QCM : Cancer, leucémie et traitements ciblés (43 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Qui a découvert le chromosome de Philadelphie dans les années 1960 ?

Ciba Geiger et le Dr Grucker
Peter Nowell et David Hungerford
David Baltimore et Owen Witte
Peter Nowell et David Baltimore

Peter Nowell et David Hungerford

Explication

Peter Nowell et David Hungerford ont découvert le chromosome de Philadelphie dans les années 1960. David Baltimore et Owen Witte sont associés à la découverte de BCR/ABL dans les années 1980.

2. À quel moment le Gleevec a-t-il été approuvé ?

En 1996
Dans les années 1960
Dans les années 1980
En mai 2001

En mai 2001

Explication

L’approbation du Gleevec a eu lieu en mai 2001. L’année 1996 correspond aux premiers essais in vitro de l’imatinib, et non à cette approbation.

3. Quelle part des décès dans le monde est représentée par le cancer ?

Environ un décès sur quatre
Environ un décès sur six
Environ un décès sur dix
Environ un décès sur huit

Environ un décès sur six

Explication

Le cancer représente un décès sur six dans le monde et figure parmi les principales causes de décès. Les autres proportions proposées ne correspondent pas à cette estimation.

4. Une étude compare les facteurs de risque cités dans des pays moins développés et plus développés : quelle répartition correspond à cette distinction ?

L’alcool et le tabac sont mis en avant dans les deux groupes de pays, au détriment des autres facteurs.
Le surpoids et la sédentarité sont mis en avant dans les deux groupes de pays, au détriment des infections.
Les infections sont mises en avant dans les pays moins développés, et les risques comportementaux dans les pays plus développés.
Les risques comportementaux sont mis en avant dans les pays moins développés, et les infections dans les pays plus développés.

Les infections sont mises en avant dans les pays moins développés, et les risques comportementaux dans les pays plus développés.

Explication

Les facteurs cités pour les pays moins développés comprennent des infections, tandis que ceux mis en avant pour les pays plus développés incluent l’alcool, le tabac, le surpoids et la sédentarité. Inverser ces catégories constitue la confusion la plus plausible, mais ne respecte pas la distinction décrite.

5. Une région enregistre 500 nouveaux diagnostics de cancer pendant une année : quelle mesure ces données permettent-elles de calculer ?

L’incidence du cancer sur cette période
La prévalence du cancer à la fin de cette période
La proportion de décès parmi les personnes diagnostiquées
La mortalité liée au cancer sur cette période

L’incidence du cancer sur cette période

Explication

L’incidence correspond au nombre de nouveaux cas apparus pendant une période donnée. La mortalité compte les décès, et non les nouveaux diagnostics.

6. Parmi les facteurs cités, quelle proportion de cancers est associée au tabac ?

5,4 %
20 %
19,8 %
8 %

19,8 %

Explication

La proportion associée au tabac est de 19,8 %, devant celles associées à l’alcool et à l’alimentation ou au surpoids. La valeur de 20 % est mentionnée dans le contexte de la prévention, mais ne correspond pas à la proportion chiffrée ici.

7. Dans les pays développés d’Europe et d’Amérique, quelle combinaison de mesures pourrait éviter environ 40 % des cancers ?

Réduire le tabac et améliorer les traitements après le diagnostic
Réduire l’alcool et le tabac et augmenter l’activité physique
Réduire l’alcool et l’amiante et augmenter la vaccination
Réduire le surpoids et l’exposition à la pollution et augmenter le dépistage

Réduire l’alcool et le tabac et augmenter l’activité physique

Explication

La réduction de la consommation d’alcool et de tabac, associée à une hausse de l’activité physique, pourrait éviter environ 40 % des cancers dans ces régions. Le dépistage et les traitements peuvent contribuer à d’autres résultats, mais ne forment pas la combinaison indiquée pour cette estimation.

8. Quelle affirmation décrit le rôle du tabac et d’autres facteurs dans les cancers ?

Le tabac est associé à 19,8 % des cancers, et l’alcool, l’alimentation et le surpoids jouent aussi un rôle.
Le tabac est associé à 20 % des cancers, et l’amiante, la pollution et la malchance jouent aussi un rôle.
Le tabac est associé à 20 % des cancers, tandis que l’amiante et la pollution n’interviennent pas.
Le tabac est associé à 8 % des cancers, et l’amiante, la pollution et la malchance jouent aussi un rôle.

Le tabac est associé à 20 % des cancers, et l’amiante, la pollution et la malchance jouent aussi un rôle.

