Fiche de révision : Prise en charge des infections

Plan du Cours

  1. Méningites à liquide clair
  2. Méningococcémie et méningite cérébro-spinale
  3. Infections staphylococciques et dermohypodermites
  4. Prise en charge du sepsis
  5. Prise en charge du choléra
  6. Traitement de la fièvre boutonneuse
  7. Traitement de la brucellose
  8. Urgences infectieuses et réhydratation
  9. Traitement des diarrhées infectieuses
  10. Prise en charge de la coqueluche
  11. Prophylaxie après exposition à la rage
  12. Traitements des infections parasitaires
  13. Toxoplasmose et infection à VIH
  14. Rubéole et grossesse
  15. Varicelle et zona

1. Méningites à liquide clair

★ À maîtriser

📌 En cas de suspicion clinique de méningo-encéphalite herpétique, l’aciclovir doit être commencé sans attendre, même si le LCR ou le scanner sont initialement normaux.

  • Le traitement de la méningo-encéphalite herpétique repose sur l’aciclovir à 10 mg/kg par prise, trois fois par jour en perfusion IV pendant 14 jours.

  • La méningite tuberculeuse est traitée par le schéma antibacillaire 2 ERHZ + 7 RH, associé à la prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines.

📌 Une méningite à Listeria est à envisager devant une MLC lymphocytaire avec hypoglycorachie et protéinorachie supérieure à 1 g/l.

Compléments

  • Dans le schéma de la méningite tuberculeuse, l’éthambutol est donné à 15 mg/kg/j pendant 2 mois et le pyrazinamide à 30 mg/kg/j pendant 2 mois.

  • Dans le schéma de la méningite tuberculeuse, la rifampicine est donnée à 10 mg/kg/j et l’isoniazide à 5 mg/kg/j pendant 9 mois au total.

📌 Une dérivation du LCR est indiquée en cas d’hydrocéphalie active associée à une méningite tuberculeuse.

  • La méningite à Listeria est traitée par amoxicilline à 200 mg/kg/j pendant 21 jours, en association avec la gentamycine.

  • La méningite virale bénigne, notamment à entérovirus, guérit spontanément et relève d’un traitement symptomatique.

  • La borréliose de Lyme est traitée par ceftriaxone pendant 3 semaines.

2. Méningococcémie et méningite cérébro-spinale

★ À maîtriser

📌 Tout purpura fébrile est considéré comme fulminant et impose l’instauration urgente du traitement.

  • Le traitement curatif de la méningococcie repose généralement sur 7 jours d’antibiotiques actifs sur le méningocoque, administrés à forte dose par voie IV et capables de traverser la barrière méningée.

  • En cas de méningite à pneumocoque, l’antibiothérapie doit être initiée dès la constatation d’un LCR trouble.

  • Sans signe de gravité, la méningite à pneumocoque est traitée par une C3G en monothérapie : céfotaxime à 200–300 mg/kg/j en quatre perfusions ou ceftriaxone à 70–100 mg/kg/j en une ou deux injections.

  • En présence de signes de gravité, le traitement associe une C3G, céfotaxime ou ceftriaxone aux mêmes doses, à la vancomycine à 40–60 mg/kg/j en quatre perfusions d’au moins une heure.

Compléments

  • Les choix antibiotiques curatifs sont l’amoxicilline ou l’ampicilline à 8–12 g/j chez l’adulte et 200 mg/kg/j chez l’enfant, ou le céfotaxime aux mêmes doses, administrés quatre fois par jour en IVD.

  • La ceftriaxone est une option curative de la méningococcie à 4 g/j chez l’adulte ou 100 mg/kg/j chez l’enfant, en une ou deux administrations par jour.

  • Le traitement adjuvant de la méningococcie comprend l’isolement aérien, le repos strict, la dexaméthasone à 10 mg toutes les 6 heures chez l’adulte ou 0,7 mg toutes les 6 heures chez l’enfant pendant 4 jours, ainsi que des antalgiques et des anticonvulsivants si nécessaire.

  • En cas de choc septique ou de purpura fulminans, la prise en charge comprend un remplissage vasculaire et l’administration de dopamine ou de dobutamine.

  • La prophylaxie des sujets contacts comprend la rifampicine pendant 2 jours (600 mg deux fois par jour chez l’adulte, 10 mg/kg deux fois par jour chez l’enfant à partir de 1 mois), l’azithromycine en prise unique (500 mg chez l’adulte, 10 mg/kg chez l’enfant) ou la ciprofloxacine en prise unique à 500 mg chez l’adulte.

📌 La déclaration de la méningococcie et l’isolement du patient sont obligatoires, et la vaccination est requise pour les sujets contacts vivant sous le même toit ou ayant dormi dans la même pièce.

  • La durée du traitement antibiotique d’une méningite à pneumocoque est de 10 à 14 jours.

  • Chez l’enfant atteint de méningite à pneumocoque, la dexaméthasone peut être administrée à 0,15 mg/kg toutes les 6 heures pendant 2 à 4 jours pour diminuer les séquelles.

