QCM : Précautions standard et risque infectieux (20 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle action caractérise le nettoyage d’un matériel ?

L’application d’un antiseptique sur un tissu vivant pour prévenir une infection
Une action mécanique, chimique et physique qui élimine les souillures
Une action antimicrobienne qui réduit temporairement le nombre de microorganismes
Un procédé qui élimine les microorganismes quel que soit leur niveau initial

Une action mécanique, chimique et physique qui élimine les souillures

Explication

Le nettoyage associe des actions mécanique, chimique et physique pour éliminer les souillures. La réduction des microorganismes correspond plutôt à la désinfection, et non à la définition du nettoyage.

2. Quel résultat définit la désinfection d’une matrice inanimée ou vivante ?

Une élimination des souillures par une action mécanique, chimique et physique
Une réduction des microorganismes à un niveau adapté, avec un état obtenu temporaire
Une action sur les microorganismes d’un tissu vivant visant à prévenir une infection
Une élimination des microorganismes quel que soit leur niveau initial, avec un état maintenu par l’emballage

Une réduction des microorganismes à un niveau adapté, avec un état obtenu temporaire

Explication

La désinfection réduit les microorganismes à un niveau adapté à l’objectif et son résultat est temporaire. L’élimination quel que soit le niveau initial relève de la stérilisation.

3. Après la stérilisation d’un dispositif, qu’est-ce qui permet de maintenir l’état obtenu jusqu’à la péremption ?

Le maintien du dispositif dans un environnement colonisé
L’intégrité de l’emballage
La répétition d’une désinfection de bas niveau
L’application d’un antiseptique sur le dispositif

L’intégrité de l’emballage

Explication

L’intégrité de l’emballage maintient l’état stérile jusqu’à la date de péremption. Une désinfection réduit le nombre de microorganismes, mais ne remplace pas le maintien de la stérilité par l’emballage.

4. Quel niveau d’efficacité attendue distingue le mieux la stérilisation du nettoyage et de la désinfection ?

Plus de 6 log, soit une réduction de 1 000 000 à 1
5 log, soit une réduction de 100 000 à 1
4 log, soit une réduction de 10 000 à 1
Au maximum 3 log, soit une réduction de 1 000 à 1

Plus de 6 log, soit une réduction de 1 000 000 à 1

Explication

La stérilisation vise une efficacité supérieure à 6 log, correspondant à une réduction de 1 000 000 à 1. La désinfection est associée à 5 log, tandis que le nettoyage atteint au maximum 3 log.

5. Quel traitement convient à un dispositif utilisé sur un site stérile, mais thermosensible ?

Une désinfection de bas niveau
Une désinfection de niveau intermédiaire
Une désinfection de haut niveau
Un nettoyage destiné à remplacer la stérilisation

Une désinfection de haut niveau

Explication

Pour le matériel à haut risque utilisé sur un site stérile, la règle est l’usage unique ou la stérilisation; si le dispositif est thermosensible, il relève d’une désinfection de haut niveau. La désinfection de niveau intermédiaire concerne le matériel à risque intermédiaire.

6. Un dispositif est utilisé sur un site colonisé et présente un risque infectieux intermédiaire : quel traitement faut-il choisir ?

Une désinfection de niveau intermédiaire
Une désinfection de haut niveau
Une stérilisation systématique
Une désinfection de bas niveau

Une désinfection de niveau intermédiaire

Explication

Le matériel à risque infectieux intermédiaire utilisé sur un site colonisé relève d’une désinfection de niveau intermédiaire. La désinfection de bas niveau est associée au matériel à faible risque, non introduit dans l’organisme.

7. Quel traitement est indiqué pour un matériel à faible risque infectieux qui n’est pas introduit dans l’organisme ?

Une désinfection de niveau intermédiaire
Une désinfection de haut niveau
Une stérilisation
Une désinfection de bas niveau

Une désinfection de bas niveau

Explication

Le matériel à faible risque, non introduit dans l’organisme, relève d’une désinfection de bas niveau. La désinfection de niveau intermédiaire est destinée au matériel à risque intermédiaire utilisé sur un site colonisé.

8. À qui et dans quels lieux les précautions standard doivent-elles s’appliquer ?