Explication

Le tabac est indiqué comme responsable de 20 % des cancers, tandis que l’amiante, la pollution et la malchance jouent également un rôle. La valeur de 19,8 % concerne une autre estimation des proportions associées aux principaux facteurs cités.

9. Comment la mortalité liée au cancer peut-elle baisser alors que son incidence reste élevée ?

Une baisse des nouveaux cas réduit les décès, même si l’incidence demeure élevée.
Le dépistage précoce, des traitements plus efficaces et une meilleure connaissance de la maladie peuvent réduire les décès.
Une incidence élevée entraîne une hausse de la mortalité, malgré les progrès du dépistage et des traitements.
Une meilleure connaissance de la maladie augmente les nouveaux cas et réduit ainsi le nombre de décès.

Le dépistage précoce, des traitements plus efficaces et une meilleure connaissance de la maladie peuvent réduire les décès.

Explication

Un dépistage plus précoce, des traitements plus efficaces et une meilleure connaissance de la maladie peuvent faire baisser la mortalité même si l’incidence est élevée. Une baisse des nouveaux cas réduirait plutôt l’incidence, qui mesure ces nouveaux diagnostics.

10. Quelle distinction entre les deux formes de leucémie chronique Virchow et Bennet ont-ils établie ?

La forme splénique implique une production anormale de lymphocytes, tandis que la forme lymphatique est liée à une rate augmentée.
La forme splénique résulte d’une anomalie du chromosome de Philadelphie, tandis que la forme lymphatique touche les cellules souches.
La forme splénique se définit par l’échappement immunitaire, tandis que la forme lymphatique se définit par l’invasion des tissus.
La forme splénique est liée à une rate augmentée, tandis que la forme lymphatique implique une production anormale de lymphocytes.

La forme splénique est liée à une rate augmentée, tandis que la forme lymphatique implique une production anormale de lymphocytes.

Explication

Virchow et Bennet ont distingué les formes splénique et lymphatique en reliant les cellules incolores du sang à la splénomégalie. La proposition qui attribue la production anormale de lymphocytes à la forme splénique inverse les caractéristiques des deux formes.

11. Quel apport les travaux de Paul Ehrlich sur la coloration des cellules sanguines ont-ils fourni ?

Ils ont permis de repérer le chromosome de Philadelphie dans les cellules sanguines.
Ils ont permis de mesurer la taille de la rate chez les patients atteints de leucémie.
Ils ont permis de confirmer la leucémie par une ponction de moelle osseuse.
Ils ont permis de différencier et de classer les cellules observées au microscope.

Ils ont permis de différencier et de classer les cellules observées au microscope.

Explication

Les colorations étudiées par Ehrlich ont rendu possible la différenciation et la classification des cellules observées au microscope. La ponction de moelle osseuse est une étape du diagnostic de la LMC, et non l’apport de ces travaux de coloration.

12. Quelle caractéristique définit la leucémie myéloïde chronique ?

Une maladie néoplasique des cellules souches hématopoïétiques, associée à une prolifération excessive de globules blancs et au chromosome de Philadelphie.
Une maladie des cellules de la rate, associée à une production excessive de plaquettes et à une anomalie des vaisseaux sanguins.
Une maladie des lymphocytes matures, associée à une diminution des globules blancs et à une anomalie de la moelle épinière.
Une maladie des cellules immunitaires, associée à une évasion de l’apoptose et à la formation de métastases.

Une maladie néoplasique des cellules souches hématopoïétiques, associée à une prolifération excessive de globules blancs et au chromosome de Philadelphie.

Explication

La LMC est une maladie néoplasique des cellules souches hématopoïétiques caractérisée par une prolifération excessive de globules blancs liée au chromosome de Philadelphie. Une atteinte des lymphocytes matures avec diminution des globules blancs ne correspond pas à cette définition.

13. Quelle propriété caractérise une cellule souche hématopoïétique ?

Elle réside dans la moelle épinière, peut se multiplier et transmet des informations nerveuses.
Elle circule dans le sang, se transforme en cellule tumorale et produit des anticorps.
Elle réside dans la moelle osseuse, peut se multiplier et produit toutes les cellules du sang.
Elle réside dans la rate, se divise en lymphocytes et produit les cellules nerveuses.

Elle réside dans la moelle osseuse, peut se multiplier et produit toutes les cellules du sang.

Explication

Une cellule souche hématopoïétique est une cellule de la moelle osseuse capable de se multiplier et de donner naissance à toutes les cellules sanguines. La moelle épinière transmet des informations nerveuses, contrairement à la moelle osseuse qui produit les cellules du sang.

