QCM : Chirurgie digestive et soins infirmiers (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est le champ principal de la chirurgie digestive, aussi appelée chirurgie viscérale ?

Les affections du thorax et du médiastin
Les affections des membres et des articulations
Les affections du cerveau et de la moelle épinière
Les affections de l’abdomen et du pelvis

Les affections de l’abdomen et du pelvis

Explication

La chirurgie digestive, ou viscérale, prend en charge les maladies de l’abdomen et du pelvis. La chirurgie thoracique concerne plutôt le thorax et le médiastin.

2. Quelle caractéristique distingue la cœlioscopie de la laparotomie ?

La cœlioscopie se pratique sans insufflation ni écran, tandis que la laparotomie utilise du CO2 et une optique introduite par l’ombilic.
La cœlioscopie associe une optique ombilicale, un écran, une insufflation de CO2 et des trocarts, tandis que la laparotomie utilise une incision abdominale.
La cœlioscopie utilise une large incision abdominale, tandis que la laparotomie repose sur une optique ombilicale et des trocarts.
La cœlioscopie et la laparotomie utilisent toutes deux une optique ombilicale, mais seule la cœlioscopie nécessite une incision abdominale.

La cœlioscopie associe une optique ombilicale, un écran, une insufflation de CO2 et des trocarts, tandis que la laparotomie utilise une incision abdominale.

Explication

La cœlioscopie repose sur une optique introduite par une incision ombilicale, un écran, une insufflation de CO2 et des trocarts, alors que la laparotomie se fait par incision abdominale. Une large incision abdominale correspond à la laparotomie, et non à la cœlioscopie.

3. Entre quels événements s’étend la période préopératoire ?

De l’intervention jusqu’au début de la rééducation
De l’admission à l’hôpital jusqu’à la sortie du patient
De la décision d’opérer jusqu’à l’intervention
De la première consultation médicale jusqu’au diagnostic

De la décision d’opérer jusqu’à l’intervention

Explication

La période préopératoire commence lorsque la décision d’opérer est prise et se termine au moment de l’intervention. L’admission et la sortie délimitent plutôt une période d’hospitalisation.

4. Un patient doit être opéré sans délai en raison d’une situation urgente. Comment cette prise en charge se distingue-t-elle d’une chirurgie programmée ?

La chirurgie urgente et la chirurgie programmée suivent les mêmes protocoles et se distinguent uniquement par le lieu d’admission.
La chirurgie urgente est préparée à l’avance, tandis que la chirurgie programmée répond à une nécessité d’intervention immédiate.
La chirurgie programmée répond à une situation nécessitant une intervention rapide, tandis que la chirurgie urgente est planifiée à l’avance.
La chirurgie urgente répond à la nécessité d’intervenir rapidement et suit une préparation adaptée, contrairement à la chirurgie programmée, préparée à l’avance.

La chirurgie urgente répond à la nécessité d’intervenir rapidement et suit une préparation adaptée, contrairement à la chirurgie programmée, préparée à l’avance.

Explication

La chirurgie urgente répond à une situation qui requiert une intervention rapide, avec des protocoles et une préparation adaptés à ce contexte. La chirurgie programmée est au contraire préparée à l’avance.

5. Quel est l’objectif de l’immuno-nutrition avant une intervention chirurgicale lourde ?

Préparer le côlon à l’intervention en évacuant son contenu et en limitant les résidus alimentaires.
Faciliter le retour du patient en préparant l’oxygène, la potence et le matériel d’aspiration.
Aider le patient à mieux supporter l’intervention et la perte de poids prévisible, tout en réduisant les complications postopératoires.
Réduire les risques cutanés en retirant les bijoux et en réalisant une douche antiseptique.

Aider le patient à mieux supporter l’intervention et la perte de poids prévisible, tout en réduisant les complications postopératoires.

Explication

L’immuno-nutrition vise à soutenir le patient face à une chirurgie lourde et à une perte de poids prévisible, tout en diminuant les complications après l’intervention. La préparation colique, qui constitue un distracteur plausible, dépend du type de chirurgie et ne correspond pas à cet objectif nutritionnel.

6. Dans quel délai après une intervention l’iléus paralytique peut-il se manifester ?

Dans les 3 à 4 jours suivant l’intervention
Dans les 24 à 48 heures suivant l’intervention
Plusieurs semaines après l’intervention
Dans les 5 à 6 jours suivant l’intervention

Dans les 24 à 48 heures suivant l’intervention

Explication

L’iléus paralytique, lié à un arrêt temporaire du péristaltisme, peut apparaître 24 à 48 heures après l’intervention. Les infections peuvent se manifester plusieurs jours plus tard, mais ce délai ne caractérise pas l’iléus décrit ici.