Aux seuls professionnels exposés, dans les lieux de soins invasifs
Aux patients présentant une infection, dans les chambres concernées
Aux professionnels soignants, auprès des patients à risque élevé
À tous, pour tous les patients et en tout lieu

À tous, pour tous les patients et en tout lieu

Explication

Les précautions standard sont destinées à être appliquées par tous, pour tous les patients et en tout lieu, afin de réduire le risque de transmission. Les réserver aux patients infectés ou aux seules situations à risque élevé en réduit indûment le champ.

9. Quels sont les trois axes des précautions standard ?

L’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire et la maîtrise de l’environnement
La maîtrise de l’environnement, le traitement des déchets et la vaccination
L’hygiène respiratoire, le dépistage des patients et l’isolement
L’hygiène des mains, la vaccination et la stérilisation du matériel

L’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire et la maîtrise de l’environnement

Explication

Les trois axes sont l’hygiène des mains, l’hygiène respiratoire et la maîtrise de l’environnement. La vaccination constitue une obligation professionnelle mentionnée séparément, pas l’un de ces trois axes.

10. Quelle règle concernant les bijoux s’applique à la tenue professionnelle afin de réduire le risque infectieux ?

Retirer les bagues, tout en gardant une montre ajustée au poignet.
Retirer les bijoux des mains et des poignets, y compris la montre et l’alliance lisse.
Retirer les bracelets et les bagues, tout en gardant une alliance lisse.
Retirer les bijoux lors des soins exposants, mais les conserver pour les soins courants.

Retirer les bijoux des mains et des poignets, y compris la montre et l’alliance lisse.

Explication

L’absence de bijoux aux mains et aux poignets inclut les montres, bracelets, bagues et alliances lisses. Garder une montre au poignet ne respecte donc pas cette règle de prévention.

11. Un soignant doit désinfecter des mains qui ne sont pas souillées : quelle méthode convient ?

Utiliser du savon doux, puis appliquer un produit hydroalcoolique.
Rincer les mains à l’eau puis les sécher par tamponnement.
Laver les mains au savon doux pendant trente secondes.
Réaliser une friction avec un produit hydroalcoolique.

Réaliser une friction avec un produit hydroalcoolique.

Explication

La friction hydroalcoolique est indiquée pour désinfecter des mains non souillées. Le lavage au savon est indiqué lorsque les mains sont souillées.

12. Quel enchaînement correspond au lavage des mains au savon doux ?

Savonner les mains sèches trente secondes, rincer puis sécher par tamponnement.
Mouiller les mains, savonner dix secondes, rincer puis sécher par frottement.
Mouiller les mains, savonner trente secondes, rincer puis sécher par tamponnement.
Mouiller les mains, rincer, savonner trente secondes puis sécher par tamponnement.

Mouiller les mains, savonner trente secondes, rincer puis sécher par tamponnement.

Explication

Le lavage comprend le mouillage, l’application du savon pendant trente secondes, le rinçage et le séchage par tamponnement. Commencer par savonner des mains sèches inverse la première étape du protocole.

13. Lors d’un soin avec risque de contact avec une muqueuse, pourquoi faut-il porter des gants de soins ?

Pour remplacer la protection nécessaire lors du nettoyage du matériel de soins.
Pour éviter que les mains du soignant transmettent des produits agressifs au patient.
Pour maintenir les mains propres lorsqu’elles entrent en contact avec une peau intacte.
Pour protéger le soignant d’une exposition à un liquide biologique.

Pour protéger le soignant d’une exposition à un liquide biologique.

Explication

Les gants de soins sont indiqués face au risque d’exposition à des liquides biologiques, notamment lors d’un contact avec une muqueuse. Ils ne remplacent pas les mesures d’hygiène des mains.

14. Quel choix de gants convient à un soignant exposé au sang et ayant les mains lésées ?

Des gants en vinyle, adaptés aux produits chimiques et aux mains lésées.
Des gants en nitrile, adaptés au sang et aux mains lésées.
Des gants en nitrile, adaptés aux liquides biologiques hors sang, mais pas aux mains lésées.
Des gants en vinyle, adaptés au sang et aux mains lésées.

Des gants en nitrile, adaptés au sang et aux mains lésées.

Explication

Le nitrile est indiqué contre l’exposition au sang et lorsque les mains du soignant sont lésées. Le vinyle est associé aux liquides biologiques autres que le sang, ce qui en fait un choix inadapté à cette situation.