14. Lors de la différenciation des cellules souches hématopoïétiques, quelle répartition des cellules produites est correcte ?

La lignée myéloïde produit notamment globules rouges, plaquettes et certains globules blancs, tandis que la lignée lymphoïde produit les lymphocytes.
La lignée myéloïde produit les plaquettes et les lymphocytes, tandis que la lignée lymphoïde produit globules rouges et certains globules blancs.
La lignée myéloïde produit les lymphocytes, tandis que la lignée lymphoïde produit globules rouges, plaquettes et certains globules blancs.
La lignée myéloïde produit globules rouges et cellules nerveuses, tandis que la lignée lymphoïde produit plaquettes et cellules de la rate.

La lignée myéloïde produit notamment globules rouges, plaquettes et certains globules blancs, tandis que la lignée lymphoïde produit les lymphocytes.

Explication

La différenciation mène à une lignée myéloïde comprenant notamment les globules rouges, les plaquettes et certains globules blancs, et à une lignée lymphoïde comprenant les lymphocytes. L’option qui attribue les lymphocytes à la lignée myéloïde inverse les deux lignées.

15. Quel ensemble d’étapes correspond au diagnostic de la LMC ?

Prise de sang, coloration microscopique, test immunitaire et confirmation par ponction de moelle épinière.
Interrogatoire, examen clinique, prise de sang, test RT-PCR et confirmation par ponction de moelle osseuse.
Examen clinique, mesure de la rate, test RT-PCR et confirmation par analyse des vaisseaux sanguins.
Interrogatoire, examen clinique, imagerie de la rate, test génétique sanguin et confirmation par biopsie cutanée.

Interrogatoire, examen clinique, prise de sang, test RT-PCR et confirmation par ponction de moelle osseuse.

Explication

Le diagnostic de la LMC s’appuie sur l’interrogatoire, l’examen clinique, une prise de sang et le test RT-PCR, puis est confirmé par ponction de moelle osseuse. Une ponction de moelle épinière ne fait pas partie de cette démarche diagnostique.

16. Quel ensemble réunit des caractéristiques des cellules cancéreuses ?

Croissance autosuffisante, sensibilité aux inhibiteurs de croissance, élimination immunitaire, absence d’angiogenèse et limitation du potentiel de réplication.
Croissance dépendante de signaux externes, sensibilité aux inhibiteurs de croissance, activation immunitaire, limitation de l’invasion, apoptose accrue et activité énergétique réduite.
Croissance contrôlée, échappement immunitaire, réduction des métastases, maintien de l’apoptose, absence de nouveaux vaisseaux et activité énergétique faible.
Croissance autosuffisante, insensibilité aux inhibiteurs de croissance, échappement immunitaire, invasion et métastases, évasion de l’apoptose, potentiel de réplication, angiogenèse et activité énergétique élevée.

Croissance autosuffisante, insensibilité aux inhibiteurs de croissance, échappement immunitaire, invasion et métastases, évasion de l’apoptose, potentiel de réplication, angiogenèse et activité énergétique élevée.

Explication

Les caractéristiques recensées comprennent ces capacités de croissance, d’évasion, de réplication et de formation de vaisseaux, ainsi qu’une activité énergétique cellulaire élevée. Une sensibilité aux inhibiteurs de croissance et une apoptose accrue vont à l’encontre des caractéristiques décrites.

17. Comment l’angiogenèse favorise-t-elle le développement d’une tumeur ?

Elle permet à la tumeur de produire des lymphocytes et d’augmenter le nombre de cellules sanguines.
Elle permet à la tumeur de former de nouveaux vaisseaux sanguins qui lui apportent oxygène et nutriments.
Elle permet à la tumeur d’échapper à la détection et à la destruction par le système immunitaire.
Elle permet à la tumeur de résister à la mort cellulaire programmée et de prolonger la vie de ses cellules.

Elle permet à la tumeur de former de nouveaux vaisseaux sanguins qui lui apportent oxygène et nutriments.

Explication

L’angiogenèse est la formation de nouveaux vaisseaux sanguins par une tumeur, afin de recevoir l’oxygène et les nutriments nécessaires. L’échappement à la détection immunitaire est un autre mécanisme et ne décrit pas l’angiogenèse.

18. Lors de l’expression d’un gène, quelle succession décrit correctement le trajet de l’information et la production d’une protéine ?

L’ADN est traduit en ARNm dans le noyau, puis le cytoplasme transcrit l’ARNm en acides aminés.
L’ADN est transcrit en ARNm dans le noyau, puis les ribosomes traduisent l’ARNm en protéine dans le cytoplasme.
Les ribosomes transcrivent l’ADN en protéine dans le noyau, puis l’ARNm transporte la protéine vers le cytoplasme.
L’ARNm est transcrit en ADN dans le cytoplasme, puis les ribosomes transportent l’ADN vers le noyau.

L’ADN est transcrit en ARNm dans le noyau, puis les ribosomes traduisent l’ARNm en protéine dans le cytoplasme.

Explication

La transcription produit une copie en ARNm dans le noyau, et les ribosomes assemblent ensuite les acides aminés en protéine dans le cytoplasme. La confusion entre transcription et traduction inverse la nature de ces deux étapes.

19. Quelle propriété caractérise une enzyme au cours d’une réaction chimique ?

Elle conserve les réactifs en empêchant leur transformation au cours de celle-ci.
Elle accélère la réaction sans être consommée au cours de celle-ci.
Elle ralentit la réaction en se transformant en substrat au cours de celle-ci.
Elle fournit les produits de la réaction en étant consommée au cours de celle-ci.

Elle accélère la réaction sans être consommée au cours de celle-ci.

Explication

Une enzyme accélère une réaction chimique sans être consommée pendant la réaction. Un catalyseur peut faciliter la transformation du substrat, mais il n’est pas pour autant un réactif consommé.

20. Pourquoi une enzyme agit-elle de manière spécifique sur certains substrats ?

La localisation cellulaire de l’enzyme détermine la spécificité, indépendamment de la structure de son site actif.
La quantité d’enzymes présentes détermine quels substrats peuvent être transformés, indépendamment du site actif.
Les produits de la réaction se fixent au site actif et déterminent quels substrats pourront s’y associer ensuite.
La forme et les propriétés chimiques de son site actif déterminent quels substrats peuvent s’y fixer et être transformés.

La forme et les propriétés chimiques de son site actif déterminent quels substrats peuvent s’y fixer et être transformés.

Explication

Le substrat se fixe au site actif, dont la forme et les propriétés chimiques conditionnent la spécificité de l’enzyme. La quantité d’enzyme peut influencer la vitesse de réaction, mais ne remplace pas cette reconnaissance moléculaire.

21. Quelle proposition associe correctement le modèle de la double hélice de l’ADN à ses auteurs et à sa date de proposition ?

Rosalind Franklin et James Watson l’ont proposé le 25 avril 1953.
Joe Hin Tijo et Francis Crick l’ont proposé en 1955.
Peter Nowell et David Hungerford l’ont proposé en 1960.
James Watson et Francis Crick l’ont proposé le 25 avril 1953.

James Watson et Francis Crick l’ont proposé le 25 avril 1953.

Explication

James Watson et Francis Crick ont proposé le modèle de la double hélice le 25 avril 1953. Rosalind Franklin a contribué à la découverte de la structure grâce à la diffraction des rayons X, mais elle n’est pas l’un des deux auteurs de ce modèle.

22. Quel nombre de chromosomes Joe Hin Tijo a-t-il établi pour l’humain en 1955 ?

48 chromosomes, organisés en 24 paires.
23 chromosomes, organisés en une seule paire.
46 chromosomes, organisés en 23 paires.
44 chromosomes, organisés en 22 paires.

46 chromosomes, organisés en 23 paires.

Explication

En 1955, Joe Hin Tijo a établi que l’humain possède 46 chromosomes, soit 23 paires. Le nombre de 48 correspond à une conclusion antérieure de Painter qui s’est révélée incorrecte.

23. Qu’est-ce qu’une translocation chromosomique ?

Une perte d’un fragment chromosomique, pouvant réduire le nombre de gènes présents dans la cellule.
Une duplication d’un chromosome entier, pouvant augmenter le nombre de copies de ses gènes.
Une copie d’un gène dans sa position initiale, pouvant augmenter sa quantité sans réarrangement.
Un échange de fragments entre chromosomes, pouvant réarranger des gènes et créer un gène de fusion.

Un échange de fragments entre chromosomes, pouvant réarranger des gènes et créer un gène de fusion.

Explication

Une translocation correspond à un échange de fragments entre chromosomes et peut réarranger des gènes jusqu’à créer un gène de fusion. Une duplication peut accroître le nombre de copies génétiques, mais ne décrit pas cet échange chromosomique.

24. Dans la LMC, quelle association décrit correctement la formation de BCR-ABL1 lors de la translocation entre les chromosomes 9 et 22 ?

BCR, initialement sur le chromosome 9, rejoint ABL1 sur le chromosome 22, où le gène de fusion se trouve sur le chromosome raccourci.
ABL1, initialement sur le chromosome 9, rejoint BCR sur le chromosome 22, où le gène de fusion se trouve sur le chromosome raccourci.
BCR et ABL1 restent sur leurs chromosomes respectifs, tandis que le gène de fusion se forme sur un chromosome 22 intact.
ABL1, initialement sur le chromosome 22, rejoint BCR sur le chromosome 9, où le gène de fusion se trouve sur le chromosome raccourci.

ABL1, initialement sur le chromosome 9, rejoint BCR sur le chromosome 22, où le gène de fusion se trouve sur le chromosome raccourci.

Explication

Dans cette translocation réciproque, ABL1 provient du chromosome 9 et rejoint BCR du chromosome 22; BCR-ABL1 se forme sur le chromosome 22 raccourci. L’inversion des chromosomes d’origine des deux gènes constitue la confusion la plus plausible, mais elle est incorrecte.

25. Quelle suite d’événements décrit le mécanisme par lequel la translocation conduit à une stimulation anormale des cellules sanguines ?

Des cassures surviennent sur les chromosomes 9 et 22, les fragments sont éliminés, puis les gènes restants produisent une protéine inactive.
Des cassures surviennent sur les chromosomes 9 et 22, des fragments sont rattachés aux mauvais chromosomes, puis BCR-ABL1 produit une protéine anormalement active.
Les chromosomes 9 et 22 se dupliquent sans cassure, puis un gène intact produit une protéine qui freine les cellules sanguines.
Un chromosome 22 est d’abord raccourci sans échange de fragments, puis BCR-ABL1 produit une protéine qui bloque les cellules sanguines.

Des cassures surviennent sur les chromosomes 9 et 22, des fragments sont rattachés aux mauvais chromosomes, puis BCR-ABL1 produit une protéine anormalement active.

Explication

Les cassures et le rattachement incorrect des fragments forment le gène de fusion BCR-ABL1 sur le chromosome 22 raccourci; sa protéine anormalement active stimule les cellules sanguines. La perte des fragments ne produirait pas le gène de fusion décrit.

26. Qui a observé en 1960 le chromosome 22 anormalement court chez des patients atteints de LMC et l’a nommé chromosome de Philadelphie ?

Francis Crick et Janet Rowley.
Peter Nowell et James Watson.
Peter Nowell et David Hungerford.
Janet Rowley et David Hungerford.

Peter Nowell et David Hungerford.

Explication

Peter Nowell et David Hungerford ont observé ce chromosome 22 raccourci en 1960 et l’ont nommé chromosome de Philadelphie. Janet Rowley a ensuite établi que l’anomalie résultait d’une translocation entre les chromosomes 9 et 22.

27. Quelle distinction sépare le fait de soigner de l’exercice professionnel de la médecine ?

Soigner peut inclure des soins et la transmission de remèdes, tandis que la profession médicale suppose une formation reconnue, un diplôme et l’accès aux institutions.
Soigner exige un diplôme médical, tandis que la profession médicale repose sur l’expérience acquise auprès des malades et des accouchements.
Soigner et exercer la médecine désignent la même activité dès lors qu’une personne accompagne des accouchements et aide des malades.
Soigner relève des hôpitaux et de la recherche, tandis que la profession médicale consiste à transmettre des connaissances sur les remèdes.

Soigner peut inclure des soins et la transmission de remèdes, tandis que la profession médicale suppose une formation reconnue, un diplôme et l’accès aux institutions.

Explication

Les soins peuvent comprendre l’aide aux malades, l’accompagnement des accouchements et la transmission de connaissances sur les remèdes, alors que la profession médicale exige une formation reconnue, un diplôme et un accès institutionnel. La participation aux soins ne suffit donc pas à établir un exercice officiel de la médecine.

28. Quel ensemble d’obstacles a freiné les femmes qui cherchaient à exercer la médecine au XIXe siècle ?

Des préjugés sur leurs capacités et leur rôle domestique, ainsi que l’exclusion de facultés, d’hôpitaux, de laboratoires et de postes d’enseignement.
Des préjugés sur leur expérience clinique, ainsi que l’interdiction de transmettre des remèdes dans les familles et les communautés.
Des exigences de recherche réservées aux diplômées, ainsi qu’un accès accru aux facultés et aux postes hospitaliers.
Des restrictions aux postes militaires et aux études pédiatriques, ainsi que l’absence de programmes universitaires pour les hommes.

