QCM : Prise en charge des infections (58 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une patiente présente des signes cliniques évocateurs d’une méningo-encéphalite herpétique, mais son LCR et son scanner sont initialement normaux. Quelle conduite thérapeutique faut-il adopter ?

Répéter d’abord le LCR avant de traiter
Commencer l’aciclovir seulement après des convulsions
Commencer l’aciclovir sans attendre
Attendre qu’une anomalie apparaisse au scanner

Commencer l’aciclovir sans attendre

Explication

La suspicion clinique de méningo-encéphalite herpétique impose de commencer l’aciclovir sans délai, même si les examens initiaux sont normaux. Attendre le LCR ou le scanner retarde à tort le traitement, et les convulsions ne sont pas un préalable.

2. Pour traiter une méningo-encéphalite herpétique chez un patient de 60 kg, quelle prescription correspond au schéma recommandé ?

600 mg par prise, trois prises orales par jour pendant 14 jours
600 mg par jour, en une perfusion IV pendant 14 jours
600 mg par prise, deux perfusions IV par jour pendant 14 jours
600 mg par prise, trois perfusions IV par jour pendant 14 jours

600 mg par prise, trois perfusions IV par jour pendant 14 jours

Explication

La dose est de 10 mg/kg par prise, soit 600 mg pour 60 kg, trois fois par jour en perfusion IV pendant 14 jours. Une dose quotidienne unique confond la dose par prise avec la dose journalière, tandis que deux prises ou la voie orale ne respectent pas le schéma indiqué.

3. Un patient atteint de méningite tuberculeuse débute le traitement de fond. Quel schéma associe correctement les médicaments antibacillaires et la corticothérapie ?

2 ERHZ puis 7 RH, sans corticothérapie associée
2 ERHZ puis 7 RH, avec prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines
2 RH puis 7 ERHZ, avec prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines
2 ERHZ puis 7 RH, avec prednisone à 2 mg/kg/j pendant 9 mois

2 ERHZ puis 7 RH, avec prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines

Explication

Le traitement associe le schéma antibacillaire 2 ERHZ + 7 RH à la prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines. Inverser les phases modifie le schéma, omettre la prednisone néglige la corticothérapie associée, et la prolonger 9 mois confond sa durée avec celle des antibacillaires.

4. Le LCR d’un patient atteint de méningite à liquide clair montre une prédominance lymphocytaire, une hypoglycorachie et une protéinorachie à 1,4 g/l. Quelle étiologie faut-il envisager ?

Une borréliose de Lyme
Une méningite à Listeria
Une méningite virale bénigne
Une méningite à méningocoque

Une méningite à Listeria

Explication

Une méningite à Listeria est à envisager devant une MLC lymphocytaire associée à une hypoglycorachie et à une protéinorachie supérieure à 1 g/l. La méningite virale bénigne ne correspond pas à ce profil, et les autres choix ne rendent pas compte de cette association de signes.

5. Un patient présente une fièvre accompagnée d’un purpura. Quelle priorité s’impose dans la prise en charge ?

Attendre la confirmation microbiologique
Surveiller le purpura avant de décider du traitement
Attendre des signes méningés avant de traiter
Instaurer le traitement en urgence

Instaurer le traitement en urgence

Explication

Tout purpura fébrile est considéré comme fulminant et impose l’instauration urgente du traitement. Attendre une confirmation, une évolution du purpura ou des signes méningés retarderait la prise en charge requise.

6. Quel principe décrit le mieux l’antibiothérapie curative d’une méningococcie ?

Un antibiotique actif sur le méningocoque, à forte dose IV, traversant la barrière méningée, généralement pendant 14 jours
Un antibiotique actif sur le méningocoque, à forte dose IV, traversant la barrière méningée, généralement pendant 7 jours
Un antibiotique actif sur le méningocoque, à faible dose IV, traversant la barrière méningée, généralement pendant 7 jours
Un antibiotique actif sur le méningocoque, à forte dose orale, traversant la barrière méningée, généralement pendant 7 jours

Un antibiotique actif sur le méningocoque, à forte dose IV, traversant la barrière méningée, généralement pendant 7 jours

Explication

Le traitement curatif repose généralement sur 7 jours d’antibiotiques actifs contre le méningocoque, administrés à forte dose par voie IV et capables de traverser la barrière méningée. Une faible dose, la voie orale ou une durée de 14 jours ne correspond pas à ce principe.

7. Chez un patient suspect de méningite à pneumocoque, le LCR prélevé apparaît trouble. Quand faut-il commencer l’antibiothérapie ?

Dès la constatation du LCR trouble
Après l’identification du pneumocoque
Seulement après l’apparition de signes de gravité
Après avoir constaté une aggravation clinique

Dès la constatation du LCR trouble

Explication

En cas de méningite à pneumocoque, l’antibiothérapie doit être initiée dès que le LCR trouble est constaté. Attendre l’identification microbiologique, des signes de gravité ou une aggravation retarde le traitement indiqué.

8. Un patient atteint de méningite à pneumocoque présente des signes de gravité. Quel schéma antibiotique initial convient ?

Une C3G aux doses prévues, associée à la vancomycine à 40–60 mg/kg/j en une perfusion courte
Une C3G aux doses prévues, associée à la vancomycine à 40–60 mg/kg/j en quatre perfusions d’au moins une heure
Une C3G aux doses prévues en monothérapie
La vancomycine à 40–60 mg/kg/j en quatre perfusions d’au moins une heure, sans C3G

Une C3G aux doses prévues, associée à la vancomycine à 40–60 mg/kg/j en quatre perfusions d’au moins une heure

Explication

En présence de signes de gravité, le traitement associe une C3G aux doses prévues à la vancomycine à 40–60 mg/kg/j en quatre perfusions d’au moins une heure. La monothérapie par C3G concerne les formes sans gravité; la vancomycine seule omet la C3G, et une perfusion courte ne respecte pas la durée minimale indiquée.

