QCM : Reconnaître et prendre en charge le sepsis — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition distingue le mieux une infection d’un sepsis ?

Une infection peut rester localisée, tandis que le sepsis associe une infection à une dysfonction d’organe liée à une réponse dérégulée.
Une infection nécessite une hypotension persistante, tandis que le sepsis se définit par une réaction immunitaire locale.
Une infection entraîne une dysfonction d’organe, tandis que le sepsis correspond à la présence de bactéries dans le sang.
Une infection désigne une inflammation systémique, tandis que le sepsis reste limité au foyer infectieux initial.

Une infection peut rester localisée, tandis que le sepsis associe une infection à une dysfonction d’organe liée à une réponse dérégulée.

Explication

Une infection peut demeurer limitée à un site, alors que le sepsis implique une réponse dérégulée responsable d’une dysfonction d’organe. La présence de bactéries dans le sang décrit plutôt une bactériémie et ne suffit pas à définir un sepsis.

2. Lequel des énoncés définit le mieux le sepsis ?

Une présence de bactéries dans le sang, parfois transitoire, sans atteinte fonctionnelle nécessaire.
Une hypotension infectieuse corrigée par un remplissage vasculaire sans signe de défaillance d’organe.
Une infection localisée entraînant une réaction de défense proportionnée au foyer microbien.
Une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, provoquée par une réponse inappropriée à une infection.

Une dysfonction d’organe menaçant le pronostic vital, provoquée par une réponse inappropriée à une infection.

Explication

Le sepsis correspond à une dysfonction d’organe mettant en jeu le pronostic vital, causée par une réponse inappropriée de l’organisme à une infection. La bactériémie décrit des bactéries circulantes et ne constitue pas à elle seule un sepsis.

3. Quels critères caractérisent le choc septique après un remplissage vasculaire adéquat ?

Une tachycardie isolée avec une PAM d’au moins 65 mmHg et des lactates stabilisés à 1 mmol/L.
Le recours à des vasopresseurs pour maintenir une PAM d’au moins 65 mmHg et des lactates supérieurs à 2 mmol/L.
Une fièvre persistante avec une PAM inférieure à 90 mmHg et des lactates inférieurs à 2 mmol/L.
Une infection documentée avec une PAM supérieure à 100 mmHg et des lactates inférieurs à 2 mmol/L.

Le recours à des vasopresseurs pour maintenir une PAM d’au moins 65 mmHg et des lactates supérieurs à 2 mmol/L.

Explication

Le choc septique est la forme la plus grave du sepsis et associe un besoin de vasopresseurs pour maintenir une PAM ≥ 65 mmHg à des lactates > 2 mmol/L malgré un remplissage adéquat. Une infection ou une tachycardie isolée ne suffit pas à établir ce diagnostic.

4. Quelle succession décrit le mieux la physiopathologie du sepsis ?

Activation immunitaire excessive, inflammation systémique, atteinte endothéliale, vasodilatation, puis hypoperfusion tissulaire.
Destruction bactérienne locale, production d’anticorps, diminution de la perméabilité vasculaire, puis hyperperfusion.
Inhibition de l’immunité, contraction endothéliale, rétention liquidienne, puis amélioration de la microcirculation.
Activation immunitaire modérée, vasoconstriction généralisée, augmentation de la perfusion, puis résolution de l’infection.

Activation immunitaire excessive, inflammation systémique, atteinte endothéliale, vasodilatation, puis hypoperfusion tissulaire.

Explication

Le sepsis associe une activation immunitaire excessive à une inflammation systémique, une fuite liquidienne, une vasodilatation et une altération de la microcirculation, aboutissant à une hypoperfusion tissulaire. La vasoconstriction et l’hyperperfusion ne correspondent pas à cette cascade physiopathologique.

5. Pourquoi une dysfonction cellulaire peut-elle contribuer à des défaillances multiviscérales lors d’un sepsis ?

Elle provoque une amélioration de la production énergétique en compensant la réduction de l’apport sanguin.
Elle limite l’inflammation au foyer infectieux et empêche la diffusion des lésions vers les organes à distance.
Elle augmente l’utilisation cellulaire de l’oxygène et protège les organes contre les conséquences de l’hypoperfusion.
Elle perturbe le métabolisme énergétique et l’utilisation de l’oxygène, ce qui peut atteindre plusieurs organes et la coagulation.

Elle perturbe le métabolisme énergétique et l’utilisation de l’oxygène, ce qui peut atteindre plusieurs organes et la coagulation.