Des préjugés sur leurs capacités et leur rôle domestique, ainsi que l’exclusion de facultés, d’hôpitaux, de laboratoires et de postes d’enseignement.

Explication

Les femmes se heurtaient à des préjugés sur leurs capacités scientifiques et leur rôle domestique, ainsi qu’à l’exclusion de facultés et au refus d’accès à plusieurs institutions médicales. Les obstacles ne se limitaient pas à des domaines spécialisés comme l’armée ou la pédiatrie.

29. En quelle année Elizabeth Blackwell est-elle devenue la première femme aux États-Unis à obtenir un diplôme de médecine ?

En 1943.
En 1849.
En 1857.
En 1862.

En 1849.

Explication

Elizabeth Blackwell a obtenu ce diplôme en 1849, devenant la première femme aux États-Unis à le faire. L’année 1857 correspond à sa participation à la création d’un hôpital destiné aux femmes et aux enfants.

30. Quelle contribution Marie Elizabeth Zakrzewska a-t-elle apportée à Boston en 1862 ?

Elle a découvert le rôle du surfactant pulmonaire dans la détresse respiratoire du nouveau-né.
Elle a créé un bureau fédéral de recherche pour intégrer davantage les femmes aux études cliniques.
Elle a ouvert un hôpital dirigé par des femmes médecins, offrant une expérience clinique aux femmes exclues des hôpitaux traditionnels.
Elle a été la première femme résidente en médecine et médecin ambulancière à New York.

Elle a ouvert un hôpital dirigé par des femmes médecins, offrant une expérience clinique aux femmes exclues des hôpitaux traditionnels.

Explication

En 1862, Zakrzewska a ouvert à Boston le New England Hospital for Women and Children, dirigé par des femmes médecins et formateur sur le plan clinique. La première résidence médicale féminine et le travail de médecin ambulancière à New York sont associés à Emily Dunning Barringer.

31. Quelle découverte est associée aux travaux de Mary Ellen Avery sur la santé des nouveau-nés ?

Le rôle des anomalies du nombre de chromosomes dans les gains du bras q.
Le rôle des oncogènes rétroviraux dans la transformation des cellules cancéreuses.
Le rôle du surfactant pulmonaire dans le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né.
Le rôle des virus tumoraux dans l’interaction avec le matériel génétique cellulaire.

Le rôle du surfactant pulmonaire dans le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né.

Explication

Mary Ellen Avery a contribué à découvrir le rôle du surfactant pulmonaire dans le syndrome de détresse respiratoire du nouveau-né et a participé à la formation de jeunes médecins. L’interaction entre les virus tumoraux et le matériel génétique cellulaire relève d’autres travaux, récompensés en 1975.

32. Quelle description rend compte des différentes origines possibles d’un oncogène ?

Il s’agit d’un gène viral uniquement lorsqu’il est intégré dans un chromosome manquant de la cellule.
Il peut s’agir d’un proto-oncogène muté, d’un gène normal exprimé anormalement ou d’un gène provenant d’un virus oncogène.
Il s’agit d’un chromosome supplémentaire, d’un bras q amplifié ou d’un gène normal exprimé à un niveau habituel.
Il s’agit d’un proto-oncogène intact, d’un gène normal silencieux ou d’un chromosome absent.

Il peut s’agir d’un proto-oncogène muté, d’un gène normal exprimé anormalement ou d’un gène provenant d’un virus oncogène.

Explication

Un oncogène peut provenir d’un proto-oncogène muté, d’un gène normal dont l’expression est anormale ou d’un virus oncogène. Un chromosome en trop ou manquant relève de l’aneuploïdie et ne constitue pas, en soi, une définition d’un oncogène.

33. Quels chercheurs ont reçu conjointement le prix Nobel de physiologie ou médecine en 1989 pour la découverte de l’origine cellulaire des oncogènes rétroviraux ?

J. Michael Bishop et Harold E. Varmus.
David Baltimore et Howard Martin Temin.
Renato Dulbecco et Howard Martin Temin.
David Baltimore et Renato Dulbecco.

J. Michael Bishop et Harold E. Varmus.

Explication

J. Michael Bishop et Harold E. Varmus ont reçu conjointement le prix Nobel en 1989 pour cette découverte. Baltimore, Dulbecco et Temin sont associés à un prix Nobel de 1975 pour des découvertes sur les virus tumoraux et le matériel génétique cellulaire.

