📋 Plan du Cours
- Principe de la compensation parfaite
- Expression du compensateur parfait
- Influence de la position du compensateur
- Variation de la puissance compensatrice
- Parcours d’accommodation de l’œil compensé
- Accommodation apparente et amplitude maximale
- Accommodation vraie et estimations
- Zones de vision nette et confortable
- Fusion corticale et conditions de vision
- Compensation par lentilles de contact
- Effet des verres sur la taille rétinienne
📖 1. Principe de la compensation parfaite
🔑 Notions clés & Définitions
- Œil emmétrope : L’œil emmétrope forme une image nette à l’infini sans effort accommodatif.
- Compensateur parfait : Le compensateur parfait fait se comporter l’œil comme un œil emmétrope en annulant l’effort accommodatif pour les objets à l’infini.
- Remotum vrai : Le remotum vrai R est la position de l’objet conjugué de l’œil avant compensation.
- Remotum apparent : Le remotum apparent RL est l’image apparente du remotum vrai créée par le compensateur.
- Chaîne d’images : La chaîne d’images relie les distances et conjugués à travers le verre compensateur puis l’œil pour imposer la compensation parfaite.
📝 Points essentiels
- Un œil muni du compensateur parfait doit voir net un objet à l’infini avec acc=0 (pas d’accommodation).
- Le compensateur parfait impose que le remotum apparent RL soit le conjugué du remotum vrai R à travers le verre compensateur.
- La puissance du compensateur parfait DL se relie à la distance verre-œil LH et à la réfraction axiale R via la relation issue de la chaîne d’images.
- Valeurs courantes de LH : pour des verres de lunettes LH≈15mm et pour des verres de contact LH≈1,6mm (avec sommet cornéen S).
- Simplification possible en lentilles de contact : on peut prendre LH=SH=0 pour simplifier les calculs.
- Tendance : pour un même œil, quand LH diminue, DL se rapproche de R (plus la distance diminue, plus la compensation “colle” à la réfraction axiale).
💡 Astuce mémo
Compensation parfaite = acc=0 à l’infini : le verre “repositionne” le remotum vrai en remotum apparent.
📖 2. Expression du compensateur parfait
🔑 Notions clés & Définitions
- Compensateur parfait : Le compensateur parfait est la puissance ajoutée qui rend l’amétropie résiduelle nulle, avec un remotum apparent RL à l’infini.
- Amétropie résiduelle : L’amétropie résiduelle est la nouvelle erreur optique qui apparaît quand la compensation n’est plus exactement celle du compensateur parfait.
- Normalisation des puissances compensatrices : La normalisation des puissances compensatrices est l’arrondi des puissances à un pas de fabrication (ici 0,25δ) qui dégrade la compensation parfaite.
- Distance LH : La distance LH est la distance entre l’œil et le plan de la correction, dont la variation peut créer une amétropie résiduelle si DL ne change pas.
- Puissance compensatrice DL : La puissance compensatrice DL est la valeur de la lentille (en dioptries) choisie pour compenser l’amétropie et viser RL=∞.
📝 Points essentiels
- Pour un compensateur parfait, la compensation vise RL=∞, donc l’amétropie résiduelle est nulle.
- Les fabricants réalisent les verres par pas de 0,25δ (à la tolérance près), ce qui empêche d’obtenir exactement des valeurs comme +2,87δ ou −3,19δ.
- Après normalisation à 0,25δ au plus proche, la compensation n’est plus parfaite et RL n’est plus à l’infini.
- Cas de normalisation : on calcule d’abord les compensateurs parfaits pour chaque œil, puis on arrondit, puis on déduit les amétropies résiduelles quand le couple oculaire porte ces puissances normalisées.
- Cas de lunettes mal ajustées : si LH change (lunettes qui glissent) sans modification de DL, alors RL n’est plus à l’infini et une amétropie résiduelle apparaît.
- Conclusion de la variation de LH : si LH diminue on a une hypermétropisation (vision nette à l’infini avec effort accommodatif), et si LH augmente on a une myopisation (vision floue à l’infini).
💡 Astuce mémo
Parfait = RL=∞ ; si tu n’obtiens pas exactement DL (arrondi 0,25δ) ou si LH bouge sans changer DL, alors RL quitte l’infini et l’amétropie résiduelle apparaît.
