QCM : Précautions complémentaires contre le risque infectieux (9 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit une bactérie multirésistante (BMR) ?

Elle résiste à presque tous les traitements antibiotiques.
Elle produit une enzyme qui inactive les antibiotiques.
Elle tolère les désinfectants utilisés dans l’environnement.
Elle résiste à la plupart des traitements antibiotiques.

Elle résiste à la plupart des traitements antibiotiques.

Explication

Une BMR se caractérise par une résistance à la plupart des traitements antibiotiques. La résistance à presque tous les antibiotiques correspond plutôt à la définition d’une BHRe.

2. Un patient est porteur d’une bactérie résistante à quasi tous les antibiotiques. Quelle catégorie correspond à cette résistance ?

Une bactérie résistante à un antibiotique particulier.
Une bactérie multirésistante (BMR).
Une bactérie productrice de bêta-lactamases à spectre étendu.
Une bactérie hautement résistante émergente (BHRe).

Une bactérie hautement résistante émergente (BHRe).

Explication

Une BHRe résiste à quasi tous les antibiotiques. Une BMR résiste à la plupart des traitements antibiotiques, ce qui décrit un niveau de résistance différent.

3. Quelle est la fonction des précautions complémentaires de contact autour d’un patient infecté ou porteur ?

Réserver l’accès à la chambre aux seuls professionnels de santé.
Faire barrière à la diffusion de l’agent infectieux depuis le patient ou son environnement.
Empêcher l’entrée d’agents infectieux vers un patient particulièrement vulnérable.
Remplacer les précautions standard lors des soins au patient concerné.

Faire barrière à la diffusion de l’agent infectieux depuis le patient ou son environnement.

Explication

Les précautions complémentaires font barrière à la diffusion de l’agent infectieux à partir du patient ou de son environnement. L’isolement protecteur vise plutôt à limiter l’entrée d’agents infectieux vers le patient.

4. Quelle démarche associe les principales étapes de mise en place des précautions complémentaires ?

Information du patient, prescription médicale, transmissions orales, puis signalétique dans ORBIS et sur la chambre.
Prescription médicale, information du patient, signalétique dans ORBIS et sur la chambre, puis transmissions écrites et orales.
Prescription médicale, signalétique sur la chambre, transmissions écrites, puis information du patient et transmissions orales.
Signalétique dans ORBIS et sur la chambre, prescription médicale, puis information du patient et transmissions écrites.

Prescription médicale, information du patient, signalétique dans ORBIS et sur la chambre, puis transmissions écrites et orales.

Explication

La mise en place comprend une prescription médicale, l’information du patient, une signalétique dans ORBIS et sur la chambre, ainsi que des transmissions écrites et orales. Une démarche qui omet l’information du patient ou les deux formes de transmissions ne reprend pas l’ensemble des étapes.

5. Que désigne la biopersistance dans l’évaluation du risque respiratoire ?

La durée pendant laquelle un patient contagieux reste à moins d’un mètre d’un soignant
Le maintien de l’infectiosité dans l’air ou l’environnement, voire sur les surfaces
La capacité d’un agent infectieux à provoquer une maladie grave chez un patient
La facilité avec laquelle un agent infectieux se transmet entre deux personnes

Le maintien de l’infectiosité dans l’air ou l’environnement, voire sur les surfaces

Explication

La biopersistance correspond au maintien de l’infectiosité dans l’environnement, dans l’air ou, à défaut, sur les surfaces. La gravité de l’infection et la transmissibilité interviennent aussi dans la classification, mais ne définissent pas la biopersistance.

6. Lors d’un soin générant des aérosols, quel équipement le professionnel doit-il porter si le patient n’est pas masqué ?

Un masque FFP2 et une surblouse de protection
Un masque chirurgical et des gants de protection
Un masque chirurgical et des lunettes de protection
Un masque FFP2 et des lunettes de protection

Un masque FFP2 et des lunettes de protection

Explication

Le FFP2 et les lunettes sont indiqués lorsque le soin génère des aérosols et que le patient ne porte pas de masque. Le masque chirurgical correspond aux précautions respiratoires simples, et non à cette situation à risque d’aérosols.

7. Quel est l’objectif de l’isolement protecteur chez un patient immunodéprimé ?

Empêcher l’entrée d’un agent infectieux dans son environnement immédiat
Éviter la diffusion d’une bactérie résistante depuis l’environnement de la chambre
Limiter la transmission d’un agent infectieux depuis le patient vers les autres
Réduire l’exposition du professionnel aux aérosols produits pendant les soins

Empêcher l’entrée d’un agent infectieux dans son environnement immédiat

Explication

L’isolement protecteur vise à faire barrière à l’entrée d’agents infectieux dans l’environnement immédiat d’un patient immunodéprimé. La limitation de la transmission depuis le patient vers autrui relève plutôt des précautions complémentaires.

8. Deux bactéries sont citées comme exemples de BHRe. Lesquelles ?

Les bactéries multirésistantes SARM et PYO, ainsi que les entérobactéries productrices de BLSE
Les bactéries responsables de la gale et celles de Clostridium difficile
Les bactéries productrices de BLSE et les staphylocoques résistants à la méticilline
Les entérobactéries productrices de carbapénémases et les entérocoques résistants à la vancomycine

Les entérobactéries productrices de carbapénémases et les entérocoques résistants à la vancomycine

Explication

Les exemples de BHRe mentionnés sont les EPC et les ERV, résistants à des familles importantes d’antibiotiques. Les bactéries productrices de BLSE et les SARM sont citées comme bactéries multirésistantes, mais pas comme exemples de BHRe ici.

9. Quelle différence distingue les précautions complémentaires de contact de l’isolement protecteur ?

Les premières limitent la diffusion de l’agent depuis le patient ou son environnement, tandis que le second empêche son entrée auprès du patient immunodéprimé.
Les premières empêchent l’entrée de l’agent auprès du patient immunodéprimé, tandis que le second limite sa diffusion depuis le patient ou son environnement.
Les premières évaluent le risque de transmission par l’air, tandis que le second vise à réduire la résistance bactérienne aux antibiotiques.
Les premières renforcent la protection du professionnel contre les aérosols, tandis que le second s’applique aux patients atteints de diarrhées infectieuses.

Les premières limitent la diffusion de l’agent depuis le patient ou son environnement, tandis que le second empêche son entrée auprès du patient immunodéprimé.

Explication

Les précautions complémentaires de contact font barrière à la diffusion de l’agent infectieux à partir du patient ou de son environnement, alors que l’isolement protecteur cherche à empêcher son entrée auprès d’un patient immunodéprimé. La deuxième réponse inverse les objectifs respectifs de ces deux mesures.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 9 flashcards sur Précautions complémentaires contre le risque infectieux.

À quoi résiste une BMR ?

À la plupart des traitements antibiotiques.

À quoi résiste une BHRe ?

À quasi tous les antibiotiques.

Quel est le rôle des précautions complémentaires face à un agent infectieux ?

Elles font barrière à sa diffusion depuis le patient ou son environnement.

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Consultez la fiche de révision complète sur Précautions complémentaires contre le risque infectieux.

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