34. Quel enchaînement décrit la RT-qPCR utilisée pour analyser une expression génétique ?

L’ADN chromosomique est localisé par une sonde fluorescente, puis sa position est mesurée au microscope.
L’ADN complémentaire est traduit en protéine, puis l’activité de cette protéine est quantifiée par fluorescence.
L’ARN est rétrotranscrit en ADN complémentaire, puis cet ADN est amplifié et quantifié en temps réel par fluorescence.
L’ARN est directement amplifié sans conversion, puis sa quantité est estimée à partir de la taille des chromosomes.

L’ARN est rétrotranscrit en ADN complémentaire, puis cet ADN est amplifié et quantifié en temps réel par fluorescence.

Explication

La RT-qPCR convertit d’abord l’ARN en ADN complémentaire, puis amplifie et mesure cet ADN grâce à un signal fluorescent en temps réel. La localisation d’une séquence chromosomique par sonde fluorescente correspond plutôt à la FISH.

35. Comment la FISH permet-elle de repérer une séquence d’ADN sur un chromosome ?

Une amorce transforme la séquence recherchée en ARN, dont la quantité est mesurée pendant l’amplification.
Une kinase marque la séquence recherchée par un phosphate, puis modifie son activité dans la cellule.
Une sonde fluorescente complémentaire s’hybride à la séquence recherchée et en révèle la position.
Un anticorps reconnaît la protéine codée par la séquence, puis indique directement sa position sur le chromosome.

Une sonde fluorescente complémentaire s’hybride à la séquence recherchée et en révèle la position.

Explication

La FISH utilise une sonde fluorescente complémentaire à la séquence d’ADN afin de localiser celle-ci sur un chromosome. La mesure quantitative d’un matériel génétique amplifié relève de la RT-qPCR plutôt que de la FISH.

36. Que désigne la phosphorylation d’une protéine ?

Le retrait d’un groupement phosphate, qui convertit nécessairement la protéine en acide nucléique.
La transformation d’une protéine en enzyme, qui déclenche directement la synthèse d’ATP.
La fixation d’une protéine à l’ADN, qui entraîne sa duplication au cours de la division cellulaire.
L’ajout d’un groupement phosphate, susceptible de modifier son activité ou ses interactions moléculaires.

L’ajout d’un groupement phosphate, susceptible de modifier son activité ou ses interactions moléculaires.

Explication

La phosphorylation consiste à ajouter un groupement phosphate à une protéine, ce qui peut modifier son activité ou ses interactions. Le retrait du phosphate correspond à une déphosphorylation, et non à la définition de la phosphorylation.

37. Lorsqu’une kinase phosphoryle une protéine cible, quelle séquence d’événements se produit ?

La kinase se fixe à la cible, lui transfère un phosphate de l’ATP, puis la protéine modifiée peut agir sur d’autres protéines cellulaires.
La kinase dégrade l’ATP, retire un phosphate de la cible, puis la protéine modifiée cesse toute interaction cellulaire.
La protéine cible transfère un phosphate à la kinase, puis celle-ci convertit la cible en ARN messager.
La kinase se fixe à l’ADN, lui transfère un phosphate, puis la séquence génétique est traduite en protéine.

La kinase se fixe à la cible, lui transfère un phosphate de l’ATP, puis la protéine modifiée peut agir sur d’autres protéines cellulaires.

Explication

La kinase se lie à sa protéine cible et lui transfère un phosphate provenant de l’ATP; la modification peut ensuite changer son activité ou ses interactions et influencer d’autres protéines. Le transfert décrit va de l’ATP vers la cible, et non de la cible vers la kinase.

38. Quel produit de fusion avait été identifié au milieu des années 1980 comme produit de l’ARNm de fusion BCR-ABL1 ?

La protéine de fusion p190 ABL-BCR.
La protéine de fusion p210 BCR-ABL1.
La protéine de fusion p190 BCR-ABL1.
La protéine de fusion p210 ABL-BCR.

La protéine de fusion p210 BCR-ABL1.

Explication

Au milieu des années 1980, la protéine de fusion p210 BCR-ABL1 avait été identifiée comme produit de l’ARNm de fusion. La p190 et l’ordre ABL-BCR ne correspondent pas au produit désigné ici.

39. Quelle différence d’activité distingue ABL de la protéine de fusion BCR-ABL1 dans les cellules souches ?

L’activité d’ABL reste constamment très active, tandis que BCR-ABL1 varie avec les signaux reçus.
Les deux protéines restent constamment peu actives, indépendamment des signaux reçus.
Les deux protéines varient de la même manière selon les signaux reçus par la cellule.
L’activité d’ABL varie avec les signaux reçus, tandis que BCR-ABL1 reste constamment très active.