  • La prise en charge symptomatique de la méningite à pneumocoque comprend le traitement de l’œdème cérébral, l’hydratation et le contrôle des convulsions et de la fièvre.

3. Infections staphylococciques et dermohypodermites

Notions clés & Définitions

  • Érysipèle : L’érysipèle, ou DHBNN, est une dermohypodermite bactérienne aiguë non nécrosante, fréquente et généralement bénigne, dont le diagnostic est clinique et dont l’agent causal principal est le streptocoque β-hémolytique du groupe A.

★ À maîtriser

📌 Le traitement probabiliste d’une infection staphylococcique dépend du contexte communautaire ou nosocomial et de la sensibilité à la méticilline : SAMS signifie sensible à la méticilline et SAMR signifie résistant à la méticilline.

📌 Avant l’antibiogramme, une infection staphylococcique communautaire présumée à SAMS est traitée par oxacilline à 200–300 mg/kg/j IV pendant 4 à 6 semaines, associée à la gentamicine à 2–4 mg/kg/j pendant 2 semaines.

  • L’érysipèle est traité en première intention par amoxicilline per os à 50 mg/kg/j en trois prises pendant 7 jours.

  • La dermohypodermite bactérienne aiguë nécrosante, ou fasciite nécrosante, est une infection gravissime constituant une urgence médico-chirurgicale, avec une mortalité de 30 %.

  • La prise en charge initiale d’une dermohypodermite nécrosante impose l’hospitalisation urgente en réanimation puis le débridement chirurgical large de l’ensemble des tissus nécrosés, acte capital.

Compléments

📌 Avant l’antibiogramme, une infection staphylococcique nosocomiale présumée à SAMR est traitée par vancomycine à 25 mg/kg/j IV pendant 4 à 6 semaines, associée à l’amikacine pendant 2 semaines.

  • La prise en charge des infections staphylococciques comprend le drainage d’un abcès ou d’un empyème, le retrait immédiat d’un cathéter intravasculaire et l’ablation d’une prothèse ou d’un matériel d’ostéosynthèse.

  • Une infection staphylococcique peut nécessiter le drainage des abcès métastatiques, la pose d’une prothèse valvulaire en cas d’endocardite persistante, la ligature d’une veine thrombophlébitique ou l’immobilisation en cas de spondylodiscite ou d’arthrite.

📌 Une hospitalisation urgente pour érysipèle est indiquée en présence de signes de gravité locaux ou généraux, d’un risque de décompensation (obésité morbide, âge supérieur à 75 ans ou inférieur à 1 an), ou d’un risque de non-observance.

📌 Une évolution défavorable de l’érysipèle 24 à 48 heures après le début de l’antibiothérapie justifie une hospitalisation.

  • En cas d’allergie aux pénicillines, l’érysipèle peut être traité par pristinamycine per os à 3 g/j pendant 7 jours ou par clindamycine per os à 600 mg trois fois par jour pendant 7 jours.

📌 L’érysipèle ne doit pas être traité par antibiotiques locaux, corticoïdes ou AINS.

  • Les mesures associées comprennent : antalgiques, repos au lit avec surélévation du membre atteint, contention veineuse dès l’amélioration de la douleur, anticoagulation préventive en présence de facteurs de risque, traitement de la porte d’entrée

📌 La prévention des récidives d’érysipèle repose sur le traitement des facteurs favorisants, notamment l’insuffisance veino-lymphatique et le surpoids, et une antibioprophylaxie par benzathine benzyl-pénicilline G est envisagée seulement après deux épisodes dans l’année si les facteurs de risque ne sont pas contrôlables.

Astuce mémo

DHBNN : traitement surtout médical ; DHBN : urgence médico-chirurgicale.

4. Prise en charge du sepsis

★ À maîtriser

  • Dans une dermohypodermite bactérienne aiguë nécrosante, l’antibiothérapie est probabiliste, parentérale, administrée à fortes doses IV et adaptée à la localisation pour couvrir les bactéries potentiellement responsables.

  • La durée de l’antibiothérapie d’une dermohypodermite bactérienne aiguë nécrosante est de 14 à 21 jours.

📌 Pour une atteinte nécrosante des membres ou cervico-faciale, le schéma proposé associe amoxicilline-acide clavulanique et clindamycine, cette dernière étant incluse pour son effet antitoxinique.

  • La réanimation initiale du sepsis comprend un remplissage par cristalloïdes, puis, si l’hypotension persiste, la noradrénaline en première intention et l’adrénaline ou la vasopressine en seconde ligne.

📌 En cas de sepsis, l’antibiothérapie initiale doit être précoce, double, bactéricide, synergique, à forte dose et à large spectre ; les prélèvements bactériologiques sont réalisés avant son début, puis le traitement est réévalué à 48-72 heures pour être davantage ciblé.

  • Le contrôle du foyer infectieux peut comprendre :
    • La recherche et le traitement de la porte d’entrée ou d’une localisation secondaire.
    • L’évacuation chirurgicale ou radioguidée des collections ou liquides infectés.
    • Le débridement chirurgical des tissus nécrosés.
    • L’ablation d’un dispositif d’abord vasculaire infecté.
    • Une chirurgie si nécessaire.

