QCM : Règles de prescription thérapeutique — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. En 2019, quelle somme moyenne chaque Français a-t-il dépensée pour sa santé, et quelle part a été remboursée par la Sécurité sociale ?

3 780 euros, dont 30 % remboursés
3 102 euros, dont 78,2 % remboursés
2 019 euros, dont 78,2 % remboursés
3 102 euros, dont 65 % remboursés

3 102 euros, dont 78,2 % remboursés

Explication

En 2019, la dépense moyenne s’élevait à 3 102 euros par personne, avec un remboursement de 78,2 % par la Sécurité sociale. Le taux de 65 % correspond à une catégorie de remboursement de médicaments, et non à la moyenne nationale.

2. Quel taux de remboursement s’applique à un médicament dont le service médical rendu est modéré ?

65 %
15 %
30 %
100 %

30 %

Explication

Un médicament dont le service médical rendu est modéré est remboursé à 30 %. Le taux de 15 % correspond à un service médical rendu faible, tandis que 65 % concerne un service majeur ou important.

3. Quelle définition décrit le mieux la prescription médicale ?

L’acte décrivant, après un diagnostic, le traitement à suivre par le patient
La rédaction écrite d’une ordonnance après la délivrance du traitement
La décision administrative fixant le taux de remboursement d’un traitement
La délivrance par le pharmacien d’un médicament choisi avec le patient

L’acte décrivant, après un diagnostic, le traitement à suivre par le patient

Explication

La prescription est l’acte par lequel le prescripteur décrit, après un diagnostic, le traitement que doit suivre le patient. Elle peut inclure des traitements non médicamenteux, tandis que l’ordonnance en constitue la formalisation écrite.

4. Quel ensemble décrit les objectifs de la prescription pour le patient et la collectivité ?

Soulager, traiter ou prévenir, tout en contribuant à la santé publique et à la maîtrise des dépenses
Choisir un médicament, supprimer l’information du patient et privilégier le traitement le plus coûteux
Répondre à une demande commerciale, augmenter les traitements et prolonger les arrêts de travail
Diagnostiquer les maladies, fixer les tarifs et organiser la distribution des médicaments

Soulager, traiter ou prévenir, tout en contribuant à la santé publique et à la maîtrise des dépenses

Explication

La prescription vise notamment à soulager, traiter ou prévenir, mais aussi à améliorer la santé publique, réduire les dépenses et accélérer la reprise du travail. Le diagnostic intervient avant la prescription et ne résume pas à lui seul ses objectifs.

5. Quelles exigences doivent guider le choix d’un médicament ?

Le prix du médicament, la préférence du prescripteur, l’absence d’information et la rapidité de délivrance
Des objectifs priorisés, le respect de l’AMM, l’information du patient et l’évaluation du bénéfice-risque
La nouveauté du produit, son niveau de remboursement, la publicité et la facilité de prescription
La demande du patient, la durée du traitement, la disponibilité en pharmacie et la marque choisie

Des objectifs priorisés, le respect de l’AMM, l’information du patient et l’évaluation du bénéfice-risque

Explication

Le choix thérapeutique doit s’appuyer sur des objectifs définis et priorisés, l’AMM, une information explicite du patient et l’évaluation de l’efficacité et de la tolérance ou du bénéfice-risque. Le prix ou la disponibilité peuvent intervenir dans certains contextes, mais ne remplacent pas ces exigences.

6. Quelle distinction entre le SMR et l’ASMR est correcte ?

Le SMR mesure la tolérance immédiate, tandis que l’ASMR mesure la durée d’action du médicament
Le SMR mesure l’intérêt global, tandis que l’ASMR mesure le progrès par rapport à des comparateurs
Le SMR évalue le remboursement, tandis que l’ASMR détermine la prescription par le pharmacien
Le SMR mesure le progrès par rapport aux comparateurs, tandis que l’ASMR mesure l’intérêt global

Le SMR mesure l’intérêt global, tandis que l’ASMR mesure le progrès par rapport à des comparateurs

Explication

Le SMR apprécie l’intérêt global d’un médicament selon l’affection, son efficacité et son rapport bénéfice-risque. L’ASMR compare son efficacité ou sa tolérance à celles de médicaments jugés comparables.

