QCM : Précautions complémentaires en soins — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation les précautions complémentaires sont-elles indiquées ?

Lorsqu’un patient présente une maladie sans risque de transmission
Lorsqu’un patient infecté ou colonisé présente un risque pour autrui
Lorsqu’un patient reçoit un traitement antimicrobien à l’hôpital
Lorsqu’un patient nécessite une surveillance clinique renforcée

Lorsqu’un patient infecté ou colonisé présente un risque pour autrui

Explication

Ces précautions s’ajoutent aux précautions standard lorsqu’un patient infecté ou colonisé peut exposer d’autres patients ou le personnel. Les précautions standard, contrairement aux précautions complémentaires, concernent tous les patients, quel que soit leur risque infectieux particulier.

2. Quels éléments servent à définir les précautions complémentaires adaptées à une infection ?

La gravité des symptômes, la température, le pouls et la saturation
Le réservoir, le mode de transmission, la persistance et la localisation de l’infection
Le type de chambre, le nombre de visites, l’horaire des soins et le régime
L’âge du patient, la durée du séjour, le traitement et le motif d’admission

Le réservoir, le mode de transmission, la persistance et la localisation de l’infection

Explication

Le choix repose notamment sur l’agent infectieux, son réservoir, son mode de transmission, sa persistance environnementale, ainsi que sur l’infection et sa localisation. La localisation décrit le site atteint, tandis que l’agent infectieux contribue à déterminer le risque de transmission.

3. Qui doit prescrire la mise en œuvre et la levée des précautions complémentaires ?

Un aide-soignant
Un médecin
Un agent de prévention
Un infirmier

Un médecin

Explication

La mise en œuvre comme la levée des précautions complémentaires doivent faire l’objet d’une prescription médicale. Les autres professionnels peuvent appliquer les mesures et signaler leur évolution, mais ils ne les prescrivent pas.

4. Sur quel principe général sont fondées les précautions complémentaires ?

Elles sont adaptées à la durée prévue de l’hospitalisation
Elles sont adaptées à la voie de transmission de l’agent infectieux
Elles sont adaptées au niveau de douleur ressenti par le patient
Elles sont adaptées au nombre de professionnels présents

Elles sont adaptées à la voie de transmission de l’agent infectieux

Explication

Les précautions complémentaires sont fondées sur la voie de transmission et comprennent les précautions contact, contact spécifique et respiratoires. La douleur, la durée du séjour et les effectifs ne déterminent pas leur catégorie.

5. Quel patient relève notamment des précautions complémentaires contact ?

Un patient ayant une plaie propre sans risque infectieux identifié
Un patient exposé à une infection sans signe de colonisation
Un patient porteur d’une BMR ou atteint de diarrhées infectieuses
Un patient présentant une affection nécessitant une protection respiratoire

Un patient porteur d’une BMR ou atteint de diarrhées infectieuses

Explication

Les précautions contact concernent notamment les patients porteurs d’une BMR, d’une BHRe ou d’une LHRe, ainsi que ceux atteints de diarrhées infectieuses. Une simple exposition sans colonisation ni infection identifiée ne correspond pas à cette indication.

6. Quelle mesure s’applique lors d’un soin impliquant un contact direct avec un patient en précautions contact ?

Porter une surblouse à manches longues avant chaque entrée
Laver le linge à 60 °C avant son transport vers la blanchisserie
Enfermer le linge dans un sac hydrosoluble avec acaricide
Porter un tablier plastique et installer une signalétique adaptée

Porter un tablier plastique et installer une signalétique adaptée

Explication

En précautions contact, un tablier plastique est porté pour tout soin impliquant un contact direct, tandis qu’une signalétique est installée et que l’isolement géographique est privilégié. La surblouse à manches longues relève du contact spécifique, et les autres mesures concernent la gestion particulière du linge.

