📌 Une infection nosocomiale est une infection associée aux soins contractée à l’hôpital.
IAS pendant ou après les soins ; nosocomiale à l’hôpital
La flore commensale du patient constitue le réservoir endogène et se trouve notamment sur :
Les réservoirs exogènes comprennent : l’environnement du patient (air, eau, surfaces et dispositifs médicaux), les soignants et visiteurs, les autres patients
Les micro-organismes se transmettent par contact direct ou indirect, par l’air ou par l’eau.
Endogène : patient ; exogène : entourage et environnement
★ À maîtriser
Les facteurs de risque liés à l’hôte comprennent :
Les gestes invasifs cités sont :
Compléments
★ À maîtriser
Les précautions standard constituent la première stratégie de prévention de la transmission croisée des micro-organismes entre patients et soignants.
Environ 80 % des infections sont transmises par les mains, qui constituent le premier vecteur de maladies selon le cours.
📌 La flore résidente vit naturellement sur l’épiderme, tandis que la flore transitoire est acquise au contact de personnes, de surfaces ou d’objets.
📌 Le lavage au savon doux élimine les souillures et squames et réduit la flore transitoire ; il est recommandé lorsque les mains sont souillées ou mouillées et dure au moins 15 secondes de friction.
Compléments
Le respect des obligations et recommandations vaccinales, associé aux précautions standard, contribue à prévenir la transmission croisée des micro-organismes.
Les prérequis à l’hygiène des mains sont : l’absence de bijoux, y compris l’alliance, des ongles courts sans vernis ni faux ongles, des avant-bras dégagés sans bracelet ni montre
Les cinq indications d’hygiène des mains préconisées par l’OMS structurent les moments où le soignant doit réaliser l’hygiène des mains.
Le produit hydro-alcoolique est bactéricide, virucide et fongicide ; il élimine la flore transitoire et diminue la flore résidente.
Le lavage antiseptique dure une minute et, au CHU de Dijon, est réservé aux précautions complémentaires contact contre la gale et Clostridium difficile, et non aux précautions standard.
Les 5 indications OMS structurent l’hygiène des mains
★ À maîtriser
Les gants de soins ne se portent pas lors d’un contact avec une peau saine ; une paire est réservée à un soin et à un patient, et doit être changée lors du passage d’un site contaminé à un site propre ou si elle est souillée ou endommagée.
Le tablier imperméable à usage unique protège la tenue lors de soins mouillants ou souillants, ou exposant à des projections ou aérosols de sang ou de liquides biologiques, avec un tablier par soin et par patient.
Le masque de soins est indiqué lors d’actes générant des aérosols ou projections biologiques et en cas de pathologie respiratoire du soignant ou du soigné ; il doit couvrir le nez, la bouche et le menton et être ajusté.
Compléments
📌 Les lunettes de sécurité enveloppantes protègent contre l’exposition par projection ou aérosolisation d’un produit biologique d’origine humaine.
★ À maîtriser
📌 Toute personne présentant une toux ou une expectoration doit porter un masque pour limiter la transmission respiratoire.
🔄 Après une plaie cutanée : laver la plaie à l’eau et au savon doux, ne pas faire saigner la plaie, réaliser une antisepsie pendant au moins 10 à 15 minutes avec un dérivé chloré, tel que le Dakin
Après une projection sur une muqueuse ou dans les yeux, il faut rincer abondamment au sérum physiologique ou à l’eau courante.
🔄 Après les premiers soins : évaluer immédiatement le risque à partir du patient source et du type d’accident, effectuer le bilan biologique de l’accidenté au plus tard dans les huit jours, décider du traitement et de la surveillance selon le risque, déclarer l’accident selon les modalités de l’établissement et alerter la santé au travail, assurer le suivi sérologique
Compléments
🔄 Pour limiter la contamination respiratoire : couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir à usage unique et le jeter, en l’absence de mouchoir, tousser dans le coude ou le haut de la manche, réaliser une hygiène des mains après contact avec des sécrétions ou des objets contaminés
Les accidents impliquant du liquide céphalorachidien, du liquide pleural ou des sécrétions génitales sont assimilés aux AES et considérés potentiellement contaminants même sans souillure visible de sang.
Protéger, laver, évaluer, traiter et suivre après un AES
★ À maîtriser
📌 Lors de la gestion des excreta, il faut porter les protections adaptées, respecter l’hygiène des mains, éviter la vidange manuelle des contenants et proscrire leur rinçage pour prévenir l’aérosolisation.
L’eau doit être disponible en permanence, en quantité et de bonne qualité, et des contrôles bactériologiques sont organisés pour maîtriser le risque infectieux.
Les dispositifs médicaux sont répartis en quatre classes de criticité croissante : I, IIa, IIb et III.
Les locaux sont classés selon quatre zones de risque : zone 1 à risque faible, zone 2 à risque modéré, zone 3 à haut risque et zone 4 à très haut risque.
Les règles d’entretien des locaux sont : aller du plus propre au plus sale, aller du haut vers le bas, ne pas mélanger les produits, employer les produits selon leurs indications, respecter les dilutions et les temps de contact, assurer la traçabilité de l’entretien
Compléments
L’air peut transmettre des infections par les micro-organismes portés par les poussières, et les secteurs de soins à haut risque bénéficient d’un traitement d’air par filtration.
La stagnation de l’eau favorise la formation d’un biofilm, agrégat de micro-organismes fixé aux surfaces et se multipliant dans une matrice de polymères organiques.
📌 La désinfection de bas niveau d’un dispositif médical peut se faire par essuyage avec une lavette pré-imprégnée de détergent-désinfectant, suivi d’un séchage spontané sans rinçage, ou par trempage dans une solution de pré-désinfection, suivi d’un rinçage et d’un séchage.
Zone 4 : très hauts risques ; zone 1 : risques faibles
★ À maîtriser
📌 La préparation cutanée préopératoire comprend une douche au savon doux et une dépilation limitée ; il faut arrêter la détersion et respecter le temps de séchage de l’antiseptique alcoolique.
📌 Pour les actes invasifs, il faut arrêter la détersion sur une peau visuellement propre, utiliser la chlorhexidine à 2 % pour la pose et l’entretien des voies veineuses centrales, et utiliser la chlorhexidine alcoolique ou la PVPI alcoolique pour la pose de voies veineuses périphériques.
Compléments
📌 Le maintien de chaque dispositif invasif doit être réévalué quotidiennement.
📌 La manipulation des voies veineuses doit être précédée d’une désinfection des mains et réalisée avec des compresses imbibées d’antiseptique alcoolique.
Les précautions complémentaires s’ajoutent aux précautions standard dans certains cas particuliers, sur prescription médicale.
Les précautions complémentaires citées comprennent : les précautions contact, les précautions respiratoires simples, les précautions respiratoires renforcées, les précautions respiratoires renforcées avec contact
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Quand une infection est-elle associée aux soins ?
Lorsqu’elle survient pendant ou après une prise en charge et qu’elle était absente et hors incubation à son début.
Qu’est-ce qu’une infection nosocomiale ?
Une infection associée aux soins contractée à l’hôpital.
Quel délai habituel retient-on pour une infection nosocomiale ?
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