QCM : Psychopathologies anxieuses et traumatiques — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’anxiété ?

Un état mental caractérisé par l’absence de toute anticipation
Une sensation physique limitée à une accélération du rythme cardiaque
Une émotion ressentie lorsqu’un danger semble menacer la personne
Une réaction apparaissant après la disparition complète du danger

Une émotion ressentie lorsqu’un danger semble menacer la personne

Explication

L’anxiété est une émotion déclenchée par la perception d’une menace potentielle. La réduire à une manifestation physique ou à une réaction postérieure au danger ne correspond pas à sa définition générale.

2. Quel rôle l’anxiété peut-elle jouer face à un danger potentiel ?

Elle apparaît après l’événement et sert principalement à en analyser les conséquences
Elle provoque une détente corporelle afin de diminuer la vigilance face à la menace
Elle favorise l’anticipation du danger et la mise en place de conduites d’évitement
Elle empêche l’identification du danger et retarde toute réaction comportementale

Elle favorise l’anticipation du danger et la mise en place de conduites d’évitement

Explication

L’anxiété prépare à réagir en orientant l’attention vers les menaces possibles et en favorisant l’anticipation ou l’évitement. L’absence d’anxiété ne remplirait pas cette fonction préparatoire.

3. Quels éléments permettent de distinguer une anxiété pathologique d’une anxiété normale ?

L’existence de symptômes physiques, la prise de médicaments et l’âge de la personne
La capacité à anticiper, la tendance à éviter et le niveau de vigilance
La présence d’une menace réelle, la nature du danger et la rapidité de la réaction
Sa fréquence, sa durée, son intensité, la souffrance et l’impact fonctionnel

Sa fréquence, sa durée, son intensité, la souffrance et l’impact fonctionnel

Explication

L’anxiété devient pathologique lorsqu’elle se caractérise notamment par une fréquence, une durée ou une intensité excessives, ainsi que par une souffrance et un retentissement fonctionnel. Les autres éléments peuvent accompagner l’anxiété sans suffire à établir son caractère pathologique.

4. Quelle caractéristique définit une attaque de panique ?

Une appréhension sociale répétée durant laquelle la personne craint principalement le jugement d’autrui
Une inquiétude persistante concernant plusieurs domaines de la vie, accompagnée d’une tension durant plusieurs mois
Un accès soudain de peur ou de malaise intense culminant en quelques minutes avec au moins quatre symptômes
Une peur déclenchée par un objet précis et diminuant progressivement lorsque la personne s’en éloigne

Un accès soudain de peur ou de malaise intense culminant en quelques minutes avec au moins quatre symptômes

Explication

L’attaque de panique est un épisode soudain et intense qui atteint rapidement son paroxysme et comporte au moins quatre symptômes. L’inquiétude généralisée, les phobies et la peur sociale désignent d’autres phénomènes anxieux.

5. Quelle distinction oppose une attaque de panique spontanée à une attaque situationnelle ?

La première apparaît face à une situation redoutée, tandis que la seconde survient sans déclencheur identifié
La première survient sans déclencheur identifié, tandis que la seconde est liée à une situation redoutée
La première dure plusieurs heures, tandis que la seconde atteint son intensité maximale en quelques minutes
La première comporte des symptômes physiques, tandis que la seconde comporte des symptômes cognitifs

La première survient sans déclencheur identifié, tandis que la seconde est liée à une situation redoutée

Explication

Une attaque spontanée survient sans déclencheur externe ou interne identifiable, alors qu’une attaque situationnelle apparaît pendant la confrontation ou l’anticipation d’une situation redoutée. Le type d’attaque dépend donc du lien avec un déclencheur, et non d’une catégorie particulière de symptômes.