7. Que signifie un niveau V d’ASMR ?

Une amélioration modérée de l’efficacité clinique
Une amélioration importante mais limitée à la tolérance
Un progrès thérapeutique majeur par rapport aux comparateurs
Une absence d’amélioration par rapport aux comparateurs

Une absence d’amélioration par rapport aux comparateurs

Explication

Le niveau V correspond à l’absence d’amélioration du service médical rendu par rapport aux médicaments comparables. Le progrès thérapeutique majeur correspond au niveau I, tandis que les niveaux II à IV décrivent des degrés intermédiaires.

8. Quel ensemble d’éléments doit figurer sur une ordonnance conforme ?

Le nom du prescripteur, le médicament, la posologie, le diagnostic et le consentement du malade
La date, les identités du prescripteur et du malade, les données du médicament, la durée et la signature
L’identité du malade, le nom commercial, le prix, la durée, la signature et le numéro de lot
La date, le diagnostic, les antécédents, le poids du malade, la durée et le cachet

La date, les identités du prescripteur et du malade, les données du médicament, la durée et la signature

Explication

Une ordonnance conforme comporte la date, l’identification complète du prescripteur et du malade, les informations sur le médicament, la durée du traitement et la signature placée sous la dernière ligne. Le diagnostic, le prix ou le numéro de lot ne constituent pas l’ensemble des mentions réglementaires exigées dans cette règle.

9. Quels sont les quatre types d’ordonnances reconnus dans la classification présentée ?

Simples, hospitalières, renouvelables et ordonnances de médicaments stupéfiants
Simples, sécurisées, bizones et ordonnances de médicaments d’exception
Sécurisées, bizones, magistrales et ordonnances de prescription initiale
Hospitalières, nominatives, électroniques et ordonnances de médicaments génériques

Simples, sécurisées, bizones et ordonnances de médicaments d’exception

Explication

La classification comprend les ordonnances simples, sécurisées, bizones et celles destinées aux médicaments d’exception. Les ordonnances hospitalières ou magistrales correspondent à d’autres caractéristiques de prescription et ne forment pas cette liste de quatre types.

10. Quelle catégorie peut être attribuée à un médicament par l’autorisation de mise sur le marché ?

Médicament à prescription initiale hospitalière
Médicament à prescription réservée aux patients chroniques
Médicament à délivrance libre après conseil pharmaceutique
Médicament à renouvellement automatique en pharmacie

Médicament à prescription initiale hospitalière

Explication

L’AMM peut notamment classer un médicament comme soumis à une prescription initiale hospitalière. La délivrance libre, le renouvellement automatique et la restriction aux patients chroniques ne constituent pas les catégories citées dans ce classement.

11. Un médecin prescrit un médicament de liste I sans ajouter de mention autorisant le renouvellement : quelle règle s’applique ?

Le renouvellement n’est pas autorisé par défaut, contrairement à la liste II pendant douze mois
Le renouvellement dépend de l’accord préalable du pharmacien pour chaque délivrance
Le renouvellement est autorisé pendant douze mois, comme pour la liste II par défaut
Le renouvellement est autorisé pendant quatorze jours, selon la durée habituelle des stupéfiants

Le renouvellement n’est pas autorisé par défaut, contrairement à la liste II pendant douze mois

Explication

Pour un médicament de liste I, le renouvellement est interdit par défaut et nécessite une mention explicite du médecin, dans la limite de douze mois. La liste II suit la logique inverse en autorisant par défaut le renouvellement pendant douze mois, sauf interdiction du prescripteur.

12. Quelle durée maximale de prescription correspond aux formes orales de stupéfiants ?

Quatorze jours
Sept jours
Douze mois
Vingt-huit jours

Quatorze jours

Explication

La durée maximale de prescription des stupéfiants est de quatorze jours pour les formes orales. Sept jours concernent les formes injectables, tandis que vingt-huit jours s’appliquent à certains produits.

13. Quelle conséquence est en principe associée à une prescription hors AMM ?

Elle est valable pour le remboursement dès lors que le malade accepte la prescription
Elle est en principe non remboursable et peut engager la responsabilité du prescripteur et du pharmacien
Elle est automatiquement remboursée si le pharmacien confirme la pertinence du traitement
Elle relève exclusivement de la responsabilité du laboratoire ayant obtenu l’AMM

Elle est en principe non remboursable et peut engager la responsabilité du prescripteur et du pharmacien

Explication

L’AMM sert de référentiel de prescription ; une prescription hors AMM est en principe non remboursable et peut engager les responsabilités civile et pénale du prescripteur et du pharmacien. L’accord du patient ou l’avis du pharmacien ne supprime pas cette conséquence générale, sous réserve notamment des dispositifs d’accès précoce.