Explication

La dysfonction cellulaire septique altère à la fois le métabolisme énergétique et l’utilisation de l’oxygène, ce qui peut entraîner des défaillances pulmonaires, cardiaques, rénales, cérébrales, hépatiques et de la coagulation. L’augmentation de l’utilisation de l’oxygène ne constitue pas un mécanisme protecteur dans ce contexte.

6. Laquelle de ces propositions regroupe des portes d’entrée infectieuses reconnues dans le sepsis ?

Les voies respiratoires, musculaires, osseuses, endocriniennes, vasculaires et exclusivement digestives.
Les voies respiratoires, urinaires, abdominales, cutanées, neurologiques et liées aux dispositifs invasifs.
Les voies abdominales, cardiaques, rénales, neurologiques, hormonales et exclusivement bucco-dentaires.
Les voies urinaires, articulaires, oculaires, hématologiques, métaboliques et exclusivement cutanées.

Les voies respiratoires, urinaires, abdominales, cutanées, neurologiques et liées aux dispositifs invasifs.

Explication

Les portes d’entrée reconnues comprennent notamment les voies respiratoires, urinaires, abdominales, cutanées ou des tissus mous, neurologiques, ainsi que les cathéters et autres dispositifs. Les catégories musculaires, endocriniennes ou hormonales ne constituent pas la classification présentée des principales portes d’entrée.

7. Quel patient appartient clairement à un groupe exposé à un risque accru de sepsis ?

Un patient immunodéprimé, âgé ou porteur d’un dispositif invasif, surtout en présence d’une infection suspectée.
Un adulte jeune sans maladie connue, sans dispositif invasif et sans signe d’infection identifiée.
Un patient stable sans infection suspectée, sans hospitalisation et sans atteinte de la barrière cutanée.
Une personne en bonne santé présentant une alimentation équilibrée et une activité physique régulière.

Un patient immunodéprimé, âgé ou porteur d’un dispositif invasif, surtout en présence d’une infection suspectée.

Explication

L’immunodépression, l’âge avancé et la présence de dispositifs invasifs font partie des facteurs de risque du sepsis, auxquels s’ajoutent notamment les maladies chroniques et l’hospitalisation. L’absence de ces facteurs et de toute infection suspectée ne correspond pas au profil de risque décrit.

8. Lequel de ces tableaux correspond à la définition clinique du sepsis ?

Une inflammation biologique isolée sans infection identifiée
Une hypotension chronique sans contexte infectieux
Une infection suspectée ou confirmée associée à une dysfonction aiguë d’organe
Une fièvre persistante associée à une tachycardie sans atteinte d’organe

Une infection suspectée ou confirmée associée à une dysfonction aiguë d’organe

Explication

Le sepsis associe une infection suspectée ou confirmée à une dysfonction aiguë d’organe. L’absence de fièvre n’exclut pas le sepsis, tandis qu’une inflammation ou une hypotension isolée ne suffit pas au diagnostic.

9. Quel ensemble de signes constitue une alerte générale compatible avec un sepsis ?

Une température normale, une bradycardie et une respiration régulière
Une température supérieure à 38 °C, une tachycardie et une polypnée
Une hypertension, une fréquence respiratoire basse et une peau chaude
Une prise de poids, une douleur chronique et une fréquence cardiaque stable

Une température supérieure à 38 °C, une tachycardie et une polypnée

Explication

La fièvre supérieure à 38 °C, la tachycardie supérieure à 90 battements par minute et la polypnée d’au moins 22 par minute font partie des signes généraux d’alerte. Une température normale n’écarte toutefois pas un sepsis, mais les autres ensembles proposés ne regroupent pas les signes décrits.

10. Quel constat évoque le plus directement une hypoperfusion tissulaire chez un patient suspect d’infection ?

Une diurèse augmentée avec une pression systolique supérieure à 120 mmHg
Une recoloration cutanée rapide avec des extrémités bien colorées
Une pression artérielle moyenne supérieure à 80 mmHg avec une diurèse habituelle
Une pression artérielle moyenne inférieure à 65 mmHg avec une oligurie prolongée

Une pression artérielle moyenne inférieure à 65 mmHg avec une oligurie prolongée

Explication

Une pression artérielle moyenne inférieure à 65 mmHg et une oligurie inférieure à 0,5 mL/kg/h pendant au moins six heures sont des signes d’hypoperfusion tissulaire. Une recoloration rapide et une diurèse conservée ne correspondent pas aux seuils d’alerte décrits.