📖 3. Influence de la position du compensateur
🔑 Notions clés & Définitions
- Parcours d’accommodation apparent : Le parcours d’accommodation apparent est la trajectoire perçue par l’amétrope à travers le compensateur, qui doit idéalement reproduire le parcours vrai.
- Compensateur parfait : Un compensateur parfait est un dispositif qui rend le parcours d’accommodation sensiblement identique à celui de l’emmétrope, avec le remotum apparent à l’infini.
- Amplitude maximale d’accommodation apparente : L’amplitude maximale d’accommodation apparente est la plage de mise au point perçue jusqu’à la limite de confort, dépendante de la position du compensateur.
- Accommodation vraie : L’accommodation vraie est l’accommodation réellement effectuée par l’œil pour faire coïncider le plan de fixation avec le plan d’accommodation.
- Fusion corticale : La fusion corticale est l’état théorique permettant la fusion binoculaire lorsque l’écart d’accommodation entre les deux yeux reste suffisamment faible.
📝 Points essentiels
- Si LH augmente, le sujet présente une myopisation : la vision devient floue à l’infini.
- Le but d’un compensateur parfait est d’obtenir un parcours entièrement réel et un remotum apparent RL à l’infini.
- Pour un compensateur parfait, l’amplitude maximale d’accommodation apparente se relie à la relation de type Amax=R−P et à RL=R−PL (selon la géométrie du schéma).
- Sans compensation, l’accommodation nécessaire vérifie typiquement AccMyope<<AccE<<AccHypermeˊtrope, ce qui sert de base à la comparaison.
- Avec lunettes, on obtient AccMyope<AccE<AccHypermeˊtrope, tandis qu’avec lentilles AccMyope≤AccE≤AccHypermeˊtrope.
- Cas particulier de lentilles avec LH=0 : AccMyope=AccE=AccHypermeˊtrope, donc la position du compensateur neutralise l’écart d’accommodation apparent.
💡 Astuce mémo
Position du compensateur = « où se place le point de vue » : plus LH agit, plus l’œil “myopise” et plus l’apparente amplitude change.
📖 4. Variation de la puissance compensatrice
🔑 Notions clés & Définitions
- Puissance compensatrice : Puissance compensatrice : valeur optique qui s’oppose à la défocalisation pour ramener l’œil vers une vision nette.
- Puissance maximale Amax : Puissance maximale Amax : borne de compensation utilisée pour estimer la zone où la compensation reste possible.
- Puissance de compensation Aconf : Puissance de compensation Aconf : seuil de compensation correspondant à une vision nette et confortable.
- Fusion corticale : Fusion corticale : mécanisme théorique permettant de fusionner les images quand la compensation reste dans une plage compatible.
- Résidu hypermétropique : Résidu hypermétropique : composante de défaut restant après compensation, utilisée pour vérifier la cohérence myopie/hypermétropie résiduelle.
📝 Points essentiels
- La variation de la puissance compensatrice se lit via la comparaison entre la valeur calculée (acc/Accv) et le seuil de confort Aconf.
- Quand Acc < Aconf, le test est interprété comme net et confortable, car la compensation reste dans la zone de confort.
- Quand Acc > Aconf, le test est interprété comme net mais inconfortable, car la compensation dépasse le seuil de confort.
- La fusion corticale est annoncée comme possible en théorie lorsque le critère basé sur Aacc/Aconf est satisfait (ex. Aacc/Aconf ≈ 0,201).
- Le cas myope ne permet pas une hypermétropie résiduelle : si un calcul donnerait un résidu hypermétropique, la cohérence impose un ajustement du modèle (RL normalisé).
- La compensation « parfaite » est associée à RL = 0 (cas où la puissance compensatrice annule exactement le défaut).
💡 Astuce mémo
Acc vs Aconf : si Acc < Aconf → net & confortable ; si Acc > Aconf → net mais inconfortable.
📖 5. Parcours d’accommodation de l’œil compensé
🔑 Notions clés & Définitions
- Accommodation compensée : L’accommodation requise quand l’œil porte une correction optique (lunettes ou lentilles) qui modifie la vergence reçue.
- Lentilles compensatrices parfaites : Correction idéale qui annule l’erreur optique de chaque œil pour le test considéré, afin d’étudier le parcours d’accommodation.
- Œil hypermétrope compensé : Œil dont la compensation optique force un comportement d’accommodation plus grand que l’œil emmétrope pour un même test.
