Quelles difficultés caractérisent le trouble développemental du langage ?
Des difficultés de compréhension et d’expression.
Quelle proportion de la population d’âge scolaire est concernée par le TDL ?
Environ 7 %.
De quels facteurs varient les profils de TDL ?
Des domaines langagiers touchés, de la sévérité, des troubles associés et de l’évolution des dimensions langagières et non langagières.
Quel changement des dimensions langagières les études longitudinales rapportent-elles chez plus de 50 % des enfants ?
L’aggravation ou l’amélioration de certaines dimensions langagières.
Quelle approche les études longitudinales privilégient-elles pour le TDL ?
Une approche dimensionnelle plutôt que catégorielle.
Quelles dimensions du langage oral le bilan du TDL évalue-t-il en réception et en expression ?
L’articulation, la phonologie, le lexique, la morphosyntaxe, le discours et la pragmatique.
Que cherche à identifier l’évaluation initiale du TDL concernant les difficultés ?
Les dimensions déficitaires, leur impact fonctionnel, leur nature, les mécanismes de compensation et les facteurs de protection ou points d’appui.
Quel rôle joue la mémoire procédurale dans les apprentissages ?
Elle sous-tend les apprentissages implicites et l’automatisation d’habiletés grâce à des expositions répétées.
Quels types d’habiletés la mémoire procédurale permet-elle d’automatiser ?
Des habiletés motrices, visuo-motrices ou cognitives.
Que propose l’hypothèse du déficit d’apprentissage procédural pour expliquer les difficultés du TDL ?
Une atteinte des réseaux de mémoire procédurale contribue aux difficultés langagières et non langagières, tandis que l’apprentissage déclaratif reste préservé.
Quels apprentissages sont notamment concernés par l’hypothèse du déficit procédural ?
Les apprentissages séquentiels complexes.
Quels facteurs guident l’adaptation de l’intervention thérapeutique ?
Le profil langagier, la sévérité, les troubles associés, l’environnement, l’engagement de l’enfant et le cadre de prise en soin.
Que précise la planification thérapeutique ?
Le destinataire, les cibles, les objectifs à court, moyen et long terme, les activités, le matériel, les procédures, la fréquence et le dosage.
Quels sont les trois piliers de poids équivalent dans la démarche EBP ?
Les données de recherche, les choix et préférences du patient, et l’expérience clinique.
Quels éléments associe le projet de soin du TDL ?
Les axes de rééducation, le lien avec les aidants, les outils de compensation éventuels et le suivi régulier de l’évolution.
Quel caractère professionnel la prise en soin du TDL présente-t-elle souvent ?
Elle est souvent pluriprofessionnelle.
Comment l’orthophoniste adapte-t-il son débit et la présentation des formes ciblées ?
Il ralentit son débit, présente plus souvent les formes ciblées et accentue les formes vulnérables.
Quel rôle jouent les aides visuelles ou multisensorielles dans un TDL modéré à sévère ?
Elles soutiennent la production en contournant les difficultés de mémoire verbale à court terme et d’évocation, tout en offrant un support stable aux formes ciblées.
Pourquoi les aides visuelles ou multisensorielles sont-elles utiles dans un TDL modéré à sévère ?
Elles contournent les difficultés de mémoire verbale à court terme et d’évocation.
Qu’est-ce qui caractérise le trouble phonologique, par opposition au trouble d’articulation ?
Une perturbation des représentations phonologiques en mémoire et/ou de la programmation de l’agencement des phonèmes.
Comment se manifeste le trouble d’articulation ?
Par la mauvaise réalisation systématique d’un ou plusieurs phonèmes en isolé et en contexte.
Quelle appellation regroupe le trouble phonologique et la dyspraxie verbale ?
Le trouble développemental des sons de la parole (TDSP).
Quel lien peut exister entre le trouble phonologique et la dyspraxie verbale ?
Ils peuvent coexister.
Quelles capacités une atteinte phonologique peut-elle compromettre ?
La constitution du lexique, la maîtrise des marques morphosyntaxiques et l’intelligibilité du discours.
Quelles catégories d’erreurs comprennent les altérations phonologiques ?
Les omissions ou ajouts de phonèmes ou syllabes, les substitutions, les assimilations contextuelles et les erreurs séquentielles.
Que distingue l’évaluation phonologique d’un trouble d’articulation isolé ?
Un trouble phonologique.
Que visent les objectifs phonologiques en réception ?
Les compétences métaphonologiques, la perception des phonèmes altérés, l’attention et la mémoire auditives, ainsi que l’analyse des sons et des syllabes.
Que visent les objectifs phonologiques en expression ?