6. Quelle affirmation décrit correctement les troubles anxieux sur le plan épidémiologique ?

Ils concernent environ 6 % de la population, avec une fréquence comparable chez les femmes et les hommes
Ils comptent parmi les troubles psychiatriques les plus répandus, avec une prévalence vie entière d’environ 21 %
Ils touchent principalement les hommes, avec une apparition habituelle après l’âge de cinquante ans
Ils débutent généralement durant l’enfance et présentent une prévalence vie entière inférieure à 5 %

Ils comptent parmi les troubles psychiatriques les plus répandus, avec une prévalence vie entière d’environ 21 %

Explication

Les troubles anxieux sont très répandus, leur prévalence vie entière étant estimée à 21 %, et ils sont deux fois plus fréquents chez les femmes. Leur début survient généralement à l’adolescence ou à l’âge adulte, ce qui contredit l’idée d’un début surtout tardif.

7. Quelle description correspond au trouble anxieux généralisé ?

Une peur persistante centrée sur l’évaluation négative d’autrui dans les interactions sociales
Des inquiétudes excessives et incontrôlables concernant plusieurs situations, associées à des symptômes de tension ou de fatigue
Une préoccupation limitée à un événement improbable, vécue comme facilement contrôlable et rapidement résolue
Des épisodes brefs de peur intense apparaissant principalement lors d’une confrontation à une situation précise

Des inquiétudes excessives et incontrôlables concernant plusieurs situations, associées à des symptômes de tension ou de fatigue

Explication

Le trouble anxieux généralisé associe des inquiétudes excessives et incontrôlables portant sur de multiples situations à des manifestations comme l’agitation, la tension musculaire, la fatigabilité ou les troubles du sommeil. Une peur limitée à une situation ou au jugement social correspond plutôt à d’autres troubles anxieux.

8. Comment définir l’inquiétude dans le trouble anxieux généralisé ?

Une perception sensorielle inhabituelle survenant pendant une perte de contact avec la réalité
Une émotion agréable orientée vers des événements futurs jugés probables et facilement maîtrisables
Un phénomène cognitif centré sur des événements négatifs potentiels, souvent improbables, vécu comme excessif et incontrôlable
Une réaction corporelle brève provoquée par un danger immédiat et cessant dès que celui-ci disparaît

Un phénomène cognitif centré sur des événements négatifs potentiels, souvent improbables, vécu comme excessif et incontrôlable

Explication

L’inquiétude est un processus cognitif qui porte sur des événements négatifs potentiels, souvent improbables, et qui est vécu comme intrusif, persistant, excessif et difficile à contrôler. Elle ne correspond donc ni à une simple réaction corporelle immédiate ni à une perception sensorielle.

9. Quelle caractéristique définit le trouble d’anxiété sociale ?

Une crainte incontrôlée déclenchée par un objet ou une situation précise
Une peur intense de ne pas pouvoir être secouru lors d’une attaque de panique
Une inquiétude persistante concernant plusieurs événements négatifs de la vie courante
Une anxiété excessive liée à la crainte du jugement d’autrui dans des situations sociales

Une anxiété excessive liée à la crainte du jugement d’autrui dans des situations sociales

Explication

Le trouble d’anxiété sociale implique une peur excessive d’être embarrassé, humilié, mal jugé, ridiculisé ou rejeté dans des situations sociales. L’inquiétude portant sur de multiples événements négatifs correspond plutôt au trouble d’anxiété généralisée.

10. Quel ensemble de manifestations correspond au trouble d’anxiété sociale ?

Une contraction musculaire volontaire, une respiration régulière et une diminution de l’attention à soi
Des pensées négatives, une focalisation sur soi et des conduites d’évitement ou de réassurance
Des inquiétudes multiples, une hyperventilation et une peur centrée sur les espaces clos
Des attaques imprévisibles, une peur de s’échapper et une tension musculaire persistante

Des pensées négatives, une focalisation sur soi et des conduites d’évitement ou de réassurance

Explication

Le trouble d’anxiété sociale associe des pensées négatives sur soi, les autres et ses performances, une attention accrue portée à soi et des comportements d’évitement ou de réassurance. Les attaques imprévisibles et la peur de ne pas pouvoir s’échapper renvoient davantage au trouble panique et à l’agoraphobie.