- Œil myope compensé : Œil dont la compensation optique conduit à une accommodation plus faible que l’œil emmétrope pour un même test.
- Plan principal objet : Plan de référence où est situé le test, utilisé pour calculer la distance et donc la vergence demandée à l’œil.
📝 Points essentiels
- Pour un test à 50 cm du plan principal objet, l’accommodation nécessaire se calcule à partir de la vergence correspondant à cette distance, puis on compare selon le type d’œil compensé.
- Conclusion de comparaison (même test) : Acc myope compensé < Acc emmétrope < Acc hypermétrope compensé.
- Conclusion de comparaison (même test) : l’œil hypermétrope compensé accomode plus en lunettes qu’en lentilles de contact (Acchyp lunettes > Acchyp LdC).
- Conclusion de comparaison (même test) : l’œil myope compensé accomode plus en lentilles qu’en lunettes (Accymyope LdC > Accymyope lunettes).
- Le parcours d’accommodation dépend du couple œil + correction : la compensation parfaite permet de déterminer, pour chaque œil, l’accommodation effectivement requise pour suivre le test.
💡 Astuce mémo
Hi-Myo : hypermétrope ↑ accommodation, myope ↓ accommodation ; et pour la correction : hypermétrope lunettes > lentilles, myope lentilles > lunettes.
📖 6. Accommodation apparente et amplitude maximale
🔑 Notions clés & Définitions
- Accommodation apparente : L’accommodation apparente est l’accommodation mesurée quand un compensateur optique modifie la position de l’image intermédiaire.
- Amplitude maximale d’accommodation : L’amplitude maximale d’accommodation correspond à la plus grande accommodation que l’œil peut fournir avant que l’image ne cesse d’être correctement formée.
- Œil hypermétrope compensé : Un œil hypermétrope compensé est un œil dont le défaut est corrigé par un verre convergent, modifiant l’accommodation requise.
- Œil myope compensé : Un œil myope compensé est un œil dont le défaut est corrigé par un verre divergent, modifiant l’accommodation requise.
- Image intermédiaire A1B1 : L’image intermédiaire A1B1 est l’image formée par le système avec compensateur, dont la position détermine l’accommodation apparente.
📝 Points essentiels
- Pour un même test, l’œil hypermétrope compensé parfaitement accomode plus que l’œil emmétrope compensé.
- Pour un même test, l’œil myope compensé parfaitement accomode moins que l’œil emmétrope compensé.
- Ordre des accommodations : Acc myope compensé < Acc emmétrope < Acc hypermétrope compensé.
- En lunettes, l’accommodation hypermétrope est plus grande qu’en lentilles de contact : Acchyp lunettes > Acchyp LdC.
- En lentilles de contact, l’accommodation myope est plus grande qu’en lunettes : Accmyope lunettes < Accmyope LdC.
- Œil myope compensé par verre divergent : l’image intermédiaire A1B1 reste entre l’objet et le verre, et plus le verre est divergent plus A1B1 se rapproche de L.
💡 Astuce mémo
Hypermétrope = verre convergent = plus d’accommodation ; Myope = verre divergent = moins d’accommodation (comparaison lunettes vs LdC).
📖 7. Accommodation vraie et estimations
🔑 Notions clés & Définitions
- Anisométropie : L’anisométropie est une différence d’amétropie, donc de réfraction axiale principale, entre les deux yeux d’un couple oculaire.
- Anisométropie de puissance : L’anisométropie de puissance correspond à une différence de puissance optique entre les deux yeux du couple oculaire.
- Anisométropie axile : L’anisométropie axile correspond à une différence axiale entre les deux yeux, modifiant la réfraction malgré une puissance comparable.
- Aniséïconie : L’aniséïconie est une différence d’images rétiniennes entre les deux yeux, ou une différence de taille apparente perçue par le sujet.
- Aniséïconie objective : L’aniséïconie objective désigne une différence de taille des images rétiniennes produites par les deux yeux.
📝 Points essentiels
- L’anisométropie se classe en anisométropie de puissance, anisométropie axile et anisométropie mixte (de conformation).
- L’aniséïconie peut être objective (différence d’images rétiniennes) ou subjective (différence de taille apparente perçue).
- L’aniséïconie d’origine dioptrique provient d’un système optique (œil) qui forme des images rétiniennes différentes entre les deux yeux.