L’intelligibilité, l’articulation ciblée et la production progressive de structures complexes.
Quels critères peuvent guider le choix des cibles phonologiques ?
Le développement, la stimulabilité, la fréquence des phonèmes ou structures, la fréquence des erreurs et leur stabilité.
Quels supports peuvent servir à présenter les cibles phonologiques ?
Des phonèmes isolés, des syllabes, des mots, des pseudo-mots ou des phrases.
Quels supports le cours privilégie-t-il d’abord pour les cibles phonologiques ?
Les mots, puis les phrases.
Quelles différences caractérisent les structures verticale, horizontale et cyclique en phonologie ?
La verticale traite une cible à la fois, l’horizontale plusieurs simultanément et la cyclique les reprend par cycles itératifs de 2 à 4 mois.
Que développe la première phase de METAPHON ?
La conscience phonologique du processus cible par contraste.
Que développe la deuxième phase de METAPHON en situation de communication ?
La conscience communicative et la production orale par le transfert des acquis.
Quels éléments les approches intégratives combinent-elles ?
Des activités perceptives et linguistiques avec la production motrice et articulatoire.
Vers quel âge l’acquisition grammaticale commence-t-elle ?
Vers 2 ans.
Que permet l’entrée de l’enfant dans la combinatoire grammaticale ?
De s’affranchir davantage du contexte d’énonciation en production et en réception.
Quelles possibilités un trouble grammatical réduit-il notamment ?
L’expression des relations temporelles et causales.
Quels éléments grammaticaux sont vulnérables chez l’enfant TDL francophone ?
Les déterminants, pronoms, présentatifs, flexions, prépositions, coordinations, subordinations et types de phrases.
Quelles dimensions grammaticales l’intervention cible-t-elle en compréhension ?
Les relations sémantiques, procès sujet-verbe, consignes, questions, hypothèses, liens logiques, types de phrases et marques morphologiques.
Quelles dimensions grammaticales l’intervention cible-t-elle en production ?
Les relations sémantiques, l’ordre des mots, la longueur des énoncés, les morphèmes, les types de phrases et les enchâssements.
Quels prérequis permettent l’entrée dans la combinatoire grammaticale ?
Des mécanismes prélinguistiques robustes, le jeu symbolique et environ 50 signes linguistiques produits.
Que désigne l’axe paradigmatique en grammaire ?
La sélection ou la substitution des unités.
Que désigne l’axe syntagmatique en grammaire ?
La combinaison des unités selon les règles de la langue.
Comment installer la première combinatoire agent-action ?
En ouvrant l’axe des agents et l’axe des verbes monovalents, avec un support visuel si nécessaire.
Qu’est-ce qui renforce l’enracinement d’une forme ?
La fréquence de sa répétition.
Qu’est-ce qui favorise la productivité d’une forme ?
La variation des structures, notamment des sujets et des verbes.
Quels facteurs peuvent entraver l’apprentissage grammatical implicite ?
Un déficit d’apprentissage procédural et des difficultés de mémoire de travail.
Qu’est-ce qui distingue les méthodes implicites des méthodes explicites en rééducation grammaticale ?
Les méthodes implicites ciblent l’input, tandis que les méthodes explicites enseignent ou démontrent les règles de construction de la langue.
Quelle combinaison de méthodes est possible en rééducation grammaticale ?
Des méthodes mixtes combinant approches implicites et explicites.
Quel risque présente une forme grammaticale toujours présentée de la même manière ?
Elle risque d’être stockée de manière figée.
Quel avantage apporte une présentation variable des formes grammaticales ?
Elle aide l’enfant à accéder aux régularités sous-jacentes.
Chez quels enfants les méthodes implicites sont-elles efficaces ?
Chez les enfants d’âge préscolaire ou scolaire de moins de 8 ans présentant des difficultés expressives légères ou modérées.
Quel jeton représente d’abord chaque mot dans la méthode des jetons ?
Un jeton rond jaune.
Quel terme le consensus mené par Bishop a-t-il retenu ?
« Trouble développemental du langage ».
Quel profil de TDL est le plus fréquent en clinique ?
Le trouble phonologique-syntaxique.
Quelles fonctions du langage sont généralement les plus touchées chez l’enfant TDL ?
Les fonctions de forme, notamment la phonologie et la morphosyntaxe.
Pourquoi l’hypothèse du trouble du traitement auditif n’explique-t-elle pas le TDL ?
Elle n’explique pas la nature des difficultés grammaticales.
Pourquoi la prise en soin du TDL est-elle souvent au long cours ?
Parce que le profil linguistique et les besoins annexes évoluent.
Quelles approches peuvent être mobilisées dans le projet thérapeutique ?