L’activité d’ABL varie avec les signaux reçus, tandis que BCR-ABL1 reste constamment très active.

Explication

Dans les cellules souches, l’activité d’ABL dépend des signaux reçus, alors que BCR-ABL1 est constamment très active. L’inversion de ces comportements attribue à chaque protéine la caractéristique de l’autre.

40. Quel rôle Brian Drucker et Nicholas Lydon ont-ils joué dans le développement de l’imatinib ?

Ils ont mis au point une méthode de mesure de l’ARN de fusion, puis l’ont transformée en traitement médicamenteux.
Ils ont conçu une sonde fluorescente ciblant BCR-ABL1, puis l’ont utilisée pour localiser le gène sur un chromosome.
Ils ont identifié une molécule activant BCR-ABL1, puis modifié sa structure pour accélérer la croissance cellulaire.
Ils ont identifié une molécule inhibant BCR-ABL1, puis modifié sa structure pour améliorer sa fixation.

Ils ont identifié une molécule inhibant BCR-ABL1, puis modifié sa structure pour améliorer sa fixation.

Explication

Drucker et Lydon ont développé l’imatinib à partir d’une molécule capable d’inhiber BCR-ABL1, en ajoutant des groupes méthyle et benzamide pour améliorer sa fixation. Une sonde fluorescente sert à localiser une séquence et ne décrit pas leur démarche de développement du médicament.

41. Comment l’imatinib réduit-il les signaux favorisant la multiplication des cellules leucémiques ?

Il se fixe à l’ARN de fusion et accélère sa traduction en protéine.
Il se fixe à l’ADN chromosomique et empêche sa réplication.
Il se fixe à BCR-ABL1 et stimule son activité de tyrosine kinase.
Il se fixe à BCR-ABL1 et bloque son activité de tyrosine kinase.

Il se fixe à BCR-ABL1 et bloque son activité de tyrosine kinase.

Explication

L’imatinib se fixe à BCR-ABL1 et bloque son activité de tyrosine kinase, ce qui réduit les signaux stimulant la multiplication des cellules leucémiques. Une BCR-ABL1 active favorise ces signaux; l’activer ne permettrait donc pas de les réduire.

42. Quelle chronologie décrit le début des essais cliniques de phase 1 et l’approbation de l’imatinib contre la LMC ?

Les essais de phase 1 ont commencé en 2001 et l’approbation par la FDA a eu lieu en 2006.
Les essais de phase 1 ont commencé en 1998 et l’approbation par la FDA a eu lieu en 2001.
Les essais de phase 1 ont commencé en 1992 et l’approbation par la FDA a eu lieu en 1998.
Les essais de phase 1 ont commencé en 2001 et l’approbation par la FDA a eu lieu en 1998.

Les essais de phase 1 ont commencé en 1998 et l’approbation par la FDA a eu lieu en 2001.

Explication

Les essais cliniques de phase 1 de l’imatinib ont commencé en 1998, avant son approbation par la FDA contre la LMC en 2001. La chronologie inverse ces deux étapes et ne correspond pas aux dates établies.

43. Quel suivi permet d’évaluer dans le temps la réponse d’un patient atteint de LMC aux ITK ?

Mesurer les protéines sanguines par fluorescence, puis comparer les niveaux successifs de phosphate dans les cellules.
Effectuer des prises de sang, quantifier en temps réel l’ARN de fusion BCR-ABL1 et comparer les résultats successifs.
Effectuer des prises de sang, repérer BCR-ABL1 par FISH et comparer la taille successive des cellules leucémiques.
Réaliser des biopsies chromosomiques, mesurer l’activité de BCR-ABL1 et comparer les concentrations successives d’ATP.

Effectuer des prises de sang, quantifier en temps réel l’ARN de fusion BCR-ABL1 et comparer les résultats successifs.

Explication

Le suivi repose sur des prises de sang, une analyse quantitative en temps réel de l’ARN correspondant au gène de fusion BCR-ABL1 et la comparaison des mesures successives; une diminution indique une réponse. La FISH localise une séquence sur les chromosomes, mais elle ne remplace pas l’analyse quantitative de l’ARN décrite ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Cancer, leucémie et traitements ciblés.

Dans les années 1960, qui a découvert le chromosome de Philadelphie ?

Peter Nowell et David Hungerford.

Quand le Gleevec a-t-il été approuvé ?

En mai 2001.

Quelle part des décès dans le monde le cancer représente-t-il ?

Un décès sur six.

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Consultez la fiche de révision complète sur Cancer, leucémie et traitements ciblés.

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