9. Un prélèvement met en évidence un staphylocoque sensible à la méticilline dans une infection communautaire. Que signifie cette sensibilité dans l’abréviation utilisée ?

SAMR
SARM
SAG
SAMS

SAMS

Explication

SAMS signifie « staphylocoque aureus sensible à la méticilline » ; SAMR désigne une résistance à la méticilline, tandis que le contexte nosocomial ne définit pas à lui seul la sensibilité.

10. Avant l’antibiogramme, un patient présente une infection staphylococcique présumée communautaire à SAMS. Quel traitement probabiliste correspond à cette situation ?

Amoxicilline et gentamicine
Oxacilline et gentamicine
Oxacilline seule
Vancomycine et amikacine

Oxacilline et gentamicine

Explication

Pour une infection communautaire présumée à SAMS avant l’antibiogramme, le schéma associe l’oxacilline à la gentamicine. La vancomycine et l’amikacine correspondent au contexte nosocomial présumé SAMR, tandis que l’oxacilline seule omet l’association prévue.

11. Quelle caractéristique définit l’érysipèle, ou DHBNN, parmi les infections cutanées bactériennes aiguës ?

Une fasciite nécrosante principalement due au staphylocoque doré
Une infection cutanée aiguë nécrosante principalement due aux entérobactéries
Une infection chronique dont le diagnostic repose sur une biopsie
Une dermohypodermite aiguë non nécrosante, généralement due au streptocoque β-hémolytique du groupe A

Une dermohypodermite aiguë non nécrosante, généralement due au streptocoque β-hémolytique du groupe A

Explication

L’érysipèle est une dermohypodermite bactérienne aiguë non nécrosante, diagnostiquée cliniquement, dont l’agent causal principal est le streptocoque β-hémolytique du groupe A. La fasciite nécrosante désigne la forme nécrosante, et le staphylocoque n’est pas l’agent principal indiqué ici.

12. Un adulte atteint d’érysipèle sans allergie aux pénicillines reçoit le traitement ambulatoire de première intention. Quel schéma posologique est indiqué ?

Clindamycine per os à 600 mg trois fois par jour pendant 7 jours
Amoxicilline per os à 50 mg/kg/j en deux prises pendant 14 jours
Amoxicilline per os à 50 mg/kg/j en trois prises pendant 7 jours
Oxacilline IV à 200–300 mg/kg/j pendant 4 à 6 semaines

Amoxicilline per os à 50 mg/kg/j en trois prises pendant 7 jours

Explication

Le traitement de première intention de l’érysipèle est l’amoxicilline per os à 50 mg/kg/j, répartie en trois prises pendant 7 jours. L’oxacilline pendant plusieurs semaines concerne une infection staphylococcique, tandis que la clindamycine est une alternative et non le schéma de première intention demandé.

13. Une patiente présente une dermohypodermite aiguë nécrosante. Quel principe doit guider le choix initial de l’antibiothérapie ?

Une antibiothérapie probabiliste parentérale à fortes doses IV, adaptée à la localisation
Une antibiothérapie orale ciblée après identification de la bactérie
Une antibiothérapie locale débutée après le débridement
Une antibiothérapie probabiliste IV à faible dose, identique quelle que soit la localisation

Une antibiothérapie probabiliste parentérale à fortes doses IV, adaptée à la localisation

Explication

Dans une dermohypodermite nécrosante, l’antibiothérapie est probabiliste, parentérale, administrée à fortes doses IV et adaptée à la localisation pour couvrir les bactéries possibles. Attendre l’identification retarde le traitement, et un schéma oral ou indépendant de la localisation ne suit pas ce principe.

14. Une infection nécrosante touche un membre. Quel schéma antibiotique est proposé, et quel est le rôle particulier de la clindamycine ?

Amoxicilline-acide clavulanique et clindamycine, pour inclure l’effet antitoxinique de cette dernière
Pipéracilline-tazobactam et métronidazole, pour inclure l’effet anti-Clostridium de ce dernier
Amoxicilline-acide clavulanique et vancomycine, pour inclure l’effet antitoxinique de cette dernière
Pénicilline M et aminoside, pour inclure l’effet antitoxinique de l’aminoside

Amoxicilline-acide clavulanique et clindamycine, pour inclure l’effet antitoxinique de cette dernière

Explication

Pour une atteinte nécrosante des membres ou cervico-faciale, le schéma associe amoxicilline-acide clavulanique et clindamycine, cette dernière étant choisie pour son effet antitoxinique. Le métronidazole du schéma abdominal agit contre les bactéries du genre Clostridium, tandis que la vancomycine et l’aminoside n’ont pas le rôle antitoxinique indiqué.

15. Chez un patient en sepsis, l’hypotension persiste malgré le remplissage initial par cristalloïdes. Quel vasopresseur faut-il utiliser en première intention ?

La noradrénaline
Les cristalloïdes
L’adrénaline
La vasopressine

La noradrénaline

Explication

La réanimation initiale commence par un remplissage avec des cristalloïdes ; si l’hypotension persiste, la noradrénaline est le vasopresseur de première intention. L’adrénaline et la vasopressine sont des options de seconde ligne, et les cristalloïdes constituent le remplissage plutôt qu’un vasopresseur.

16. Un patient présente un sepsis et les prélèvements bactériologiques peuvent être réalisés immédiatement. Quelle séquence de prise en charge antibiotique convient ?

Commencer une antibiothérapie simple à spectre étroit, puis prélever après stabilisation
Prélever, commencer rapidement une antibiothérapie double bactéricide, synergique, à forte dose et à large spectre, puis la réévaluer à 48–72 heures
Prélever, attendre les résultats, puis commencer une antibiothérapie double à forte dose
Prélever, commencer rapidement une antibiothérapie double à large spectre, puis maintenir le même traitement sans réévaluation

Prélever, commencer rapidement une antibiothérapie double bactéricide, synergique, à forte dose et à large spectre, puis la réévaluer à 48–72 heures

Explication

Les prélèvements bactériologiques précèdent le début d’une antibiothérapie initiale précoce, double, bactéricide, synergique, à forte dose et à large spectre ; le traitement est réévalué à 48–72 heures pour être davantage ciblé. Commencer avant les prélèvements inverse la séquence, attendre les résultats retarde le traitement, et l’absence de réévaluation va à l’encontre de cette stratégie.

17. Un patient hospitalisé pour choléra est pris en charge dans le service. Quelle démarche correspond à la prise en charge initiale après son hospitalisation ?

L’isoler, évaluer ses pertes sur un lit de cholérique, le déclarer, prélever ses selles et commencer rapidement la réhydratation
L’isoler, le déclarer et attendre les résultats des selles avant d’évaluer ses pertes et de le réhydrater
Le placer sur un lit de cholérique et prélever ses selles, sans isolement ni déclaration du cas
L’isoler et le réhydrater rapidement, puis effectuer les prélèvements et la déclaration après la guérison

L’isoler, évaluer ses pertes sur un lit de cholérique, le déclarer, prélever ses selles et commencer rapidement la réhydratation

Explication

La prise en charge après hospitalisation associe isolement entérique, lit de cholérique pour mesurer les pertes, déclaration obligatoire, prélèvements de selles et réhydratation rapide. Attendre les résultats retarde la réhydratation, tandis qu’omettre l’isolement ou la déclaration néglige des étapes prévues.

18. Un patient atteint de choléra présente une déshydratation sévère avec des pertes estimées à 12 %. Quelle réhydratation faut-il choisir ?

Une réhydratation orale par solution de réhydratation orale
Une réhydratation intraveineuse par sérum salé isotonique
Une réhydratation orale par eau salée et sucrée
Une réhydratation intraveineuse par Ringer Lactate

Une réhydratation intraveineuse par Ringer Lactate

Explication

Des pertes de 10 à 20 % correspondent à une déshydratation sévère et justifient une réhydratation IV par Ringer Lactate. La voie orale par SRO correspond aux pertes légères ou modérées, de 2 à 9 %; le sérum salé isotonique ne correspond pas au protocole indiqué ici.

19. Un patient en choc cholérique reçoit le protocole IV d’attaque. À quel rythme doivent être administrés les trois premiers litres avant la reprise de la voie orale dès que possible ?

Premier litre en 20 minutes, deuxième en 10 minutes, troisième en 2 à 3 heures
Premier litre en 10 minutes, deuxième en 20 minutes, troisième en 2 à 3 heures
Premier litre en 10 minutes, deuxième en 20 minutes, troisième après la reprise orale
Premier litre en 10 minutes, deuxième en 2 à 3 heures, troisième en 20 minutes

Premier litre en 10 minutes, deuxième en 20 minutes, troisième en 2 à 3 heures

Explication

Le protocole d’attaque prévoit le premier litre en 10 minutes, le deuxième en 20 minutes et le troisième en 2 à 3 heures, puis la reprise orale dès que possible. Inverser les deux premières durées ou accélérer le troisième litre modifie le protocole.

20. Un adulte atteint de fièvre typhoïde reçoit le traitement prolongé de première intention par cotrimoxazole. Quelle prescription correspond à la posologie indiquée ?

Deux comprimés contenant chacun SMX 400 mg et TMP 80 mg, deux fois par jour pendant 14 jours
Deux comprimés contenant chacun SMX 400 mg et TMP 80 mg, une fois par jour pendant 14 jours
Deux comprimés contenant chacun SMX 80 mg et TMP 400 mg, deux fois par jour pendant 14 jours
Un comprimé contenant SMX 400 mg et TMP 80 mg, deux fois par jour pendant 14 jours

Deux comprimés contenant chacun SMX 400 mg et TMP 80 mg, deux fois par jour pendant 14 jours

Explication

La posologie adulte est de deux comprimés contenant chacun SMX 400 mg et TMP 80 mg, deux fois par jour, pendant 14 jours. Un seul comprimé par prise réduit la dose, tandis que l’inversion des composants ou une prise quotidienne ne respecte pas le schéma indiqué.

21. Un adulte atteint de fièvre boutonneuse méditerranéenne peut recevoir de la doxycycline. Quel schéma de première ligne convient ?

Doxycycline 200 mg par jour, en une prise ou deux prises de 100 mg, pendant 5 à 7 jours ou jusqu’à 5 jours après l’apyrexie
Doxycycline 100 mg par jour, en une prise ou deux prises, pendant 5 à 7 jours ou jusqu’à 2 jours après l’apyrexie
Doxycycline 200 mg par jour, en une prise ou deux prises de 100 mg, pendant 8 jours
Doxycycline 200 mg par jour, en une prise ou deux prises de 100 mg, pendant 5 à 7 jours ou jusqu’à 2 jours après l’apyrexie

Doxycycline 200 mg par jour, en une prise ou deux prises de 100 mg, pendant 5 à 7 jours ou jusqu’à 2 jours après l’apyrexie

Explication

La doxycycline est prescrite à 200 mg par jour, en une prise ou en deux prises de 100 mg, pendant 5 à 7 jours ou jusqu’à deux jours après l’apyrexie. Une dose quotidienne de 100 mg est insuffisante, et la durée de huit jours correspond aux schémas de josamycine dans certains cas particuliers.

22. Un enfant de 7 ans atteint de fièvre boutonneuse méditerranéenne présente une contre-indication à la doxycycline. Quel traitement de remplacement est indiqué ?

Josamycine à 50 mg/kg/jour en deux prises pendant 5 à 7 jours
Josamycine à 3 g/jour en deux prises pendant 8 jours
Josamycine à 50 mg/kg/jour en deux prises pendant 8 jours
Doxycycline à 200 mg/jour en deux prises pendant 8 jours

Josamycine à 50 mg/kg/jour en deux prises pendant 8 jours

Explication

Chez l’enfant de moins de 8 ans avec une contre-indication à la doxycycline, le schéma prévu est la josamycine à 50 mg/kg/jour en deux prises pendant huit jours. La dose de 3 g/jour est celle indiquée pour la femme enceinte, tandis que la doxycycline reste contre-indiquée dans la situation décrite.

23. Une femme enceinte atteinte de fièvre boutonneuse méditerranéenne ne peut pas recevoir de doxycycline. Quelle prescription de josamycine correspond à son cas ?

50 mg/kg par jour en deux prises pendant 8 jours
3 g par jour en deux prises pendant 5 à 7 jours
3 g par jour en deux prises pendant 8 jours
3 g par jour en une prise pendant 8 jours

3 g par jour en deux prises pendant 8 jours

Explication

En cas de contre-indication à la doxycycline pendant la grossesse, la josamycine est administrée à 3 g par jour en deux prises pendant huit jours. La dose de 50 mg/kg/jour concerne l’enfant de moins de 8 ans, et les autres choix modifient la durée ou le rythme d’administration.

24. Un patient atteint de brucellose aiguë reçoit une seule molécule pendant cinq semaines. Quelle modification respecte les principes de traitement de la brucellose ?

Associer au moins deux molécules pendant au moins six semaines
Poursuivre une seule molécule pendant au moins six semaines
Associer deux molécules pendant quatre semaines
Associer deux molécules pendant trois mois dans toute forme

Associer au moins deux molécules pendant au moins six semaines

Explication

Le traitement de la brucellose associe au moins deux molécules et dure au moins six semaines. Une monothérapie ne respecte pas l’association requise, quatre semaines sont trop courtes, et trois mois correspondent à la forme ostéo-articulaire.

25. Un adulte présente une brucellose aiguë septicémique sans localisation particulière. Quel schéma antibiotique correspond au traitement indiqué ?

Doxycycline 600–900 mg/j et rifampicine 200 mg/j, par voie orale, pendant six semaines
Doxycycline 200 mg/j et rifampicine 600–900 mg/j, par voie orale, pendant six semaines
Doxycycline 200 mg/j et amoxicilline 100 mg/kg/j, par voie orale, pendant six semaines
Doxycycline 200 mg/j et rifampicine 600–900 mg/j, par voie orale, pendant trois mois

Doxycycline 200 mg/j et rifampicine 600–900 mg/j, par voie orale, pendant six semaines

Explication

La forme aiguë septicémique se traite par doxycycline à 200 mg/j et rifampicine à 600–900 mg/j, en une prise orale quotidienne pour chaque molécule, pendant six semaines. Inverser les posologies ou substituer l’amoxicilline modifie le schéma, tandis que trois mois correspondent à la forme ostéo-articulaire.

26. Une brucellose entraîne une atteinte ostéo-articulaire. Quelle durée faut-il prévoir pour l’association doxycycline-rifampicine ?

Sept à dix jours
Trois mois
Six mois
Six semaines

Trois mois

Explication

La brucellose ostéo-articulaire nécessite doxycycline et rifampicine pendant trois mois. Six semaines est la durée de la forme aiguë septicémique, tandis que six mois concerne la neurobrucellose.

27. Une personne consulte au troisième jour d’une leptospirose suspectée et une antibiothérapie est envisagée. Quand est-elle la plus efficace si elle est commencée ?

Avant le quatrième jour d’évolution
À la fin de la période symptomatique
Après sept à dix jours d’évolution
À partir du quatrième jour d’évolution

Avant le quatrième jour d’évolution

Explication

L’antibiothérapie de la leptospirose est plus efficace lorsqu’elle débute précocement, avant le quatrième jour. Attendre ce seuil ou la fin des symptômes retarde le traitement, et sept à dix jours désigne une durée de traitement, non un délai de début.

28. Un patient présente des signes fortement évocateurs de diphtérie, mais les résultats biologiques ne sont pas encore disponibles. Quelle conduite adopter pour la sérothérapie antidiphtérique ?

L’administrer après confirmation biologique
L’administrer dès la forte suspicion clinique
L’administrer seulement après une aggravation clinique
La différer jusqu’à la fin de l’antibiothérapie

L’administrer dès la forte suspicion clinique

Explication

La sérothérapie antidiphtérique doit être administrée dès une forte suspicion clinique, sans attendre les résultats biologiques. Attendre la confirmation, une aggravation ou la fin de l’antibiothérapie retarde la neutralisation de la toxine.

29. Chez un patient atteint de diphtérie, quelle cible est neutralisée par la sérothérapie antidiphtérique ?

Les bactéries présentes dans le sang
La mémoire immunitaire contre la diphtérie
La toxine circulante
Le foyer bactérien toxinogène

La toxine circulante

Explication

La sérothérapie antidiphtérique neutralise la toxine circulante. L’éradication du foyer bactérien relève de l’antibiothérapie, tandis que la mémoire immunitaire est liée à la vaccination.

30. Un patient présente une diphtérie sous forme nasopharyngée. Quelle dose de sérothérapie antidiphtérique convient ?

De 40 000 à 60 000 UI
De 250 à 500 UI
De 80 000 à 100 000 UI
De 20 000 à 40 000 UI

De 40 000 à 60 000 UI

Explication

La forme nasopharyngée nécessite une dose de 40 000 à 60 000 UI. La dose de 20 000 à 40 000 UI concerne les formes pharyngées ou laryngées précoces, et 80 000 à 100 000 UI les formes extensives ou évoluant depuis plus de 72 heures.