7. Quel est l’objectif principal du lever précoce après une intervention chirurgicale ?

Réduire le risque thromboembolique en favorisant la mobilisation du patient
Accélérer la reprise du transit en stimulant directement la sécrétion digestive
Diminuer le risque hémorragique en stabilisant la tension artérielle
Prévenir les infections en limitant les manipulations des pansements

Réduire le risque thromboembolique en favorisant la mobilisation du patient

Explication

La mobilisation précoce, si possible dès le premier jour, participe à la prévention du risque thromboembolique et s’accompagne d’une surveillance de la phlébite et de l’embolie pulmonaire. La reprise du transit est surveillée, mais le lever est ici mentionné comme mesure de prévention thromboembolique.

8. En quoi la reprise alimentaire postopératoire se distingue-t-elle de l’alimentation entérale ou parentérale utilisée pour couvrir les besoins nutritionnels ?

Elle est réintroduite progressivement selon une prescription ou un protocole pour limiter le travail digestif.
Elle consiste à augmenter rapidement les apports pour éviter toute perte de poids après l’opération.
Elle apporte directement des nutriments par sonde ou par voie veineuse selon les besoins.
Elle remplace l’hydratation parentérale par des apports oraux adaptés aux résultats biologiques.

Elle est réintroduite progressivement selon une prescription ou un protocole pour limiter le travail digestif.

Explication

La reprise alimentaire postopératoire se fait graduellement selon un régime prescrit ou protocolisé afin de réduire la charge digestive et les complications. L’alimentation entérale ou parentérale désigne plutôt des voies d’administration de nutriments, et non le principe de réintroduction progressive des aliments.

9. Quel effet le drain de Kehr produit-il après sa mise en place dans le cholédoque ?

Il dérive la bile vers une poche et protège les sutures biliaires.
Il maintient une aspiration continue après vidange de son récipient.
Il aspire les liquides sous-cutanés et mesure les pertes sanguines.
Il évacue passivement les collections d’un abcès par contre-incision.

Il dérive la bile vers une poche et protège les sutures biliaires.

Explication

En dérivant la bile du cholédoque vers une poche, le drain de Kehr contribue à protéger les sutures biliaires. Le drain de Jackson-Pratt assure plutôt une aspiration continue des tissus sous-cutanés.

10. Lors d’une intervention digestive réalisée par cœlioscopie, comment l’équipe obtient-elle une vision de la cavité abdominale et y accède-t-elle ?

Elle pratique une large incision abdominale et observe directement les organes sans écran ni trocarts.
Elle introduit une optique par une incision ombilicale, insuffle du CO2 et utilise des trocarts avec une visualisation sur écran.
Elle introduit une optique par une incision pelvienne et utilise des trocarts sans insuffler de gaz.
Elle insuffle du CO2 par une incision abdominale et observe les organes sans optique ni écran.

Elle introduit une optique par une incision ombilicale, insuffle du CO2 et utilise des trocarts avec une visualisation sur écran.

Explication

En pratique, la cœlioscopie associe une optique introduite par une incision ombilicale, l’insufflation de CO2, des trocarts et une vision sur écran. La large incision avec observation directe correspond plutôt au principe de la laparotomie.

11. Quels éléments caractérisent la consultation préopératoire du patient ?

Le recueil du consentement éclairé et le choix entre hospitalisation conventionnelle et ambulatoire
La surveillance des constantes après l’intervention et l’évaluation de la reprise du transit
La réalisation d’une bandelette urinaire et le choix du type de drainage chirurgical
La prescription systématique d’examens d’imagerie et la préparation immédiate du patient au bloc

Le recueil du consentement éclairé et le choix entre hospitalisation conventionnelle et ambulatoire

Explication

La consultation préopératoire comprend le recueil du consentement éclairé et la décision entre une hospitalisation conventionnelle ou ambulatoire. Les examens d’imagerie sont choisis selon la situation, tandis que la surveillance du transit relève de la période postopératoire.

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Quelles régions la chirurgie digestive, ou viscérale, traite-t-elle ?

L’abdomen et le pelvis.

Quelles sont les limites de la période préopératoire ?

De la décision d’opérer jusqu’à l’intervention.

Quelles formes de chirurgie déterminent des protocoles et préparations propres ?

La chirurgie programmée (« à froid ») et la chirurgie urgente.

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