- L’aniséïconie d’origine anatomique peut exister même si les images rétiniennes sont physiquement égales, car la perception varie selon la répartition des récepteurs et/ou l’asymétrie des voies visuelles.
- L’aniséïconie d’origine psychologique résulte d’une combinaison de plusieurs origines avec des proportions variables.
- Le seuil de fusion corticale dépend du pourcentage φ : si 3%<φ≤10%, la fusion corticale est théoriquement possible mais difficile, et si φ>10%, elle est théoriquement impossible.
💡 Astuce mémo
Aniso = différence de réfraction; Aniséïconie = différence d’images (objective) ou de taille perçue (subjective).
📖 8. Zones de vision nette et confortable
🔑 Notions clés & Définitions
- Proximité rétinienne : La proximité rétinienne est la distance (ou valeur) qui relie la position de l’image sur la rétine à la compensation optique du couple oculaire.
- Fusion corticale : La fusion corticale correspond à la possibilité de fusionner les images des deux yeux au niveau cortical quand les rapports d’images restent compatibles.
- Rapport des images rétiniennes : Le rapport des images rétiniennes compare la taille perçue sur la rétine entre deux yeux pour un même objet.
- Grossissement du verre : Le grossissement du verre GL mesure combien le verre agrandit ou réduit l’image rétinienne par rapport à l’œil non compensé.
📝 Points essentiels
- La compensation parfaite permet de calculer des proximités rétiniennes ycd′ et ycg′, puis d’en déduire la compatibilité de fusion corticale.
- La fusion corticale est jugée possible quand les valeurs de proximité rétinienne restent dans un intervalle compatible, sinon elle devient impossible ou difficile.
- Le rapport des images rétiniennes entre deux yeux s’estime à partir des proximités rétiniennes, ce qui permet de comparer la taille des images perçues.
- Le grossissement du verre s’évalue par GL=ync′yc′ (œil compensé vs œil non compensé).
- Le grossissement en pourcentage sur les images rétiniennes se calcule aussi par φDL=LH(cm)×∣ΔDL∣.
- Exemple anisométropie mixte : la fusion corticale est annoncée possible et facile en théorie quand les proximités conduisent à un rapport compatible (valeurs de type ycd′ et ycg′).
💡 Astuce mémo
Proximité → fusion : si ycd′ et ycg′ restent compatibles, la fusion corticale devient possible; sinon elle se dégrade.
📖 9. Fusion corticale et conditions de vision
🔑 Notions clés & Définitions
- Grossissement linéaire GL : Le grossissement linéaire GL décrit comment la taille de l’image rétinienne perçue change avec un verre correcteur par rapport à l’œil non compensé.
- Effet grossissant sur l’image rétinienne : L’effet grossissant DL exprime en pourcentage la différence de taille entre les images rétiniennes avec et sans compensation.
- Rapport d’images rétiniennes : Le rapport yc′/ync′ relie la taille des images rétiniennes de l’œil compensé (c) et non compensé (nc) pour obtenir le grossissement.
- Distance verre-œil SH : La distance SH (lentilles de contact : SH=0) intervient dans le calcul du grossissement pour comparer lunettes et lentilles.
- Gain ou perte d’acuité visuelle : Le gain ou la perte d’acuité visuelle se déduit du rapport des grossissements entre correction par lunettes et par lentilles.
📝 Points essentiels
- Formule du grossissement : GL=1+LH(m)×DL (avec LH en m et DL en dioptries).
- Alternative par images rétiniennes : GL=ync′yc′ (rapport des tailles des images rétiniennes).
- Effet grossissant en pourcentage : φDL=LH(cm)×∣ΔDL∣ (en %), avec yc′<ync′ pour un œil myope et yc′>ync′ pour un œil hypermétrope.
- Œil myope (exemple) : DL=−4δ, LH=15mm donne GL<1 et une perception réduite A′′B′′=AB×GL (ici 20cm×0,94≈18,80cm).
- Œil hypermétrope (exemple) : DL=+4δ, LH=15mm donne GL>1 et une perception agrandie A′′B′′=AB×GL (ici φDL correspond à une différence positive car yc′>ync′).
- Cas lentilles de contact : si SH=0 alors GL=1 et φDL=0%, donc la taille perçue est identique à celle sans compensation (même si la correction change la vision nette).