📌 Dans le choc septique, l’antibiothérapie IV doit débuter dans l’heure qui suit le diagnostic, après les prélèvements bactériologiques, puis être réévaluée à 48-72 heures.

Compléments

📌 Pour une atteinte nécrosante abdominale ou périnéale, le schéma proposé associe une bêta-lactamine à large spectre (pipéracilline-tazobactam ou imipénème), le métronidazole et un aminoside.

📌 Chez les toxicomanes IV présentant une infection nécrosante, le schéma proposé associe amoxicilline-acide clavulanique ou pénicilline M, éventuellement une couverture anti-SARM par vancomycine, et un aminoside.

  • La prise en charge complémentaire d’une infection nécrosante comprend la mise à jour de la vaccination antitétanique si nécessaire et le traitement de la porte d’entrée.

  • La réanimation initiale du sepsis doit être mise en œuvre immédiatement au cours des premières 6 heures.

📌 Pour un sepsis communautaire non compliqué, les schémas proposés sont la ceftriaxone ou l’amoxicilline-acide clavulanique, avec ou sans aminoside.

📌 En cas de sepsis nosocomial ou de risque de BGN multirésistants, le schéma proposé repose sur un carbapénème, tel l’imipénème ou le méropénème ; une infection probable à Pseudomonas conduit à proposer ceftazidime et aminoside, tandis qu’une infection probable à BLSE conduit à proposer un carbapénème.

  • La durée standard d’antibiothérapie du sepsis est généralement de 7–10 jours.

📌 Pour un choc septique communautaire, le protocole empirique proposé associe ceftriaxone 2 g/j, gentamicine et métronidazole 1,5 g/j ; pour un choc septique nosocomial, il associe imipénème, amikacine et vancomycine.

📌 En cas de choc persistant malgré le remplissage vasculaire et les vasopresseurs, une corticothérapie peut être discutée à la dose de 200 mg/j d’hydrocortisone.

5. Prise en charge du choléra

★ À maîtriser

📌 La conduite initiale devant une fièvre typhoïde comprend l’hospitalisation, l’isolement entérique en chambre individuelle avec respect du circuit du linge sale et le lavage fréquent des mains, ainsi que la déclaration des cas suspects et confirmés.

📌 Le cotrimoxazole est le traitement prolongé de première intention de la fièvre typhoïde pendant 14 jours ; chez l’adulte, la posologie indiquée est de deux comprimés contenant chacun SMX 400 mg et TMP 80 mg, deux fois par jour.

  • Après hospitalisation pour choléra, la prise en charge comprend l’isolement entérique, l’installation sur un lit de cholérique pour évaluer les pertes, la déclaration obligatoire, les prélèvements de selles, l’évaluation clinique des pertes antérieures, la réhydratation la plus rapide possible et une antibiothérapie orale pendant 3 jours.

📌 Pour le choléra, une déshydratation légère ou modérée, correspondant à des pertes de 2–9 %, est réhydratée par voie orale avec des SRO, tandis qu’une déshydratation sévère, un choc ou des vomissements incoercibles, correspondant à des pertes de 10–20 %, nécessite une réhydratation IV par Ringer Lactate.

  • 🔄 Le protocole IV d’attaque suit cet ordre :
    1. Administrer le premier litre en 10 minutes.
    2. Administrer le deuxième litre en 20 minutes.
    3. Administrer le troisième litre en 2 à 3 heures.
    4. Reprendre la voie orale dès que possible.

Compléments

  • Les contre-indications et effets secondaires cités du cotrimoxazole sont :

    • Allergie aux sulfamides.
    • Grossesse.
    • Allaitement.
    • Allergies.
    • Leucopénie.
    • Thrombopénie.
    • Cholestase hépatique.
    • Anémie par déficit en folates.
  • L’amoxicilline est le traitement prolongé de deuxième intention de la fièvre typhoïde, à la dose de 75–100 mg/kg/j en quatre prises pendant 15 jours après l’apyrexie ; le cours signale un risque élevé de rechute.

  • Le thiamphénicol est le traitement prolongé de troisième intention de la fièvre typhoïde, à 50 mg/kg/j pendant 15 jours après l’apyrexie, avec administration progressive ; il est contre-indiqué pendant la grossesse et expose à l’aplasie médullaire.

📌 Dans la fièvre typhoïde, des corticoïdes sont indiqués en cas de signes toxiniques importants, notamment d’atteinte encéphalique ou de myocardite ; le schéma indiqué est le Solumédrol à 3 mg/kg/j le premier jour puis 1 mg/kg/j le deuxième jour, pendant 48 heures.

📌 Avant l’hospitalisation pour choléra, il faut faire boire abondamment les adultes et les enfants ; une perfusion de SSI est indiquée si possible, à 50–80 gouttes/min chez l’adulte (120 gouttes/min en cas de vomissements) et à 40 gouttes/min chez l’enfant (80 gouttes/min en cas de vomissements), l’enfant recevant de l’eau salée et sucrée à boire.

  • Les doses uniques proposées chez l’adulte sont :

    • Doxycycline : 300 mg.
    • Azithromycine : 1 g.
    • Ciprofloxacine : 1 g en alternative.
  • La surveillance du choléra porte sur la conscience, la puissance du pouls, la disparition du pli cutané, l’absence de soif et la reprise de la diurèse ; l’absence de reprise de la diurèse à H18-H20 évoque une insuffisance rénale aiguë.

  • La prévention du choléra comprend la lutte collective contre le péril fécal, l’assainissement et la stérilisation ou javellisation de l’eau potable en cas d’épidémie, ainsi que l’hygiène des mains et de l’eau, notamment deux gouttes d’eau de Javel par litre.

  • La vaccination orale contre le choléra est recommandée par l’OMS en complément de l’hygiène ; deux doses à 8 jours d’intervalle procurent une efficacité à court terme, et la vaccination peut également être utile si l’épidémie est déjà déclarée.

6. Traitement de la fièvre boutonneuse

★ À maîtriser

  • La doxycycline est le traitement de première ligne de la fièvre boutonneuse méditerranéenne à 200 mg par jour, en une prise ou en deux prises de 100 mg, pendant 5 à 7 jours ou jusqu’à 2 jours après l’apyrexie.

  • En cas de contre-indication à la doxycycline, l’enfant de moins de 8 ans reçoit de la josamycine à 50 mg/kg/jour en deux prises pendant 8 jours.

  • En cas de contre-indication à la doxycycline, la femme enceinte reçoit de la josamycine à 3 g/jour en deux prises pendant 8 jours.

Compléments

  • Le traitement de la fièvre boutonneuse méditerranéenne repose sur des antibiotiques actifs sur la bactérie et à bonne pénétration intracellulaire.

  • Sous doxycycline, la température se normalise rapidement, généralement en 2 à 3 jours.

  • 🔄 Le retrait d’une tique se déroule ainsi :

    1. Saisir la tique par le rostre contre la peau avec un tire-tique
    2. Effectuer une rotation
    3. Désinfecter la zone
  • Les chiens sont le principal réservoir de la fièvre boutonneuse méditerranéenne et doivent être protégés de l’infestation par un traitement anti-tiques régulier.

  • La fièvre boutonneuse méditerranéenne est une maladie à déclaration obligatoire.

7. Traitement de la brucellose

★ À maîtriser

📌 Le traitement de la brucellose doit associer au moins deux molécules et être prolongé pendant au moins 6 semaines.

  • La brucellose aiguë septicémique se traite par doxycycline à 200 mg/jour en une prise par voie orale et rifampicine à 600–900 mg/jour en une prise par voie orale, pendant 6 semaines.

  • La brucellose ostéo-articulaire se traite par doxycycline et rifampicine pendant 3 mois.

📌 L’antibiothérapie de la leptospirose est plus efficace lorsqu’elle est commencée précocement, avant le 4e jour.

  • Les formes non sévères de leptospirose sont traitées par doxycycline à 200 mg/jour si le traitement dure moins de 3 jours, ou par amoxicilline à 100 mg/kg/jour, pendant 7 à 10 jours.

  • Les formes sévères de leptospirose nécessitant une hospitalisation sont traitées par ceftriaxone à 1 g/jour, pénicilline G à 6–10 MUI/jour ou amoxicilline intraveineuse en perfusion, pendant 7 à 10 jours.

Compléments

  • Une alternative de deuxième intention associe la doxycycline pendant 6 semaines à la gentamicine, dosée à 80 mg toutes les 12 heures en deux injections intramusculaires pendant 10 à 15 jours.

  • La neurobrucellose se traite par doxycycline et rifampicine pendant 6 mois.

  • La brucellose chronique ne reçoit pas de traitement antibiotique.

  • Chez l’enfant de moins de 8 ans, le traitement associe rifampicine à 25 mg/kg/jour et amoxicilline à 50 mg/kg/jour, ou cotrimoxazole, pendant 6 à 8 semaines.

  • Chez la femme enceinte, le traitement associe rifampicine à 900 mg/jour et amoxicilline à 2–4 g/jour, ou Bactrim, pendant 6 à 8 semaines.

  • En cas d’insuffisance rénale sévère ou de rhabdomyolyse liée à la leptospirose, une épuration extra-rénale continue très précoce est indiquée.

  • Une atteinte pulmonaire grave de la leptospirose avec SDRA nécessite une ventilation mécanique.

  • Les hémorragies massives de la leptospirose sont prises en charge par transfusion de plasma frais congelé, de culots et de plaquettes.

  • La chimioprophylaxie post-exposition de petits groupes exposés, comme les militaires, repose sur la doxycycline à 200 mg par semaine et son efficacité est de 95 %.

8. Urgences infectieuses et réhydratation

★ À maîtriser

📌 La sérothérapie antidiphtérique doit être administrée dès une forte suspicion clinique, sans attendre les résultats biologiques.

  • La sérothérapie antidiphtérique neutralise uniquement la toxine circulante.

  • La dose de sérothérapie antidiphtérique est de 20 000 à 40 000 UI pour les formes pharyngées ou laryngées de moins de 48 heures, de 40 000 à 60 000 UI pour les formes nasopharyngées et de 80 000 à 100 000 UI pour les formes extensives ou évoluant depuis plus de 72 heures.

📌 Le tétanos impose une hospitalisation en soins intensifs dès le diagnostic, car l’atteinte des muscles respiratoires engage le pronostic vital.

  • L’immunoglobuline humaine antitétanique est administrée à une dose minimale de 250 UI par voie intramusculaire, portée à 500 UI en cas de plaie à haut risque, de blessure datant de plus de 24 heures ou chez un adulte de plus de 80 kg.

  • Le tétanos est traité par métronidazole, de préférence, à 500 mg IV toutes les 8 heures pendant 7 à 10 jours, avec la pénicilline G à 5–10 M/J comme alternative.

  • Dans les diarrhées infectieuses, la réhydratation orale est l’essentiel du traitement des formes non sévères et apporte du sodium et des sucres.

Compléments

📌 Avant l’injection de sérothérapie antidiphtérique, un test de sensibilité de Besredka est réalisé; par voie IV, le sérum est dilué dans du sérum physiologique et perfusé sur 2 à 4 heures.

  • Le repos strict au lit est maintenu pendant 15 jours dans la diphtérie, avec surveillance clinique et recherche des complications.

  • En cas de myocardite diphtérique, un ECG est réalisé deux fois par jour à partir du 2e jour pour rechercher des anomalies électriques.

📌 L’isolement respiratoire d’un malade atteint de diphtérie est maintenu jusqu’à la fin de l’antibiothérapie et jusqu’à la négativation de deux prélèvements nasopharyngés réalisés à 24 heures d’intervalle.

  • Après guérison de la diphtérie, le patient est vacciné à J1, J3 et J15, car la maladie ne confère pas d’immunité; si une sérothérapie antidiphtérique a été administrée, la vaccination est réalisée 3 mois après.

  • Le traitement chirurgical de la porte d’entrée comprend :

    • Mise à plat
    • Débridement
    • Nettoyage
    • Désinfection à l’eau oxygénée
    • Excision des tissus nécrosés
  • La vaccination antitétanique est débutée avec le sérum, suivie d’une deuxième dose à 1 mois et d’une troisième dose à 1 an, car la maladie n’immunise pas.

  • Pour contrôler les spasmes du tétanos, le diazépam est le produit de choix à 15–100 mg/h, tandis que les curares sont utilisés dans les formes sévères.

  • Dans le syndrome dysautonomique du tétanos, le magnésium est administré à 4 g en bolus puis à 2–3 g/h en perfusion IV continue pour stabiliser le patient.

9. Traitement des diarrhées infectieuses

★ À maîtriser

📌 La réhydratation intraveineuse est indiquée si la déshydratation aiguë atteint au moins 10 %, en cas de vomissements, de signes de collapsus ou de troubles de la conscience.

  • En cas de réhydratation intraveineuse, 100 à 120 ml/kg sont administrés pendant les 6 premières heures.

📌 L’antibiothérapie n’est pas indiquée en première intention dans la majorité des diarrhées infectieuses, sauf en cas de diarrhée invasive, de terrain fragile ou de persistance ou aggravation au-delà de 3 jours.

  • Les traitements de première intention sont :
    • Salmonella : fluoroquinolone pendant 5 jours
    • Shigella : fluoroquinolone pendant 5 jours
    • Campylobacter : macrolide pendant 14 jours
    • Yersinia enterocolitica : doxycycline pendant 10 jours
    • Clostridium difficile : métronidazole pendant 10 jours
    • Vibrio cholerae : doxycycline pendant 3 jours

Compléments

  • Les alternatives sont :

    • Salmonella : Bactrim ou C3G
    • Shigella : Bactrim, C3G ou aminopénicilline
    • Campylobacter : fluoroquinolones
    • Yersinia enterocolitica : Bactrim ou fluoroquinolones
    • Clostridium difficile : vancomycine
    • Vibrio cholerae : Bactrim
  • Les antispasmodiques et les pansements adsorbants sont autorisés ; les antiémétiques ont peu d’intérêt si la réhydratation orale est possible, et les antipyrétiques peuvent être utilisés en cas de fièvre.

  • La réalimentation sélective privilégie les yaourts, le riz, les carottes cuites, les bananes et les pâtes, et évite les crudités, les fruits et les laitages.

10. Prise en charge de la coqueluche

★ À maîtriser

  • La coqueluche est hautement contagieuse et grave chez le nouveau-né.

  • L’érythromycine, macrolide de référence contre la coqueluche, est administrée pendant 14 jours à raison de 50 mg/kg/24 h chez l’enfant et de 2 g/24 h chez l’adulte.

  • Le schéma court d’azithromycine contre la coqueluche comprend une dose de charge à J1 de 10 mg/kg ou 500 mg, puis 5 mg/kg ou 250 mg par jour pendant 4 jours, soit 5 jours au total.

📌 Après le début d’une antibiothérapie efficace, le malade reste contagieux pendant 5 jours, ou 3 jours si le traitement est l’azithromycine ; sans traitement, il reste contagieux pendant 21 jours après le début de la toux.

📌 L’antibioprophylaxie par macrolide doit être donnée le plus tôt possible et au maximum 21 jours après le dernier contact ; elle cible notamment les nourrissons non ou mal vaccinés, les femmes enceintes et les parents de nourrissons non vaccinés.

Compléments

  • Les macrolides réduisent la contagiosité de la coqueluche, mais sont inefficaces sur les quintes déjà déclarées.

  • Chez le nourrisson atteint d’une forme grave, le soutien respiratoire associe une position demi-assise et une oxygénothérapie ; une intubation avec ventilation artificielle est indiquée si les quintes sont asphyxiantes.

📌 Les corticoïdes par voie générale peuvent être utilisés dans les formes sévères de coqueluche pour réduire l’intensité des quintes.

  • Les enfants en bas âge atteints de coqueluche sont hospitalisés et la maladie fait l’objet d’une déclaration obligatoire.

  • Un rattrapage vaccinal est indiqué chez les personnes non vaccinées, car la coqueluche n’est pas immunisante.

11. Prophylaxie après exposition à la rage

★ À maîtriser

  • Le traitement local d’une exposition à la rage comprend un lavage au savon de Marseille, un rinçage à l’eau sous jet pendant au moins 15 minutes, puis une désinfection ; la suture est évitée si possible et, si elle est indispensable, réalisée après infiltration d’immunoglobulines dans la plaie et après les soins locaux.

  • Après un contact de catégorie I — léchage sur peau saine sans blessure — aucun traitement antirabique n’est recommandé.

  • Après un contact de catégorie II — léchage sur peau lésée ou morsure ou griffure bénigne hors tête, extrémités et organes génitaux — la vaccination antirabique est commencée immédiatement.

  • Après un contact de catégorie III — morsure ou griffure de la face, tête, cou, mains, pieds ou organes génitaux, morsure profonde ou multiple, contamination des muqueuses ou morsure par un animal sauvage — des immunoglobulines et le vaccin sont administrés immédiatement.

  • La dose d’immunoglobulines antirabiques est de 20 UI/kg pour l’origine humaine et de 40 UI/kg pour l’origine équine ; une partie est infiltrée autour de la blessure et le reste est injecté par voie intramusculaire.

Compléments

  • La désinfection d’une plaie exposée à la rage comprend un rinçage à l’eau javellisée à 12°, puis l’application d’alcool à 70°, d’alcool iodé ou de polyvidone iodée ; une muqueuse est lavée abondamment à l’eau ou au sérum physiologique.

  • Après une exposition à la rage, une antibiothérapie préventive d’infection bactérienne par cycline ou amoxicilline-acide clavulanique est administrée pendant 5 à 10 jours, l’immunité antitétanique est vérifiée et l’animal mordeur est placé sous observation vétérinaire pendant 14 jours.

  • Le protocole vaccinal antirabique Essen prévoit une injection à J0, J3, J7, J14 et J28 et est obligatoire chez les personnes immunodéprimées avec immunoglobulines.

  • Le protocole vaccinal antirabique Zagreb prévoit deux injections en deux sites différents à J0, puis une injection à J7 et une à J21.

📌 Une morsure par un animal sauvage justifie une sérovaccination, tandis qu’une morsure de rongeur justifie une vaccination sans sérothérapie.

Astuce mémo

Laver, désinfecter, puis décider de la sérovaccination selon la catégorie.

12. Traitements des infections parasitaires

★ À maîtriser

📌 Les antiamibiens tissulaires agissent sur les formes végétatives dans les tissus, tandis que les antiamibiens de contact agissent sur les kystes dans le côlon.

  • L’amœbose colique aiguë de l’adulte est traitée par métronidazole par voie orale, 500 mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours, puis par un antiamibien de contact pendant 10 jours.

  • L’accès palustre simple est traité par artéméther-luméfantrine en comprimés dosés à 20/120 mg, à raison de 4 comprimés deux fois par jour pendant 3 jours.

📌 Le paludisme grave nécessite une prise en charge en unité de soins intensifs et un traitement dans les 24 heures.

  • Le traitement de choix du paludisme grave est l’artésunate injectable, de préférence intraveineux, à 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, puis une fois par jour jusqu’à la reprise orale ; il est relayé obligatoirement par artéméther-luméfantrine pendant 3 jours.

📌 Une toxoplasmose acquise en primo-infection chez un sujet immunocompétent ne nécessite pas de traitement et évolue en règle générale sans séquelles.

Compléments

  • Les molécules citées sont :

    • Tissulaires : métronidazole
    • Tissulaires : tinidazole
    • Tissulaires : ornidazole
    • Tissulaires : secnidazole
    • De contact : tiliquinol-tilbroquinol
    • De contact : paramomycine
  • L’amœbose colique aiguë de l’enfant est traitée par métronidazole à 30 mg/kg/j pendant 7 à 10 jours.

  • L’amœbome est traité par métronidazole oral à 1,5 à 2 g/j pendant 10 à 20 jours et nécessite une surveillance endoscopique.

  • L’amœbose hépatique non collectée est traitée comme la forme aiguë, par métronidazole pendant 7 à 10 jours puis par un antiamibien de contact pendant 10 jours.

  • L’amœbose hépatique avec abcès collecté est traitée par métronidazole intraveineux ou oral et par ponctions échoguidées.

  • L’amœbose pleuro-pulmonaire est traitée par métronidazole injectable ou oral à 1,5 à 2 g/j pendant 10 à 15 jours, avec drainage en cas de pleurésie ou de pyothorax.

  • Pour Plasmodium falciparum, le traitement spécifique indiqué est une dose unique de primaquine de 15 mg ou 10 mg pendant 1 jour.

  • Pour Plasmodium vivax et Plasmodium ovale, la primaquine est administrée à 0,25 mg/kg/j pendant 14 jours.

  • Pour Plasmodium malariae et Plasmodium knowlesi, aucune deuxième thérapie n’est indiquée après le traitement commun.

  • En alternative pour Plasmodium falciparum, la quinine est administrée à 8 mg/kg trois fois par jour pendant 7 jours.

13. Toxoplasmose et infection à VIH

★ À maîtriser

  • Chez l'immunodéprimé, la toxoplasmose cérébrale ou disséminée se traite par pyriméthamine (100 mg/j à J1 puis 50–75 mg/j) et sulfadiazine (4–6 g/j par voie orale), avec acide folinique ou Bactrim, pendant 6 semaines, puis par un traitement d’entretien.

📌 Le traitement antirétroviral doit être commencé immédiatement chez toute personne séropositive pour le VIH, quel que soit son taux de CD4.

  • Le traitement antirétroviral vise une charge virale inférieure à 50 copies/mL et une immunorestoration avec des CD4 supérieurs à 500/mm³.

  • La trithérapie antirétrovirale de première ligne associe deux INTI, par exemple ténofovir-emtricitabine (Truvada) ou abacavir-lamivudine (Kivexa), à un inhibiteur de l’intégrase tel que le dolutégravir ou le raltégravir.

Compléments

  • La choriorétinite chez l'immunodéprimé se traite comme les autres formes de toxoplasmose de l’immunodéprimé, avec ajout de prednisone à 1 mg/kg/j pendant 6 semaines.

📌 Chez une personne séropositive pour le VIH dont le taux de CD4 est inférieur à 200, la prophylaxie de la toxoplasmose repose sur un comprimé de cotrimoxazole par jour.

  • Les inhibiteurs de protéase potentialisés par le ritonavir, comme lopinavir/ritonavir ou atazanavir/ritonavir, sont utilisés en cas de résistance ou de comorbidité.

  • Les infections opportunistes surviennent lors d’un déficit profond de l’immunité cellulaire.

  • La pneumocystose lorsque les CD4 sont inférieurs à 200 se traite par TMP-SMX (cotrimoxazole) à forte dose pendant 21 jours.

  • La tuberculose lorsque les CD4 sont inférieurs à 400 se traite par rifampicine, isoniazide, pyrazinamide et éthambutol pendant 2 mois, puis par rifampicine et isoniazide pendant 4 mois, avec ajustement nécessaire du traitement antirétroviral.

  • La candidose œsophagienne lorsque les CD4 sont inférieurs à 200 se traite par fluconazole pendant 14 à 21 jours.

  • La rétinite à CMV se traite par ganciclovir intraveineux.

  • La PrEP repose sur le ténofovir et l’emtricitabine, pris quotidiennement ou à la demande.

📌 Après une exposition au VIH, une trithérapie de prophylaxie post-exposition doit débuter dans les 48 heures et être prise pendant 28 jours.

14. Rubéole et grossesse

Notions clés & Définitions

  • Rubéole : Maladie virale contagieuse et immunisante, généralement bénigne chez l’enfant et l’adulte, mais grave sous sa forme congénitale.
  • Mononucléose infectieuse : Due au virus Epstein-Barr, un herpèsvirus, et généralement bénigne, mais pouvant entraîner des complications graves comme une rupture de rate ou des atteintes neurologiques et cardiaques.

★ À maîtriser

  • La rubéole ne dispose pas de traitement spécifique et sa prise en charge curative est uniquement symptomatique.

📌 La sérologie de la rubéole est systématique au début de la grossesse ; si la femme enceinte est séronégative, elle est contrôlée à 18–20 SA et une vaccination est prévue après l’accouchement.

  • Dans les formes communes de mononucléose infectieuse, la prise en charge est symptomatique et comprend le repos strict en phase aiguë, l’arrêt du sport et des antiseptiques pharyngés, nasaux et oculaires.

Compléments

  • Le diagnostic de rubéole est orienté par la clinique, mais la certitude diagnostique repose sur la sérologie, surtout chez la femme enceinte.

📌 En cas de primo-infection rubéolique pendant la grossesse, une amniocentèse est réalisée si la grossesse est à moins de 18 SA, 5 semaines après l’infection, avec échographie mensuelle ; une interruption médicale de grossesse est possible avant 13 SA.

  • Le vaccin contre la rubéole est un vaccin vivant atténué administré par voie sous-cutanée, avec 95 % de séroconversion en 2 à 4 semaines.

  • Le vaccin ROR est introduit dans le Programme Élargi de Vaccination depuis 2015 et comporte deux doses, à 11 mois et à 18 mois.

  • Le vaccin contre la rubéole est contre-indiqué pendant la grossesse et en cas d’immunodépression.

  • Les antibiotiques sont inutiles dans les formes communes de mononucléose infectieuse, et les pénicillines A sont à proscrire car elles provoquent une éruption cutanée dans 90 % des cas au 9e–11e jour, sans constituer une véritable allergie aux pénicillines A.

  • Une corticothérapie est indiquée en cas de tuméfaction amygdalienne ou d’œdème pharyngé gênant la respiration ou la déglutition, ainsi que pour certaines complications hématologiques, neurologiques ou cardiaques.

  • Le protocole de corticothérapie de la mononucléose compliquée est la prednisone à 1 mg/kg/j par voie orale pendant 10 jours.

  • Il n’existe pas de vaccin ni d’immunoglobulines spécifiques contre le virus Epstein-Barr ; la prévention repose sur les règles d’hygiène et la sélection de donneurs de tissus ou d’organes séronégatifs.

15. Varicelle et zona

★ À maîtriser

  • Le VZV, ou HHV3, est un alphaherpesvirus qui provoque la varicelle lors de la primo-infection et le zona lors de sa réactivation.

  • Dans la varicelle commune de l’enfant immunocompétent, l’aspirine et les AINS sont contre-indiqués en raison du risque de syndrome de Reye ; les soins comprennent des antihistaminiques contre le prurit, des bains quotidiens et des ongles coupés et propres, sans topiques locaux.

  • Chez un patient immunocompétent atteint de zona, le traitement antiviral doit débuter avant la 72e heure de la phase éruptive.

Compléments

📌 L’aciclovir est réservé à la varicelle à risque, notamment chez l’immunodéprimé, la femme enceinte, le nouveau-né et l’adulte ; chez le nouveau-né, le risque est particulièrement signalé si la mère a contracté la varicelle 5 jours avant ou 2 jours après l’accouchement.

  • Le protocole d’aciclovir injectable pour une varicelle à risque est de 10 à 15 mg/kg toutes les 8 heures pendant 7 à 10 jours.

  • Une surinfection bactérienne de la varicelle, telle qu’une cellulite ou une fasciite, se traite par un antibiotique antistaphylococcique ; l’éviction scolaire et l’isolement strict en milieu hospitalier sont préconisés.

  • Pour un zona ophtalmique, les traitements proposés pendant 7 jours sont l’aciclovir oral à 800 mg, 5 comprimés par jour, ou le valaciclovir oral à 1 g trois fois par jour.

  • Chez les patients de plus de 50 ans ou présentant des facteurs de risque d’algies post-zostériennes, le traitement proposé pendant 7 jours est le valaciclovir à 1 g trois fois par jour ou le famciclovir à 500 mg trois fois par jour.

  • Chez un patient immunodéprimé atteint de zona, l’aciclovir injectable est utilisé par voie intraveineuse, sans posologie précisée.

  • Les soins locaux du zona comprennent des douches quotidiennes au savon dermatologique et de la chlorhexidine aqueuse pour prévenir la surinfection, tandis que le talc, les crèmes, les pommades, les gels, les antibiotiques locaux et l’aciclovir local sont à éviter.

  • Les algies post-zostériennes peuvent être traitées par amitriptyline à 75 mg/j, carbamazépine à 400–1 200 mg/j ou gabapentine.

📌 Le vaccin vivant atténué Zostavax est indiqué chez les sujets immunocompétents âgés d’au moins 50 ans pour prévenir le zona et les algies post-zostériennes, mais il est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées et n’est pas disponible en Algérie.

Tableaux de synthèse

Réhydratation du choléra selon la gravité

État cliniquePertesVoie et soluté
DH légère ou modérée2–9 %Voie orale avec SRO
DH sévère, choc ou vomissements incoercibles10–20 %Voie IV avec Ringer Lactate

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1. Une patiente présente des signes cliniques évocateurs d’une méningo-encéphalite herpétique, mais son LCR et son scanner sont initialement normaux. Quelle conduite thérapeutique faut-il adopter ?

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Que faire immédiatement devant une suspicion clinique de méningo-encéphalite herpétique ?

Commencer l’aciclovir sans attendre, même si le LCR ou le scanner est initialement normal.

Quelle dose d’aciclovir traite la méningo-encéphalite herpétique ?

10 mg/kg par prise, trois fois par jour en perfusion IV pendant 14 jours.

Quel schéma antibacillaire traite la méningite tuberculeuse ?

Le schéma 2 ERHZ + 7 RH, associé à la prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines.

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