Les approches modulaires, indirectes, de groupe, globales et transversales fondées sur une médiation.
Quels ingrédients essentiels de l’intervention Gillam et Loeb décrivent-ils ?
L’attention active, le feed-back, le renforcement, la répétition et l’intensité.
À quels auteurs attribue-t-on les ingrédients essentiels de l’intervention ?
Gillam et Loeb.
Quels leviers d’intervention Paul et al. décrivent-ils ?
Le priming, la promotion active de la production et la création d’occasions de rappel.
Quel est l’objectif des supports visuels de la chaîne parlée ?
Ils visent l’oralisation et ne constituent pas une communication alternative et améliorée.
Quelles formes peuvent prendre les erreurs d’articulation ?
Des distorsions, des substitutions ou des omissions de phonèmes.
À quel profil peut ressembler le trouble phonologique d’un enfant TDL ?
À celui d’enfants plus jeunes au développement typique, avec un retard et des erreurs suivant souvent le même pattern d’acquisition.
Quels signes peuvent caractériser un trouble phonologique sévère ?
Un inventaire phonétique réduit, des complexifications, des erreurs instables ou des erreurs vocaliques.
Quel est l’objectif des cibles phonologiques faciles ?
Favoriser des progrès rapides.
Quel est l’objectif des cibles phonologiques complexes ou marquées ?
Favoriser la réorganisation du système et la généralisation.
Entre quelles approches les activités phonologiques peuvent-elles varier ?
Des activités écologiques centrées sur l’enfant aux activités formelles de dénomination centrées sur le clinicien.
Quel risque la structure verticale peut-elle entraîner en phonologie ?
Elle peut retarder les progrès.
Quel risque la structure horizontale peut-elle entraîner en phonologie ?
Elle peut créer des interférences et des confusions.
Dans quel ordre un cycle phonologique de quatre semaines peut-il travailler ses cibles ?
Assourdissement des groupes consonantiques, simplification, antériorisations, puis omission de la consonne finale.
Quelles catégories d’intervention phonologique Wren et al. distinguent-ils ?
Les approches environnementales, auditivo-perceptives, cognitives ou linguistiques, et motrices.
Comment les approches auditivo-perceptives renforcent-elles la cible sans production explicite ?
Elles augmentent l’exposition à la cible et sa saillance perceptive.
Quelle limite présente le cours pour les exemples d’approches auditivo-perceptives ?
Ils n’ont pas de résultats probants.
Sur quoi portent les approches motrices centrées sur la parole ?
Sur les positions et les mouvements propres à l’articulation.
Comment PROMPT favorise-t-elle le retour sensoriel pendant la production des sons ?
Par un toucher particulier de la région oro-faciale.
Quels aspects l’évaluation grammaticale cherche-t-elle à identifier ?
Le déficit, l’usage spontané, le stade développemental, les structures maîtrisées, l’impact fonctionnel et les aides possibles.
Quelles capacités grammaticales l’évaluation examine-t-elle en réception et en production ?
Les structures acquises ou non dans les deux modalités.
Comment la théorie Usage et Construction explique-t-elle l’apparition de nouvelles formes syntaxiques ?
Par la complexification et la généralisation des productions antérieures de l’enfant.
Quelles techniques relèvent des méthodes implicites de rééducation grammaticale ?
Le ralentissement et l’accentuation de l’input, la reformulation, les expansions, l’imitation sur demande et le modelage sans répétition obligatoire.
Quel effet la haute variabilité a-t-elle produit dans l’étude de Plante et al. (2014) ?
Un effet supérieur sur l’utilisation des morphèmes entraînés.
Quelles stratégies caractérisent les méthodes explicites de rééducation grammaticale ?
Les stratégies métalinguistiques, l’explication des règles et la symbolisation visuelle des éléments grammaticaux et des constructions.
Que rendent visibles les codes pictographiques dans la succession linguistique ?
La succession des signes linguistiques.
Qui a conçu le shape coding ?
Susan Ebbels.
Quels éléments le shape coding associe-t-il aux classes grammaticales ?
Des couleurs.
Qui a développé la méthode des jetons ?
Brigitte de Becque et Stéphane Blot.
En quelles années la méthode des jetons a-t-elle paru ?
En 1994, puis en 2006.
Quel est le premier apprentissage de la progression classique des jetons ?
La segmentation.
Quelle limite clinique le cours signale-t-il pour la méthode des jetons ?
L’absence d’étude sur sa validité clinique.
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1. Quelle combinaison caractérise le trouble développemental du langage (TDL) ?
2. Quelle proportion approximative des enfants d’âge scolaire est concernée par le TDL ?
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