31. Un patient vient de recevoir un diagnostic de tétanos. Quelle prise en charge initiale s’impose en raison du risque respiratoire ?

L’admettre en soins intensifs après une détresse respiratoire
Le traiter en ambulatoire avec une réévaluation ultérieure
L’hospitaliser en soins intensifs dès le diagnostic
Le surveiller en service conventionnel dès le diagnostic

L’hospitaliser en soins intensifs dès le diagnostic

Explication

Le tétanos impose l’hospitalisation en soins intensifs dès le diagnostic, car l’atteinte des muscles respiratoires peut engager le pronostic vital. Attendre une détresse respiratoire retarde une prise en charge urgente, et un service conventionnel ou des soins ambulatoires ne répondent pas à cette exigence.

32. Un enfant atteint de diarrhée aiguë présente des signes de collapsus, mais sa déshydratation est estimée à 8 %. Quelle voie de réhydratation est indiquée ?

La voie sous-cutanée
La voie intraveineuse
La voie orale
La voie intramusculaire

La voie intraveineuse

Explication

Les signes de collapsus justifient une réhydratation intraveineuse, même si la déshydratation est inférieure à 10 %. La voie orale néglige ce signe de gravité, tandis que les voies intramusculaire et sous-cutanée ne sont pas les voies indiquées.

33. Un nourrisson de 8 kg doit recevoir une réhydratation intraveineuse selon le schéma initial. Quel volume est prévu pour les 6 premières heures ?

De 100 à 120 ml
De 800 à 960 ml
De 1 600 à 1 920 ml
De 133 à 160 ml

De 800 à 960 ml

Explication

Le schéma prévoit 100 à 120 ml/kg pendant les 6 premières heures ; pour 8 kg, cela donne 8×100=8008 \times 100 = 800 à 8×120=9608 \times 120 = 960 ml. Les valeurs de 100 à 120 ml omettent le poids, et les volumes doublés ou horaires appliquent incorrectement la quantité ou la durée.

34. Un adulte sans terrain fragile présente une diarrhée infectieuse non invasive qui persiste au-delà de 3 jours. Quelle conduite concernant l’antibiothérapie est indiquée ?

Écarter l’antibiothérapie puisque la diarrhée n’est pas invasive
Prescrire d’emblée une antibiothérapie pour toute diarrhée infectieuse
Envisager une antibiothérapie en raison de la persistance
Attendre l’apparition d’un terrain fragile avant de la considérer

Envisager une antibiothérapie en raison de la persistance

Explication

Une persistance au-delà de 3 jours fait partie des situations où l’antibiothérapie peut être indiquée, même sans diarrhée invasive ni terrain fragile. L’absence de caractère invasif n’exclut donc pas le traitement, et l’antibiothérapie n’est pas systématique d’emblée.

35. Une diarrhée infectieuse est attribuée à Campylobacter. Quel traitement antibiotique de première intention et quelle durée correspondent à ce germe ?

Une fluoroquinolone pendant 5 jours
Un macrolide pendant 14 jours
Une doxycycline pendant 10 jours
Une doxycycline pendant 3 jours

Un macrolide pendant 14 jours

Explication

Le traitement de première intention indiqué pour Campylobacter est un macrolide pendant 14 jours. La fluoroquinolone pendant 5 jours correspond à Salmonella ou Shigella, tandis que les durées de doxycycline données concernent Yersinia ou Vibrio cholerae.

36. Quelle caractéristique justifie une vigilance particulière face à la coqueluche chez le nouveau-né ?

Elle devient grave chez le nouveau-né seulement après une vaccination complète
Elle est hautement contagieuse et grave chez le nouveau-né
Elle est contagieuse, mais sa gravité concerne surtout les adultes
Elle est grave chez l’adulte mais peu contagieuse chez le nouveau-né

Elle est hautement contagieuse et grave chez le nouveau-né

Explication

La coqueluche est hautement contagieuse et grave chez le nouveau-né, ce qui justifie une vigilance particulière dans cette population. Les réponses qui déplacent la gravité vers l’adulte ou la dissocient du risque néonatal ne correspondent pas à cette caractéristique.

37. Un enfant de 12 kg reçoit de l’érythromycine pour une coqueluche. Quelle dose quotidienne et quelle durée correspondent au schéma de référence ?

2 g par jour pendant 14 jours
600 mg par jour pendant 5 jours
600 mg par jour pendant 14 jours
120 mg par jour pendant 5 jours

600 mg par jour pendant 14 jours

Explication

La dose pédiatrique d’érythromycine est de 50 mg/kg/24 h pendant 14 jours ; pour 12 kg, 50×12=60050 \times 12 = 600 mg par jour. La dose fixe de 2 g correspond à l’adulte, tandis que le schéma de 5 jours est celui de l’azithromycine.

38. Un malade traité efficacement contre la coqueluche reçoit de l’azithromycine. Après combien de jours d’antibiothérapie n’est-il en principe plus considéré comme contagieux ?

Après 14 jours
Après 3 jours
Après 5 jours
Après 21 jours

Après 3 jours

Explication

Avec une antibiothérapie efficace par azithromycine, la contagiosité persiste pendant 3 jours après le début du traitement. Le délai de 5 jours concerne les autres traitements efficaces, celui de 21 jours l’absence de traitement, et 14 jours est la durée de l’érythromycine.

39. Une femme enceinte a eu son dernier contact avec un cas de coqueluche il y a 18 jours. Quelle mesure prophylactique correspond à la conduite recommandée ?

Ne pas proposer de prophylaxie puisque le contact date de plus de 14 jours
Réserver l’antibioprophylaxie aux nourrissons non ou mal vaccinés
Attendre l’apparition de symptômes avant d’envisager un macrolide
Administrer rapidement une antibioprophylaxie par macrolide

Administrer rapidement une antibioprophylaxie par macrolide

Explication

La prophylaxie par macrolide doit être donnée le plus tôt possible et au maximum 21 jours après le dernier contact ; les femmes enceintes font partie des personnes ciblées. Attendre les symptômes confond prophylaxie et traitement curatif, et 18 jours reste dans le délai prévu.