11. Quels systèmes d’organes sont évalués par le score SOFA ?

La respiration, la température, la douleur, la nutrition, la peau et la mobilité
La coagulation, la conscience, la glycémie, la douleur, l’hydratation et la température
La respiration, la coagulation, le foie, le cardiovasculaire, le neurologique et le rénal
Le cardiovasculaire, l’infectieux, l’immunitaire, le digestif, le cutané et le musculaire

La respiration, la coagulation, le foie, le cardiovasculaire, le neurologique et le rénal

Explication

Le SOFA évalue six systèmes : respiratoire, coagulation, hépatique, cardiovasculaire, neurologique et rénal. Le qSOFA, souvent confondu avec lui, repose sur trois critères cliniques rapides et non sur six systèmes d’organes.

12. Chez un patient infecté, que signifie une augmentation aiguë du score SOFA d’au moins 2 points ?

Elle indique une infection localisée sans retentissement systémique
Elle confirme une inflammation sans permettre d’évaluer les organes
Elle traduit une dysfonction d’organe compatible avec un sepsis selon Sepsis-3
Elle établit un choc irréversible nécessitant une chirurgie immédiate

Elle traduit une dysfonction d’organe compatible avec un sepsis selon Sepsis-3

Explication

Dans le contexte d’une infection, une augmentation aiguë du SOFA d’au moins deux points traduit une dysfonction d’organe et répond à la définition du sepsis de Sepsis-3. Cette évolution ne confirme pas à elle seule un choc irréversible ni une simple inflammation.

13. Quels éléments donnent chacun un point dans le qSOFA ?

Une température élevée, une tachycardie et une concentration élevée de lactate
Une fréquence respiratoire d’au moins 22/min, une pression systolique d’au plus 100 mmHg et une conscience altérée
Une oligurie, des marbrures et un temps de recoloration supérieur à trois secondes
Une hypoxémie, une thrombopénie et une élévation des enzymes hépatiques

Une fréquence respiratoire d’au moins 22/min, une pression systolique d’au plus 100 mmHg et une conscience altérée

Explication

Le qSOFA attribue un point pour chacun des trois critères : fréquence respiratoire d’au moins 22 par minute, pression systolique d’au plus 100 mmHg et altération de la conscience. Un score d’au moins deux indique un risque accru d’évolution défavorable, tandis que les autres propositions regroupent des signes de gravité ou des paramètres biologiques différents.

14. Quel élément fait partie de la surveillance infirmière d’un patient présentant un risque de sepsis ?

La mesure de la température à l’admission sans nouvelle évaluation clinique
La surveillance de la douleur sans contrôle des constantes ni de la diurèse
La réévaluation répétée des constantes, de la perfusion, des fonctions rénale et neurologique et du foyer infectieux
L’attente des résultats microbiologiques avant toute observation de l’état respiratoire

La réévaluation répétée des constantes, de la perfusion, des fonctions rénale et neurologique et du foyer infectieux

Explication

La surveillance infirmière est répétée et comprend les constantes vitales, les évaluations respiratoire et neurologique, la perfusion tissulaire, la fonction rénale et la recherche du foyer infectieux. Une évaluation unique ou limitée à un seul symptôme ne permet pas de suivre l’évolution du risque.

15. Quelle affirmation distingue correctement le lactate de la CRP et de la procalcitonine ?

Le lactate renseigne sur la gravité et la perfusion, tandis que la CRP et la procalcitonine sont inflammatoires
Le lactate et la CRP mesurent la perfusion, tandis que la procalcitonine apprécie principalement la fonction rénale
Le lactate mesure spécifiquement l’inflammation, tandis que la CRP évalue principalement la perfusion
Le lactate confirme le sepsis, tandis que la procalcitonine identifie directement le degré d’hypoperfusion

Le lactate renseigne sur la gravité et la perfusion, tandis que la CRP et la procalcitonine sont inflammatoires

Explication

Le lactate est un marqueur de gravité et de perfusion tissulaire utile pour rechercher un choc, mais il n’est pas spécifique du sepsis. La CRP et la procalcitonine sont des marqueurs inflammatoires, ce qui les distingue de la fonction principale du lactate.

16. Quand les hémocultures et les prélèvements microbiologiques orientés doivent-ils être réalisés ?

Après plusieurs doses d’antibiotiques, afin d’augmenter la probabilité de positivité
Après stabilisation complète, même si ce délai retarde la prise en charge
Avant toute évaluation clinique, afin de choisir immédiatement le foyer infectieux
Avant l’antibiothérapie, lorsque leur réalisation ne retarde pas le traitement

Avant l’antibiothérapie, lorsque leur réalisation ne retarde pas le traitement

Explication

Les prélèvements microbiologiques doivent être obtenus avant l’antibiothérapie lorsque cela est possible sans retarder le traitement. Attendre plusieurs doses ou une stabilisation complète peut diminuer leur intérêt et retarder une prise en charge nécessaire.