💡 Astuce mémo
GL = 1 + (distance de l’œil) × (puissance du verre) ; lunettes modifient la taille, lentilles (SH=0) la laissent inchangée.
🔑 Notions clés & Définitions
- Acuité visuelle en lentilles : L’acuité visuelle en lentilles mesure la performance du sujet avec correction par lentilles, comparée à celle obtenue avec lunettes.
- Compensation parfaite : La compensation parfaite est la correction qui annule l’effet de l’anisométropie sur les parcours d’accommodation pour rendre la vision nette au test.
- Accommodation vraie : L’accommodation vraie est la valeur réelle fournie par l’œil pour former l’image nette sur la rétine.
- Accommodation apparente : L’accommodation apparente est la valeur déduite par le système optique (avec distances et vergences) qui correspond à la netteté perçue.
- Normalisation de la compensation : La normalisation fixe une valeur de compensation de référence pour que la compensation parfaite soit exprimée de façon standard.
📝 Points essentiels
- Avec une acuité en lunettes de 8/10, l’acuité attendue en lentilles est donnée comme 21/23.
- La compensation parfaite se calcule séparément pour chaque œil à partir des réfractions axiales et de la distance de travail (test à 40 cm).
- Pour une compensation parfaite en lentilles, la valeur de la compensation dépend du réglage de référence (ex. compensation normalisée ou LH=0 mm).
- Quand la compensation est normalisée, sa valeur pour chaque œil est déterminée à partir des calculs de compensation parfaite (valeurs numériques à utiliser dans l’énoncé).
- Si les lunettes glissent de 10 mm, les parcours d’accommodation apparents changent et modifient ensuite l’accommodation nécessaire pour voir net à 40 cm.
- En lentilles de contact avec LH=0 mm, la compensation parfaite et les parcours d’accommodation apparents se recalculent, puis on déduit l’accommodation vraie et l’accommodation apparente pour la netteté à 40 cm.
💡 Astuce mémo
Lentilles = LH→0 : on “supprime” l’effet de distance de monture, donc on recalcule la compensation parfaite et les accommodations apparentes avant de lire l’accommodation vraie.
📖 11. Effet des verres sur la taille rétinienne
🔑 Notions clés & Définitions
- Distance focale : La distance focale f caractérise la puissance optique d’un verre et relie la vergence à la taille image formée.
- Puissance du verre : La puissance D (en dioptries) mesure l’effet optique du verre sur la convergence des rayons.
- Grossissement optique : Le grossissement optique G décrit le rapport entre la taille image et la taille réelle perçue par l’œil à travers le verre.
- Compensation par lunettes : La compensation par lunettes correspond à l’ajustement de la taille rétinienne obtenu en plaçant une correction optique devant l’œil.
- Fusion corticale : La fusion corticale est la possibilité de fusionner les images issues des deux yeux malgré des différences de taille rétinienne.
📝 Points essentiels
- Le grossissement dépend de la puissance D et de la distance de travail, ce qui modifie la taille rétinienne Aacc par rapport à Amax.
- Pour OD, l’écart de taille rétinienne non compensé conduit à un test de confort défavorable quand Aconf dépasse Acorf (cas noté « net mais inconfortable »).
- Pour OD, un autre cas non compensé donne « test un net incorf » quand Aconf reste inférieur au seuil Acorf.
- Avec lunettes, la compensation peut rendre Aacc proche de Acorf, ce qui améliore le confort et peut permettre une fusion corticale.
- Le critère de fusion corticale est évalué via un indicateur Jacc (et des valeurs de type 0,501), avec des conclusions « possible » quand Jacc est compatible avec le seuil indiqué.
- Le texte compare des situations « pas de fusion » vs « fusion possible », en reliant la décision à la relation entre Aacc, Amax et Acorf (confort vs inconfort).
💡 Astuce mémo
Puissance D → grossissement G → taille rétinienne Aacc ; si Aacc se rapproche de Acorf alors confort et fusion deviennent possibles.