40. Après une morsure, quelle séquence de soins locaux faut-il appliquer avant une éventuelle suture ?

Rinçage sous jet pendant au moins 15 minutes, puis suture, savon de Marseille et désinfection ; immunoglobulines injectées après fermeture
Savon de Marseille, désinfection, puis rinçage sous jet pendant au moins 15 minutes ; suture réalisée avant l’infiltration des immunoglobulines
Savon de Marseille, rinçage sous jet pendant au moins 15 minutes, puis désinfection ; suture évitée ou réalisée après infiltration des immunoglobulines et soins locaux
Savon de Marseille, rinçage sous jet pendant 5 minutes, puis désinfection ; suture réalisée avant les soins locaux si elle est nécessaire

Savon de Marseille, rinçage sous jet pendant au moins 15 minutes, puis désinfection ; suture évitée ou réalisée après infiltration des immunoglobulines et soins locaux

Explication

Le traitement local associe le lavage au savon, un rinçage sous jet d’au moins 15 minutes et une désinfection. La suture est évitée si possible ; si elle est indispensable, elle suit l’infiltration des immunoglobulines et les soins locaux. La désinfection avant rinçage inverse l’ordre, l’omission du rinçage prolongé néglige une étape, et la suture préalable place la fermeture trop tôt.

41. Une personne est léchée par un animal sur une peau saine, sans blessure ; quelle conduite antirabique convient à cette exposition de catégorie I ?

Immunoglobulines et vaccination immédiates
Aucun traitement antirabique
Vaccination après apparition de symptômes
Vaccination antirabique immédiate

Aucun traitement antirabique

Explication

Le léchage d’une peau saine sans blessure correspond à la catégorie I et ne recommande aucun traitement antirabique. La vaccination immédiate confond cette situation avec la catégorie II, tandis que l’association immunoglobulines-vaccin correspond à la catégorie III ; attendre des symptômes ne correspond pas à la conduite préventive.

42. Une personne est mordue profondément à la main par un animal : quel traitement antirabique doit être administré immédiatement pour cette exposition de catégorie III ?

Immunoglobulines seules
Immunoglobulines et vaccin
Vaccin seul
Aucun traitement antirabique

Immunoglobulines et vaccin

Explication

Une morsure profonde ou située à la main relève de la catégorie III, qui exige immédiatement immunoglobulines et vaccin. Le vaccin seul correspond à la conduite de catégorie II, les immunoglobulines seules omettent la vaccination, et l’absence de traitement correspond à la catégorie I.

43. Pour une personne de 60 kg recevant des immunoglobulines antirabiques d’origine équine, quelle dose totale faut-il administrer ?

1 200 UI
20 UI
40 UI
2 400 UI

2 400 UI

Explication

La dose équine est de 40 UI/kg ; pour 60 kg, le calcul est 40×60=2 40040 \times 60 = 2\,400 UI. La dose de 1 200 UI applique le dosage humain de 20 UI/kg, tandis que 40 UI et 20 UI omettent la multiplication par le poids.

44. Dans le traitement de l’amœbose, quelle association entre classe d’antiamibien et cible est correcte ?

Les deux classes agissent sur les formes végétatives dans les tissus, mais à des stades différents
Les tissulaires agissent sur les formes végétatives dans les tissus ; les médicaments de contact agissent sur les kystes dans le côlon
Les deux classes agissent sur les kystes du côlon, mais par des voies d’administration différentes
Les tissulaires agissent sur les kystes dans le côlon ; les médicaments de contact agissent sur les formes végétatives dans les tissus

Les tissulaires agissent sur les formes végétatives dans les tissus ; les médicaments de contact agissent sur les kystes dans le côlon

Explication

Les antiamibiens tissulaires ciblent les formes végétatives dans les tissus, alors que les antiamibiens de contact agissent sur les kystes du côlon. L’inversion échange les deux cibles ; les autres propositions attribuent à l’une des classes la cible de l’autre ou effacent leur distinction.

45. Un adulte atteint d’amœbose colique aiguë commence le traitement recommandé : quelle séquence et quelle posologie faut-il retenir ?

Antiamibien de contact pendant 10 jours, puis métronidazole oral, 500 mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours
Métronidazole oral, 500 mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours, puis antiamibien de contact pendant 10 jours
Métronidazole oral, 500 mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours, sans traitement de relais
Métronidazole oral, 500 mg une fois par jour pendant 7 à 10 jours, puis antiamibien de contact pendant 10 jours

Métronidazole oral, 500 mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours, puis antiamibien de contact pendant 10 jours

Explication

L’amœbose colique aiguë de l’adulte se traite d’abord par métronidazole oral à 500 mg trois fois par jour pendant 7 à 10 jours, puis par un antiamibien de contact durant 10 jours. Une prise quotidienne confond dose par prise et fréquence, commencer par le médicament de contact inverse la séquence, et ne pas faire de relais omet une étape prévue.

46. Un adulte atteint d’un accès palustre simple reçoit de l’artéméther-luméfantrine en comprimés de 20/120 mg : quel schéma correspond au traitement recommandé ?

4 comprimés deux fois par jour pendant 3 jours
4 comprimés une fois par jour pendant 3 jours
4 comprimés deux fois par jour pendant 4 jours
2 comprimés quatre fois par jour pendant 3 jours

4 comprimés deux fois par jour pendant 3 jours

Explication

Le schéma de l’accès palustre simple est de 4 comprimés deux fois par jour pendant 3 jours. Une prise quotidienne réduit la fréquence, une durée de 4 jours prolonge le traitement, et deux comprimés quatre fois par jour modifient la répartition des prises.

