les tissus sous-cutanés.
Au stade 3, la perte atteint les tissus sous-cutanés sans rendre visibles les muscles ou les os ; au stade 4, elle peut atteindre ces structures ou les tendons.
Au stade 3, les muscles sont visibles mais les os restent recouverts ; au stade 4, les os sont exposés sans atteinte des tendons.
Au stade 3, la lésion atteint les os et les tendons ; au stade 4, elle s’étend aux tissus sous-cutanés sans atteindre les muscles.

Au stade 3, la perte atteint les tissus sous-cutanés sans rendre visibles les muscles ou les os ; au stade 4, elle peut atteindre ces structures ou les tendons.

Explication

Le stade 3 atteint les tissus sous-cutanés jusqu’au fascia sans rendre visibles les muscles ou les os, tandis que le stade 4 peut atteindre les muscles, les os ou les tendons. Une atteinte musculaire ou osseuse visible correspond donc à la distinction du stade 4, et non du stade 3.

34. Pourquoi une personne atteinte de neuropathie diabétique peut-elle remarquer tardivement une plaie du pied ?

La diminution de l’afflux sanguin peut limiter l’apparition de douleur autour de la plaie.
La fragilité cutanée peut provoquer une plaie sans altérer la perception de la douleur.
La production accrue d’exsudat peut masquer visuellement la plaie sous la peau.
La perte de sensibilité des membres inférieurs peut l’empêcher de percevoir la plaie.

La perte de sensibilité des membres inférieurs peut l’empêcher de percevoir la plaie.

Explication

La neuropathie diabétique peut réduire la sensibilité des membres inférieurs, si bien que le patient remarque rarement une plaie neuropathique. Une baisse de l’afflux sanguin décrit plutôt le mécanisme d’une plaie ischémique.

35. Chez une personne diabétique, quel mécanisme peut produire une plaie ischémique ?

La perte de sensibilité nerveuse, qui empêche de percevoir une blessure du pied.
La pression prolongée contre un plan dur, qui comprime les tissus mous.
La stase veineuse, qui augmente l’exsudat et favorise une plaie malléolaire.
L’obstruction des artères, qui réduit l’afflux sanguin vers les tissus.

L’obstruction des artères, qui réduit l’afflux sanguin vers les tissus.

Explication

L’obstruction artérielle réduit l’afflux sanguin et peut provoquer une plaie ischémique. La perte de sensibilité nerveuse est plutôt associée à la plaie neuropathique.

36. Quel tableau correspond le mieux à un ulcère veineux ?

Une lésion généralement superficielle et exsudative, peu douloureuse, à bords irréguliers et souvent située près de la malléole.
Une lésion creusante et douloureuse, peu exsudative, à bords réguliers et abrupts, souvent située au pied.
Une lésion profonde et peu douloureuse, à bords abrupts, accompagnée d’une perte de sensibilité des orteils.
Une lésion superficielle et sèche, très douloureuse, à bords réguliers, accompagnée d’une peau froide et dépilée.

Une lésion généralement superficielle et exsudative, peu douloureuse, à bords irréguliers et souvent située près de la malléole.

Explication

L’ulcère veineux est généralement superficiel, peu creusant, exsudatif, peu douloureux et à bords irréguliers ; il siège souvent près de la malléole. Un ulcère creusant, douloureux et peu exsudatif évoque plutôt une origine artérielle.

37. Une plaie du pied est creusante, douloureuse et peu exsudative, avec des bords réguliers et abrupts ; quel type d’ulcère évoque-t-elle ?

Un ulcère artériel, souvent associé à une peau froide et dépilée.
Un ulcère neuropathique, principalement caractérisé par une douleur intense.
Une escarre, principalement caractérisée par des bords réguliers et abrupts.
Un ulcère veineux, souvent associé à une peau chaude et œdématiée.

Un ulcère artériel, souvent associé à une peau froide et dépilée.

Explication

Le caractère creusant, douloureux et peu exsudatif, avec des bords réguliers et abrupts, correspond à l’ulcère artériel, qui peut s’accompagner d’une peau froide et dépilée. L’ulcère veineux est plutôt exsudatif, superficiel et peu douloureux.

38. Quels éléments faut-il relever pour décrire et suivre une plaie ?

Sa localisation, la température corporelle, le poids du patient, son alimentation et la fréquence de ses déplacements.
Son aspect, l’ancienneté de la plaie, le nombre de pansements, la profession du patient et ses antécédents familiaux.
Sa localisation, ses dimensions, son aspect et son évolution, l’exsudat, son odeur, l’état péri-lésionnel et la douleur.
Ses dimensions, la couleur de la peau à distance, la pression artérielle, la glycémie et les traitements habituels.

Sa localisation, ses dimensions, son aspect et son évolution, l’exsudat, son odeur, l’état péri-lésionnel et la douleur.

Explication

La description comprend la localisation, la taille, la profondeur si nécessaire, l’aspect et l’évolution, ainsi que les caractéristiques de l’exsudat, l’état péri-lésionnel et la douleur. Les données générales comme le poids ou la pression artérielle ne remplacent pas ces éléments descriptifs de la plaie.

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Mémorisez les réponses avec 88 flashcards sur Plaies et cicatrisation.

Quelles fonctions la peau assure-t-elle ?

La thermorégulation, les sensations, le renouvellement, la réparation, le stockage énergétique et la protection.

En combien de jours les cellules épidermiques renouvellent-elles l’épiderme ?

En 28 jours.

Quelle épaisseur caractérise le derme ?

De 2 à 4 mm.

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