15. Pourquoi le maintien prolongé des gants peut-il accroître le risque de contamination des mains ?

Les microperforations visibles apparaissent surtout lorsque les gants sont retirés rapidement.
Les sollicitations mécaniques peuvent créer des microperforations invisibles, et la contamination augmente avec la durée de port.
Les gants perdent leur ajustement après chaque contact avec un liquide biologique.
La transpiration rend les gants perméables dès leur enfilage, quelle que soit la durée de port.

Les sollicitations mécaniques peuvent créer des microperforations invisibles, et la contamination augmente avec la durée de port.

Explication

Les sollicitations mécaniques peuvent produire des microperforations invisibles qui réduisent la protection, et le risque de contamination augmente avec le temps de port. La sueur n’est pas présentée comme la cause de perforations dès l’enfilage.

16. Quelle conduite associe correctement l’hygiène des mains au port de gants ?

Faire une friction avant l’enfilage et après le retrait, puis retirer les gants dès qu’ils ne sont plus nécessaires.
Faire une friction après l’enfilage et avant le retrait, puis garder les gants jusqu’à la fin du soin.
Faire une friction juste avant l’enfilage, puis conserver les gants entre deux tâches du même soin.
Faire une friction après le retrait, puis enfiler les gants avant de désinfecter les mains.

Faire une friction avant l’enfilage et après le retrait, puis retirer les gants dès qu’ils ne sont plus nécessaires.

Explication

La friction est indiquée avant et après le port des gants, et celle qui précède doit être faite juste avant l’enfilage. Les gants sont retirés dès qu’ils ne sont plus nécessaires, plutôt que conservés entre les tâches.

17. Un soin risque de mouiller la tenue et de provoquer des projections : comment utiliser le tablier ?

Le mettre juste avant le soin, l’éliminer juste après et le remplacer entre chaque patient.
Le mettre juste après le soin, l’éliminer avant le patient suivant et le remplacer entre chaque patient.
Le mettre juste avant le soin, le garder pour le patient suivant et le remplacer à la fin de la tournée.
Le mettre au début de la tournée, l’éliminer après plusieurs soins et le remplacer à la fin.

Le mettre juste avant le soin, l’éliminer juste après et le remplacer entre chaque patient.

Explication

Le tablier est porté pour un soin mouillant ou exposant à un risque de projection, mis juste avant le geste et éliminé juste après. Il doit être remplacé entre deux patients, et non réutilisé pour le suivant.

18. Lors d’un geste présentant un risque de projection ou d’aérosolisation de produit biologique humain vers les yeux, quelle protection faut-il porter ?

Un tablier et des gants de soins.
Un masque et des lunettes de protection.
Un masque et un tablier de protection.
Des lunettes de protection et des gants de soins.

Un masque et des lunettes de protection.

Explication

Un risque de projection ou d’aérosolisation vers les yeux justifie le port d’un masque et de lunettes de protection. Le tablier protège la tenue, mais ne remplace pas la protection du visage et des yeux.

19. Une personne tousse et présente des expectorations : quel masque doit-elle porter ?

Un masque chirurgical adapté aux personnes symptomatiques
Une visière de protection adaptée aux personnes symptomatiques
Un masque en tissu réservé aux personnes symptomatiques
Un appareil de protection respiratoire FFP2 adapté aux personnes symptomatiques

Un masque chirurgical adapté aux personnes symptomatiques

Explication

Le port d’un masque chirurgical est recommandé pour toute personne présentant des symptômes respiratoires tels que la toux ou les expectorations. Le FFP2 est un appareil de protection respiratoire distinct, et non le masque préconisé ici pour la personne symptomatique.

20. En l’absence de mouchoir, comment faut-il se couvrir lorsqu’on éternue ?

En tournant le visage vers une autre personne
En plaçant les mains devant le nez et la bouche
En dirigeant l’éternuement vers le coude ou le haut du bras
En utilisant un mouchoir réutilisable gardé pour plus tard

En dirigeant l’éternuement vers le coude ou le haut du bras

Explication

À défaut de mouchoir à usage unique, il faut tousser ou éternuer dans le coude ou le haut du bras. Se couvrir avec les mains ne correspond pas à cette consigne et peut favoriser la contamination des surfaces.

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Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Précautions standard et risque infectieux.

Quelles actions composent le nettoyage des souillures ?

Une action mécanique, chimique et physique.

Quel est l’effet de la désinfection sur les microorganismes ?

Elle réduit leur nombre dans ou sur une matrice inanimée ou vivante, par une action irréversible sur leur structure ou leur métabolisme.

Combien de temps dure l’état obtenu par désinfection ?

Il est temporaire.

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