📊 Tableaux de synthèse
Lunettes vs lentilles : distance verre-œil et effet sur la taille
| Correction | Distance LH/SH | Grossissement GL | Conséquence |
|---|
| Lunettes | LH ≈ 15 mm | GL = 1 + LH(m)×DL | La taille rétinienne perçue change (gain/perte d’acuité possible). |
| Lentilles de contact | LH ≈ SH ≈ 1,6 mm (ou simplifié LH=SH=0) | Si SH=0 alors GL=1 | φDL=0% : taille perçue identique à l’œil non compensé (mais vision nette peut changer). |
Ordre des accommodations selon l’œil compensé et le type de correction
| Œil compensé | Lunettes | Lentilles de contact | Ordre à retenir |
|---|
| Hypermétrope compensé | Acchyp lunettes > | Acchyp LdC | Acchyp lunettes > Acchyp LdC ; et Acc myope < Acc emmétrope < Acc hypermétrope. |
| Myope compensé | Accymyope lunettes < | Accymyope LdC | Accymyope lunettes < Accymyope LdC ; et Acc myope compensé < Acc emmétrope compensé < Acc hypermétrope compensé. |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre remotum vrai R et remotum apparent RL : RL est l’image apparente créée par le compensateur, et la compensation parfaite vise RL à l’infini.
- Croire que la compensation parfaite dépend seulement de DL : si LH change sans modifier DL (lunettes qui glissent), RL n’est plus à l’infini et une amétropie résiduelle apparaît.
- Mélanger normalisation et compensation parfaite : l’arrondi au pas 0,25 δ dégrade la compensation, donc RL quitte l’infini et l’amétropie résiduelle devient non nulle.
- Inverser le sens myopie/hypermétropie quand LH varie : LH diminue → hypermétropisation (net à l’infini avec effort), LH augmente → myopisation (flou à l’infini).
- Se tromper sur l’effet verre divergent/convergent : verre divergent (myope) donne une accommodation plus faible que l’emmétrope ; verre convergent (hypermétrope) donne une accommodation plus grande.
- Oublier le cas lentilles SH=0 : alors GL=1 et φDL=0%, donc la taille perçue ne change pas par rapport à l’œil non compensé (même si la netteté change).
- Confondre fusion corticale et seuils : la fusion corticale dépend d’un critère (ex. ΔAcc ≤ 0,50 δ ou φ ≤ 3%/3–10%/>10%), pas seulement du fait que le test soit net.
✅ Checklist Examen
- Définir l’œil emmétrope, le compensateur parfait, R (remotum vrai) et RL (remotum apparent), et rappeler que la compensation parfaite impose acc=0 à l’infini.
- Écrire l’idée de la chaîne d’images et relier la puissance du compensateur DL à la condition RL=∞ pour obtenir une amétropie résiduelle nulle.
- Donner les valeurs courantes de LH (lunettes ≈15 mm, contact ≈SH≈1,6 mm) et rappeler la simplification possible en lentilles : LH=SH=0.
- Expliquer comment la variation de LH sans changer DL crée une amétropie résiduelle : LH diminue → hypermétropisation, LH augmente → myopisation.
- Expliquer la normalisation des puissances compensatrices au pas 0,25 δ et conclure que RL n’est plus à l’infini après arrondi.
- Savoir interpréter la relation Acc vs Aconf : si Acc < Aconf alors test net et confortable ; si Acc > Aconf alors net mais inconfortable.
- Calculer/estimer l’accommodation nécessaire pour un test à 40 cm (ou 50 cm du plan principal objet) et conclure sur l’ordre : Acc myope compensé < Acc emmétrope < Acc hypermétrope compensé.
- Comparer lunettes vs lentilles sur l’accommodation : Acchyp lunettes > Acchyp LdC et Accymyope lunettes < Accymyope LdC ; rappeler aussi le cas lentilles LH=0 où les accommodations deviennent égales.
- Déterminer les parcours d’accommodation apparents et relier l’amplitude maximale à la relation de type Amax=R−P et à RL=R−P_L (selon géométrie du schéma).
- Classer anisométropie (puissance/axile/mixte) et aniséïconie (objective/subjective) et rappeler les origines dioptrique/anatomique/psychologique.
- Calculer le grossissement du verre GL (GL=1+LH(m)×DL et/ou GL=y’c/y’nc) et l’effet grossissant en pourcentage φDL=LH(cm)×|ΔDL| ; conclure sur la taille perçue.
- Évaluer la fusion corticale à partir des critères donnés : ΔAcc ≤ 0,50 δ (possible), ΔAcc > 0,50 δ (impossible en théorie) et/ou φ ≤ 3% (possible et facile), 3%<φ≤10% (possible mais difficile), φ>10% (impossible).
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