47. Un patient hospitalisé pour paludisme grave reçoit le traitement de choix : quel schéma d’artésunate et quel relais oral faut-il prévoir ?

Artésunate injectable, de préférence intraveineux, à 2,4 mg/kg à H0, H24 et H48, puis une fois par jour jusqu’à la reprise orale, avec relais par artéméther-luméfantrine pendant 3 jours
Artésunate injectable, de préférence intraveineux, à 2,4 mg/kg une fois par jour dès H0 jusqu’à la reprise orale, avec relais par artéméther-luméfantrine pendant 3 jours
Artésunate injectable, de préférence intraveineux, à 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, puis une fois par jour jusqu’à la reprise orale, avec relais par artésunate oral pendant 3 jours
Artésunate injectable, de préférence intraveineux, à 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, puis une fois par jour jusqu’à la reprise orale, avec relais par artéméther-luméfantrine pendant 3 jours

Artésunate injectable, de préférence intraveineux, à 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, puis une fois par jour jusqu’à la reprise orale, avec relais par artéméther-luméfantrine pendant 3 jours

Explication

Le paludisme grave se traite par artésunate injectable à 2,4 mg/kg à H0, H12 et H24, puis chaque jour jusqu’à la reprise orale ; le relais obligatoire est l’artéméther-luméfantrine pendant 3 jours. H24 et H48 décalent les doses initiales, une administration quotidienne dès le départ omet H12 et H24, et l’artésunate oral n’est pas le relais indiqué.

48. Un patient immunodéprimé présente une toxoplasmose cérébrale. Quel schéma curatif initial correspond à cette situation ?

Cotrimoxazole seul, pendant six semaines puis entretien
Sulfadiazine et cotrimoxazole, pendant deux semaines puis arrêt
Pyriméthamine et prednisone, pendant six semaines puis arrêt
Pyriméthamine et sulfadiazine avec acide folinique, pendant six semaines puis entretien

Pyriméthamine et sulfadiazine avec acide folinique, pendant six semaines puis entretien

Explication

La toxoplasmose cérébrale de l’immunodéprimé se traite par pyriméthamine et sulfadiazine, avec acide folinique ou Bactrim, pendant six semaines, puis par un traitement d’entretien. La prednisone concerne la choriorétinite, le cotrimoxazole seul correspond à une prophylaxie, et deux semaines ne correspondent pas à la durée curative indiquée.

49. Une personne séropositive pour le VIH vient d’être diagnostiquée et son taux de CD4 est élevé. Quand faut-il commencer son traitement antirétroviral ?

Après l’apparition d’une infection opportuniste
Quand la charge virale dépasse un seuil élevé
Quand les CD4 passent sous 200/mm³
Immédiatement, sans tenir compte du taux de CD4

Immédiatement, sans tenir compte du taux de CD4

Explication

Le traitement antirétroviral doit être commencé immédiatement chez toute personne séropositive pour le VIH, quel que soit son taux de CD4. Attendre un seuil de CD4, une infection opportuniste ou une charge virale élevée retarde à tort son initiation.

50. Lors du suivi d’un patient sous traitement antirétroviral, quels objectifs biologiques indiquent la réponse visée ?

Une charge virale inférieure à 200 copies/mL et des CD4 supérieurs à 500/mm³
Une charge virale inférieure à 500 copies/mL et des CD4 supérieurs à 200/mm³
Une charge virale inférieure à 50 copies/mL et des CD4 supérieurs à 500/mm³
Une charge virale inférieure à 50 copies/mL et des CD4 inférieurs à 500/mm³

Une charge virale inférieure à 50 copies/mL et des CD4 supérieurs à 500/mm³

Explication

Le traitement vise une charge virale inférieure à 50 copies/mL et une immunorestoration avec des CD4 supérieurs à 500/mm³. Les valeurs de 200 ou 500 copies/mL ne sont pas l’objectif viral indiqué, et une baisse des CD4 va à l’encontre de l’immunorestoration recherchée.

51. Un patient commence une trithérapie antirétrovirale de première ligne. Quelle association de classes médicamenteuses correspond au schéma recommandé ?

Un INTI associé à un inhibiteur de l’intégrase
Deux INTI associés à un inhibiteur de l’intégrase
Deux INTI associés à un inhibiteur de protéase
Deux inhibiteurs de l’intégrase associés à un INTI

Deux INTI associés à un inhibiteur de l’intégrase

Explication

La trithérapie de première ligne associe deux INTI à un inhibiteur de l’intégrase, par exemple le dolutégravir ou le raltégravir. Un inhibiteur de protéase ne correspond pas à la classe indiquée pour ce schéma de première ligne, tandis qu’un seul INTI ou deux inhibiteurs de l’intégrase modifient la composition attendue.

52. Quelle description caractérise la rubéole ?

Une maladie virale contagieuse et non immunisante, généralement bénigne mais grave sous forme congénitale
Une maladie virale contagieuse et immunisante, généralement grave chez l’adulte mais bénigne sous forme congénitale
Une maladie bactérienne contagieuse et immunisante, généralement bénigne mais grave sous forme congénitale
Une maladie virale contagieuse et immunisante, généralement bénigne mais grave sous forme congénitale

Une maladie virale contagieuse et immunisante, généralement bénigne mais grave sous forme congénitale

Explication

La rubéole est une maladie virale contagieuse et immunisante, généralement bénigne chez l’enfant et l’adulte, mais grave sous sa forme congénitale. La qualifier de bactérienne ou de non immunisante contredit sa définition, et la gravité concerne la forme congénitale.