7. Quand l’hygiène des mains par solution hydroalcoolique est-elle réalisée en précautions contact ?

Après le lavage du linge à la blanchisserie
En sortie de chambre
Avant toute entrée dans l’établissement
Avant le diagnostic microbiologique

En sortie de chambre

Explication

En précautions contact, une friction hydroalcoolique est réalisée en sortie de chambre. Le lavage du linge et le diagnostic microbiologique ne définissent pas le moment de cette mesure d’hygiène des mains.

8. Dans quelle situation les précautions contact spécifique sont-elles notamment indiquées ?

Pour un patient porteur d’une BMR sans autre indication particulière
Pour un patient ayant une diarrhée non infectieuse documentée
Pour un patient présentant une infection respiratoire transmissible
Pour un patient porteur de Clostridium difficile toxinogène ou atteint de gale

Pour un patient porteur de Clostridium difficile toxinogène ou atteint de gale

Explication

Les précautions contact spécifique concernent notamment le Clostridium difficile toxinogène et la gale. Une BMR relève des précautions contact, tandis qu’une infection respiratoire implique une autre voie de transmission.

9. Quelle organisation des équipements et de l’isolement est requise en contact spécifique ?

Un isolement géographique privilégié avec tablier plastique pendant les soins directs
Une chambre ouverte avec masque chirurgical avant les soins rapprochés
Un isolement géographique strict avec gants et surblouse à manches longues avant l’entrée
Un regroupement des patients avec gants disponibles dans la chambre

Un isolement géographique strict avec gants et surblouse à manches longues avant l’entrée

Explication

Le contact spécifique impose un isolement géographique strict et le port de gants ainsi que d’une surblouse à manches longues à usage unique avant l’entrée. Le tablier plastique avec isolement privilégié correspond aux précautions contact, qui sont moins spécifiques.

10. Quel enchaînement décrit correctement la double hygiène des mains en contact spécifique ?

Lavage au savon doux avant la sortie, retrait des EPI, puis friction hydroalcoolique en sortie
Lavage au savon doux après la sortie, puis friction avant le retrait des EPI
Friction hydroalcoolique avant l’entrée, retrait des EPI, puis lavage après la sortie
Retrait des EPI à l’extérieur, puis lavage au savon doux dans la chambre

Lavage au savon doux avant la sortie, retrait des EPI, puis friction hydroalcoolique en sortie

Explication

La procédure comprend un lavage au savon doux avant la sortie de chambre, après le retrait des EPI dans le cabinet de toilette, puis une friction hydroalcoolique en sortie. La friction hydroalcoolique ne remplace donc pas le lavage au savon doux dans cette situation.

11. Selon quels critères les pathogènes respiratoires sont-ils répartis entre les groupes A, B et C ?

Selon la gravité clinique et la durée du traitement
Selon la pathologie et le risque de transmission
Selon la durée des symptômes et l’âge du patient
Selon la ventilation de la chambre et le type de masque

Selon la pathologie et le risque de transmission

Explication

La classification en groupes A, B et C repose sur la pathologie et le risque de transmission. La ventilation concerne les mesures environnementales, tandis que l’âge, la durée des symptômes et le traitement ne définissent pas ces groupes.

12. Lequel de ces agents appartient au groupe A des pathogènes respiratoires ?

La rougeole
Le SARS-CoV-2
Mycobacterium tuberculosis XDR
Mycobacterium tuberculosis sensible

Le SARS-CoV-2

Explication

Le SARS-CoV-2 fait partie des agents du groupe A, avec notamment le virus influenza et le VRS. La tuberculose sensible et la rougeole relèvent du groupe B, tandis que la tuberculose XDR relève du groupe C.

13. Quel agent caractérise le groupe C des pathogènes respiratoires ?

Mycobacterium tuberculosis XDR
Le virus respiratoire syncytial
Le virus influenza saisonnier
Mycobacterium tuberculosis sensible

Mycobacterium tuberculosis XDR

Explication

Le groupe C correspond à Mycobacterium tuberculosis XDR, une forme multirésistante de la tuberculose. La tuberculose sensible appartient au groupe B et les virus influenza et respiratoire syncytial au groupe A.