17. Quelle séquence correspond à la prise en charge initiale d’un sepsis ?

Attendre les résultats microbiologiques, puis instaurer un traitement ciblé et surveiller les constantes
Administrer un vasopresseur, réaliser une transfusion puis rechercher secondairement le foyer infectieux
Reconnaître et alerter, prélever, traiter précocement puis soutenir la perfusion et les organes
Corriger la température, favoriser la mobilisation puis débuter une antibiothérapie après amélioration clinique

Reconnaître et alerter, prélever, traiter précocement puis soutenir la perfusion et les organes

Explication

La prise en charge initiale associe l’alerte, les prélèvements, l’antibiothérapie probabiliste précoce, la restauration de la perfusion, le contrôle du foyer et le soutien des organes. Attendre les résultats microbiologiques retarderait un traitement qui doit être instauré précocement.

18. Quelle action relève directement du rôle infirmier auprès d’un patient présentant un sepsis ?

Identifier l’agent infectieux, valider le diagnostic puis remplacer les prélèvements par une observation
Mesurer et tracer les constantes, surveiller la diurèse et alerter en cas d’aggravation
Prescrire le remplissage vasculaire, interpréter seul les cultures puis décider du transfert
Choisir l’antibiothérapie définitive, modifier les doses puis interrompre la surveillance clinique

Mesurer et tracer les constantes, surveiller la diurèse et alerter en cas d’aggravation

Explication

Le rôle infirmier comprend la surveillance et la traçabilité des constantes, le contrôle de la diurèse et du bilan hydrique, l’administration des traitements et l’alerte rapide. La prescription et la modification autonome de l’antibiothérapie ne correspondent pas à cette responsabilité décrite.

19. Quelle situation correspond à une complication du sepsis plutôt qu’à une simple dysfonction isolée ?

Une élévation transitoire de la température sans atteinte viscérale associée
L’apparition d’une défaillance de plusieurs organes au cours de l’évolution clinique
Une baisse modérée de l’appétit avec des constantes hémodynamiques conservées
Une douleur localisée au foyer infectieux sans signe de défaillance à distance

L’apparition d’une défaillance de plusieurs organes au cours de l’évolution clinique

Explication

La défaillance multiviscérale fait partie des complications graves du sepsis. Une dysfonction isolée ou un symptôme local ne suffit pas à caractériser cette complication systémique.

20. Quel ensemble de signes impose une réévaluation médicale urgente chez un patient atteint de sepsis ?

Une désaturation, une hypotension, une confusion et une oligurie d’aggravation rapide
Une anxiété intermittente, une peau chaude et des constantes inchangées depuis plusieurs heures
Une douleur contrôlée, une fréquence respiratoire stable et une diurèse habituelle
Une fatigue stable, une température modérée et une alimentation légèrement diminuée

Une désaturation, une hypotension, une confusion et une oligurie d’aggravation rapide

Explication

La désaturation, l’hypotension, la confusion et l’oligurie sont des signes d’alerte nécessitant une réévaluation médicale urgente, particulièrement lorsqu’ils s’aggravent rapidement. Des symptômes stables sans altération des constantes ne présentent pas le même niveau d’urgence.

21. Quelle mesure contribue directement à prévenir la survenue d’un sepsis associé aux soins ?

Retarder la vaccination et privilégier une surveillance clinique après l’apparition des symptômes
Réaliser les gestes invasifs avec une asepsie rigoureuse et surveiller les points d’insertion
Réserver l’hygiène des mains aux procédures invasives et limiter l’examen des plaies
Prolonger une antibiothérapie empirique afin de couvrir les infections potentiellement futures

Réaliser les gestes invasifs avec une asepsie rigoureuse et surveiller les points d’insertion

Explication

L’asepsie des gestes invasifs et la surveillance des plaies et points d’insertion réduisent le risque d’introduction ou de propagation d’agents infectieux. Limiter l’hygiène des mains ou prolonger une antibiothérapie empirique ne correspond pas aux mesures préventives recommandées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Reconnaître et prendre en charge le sepsis.

Qu'est-ce que la bactériémie ?

La présence de bactéries dans le sang.

La bactériémie correspond-elle toujours à un sepsis ?

Non, elle peut être transitoire et ne correspond pas toujours à un sepsis.

Qu'est-ce qu'une infection ?

La pénétration et le développement de micro-organismes nuisibles dans un organisme vivant.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Reconnaître et prendre en charge le sepsis.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM