QCM : Psychologie clinique et ses origines (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel auteur a écrit l’essai de psychologie intitulé « Eudème », avant même que le terme « psychologie » existe ?

Épicure
Aristote
Descartes
Platon

Aristote

Explication

Aristote est présenté comme le premier auteur à écrire un essai de psychologie, intitulé « Eudème ». Descartes est associé à l’emploi du terme lié à la conscience, et non à la rédaction de cet essai.

2. Quels sujets sont notamment abordés dans l’essai « Eudème » d’Aristote ?

La pensée, les émotions et la transmigration de l’âme
La conscience, les instincts et les troubles du comportement
La mémoire, les réflexes et l’apprentissage par récompense
La perception, les rêves et les mécanismes du langage

La pensée, les émotions et la transmigration de l’âme

Explication

« Eudème » traite notamment de la pensée, des émotions et de la transmigration de l’âme. La conscience est ici un distracteur plausible, mais elle est associée à l’emploi du terme par Descartes.

3. Quel événement marque, vers 1880, la naissance de la psychologie expérimentale ?

Wundt ouvre le premier cabinet de psychologie expérimentale
Descartes introduit le terme de conscience dans la psychologie
Aristote rédige son essai consacré à la pensée et aux émotions
Lagache fonde la première clinique de psychologie en France

Wundt ouvre le premier cabinet de psychologie expérimentale

Explication

Vers 1880, Wundt ouvre le premier cabinet de psychologie expérimentale, marquant une étape importante dans la naissance de ce domaine. La fondation de la psychologie clinique en France est associée à Lagache, et non à cet événement.

4. Quel est l’objectif de l’introspectionnisme dans sa démarche expérimentale ?

Examiner ce qui se passe dans l’esprit
Comparer les traitements proposés aux patients
Mesurer les conduites visibles dans leur environnement
Établir des modèles généraux des processus psychiques

Examiner ce qui se passe dans l’esprit

Explication

L’introspectionnisme vise à examiner ce qui se passe dans l’esprit au moyen d’une étude expérimentale. L’observation des conduites visibles correspond à une autre orientation que l’examen introspectif.

5. Quelle difficulté méthodologique est associée à l’introspectionnisme ?

Il rend les résultats directement généralisables à tous
Il transforme le sujet en objet d’étude
Il remplace l’étude de l’esprit par celle du cerveau
Il empêche de mener toute observation expérimentale

Il transforme le sujet en objet d’étude

Explication

Une difficulté de l’introspectionnisme est qu’il transforme le sujet qui examine son esprit en objet d’étude. Cela ne signifie pas que toute observation expérimentale devient impossible.

6. Quelle différence distingue le sens historique de la clinique de son sens actuel ?

Historiquement, la clinique relève de l’intervention psychologique ; aujourd’hui, elle correspond à l’observation expérimentale de sujets sains.
Historiquement, la clinique étudie les processus psychiques en laboratoire ; aujourd’hui, elle désigne le diagnostic médical standardisé.
Historiquement, la clinique désigne le traitement psychologique ; aujourd’hui, elle renvoie à l’observation du malade près de son lit.
Historiquement, le médecin observe le malade près de son lit ; aujourd’hui, la clinique désigne une pratique orientée vers le traitement d’un sujet malade.

Historiquement, le médecin observe le malade près de son lit ; aujourd’hui, la clinique désigne une pratique orientée vers le traitement d’un sujet malade.

Explication

Le sens historique renvoie à l’observation directe du patient par le médecin près de son lit, tandis que le sens actuel met l’accent sur une pratique de traitement. L’inversion de ces deux sens constitue une confusion fréquente.

7. Qui est reconnu comme le fondateur de la psychologie clinique en France ?

Wilhelm Wundt
Daniel Lagache
René Descartes
Aristote

Daniel Lagache

Explication

Daniel Lagache, psychiatre et médecin, est le fondateur de la psychologie clinique en France. Wundt est associé à l’ouverture du premier cabinet de psychologie expérimentale, et non à cette fondation.

8. Quelle caractéristique distingue les méthodes de la clinique psychologique de celles de la clinique médicale ?

Elles suivent les mêmes interventions médicales et permettent de généraliser les résultats à de larges populations.
Elles permettent une standardisation importante, mais ne contribuent pas à comprendre les processus psychiques.
Elles excluent l’élaboration de modèles généraux et privilégient la standardisation des interventions.
Elles reposent sur des interventions différentes et peuvent éclairer les processus psychiques par des modèles généraux, malgré les limites de standardisation et de généralisation.

Elles reposent sur des interventions différentes et peuvent éclairer les processus psychiques par des modèles généraux, malgré les limites de standardisation et de généralisation.

Explication

La clinique psychologique utilise des méthodes d’intervention différentes de celles de la clinique médicale et peut élaborer des modèles généraux de compréhension, même si la standardisation et la généralisation sont limitées. L’idée qu’elle permette une généralisation importante contredit précisément cette limite.

9. Dans la distinction de Dilthey, quelle démarche cherche à saisir les intentions et le sens interne d’une expérience humaine ?

La compréhension, associée aux sciences humaines
La compréhension, associée aux sciences de la nature
L’explication, associée aux sciences humaines
L’explication, associée aux sciences de la nature

La compréhension, associée aux sciences humaines

Explication

La compréhension vise le sens interne, les intentions et l’expérience vécue, et caractérise les sciences humaines. L’explication, en revanche, cherche notamment des lois générales dans les sciences de la nature.

10. Dans la distinction proposée par Lagache, à quelle démarche la psychologie humaniste est-elle rattachée ?

À la prédiction de régularités universelles
À la compréhension des expériences humaines
À l’explication des lois naturelles
À la mesure expérimentale des comportements

À la compréhension des expériences humaines

Explication

Lagache rattache la psychologie humaniste à la compréhension. La mesure expérimentale des comportements correspond plutôt à l’approche associée aux sciences de la nature.

11. Un chercheur veut expliquer un comportement en identifiant une relation causale, tandis qu’un autre s’intéresse au sens de ce comportement pour la personne ; quelle distinction décrit leurs démarches ?

L’explication relève du sens personnel, tandis que le comportement humain appelle une recherche de lois universelles.
L’explication relève de la causalité, tandis que le comportement humain appelle une recherche de sens et de sensation.
L’explication relève de la quête de sensation, tandis que le comportement humain appelle une recherche de causalité.
L’explication relève de l’expérience vécue, tandis que le comportement humain appelle une recherche de facteurs mesurables.

L’explication relève de la causalité, tandis que le comportement humain appelle une recherche de sens et de sensation.

Explication

L’explication est liée au principe de causalité, alors que le comportement humain relève du sens et d’une quête de sensation. La recherche de facteurs mesurables décrit plutôt l’identification d’une cause précise.

12. Une enquête cherche à comprendre ce qu’une action signifie pour la personne, plutôt qu’à isoler un facteur mesurable qui l’a produite ; quelle notion correspond au premier objectif ?

La raison, qui renvoie au sens humain de l’action
La raison, qui identifie un effet mesurable
La cause, qui renvoie au sens humain de l’action
La cause, qui exprime la motivation vécue

La raison, qui renvoie au sens humain de l’action

Explication

La raison renvoie au sens humain d’une action, ce qui correspond à l’objectif de l’enquête. La cause vise plutôt à identifier des facteurs précis produisant un effet mesurable.

13. Quelle approche étudie les situations singulières au cas par cas plutôt que de rechercher des lois universelles ?

L’approche idiographique, centrée sur les lois universelles
L’approche nomothétique, centrée sur les cas particuliers
L’approche nomothétique, centrée sur les expériences vécues
L’approche idiographique, centrée sur les cas particuliers

L’approche idiographique, centrée sur les cas particuliers

Explication

L’approche idiographique examine les cas particuliers au cas par cas. L’approche nomothétique, au contraire, recherche des lois universelles.

14. Pourquoi une étude clinique tient-elle compte de l’histoire, de la culture et de l’affection d’une personne ?

Pour écarter le contexte social et comparer les personnes selon un profil commun.
Pour intégrer la complexité contextuelle et comprendre la singularité de son parcours.
Pour remplacer l’étude du parcours individuel par une classification générale.
Pour isoler une variable mesurable et établir une loi valable pour tous les cas.

Pour intégrer la complexité contextuelle et comprendre la singularité de son parcours.

Explication

L’étude clinique considère la complexité des variables et le contexte historique, culturel et affectif afin de saisir la singularité de la personne. Établir une loi valable pour tous les cas relève plutôt d’une visée nomothétique.

15. Quel est l’objet principal de la phénoménologie ?

Les mécanismes biologiques qui produisent les perceptions et déterminent les conduites
Les lois universelles qui permettent de prédire les réactions dans des situations identiques
La manière dont les choses apparaissent à la conscience et dont les personnes expérimentent le monde
Les catégories médicales qui classent les expériences selon leurs symptômes observables

La manière dont les choses apparaissent à la conscience et dont les personnes expérimentent le monde

Explication

La phénoménologie étudie l’apparition des choses à la conscience et l’expérience que les personnes font du monde. L’étude des mécanismes biologiques porte sur une explication causale plutôt que sur cette expérience vécue.

16. Lorsqu’un clinicien adopte une démarche phénoménologique pour comprendre un patient, quelle attitude doit précéder toute interprétation ?

Classer son vécu dans une catégorie médicale
Faire preuve d’empathie envers l’expérience du patient
Comparer son récit à des lois générales du comportement
Établir une explication causale de ses symptômes

Faire preuve d’empathie envers l’expérience du patient

Explication

La compréhension phénoménologique du patient exige de faire preuve d’empathie avant d’interpréter son expérience. Une explication causale peut être pertinente dans une autre démarche, mais elle ne remplace pas cette priorité.

17. Un clinicien distingue le corps envisagé sous son aspect anatomique et médical du corps vécu, engagé dans l’action et habité par des émotions ; quels termes désignent ces deux aspects, dans cet ordre ?

Körper pour le corps vécu et émotionnel, Leib pour le corps anatomique et médical
Leib pour le corps émotionnel, Körper pour le corps engagé dans l’action
Leib pour le corps anatomique et médical, Körper pour le corps vécu et émotionnel
Körper pour le corps anatomique et médical, Leib pour le corps vécu et émotionnel

Körper pour le corps anatomique et médical, Leib pour le corps vécu et émotionnel

Explication

Körper désigne le corps anatomique et médical, tandis que Leib correspond au corps vécu, agissant et habité par des émotions. Inverser ces termes confond précisément le corps objectivé avec le corps éprouvé.

18. Quel principe caractérise le positivisme au XIXe siècle ?

Fonder les connaissances sur des faits observables et vérifiables scientifiquement
Déduire les connaissances de principes abstraits indépendants de l’observation
Expliquer les phénomènes par des croyances spirituelles et des forces invisibles
Interpréter les phénomènes à partir de traditions transmises sans vérification

Fonder les connaissances sur des faits observables et vérifiables scientifiquement

Explication

Le positivisme fait reposer la connaissance sur des faits susceptibles d’être observés et vérifiés scientifiquement. Une explication fondée sur des croyances spirituelles correspond précisément à la conception opposée évoquée dans la distinction.

19. Quelle démarche s’accorde le mieux avec les principes du positivisme ?

Observer un phénomène et rechercher des preuves expérimentales pour l’étudier
Accepter une affirmation en raison de son ancienneté plutôt que de la vérifier
Privilégier une explication idéaliste plutôt que l’étude matérielle des phénomènes
Interpréter un phénomène par une révélation sans examiner de faits observables

Observer un phénomène et rechercher des preuves expérimentales pour l’étudier

Explication

Le positivisme valorise l’observation directe, l’empirisme et la recherche de preuves par l’expérimentation. Se fier à une révélation sans examiner de faits ne relève pas de cette démarche fondée sur l’observation vérifiable.

20. Quel médecin étudie l’hystérie à la Salpêtrière et fonde l’école Charcot au XIXe siècle ?

Josef Breuer
Jean-Martin Charcot
Hippolyte Bernheim
Pierre Janet

Jean-Martin Charcot

Explication

Jean-Martin Charcot étudie l’hystérie à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, et fonde l’école qui porte son nom. Pierre Janet est une figure plausible de l’étude des troubles psychiques, mais il n’est pas l’attribution indiquée ici.

21. Sur quoi repose l’écoute psychanalytique de la souffrance d’un sujet ?

Sur le classement des symptômes selon leur fréquence statistique
Sur l’application de lois universelles identiques pour tous
Sur l’identification d’une cause biologique commune aux patients
Sur son histoire et la singularité de son expérience

Sur son histoire et la singularité de son expérience

Explication

L’écoute psychanalytique se centre sur l’histoire et la singularité du sujet. La recherche de lois universelles déplace l’attention vers des régularités générales plutôt que vers son expérience particulière.

22. Une personne présente un symptôme hystérique sans lésion neurologique identifiée ; quelle interprétation correspond à la conception psychanalytique présentée ?

Le symptôme traduit une lésion neurologique qui reste à localiser
Le symptôme peut exprimer corporellement un conflit psychique
Le symptôme résulte d’une règle universelle indépendante de l’histoire du sujet
Le symptôme constitue une réaction corporelle sans signification psychique

Le symptôme peut exprimer corporellement un conflit psychique

Explication

Dans cette conception, un symptôme hystérique peut être l’expression corporelle d’un conflit psychique. Le réduire à une lésion neurologique ne rend pas compte de cette possibilité psychique.

23. Dans la clinique de la parole, que cherche à faire l’interprétation analytique ?

Repérer une lésion corporelle en écartant la signification des paroles du sujet
Mesurer la fréquence des symptômes afin de les classer selon leur intensité
Établir une loi générale qui explique de la même façon les paroles de tous les sujets
Éclairer le sens des paroles et des symptômes en les reliant notamment à l’inconscient

Éclairer le sens des paroles et des symptômes en les reliant notamment à l’inconscient

Explication

L’interprétation analytique cherche le sens des paroles et des symptômes, notamment en lien avec l’inconscient. Un classement selon la fréquence décrit des régularités, mais ne correspond pas à cette recherche de signification.

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Quel essai Aristote est-il le premier à écrire sur la psychologie ?

Eudème.

Quel terme n’existe pas encore lorsqu'Aristote écrit Eudème ?

Le terme « psychologie ».

Vers quelle année Wundt ouvre-t-il le premier cabinet de psychologie expérimentale ?

Vers 1880.

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