14. Quels éléments sont combinés pour déterminer le niveau d’exposition respiratoire ?

La pathologie, l’âge et la durée du traitement
La durée, la proximité et le type de geste
Le masque, les lunettes et les gants utilisés
La ventilation, la pression et la température

La durée, la proximité et le type de geste

Explication

Le niveau d’exposition combine la durée d’exposition, la proximité avec le patient et le type de geste réalisé. La ventilation est un paramètre de la chambre, tandis que les équipements de protection ne servent pas à définir ce niveau.

15. Quelle situation correspond à une exposition respiratoire forte ?

Une présence prolongée sans réalisation de geste particulier
La réalisation d’une procédure générant des aérosols à risque élevé
Une procédure générant des aérosols à risque modéré
Une présence auprès du patient pendant moins de quinze minutes

La réalisation d’une procédure générant des aérosols à risque élevé

Explication

Une exposition forte est associée à une procédure générant des aérosols à risque élevé. Une durée inférieure à quinze minutes correspond à une exposition faible, tandis qu’une procédure à risque modéré relève de l’exposition modérée.

16. Quels paramètres doivent être pris en compte pour choisir les précautions respiratoires ?

La durée du séjour, la température et l’âge du patient
La proximité, la pathologie et la couleur du masque
Le type de chambre, le traitement et la fréquence des visites
La ventilation de la chambre, le micro-organisme et l’exposition

La ventilation de la chambre, le micro-organisme et l’exposition

Explication

Le choix des précautions respiratoires tient compte de la ventilation de la chambre, de la catégorie du micro-organisme et du niveau d’exposition. La durée, la proximité et le type de geste décrivent l’exposition, mais ne remplacent pas les autres paramètres.

17. Quelle protection respiratoire est requise lors d’une procédure à risque élevé d’aérosolisation chez un patient relevant du groupe A ?

Des lunettes de protection sans masque
Un masque à usage médical porté après le geste
Un masque FFP2 bien ajusté
Un masque à usage médical peu ajusté

Un masque FFP2 bien ajusté

Explication

Pour le groupe A, le FFP2 bien ajusté est requis lors des procédures à risque élevé d’aérosolisation. Le masque à usage médical peut convenir dans les situations ordinaires, mais il n’offre pas le niveau de protection attendu pendant ce type de procédure.

18. Quelle mesure s’applique aux visites d’un patient atteint par un pathogène du groupe B ?

Un visiteur adulte par jour, pendant quinze minutes au plus
Un visiteur à la fois, sans moins de quinze ans, pendant trente minutes au plus
Deux visiteurs simultanés au maximum, sans moins de quinze ans, pendant une heure au plus
Deux visiteurs simultanés sans limite d’âge, pendant deux heures au plus

Deux visiteurs simultanés au maximum, sans moins de quinze ans, pendant une heure au plus

Explication

Pour le groupe B, les visites sont limitées à deux personnes simultanément, sans visiteur de moins de quinze ans, et durent au maximum une heure. La limite d’un visiteur pendant trente minutes concerne le groupe C.

19. Quelle organisation de chambre est prévue pour un patient relevant du groupe C ?

Une chambre individuelle à pression négative ou équipée d’un épurateur d’air
Une chambre partagée avec séparation physique entre les lits
Une chambre individuelle à porte fermée avec aération régulière
Une chambre individuelle avec ventilation ordinaire et porte ouverte

Une chambre individuelle à pression négative ou équipée d’un épurateur d’air

Explication

Le groupe C nécessite une chambre individuelle à pression négative ou, à défaut, un épurateur d’air. La chambre individuelle à porte fermée avec aération régulière correspond aux mesures du groupe A et ne fournit pas cette maîtrise spécifique de l’air.