53. Une adulte présente une rubéole acquise non compliquée. Quelle prise en charge curative convient ?

Un traitement antibiotique, associé aux soins symptomatiques
Un traitement symptomatique, sans traitement spécifique de la rubéole
Un traitement antiviral spécifique, associé aux soins symptomatiques
Une vaccination curative, associée aux soins symptomatiques

Un traitement symptomatique, sans traitement spécifique de la rubéole

Explication

La rubéole ne dispose pas de traitement spécifique : la prise en charge curative est symptomatique. La vaccination relève de la prévention, tandis qu’un antiviral spécifique ou un antibiotique ne constitue pas le traitement indiqué.

54. Au début de sa grossesse, une femme est séronégative pour la rubéole. Quelle surveillance et quelle mesure préventive sont prévues ?

Contrôler la sérologie à 18–20 SA et prévoir la vaccination après l’accouchement
Contrôler la sérologie à 13 SA et prévoir une vaccination immédiate
Contrôler la sérologie après l’accouchement et prévoir la vaccination à 18–20 SA
Contrôler la sérologie à 18–20 SA et vacciner pendant la grossesse

Contrôler la sérologie à 18–20 SA et prévoir la vaccination après l’accouchement

Explication

Après une sérologie initiale systématique, une femme enceinte séronégative est contrôlée à 18–20 SA et la vaccination est prévue après l’accouchement. La vaccination pendant la grossesse ne correspond pas à cette conduite, et les autres échéances ne sont pas celles prévues pour ce suivi.

55. Chez une femme enceinte présentant des signes évocateurs de rubéole, quelle démarche permet d’établir avec certitude le diagnostic ?

Confirmer par échographie, particulièrement dans le contexte de la grossesse
Confirmer par la réponse au traitement symptomatique, particulièrement dans le contexte de la grossesse
Confirmer par l’examen clinique seul, particulièrement dans le contexte de la grossesse
Confirmer par sérologie, particulièrement dans le contexte de la grossesse

Confirmer par sérologie, particulièrement dans le contexte de la grossesse

Explication

La clinique peut orienter le diagnostic de rubéole, mais la certitude diagnostique repose sur la sérologie, surtout chez la femme enceinte. Les signes cliniques ne suffisent donc pas à confirmer l’infection, et l’échographie ou la réponse symptomatique ne remplace pas cette confirmation sérologique.

56. Un patient présente une varicelle lors de sa première infection par le VZV, puis développe un zona des années plus tard. Quelle interprétation relie correctement ces deux épisodes ?

Le VZV, ou HHV3, est un bêta-herpèsvirus responsable de la varicelle initiale et du zona réactivé.
Le VZV, ou HHV3, est un alphaherpesvirus responsable du zona initial et de la varicelle réactivée.
Deux virus différents provoquent la varicelle initiale et le zona réactivé.
Le VZV, ou HHV3, est un alphaherpesvirus responsable de la varicelle initiale et du zona réactivé.

Le VZV, ou HHV3, est un alphaherpesvirus responsable de la varicelle initiale et du zona réactivé.

Explication

Le VZV est un alphaherpesvirus : sa primo-infection provoque la varicelle et sa réactivation provoque le zona. L’option « zona initial » inverse les épisodes, « deux virus différents » sépare à tort les maladies et « bêta-herpèsvirus » classe mal le VZV.

57. Un enfant immunocompétent atteint d’une varicelle commune se gratte beaucoup. Quelle conduite associe des soins adaptés et l’évitement du risque de syndrome de Reye ?

Éviter l’aspirine, donner un antihistaminique et appliquer un topique local, avec des bains quotidiens et des ongles propres et coupés.
Éviter l’aspirine et les AINS, donner un antihistaminique et prévoir des bains quotidiens, sans entretenir les ongles ni appliquer de topique local.
Éviter les AINS, donner un antihistaminique et de l’aspirine, avec des bains quotidiens et des ongles propres et coupés, sans topique local.
Éviter l’aspirine et les AINS, donner un antihistaminique, prévoir des bains quotidiens et garder les ongles propres et coupés, sans topique local.

Éviter l’aspirine et les AINS, donner un antihistaminique, prévoir des bains quotidiens et garder les ongles propres et coupés, sans topique local.

Explication

Dans la varicelle commune de l’enfant immunocompétent, l’aspirine et les AINS sont contre-indiqués en raison du risque de syndrome de Reye ; les soins incluent antihistaminique, bains quotidiens et ongles propres et coupés, sans topique local. « Topique local » contredit la conduite recommandée, « sans entretenir les ongles » néglige la prévention du grattage et « aspirine » réintroduit un médicament contre-indiqué.

58. Chez un patient immunocompétent dont l’éruption de zona a débuté depuis 48 heures, quand faut-il commencer le traitement antiviral ?

Le commencer avant la 72e heure suivant la fin de l’éruption.
Le commencer après la 72e heure de la phase éruptive.
Le commencer maintenant, avant la 72e heure de la phase éruptive.
Le commencer seulement si le patient devient immunodéprimé.

Le commencer maintenant, avant la 72e heure de la phase éruptive.

Explication

Chez un patient immunocompétent atteint de zona, l’antiviral doit débuter avant la 72e heure de la phase éruptive ; à 48 heures, il faut donc le commencer maintenant. « Après la 72e heure » dépasse le délai, « après la fin de l’éruption » utilise le mauvais repère temporel et « si le patient devient immunodéprimé » ajoute une condition absente de la règle.

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Mémorisez les réponses avec 99 flashcards sur Prise en charge des infections.

Que faire immédiatement devant une suspicion clinique de méningo-encéphalite herpétique ?

Commencer l’aciclovir sans attendre, même si le LCR ou le scanner est initialement normal.

Quelle dose d’aciclovir traite la méningo-encéphalite herpétique ?

10 mg/kg par prise, trois fois par jour en perfusion IV pendant 14 jours.

Quel schéma antibacillaire traite la méningite tuberculeuse ?

Le schéma 2 ERHZ + 7 RH, associé à la prednisone à 2 mg/kg/j pendant 4 semaines.

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