11. Quel tableau caractérise le trouble panique ?

La répétition d’attaques spontanées et imprévisibles accompagnées d’une anxiété anticipatoire
La peur persistante d’être jugé négativement pendant une interaction sociale
L’évitement de lieux où une aide médicale pourrait être difficile à obtenir
La crainte d’un objet précis dépourvu de danger objectif et facilement identifiable

La répétition d’attaques spontanées et imprévisibles accompagnées d’une anxiété anticipatoire

Explication

Le trouble panique se caractérise par des attaques de panique répétées, spontanées et imprévisibles, suivies d’une anxiété anticipatoire et de préoccupations concernant leurs conséquences. La crainte d’un objet précis décrit plutôt une phobie spécifique.

12. Quelle situation illustre le mieux l’agoraphobie ?

Éviter une présentation par peur d’être ridiculisé par les personnes présentes
Éviter plusieurs activités quotidiennes en raison d’inquiétudes concernant leurs conséquences
Éviter un chien par crainte d’une réaction incontrôlable malgré son absence de danger
Éviter une file d’attente par peur de ne pas pouvoir s’échapper rapidement en cas d’attaque

Éviter une file d’attente par peur de ne pas pouvoir s’échapper rapidement en cas d’attaque

Explication

L’agoraphobie correspond à la crainte et à l’évitement de situations où il serait difficile de s’échapper ou d’être secouru rapidement. La peur d’être ridiculisé relève plutôt de l’anxiété sociale, tandis que la peur d’un chien illustre une phobie spécifique.

13. Quelle définition correspond à une phobie spécifique ?

Une crainte irraisonnée et incontrôlée envers un objet ou une situation sans danger objectif
Une peur des lieux difficiles à quitter ou dans lesquels un secours rapide semble incertain
Une inquiétude diffuse portant sur plusieurs événements négatifs potentiels de la vie quotidienne
Une anxiété sociale centrée sur la possibilité d’être humilié ou rejeté par autrui

Une crainte irraisonnée et incontrôlée envers un objet ou une situation sans danger objectif

Explication

Une phobie spécifique porte sur un objet ou une situation précise qui ne présente pas de danger objectif, et peut entraîner évitement, sidération, réassurance ou attaque de panique. La peur de ne pas pouvoir s’échapper définit plutôt l’agoraphobie.

14. Quelle séquence décrit correctement la respiration en carré ?

Repérer les tensions inutiles, puis relâcher les muscles non indispensables
Provoquer une respiration plus rapide, puis observer l’augmentation des sensations physiques
Prendre conscience des mauvaises habitudes respiratoires, puis les corriger
Contracter plusieurs groupes musculaires, puis relâcher progressivement ces groupes

Prendre conscience des mauvaises habitudes respiratoires, puis les corriger

Explication

La respiration en carré commence par la prise de conscience des mauvaises habitudes respiratoires et se poursuit par leur correction. La contraction suivie du relâchement musculaire correspond plutôt à la relaxation musculaire progressive de Jacobson.

15. Comment l’hyperventilation entretient-elle une attaque de panique ?

Elle détourne l’attention du corps et empêche la personne d’interpréter ses sensations
Elle provoque principalement une tension musculaire ciblée que la relaxation différentielle doit relâcher
Elle diminue les sensations corporelles et réduit progressivement la vigilance face à celles-ci
Elle amplifie les symptômes physiques et l’inquiétude, créant un cercle vicieux

Elle amplifie les symptômes physiques et l’inquiétude, créant un cercle vicieux

Explication

L’hyperventilation augmente les symptômes physiques de l’attaque de panique et l’inquiétude, ce qui entretient un cercle vicieux. La respiration en carré cherche à interrompre cette amplification respiratoire plutôt qu’à l’accentuer.

16. Laquelle décrit le mieux une obsession dans le trouble obsessionnel compulsif ?

Une règle rigide appliquée pour empêcher un événement redouté
Un comportement répétitif destiné à réduire une détresse ressentie
Une émotion intense déclenchée par une situation extérieure précise
Une pensée ou une image intrusive reconnue comme excessive ou déraisonnable

Une pensée ou une image intrusive reconnue comme excessive ou déraisonnable

Explication

Une obsession est une pensée ou une image mentale intrusive, persistante et généralement reconnue comme excessive ou déraisonnable. Le comportement répétitif visant à réduire la détresse correspond plutôt à une compulsion.

17. Face à la crainte persistante d’une contamination, quelle conduite constitue une compulsion ?

Reconnaître que la crainte de contamination est excessive
Imaginer de manière intrusive la transmission d’une maladie
Éviter mentalement de penser à une éventuelle infection
Se laver les mains de façon répétée pour diminuer l’angoisse

Se laver les mains de façon répétée pour diminuer l’angoisse

Explication

Une compulsion est un comportement répétitif ou un acte mental réalisé pour diminuer la détresse ou empêcher un événement redouté. L’image intrusive de contamination constitue plutôt une obsession, qui peut précéder la compulsion.

18. Laquelle fait partie des principales thématiques du trouble obsessionnel compulsif ?

La recherche de sensations
La symétrie
La perte de mémoire
La tristesse saisonnière

La symétrie

Explication

La symétrie fait partie des principales thématiques du TOC, avec la contamination, les pensées interdites et l’accumulation. Les autres propositions ne figurent pas parmi ces thématiques principales.

19. Lors d’une exposition avec prévention de la réponse, que fait le thérapeute ?

Il analyse avec le patient l’origine ancienne de chaque obsession
Il demande au patient d’accomplir la compulsion jusqu’à l’apaisement
Il détourne le patient du déclencheur afin de prévenir toute détresse
Il expose le patient au déclencheur tout en empêchant la compulsion

Il expose le patient au déclencheur tout en empêchant la compulsion

Explication

Cette méthode confronte le patient aux conditions déclenchant les obsessions et empêche la réalisation de la compulsion, afin de développer sa capacité à faire face aux émotions suscitées. Détourner le patient du déclencheur relève plutôt de l’évitement et ne correspond pas au mécanisme de cette intervention.

20. Quelle caractéristique permet de définir un événement traumatique ?

Il provoque un fort sentiment de débordement et d’impuissance, avec une menace grave possible
Il correspond à une inquiétude répétée concernant une difficulté quotidienne
Il entraîne une contrariété passagère sans conséquence émotionnelle notable
Il désigne une période prolongée de fatigue liée à une surcharge professionnelle

Il provoque un fort sentiment de débordement et d’impuissance, avec une menace grave possible

Explication

Un événement traumatique implique un fort sentiment de débordement et d’impuissance, notamment face à une menace de mort, à des blessures graves ou à des violences sexuelles. Une contrariété ou une surcharge ordinaire ne suffit pas à définir un tel événement.

21. Après l’exposition directe à un événement traumatique, quel trouble correspond à l’apparition d’un ensemble de symptômes psychologiques caractéristiques ?

Le trouble anxieux généralisé sans lien événementiel
Le trouble obsessionnel compulsif
L’état de stress aigu avant tout événement traumatique
Le trouble de stress post-traumatique

Le trouble de stress post-traumatique

Explication

Le TSPT est un ensemble de symptômes psychologiques caractéristiques apparaissant après l’exposition directe à un événement traumatique. L’état de stress aigu désigne plutôt la phase initiale qui suit cet événement et ne se confond pas avec le TSPT.

22. Quelle association décrit le mieux la sémiologie du trouble de stress post-traumatique ?

Hallucinations, amnésie progressive, somnolence et désinhibition sociale
Tristesse, perte d’intérêt, ralentissement moteur et culpabilité généralisée
Reviviscences, évitement, hyperactivation, ruminations et indifférence émotionnelle
Compulsions, idées de contamination, euphorie et désorientation temporelle

Reviviscences, évitement, hyperactivation, ruminations et indifférence émotionnelle

Explication

La sémiologie du TSPT associe notamment un syndrome de répétition, des conduites d’évitement, une hyperactivation neurovégétative, des ruminations et une indifférence émotionnelle. Les compulsions et les idées de contamination relèvent plutôt du TOC.

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Qu'est-ce que l'anxiété ?

Une émotion ressentie face à une menace perçue.

Comment l'anxiété prépare-t-elle à réagir au danger ?

Par l'anticipation et l'évitement des dangers.

Quelles sont les conséquences de l'activation du système nerveux autonome sympathique ?

Accélération cardiaque et respiratoire, tension musculaire, hausse de la tension artérielle, ralentissement digestif.

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