20. Quand le professionnel doit-il porter et retirer son FFP2 pour un pathogène du groupe C ?

Il le met après l’entrée et le retire avant de quitter la chambre, dans le secteur d’hospitalisation
Il le met avant l’entrée et le retire après la sortie, y compris hors du secteur d’hospitalisation
Il le porte pendant les soins puis le retire avant toute sortie de la chambre
Il le met à l’entrée du service et le retire à la fin de son poste

Il le met avant l’entrée et le retire après la sortie, y compris hors du secteur d’hospitalisation

Explication

Pour le groupe C, le FFP2 bien ajusté est mis avant l’entrée et retiré après la sortie, y compris lorsque le professionnel se trouve hors du secteur d’hospitalisation. Le retirer dans la chambre ou après les soins ne respecte pas cette règle.

21. Quelle conduite respecte les règles d’utilisation d’un masque médical de type II ou IIR ?

Mettre le masque après avoir touché sa face interne, le laisser sous le nez et le remplacer lorsqu’il est visiblement souillé
Réaliser une friction hydroalcoolique, couvrir le nez, la bouche et le menton, puis le changer après quatre heures au plus tard
Ajuster le masque sur la bouche et le menton, le porter côté coloré vers le visage, puis le changer après huit heures
Placer le côté clair vers l’extérieur, couvrir le nez et la bouche, puis conserver le masque pendant toute la journée

Réaliser une friction hydroalcoolique, couvrir le nez, la bouche et le menton, puis le changer après quatre heures au plus tard

Explication

La friction hydroalcoolique avant manipulation, l’ajustement complet, le côté clair vers le visage et le changement après quatre heures au maximum constituent les règles indiquées. La durée de huit heures concerne l’APR FFP2, et non le masque médical.

22. Lors de l’utilisation d’un appareil de protection respiratoire FFP2, quelle combinaison de pratiques est correcte ?

Effectuer les deux contrôles à chaque pose, avec une barbe courte admise et une durée de port limitée à quatre heures
Réaliser un Fit Test à chaque pose et un Fit Check une fois dans la vie, après friction hydroalcoolique et sans barbe
Réaliser le Fit Test avant chaque utilisation, sans contrôle d’ajustement, et conserver le masque pendant huit heures
Effectuer un Fit Test une fois dans la vie et un Fit Check à chaque pose, après friction hydroalcoolique et sans barbe

Effectuer un Fit Test une fois dans la vie et un Fit Check à chaque pose, après friction hydroalcoolique et sans barbe

Explication

Le Fit Test est réalisé une fois dans la vie, tandis que le Fit Check vérifie l’ajustement à chaque pose; la friction hydroalcoolique, l’absence de barbe et la limite de huit heures complètent ces exigences. Confondre les deux contrôles inverse leur fréquence respective.

23. Quelle organisation correspond aux mesures barrières prévues pour la prise en charge d’un patient ?

Afficher une signalétique sur la porte, identifier le patient par un bracelet, individualiser le petit matériel et prendre le patient en dernier
Retirer le bracelet d’identification, centraliser le matériel commun et organiser la prise en charge selon l’ordre d’arrivée
Réserver une chambre signalée, désinfecter le matériel à la fin du séjour et programmer le patient avant les autres
Afficher une signalétique dans le couloir, partager le petit matériel après nettoyage hebdomadaire et prendre le patient en premier

Afficher une signalétique sur la porte, identifier le patient par un bracelet, individualiser le petit matériel et prendre le patient en dernier

Explication

Les mesures comprennent la signalétique sur la porte, le bracelet d’identification, l’individualisation du petit matériel avec un entretien quotidien au détergent-désinfectant et une prise en charge en dernier. Un nettoyage hebdomadaire ne respecte pas la fréquence prévue et le partage du matériel contredit son individualisation.

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Qu'imposent les précautions complémentaires pour un patient infecté ou colonisé ?

Elles concernent un risque pour les autres patients ou le personnel, en plus des précautions standard.

Selon quels critères sont définies les précautions complémentaires ?

Selon l'agent infectieux, son réservoir, mode de transmission, persistance, infection et localisation.

Qu'exige la mise en œuvre et la levée des précautions complémentaires ?

Une prescription médicale.

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