14. Dans une prescription en DCI, comment se répartissent les choix entre le médecin et le pharmacien ?

Le médecin choisit le prix et le fabricant ; le pharmacien choisit la forme et la durée
Le médecin choisit le produit délivré ; le pharmacien fixe la posologie selon le stock disponible
Le médecin choisit le principe actif, la dose et la forme ; le pharmacien choisit le produit adapté
Le médecin choisit la marque et le conditionnement ; le pharmacien choisit le principe actif et la dose

Le médecin choisit le principe actif, la dose et la forme ; le pharmacien choisit le produit adapté

Explication

En DCI, le médecin définit le traitement pharmacologique par le principe actif, la dose et la forme galénique, puis le pharmacien sélectionne le produit selon des critères comme le prix, la facilité d’emploi et le conditionnement. Le pharmacien ne fixe donc pas la posologie à partir de son stock.

15. Que mesure principalement l’observance thérapeutique ?

La conduite réelle du patient par rapport aux prescriptions reçues
La durée théorique prévue pour chaque traitement prescrit
La liste des traitements que le médecin prévoit de proposer
La gravité des symptômes observés lors de la consultation

La conduite réelle du patient par rapport aux prescriptions reçues

Explication

L’observance évalue la concordance entre ce que le patient fait réellement et les conseils ou prescriptions médicales, notamment la dose effectivement prise. Une prescription décrit ce qui devrait être fait, mais ne permet pas à elle seule de connaître le comportement réel du patient.

16. Laquelle de ces informations doit faire partie de l’information donnée au patient avant un traitement ?

La durée de la maladie sans indication sur les bénéfices attendus
Les habitudes alimentaires du médecin et ses préférences de prescription
Les objectifs thérapeutiques et la conduite à tenir en cas d’effets secondaires
Le nom du médicament et la date prévue de la prochaine consultation

Les objectifs thérapeutiques et la conduite à tenir en cas d’effets secondaires

Explication

L’information doit notamment présenter les objectifs du traitement, les bénéfices attendus, les risques et les mesures à prendre en cas d’effets secondaires. Mentionner quelques éléments pratiques sans expliquer ces points ne répond pas à l’ensemble de l’information attendue.

17. Qu’est-ce qui caractérise l’automédication ?

La prise d’un médicament après une évaluation et une décision professionnelles
La délivrance d’un médicament décidée par le pharmacien après examen
La modification d’un traitement hospitalier sous surveillance infirmière
La prise, à l’initiative du patient, d’un médicament pour traiter des symptômes

La prise, à l’initiative du patient, d’un médicament pour traiter des symptômes

Explication

L’automédication correspond à l’initiative personnelle du patient qui prend un médicament pour soulager les symptômes d’une maladie. Une prescription implique au contraire une décision professionnelle fondée sur une évaluation.

18. Quel ensemble regroupe les trois principaux risques de l’automédication ?

Une prescription inutile, une hospitalisation immédiate et une interaction évitée
Un médicament inadapté, un mauvais dosage et un retard de prise en charge
Une allergie connue, une consultation précoce et une surveillance renforcée
Une observance accrue, une guérison plus rapide et une meilleure tolérance

Un médicament inadapté, un mauvais dosage et un retard de prise en charge

Explication

Les risques majeurs sont l’emploi d’un médicament inefficace ou déconseillé, une erreur de dosage et le retard d’une prise en charge médicale nécessaire. Une consultation précoce et une surveillance renforcée sont plutôt des moyens de réduire les risques.

19. Une personne enceinte souhaite prendre un médicament sans ordonnance pour des symptômes inhabituels : quelle conduite est la plus appropriée ?

Demander conseil à un professionnel et consulter en cas de doute
Augmenter la dose indiquée si les premiers effets tardent à apparaître
Associer plusieurs médicaments courants afin de couvrir les symptômes
Prendre le médicament avec de l’alcool pour renforcer son action

Demander conseil à un professionnel et consulter en cas de doute

Explication

La grossesse et les symptômes inhabituels justifient une demande de conseil et, en cas de doute, une consultation médicale. Le cumul de médicaments, l’augmentation des doses et l’association avec l’alcool peuvent accroître les risques.

20. Sur quels éléments la prescription doit-elle notamment être personnalisée ?

La pathologie, le rapport bénéfice-risque, les antécédents et les attentes du patient
La préférence du pharmacien, la disponibilité locale et la durée de la consultation
Le prix du médicament, la publicité du laboratoire et les habitudes du prescripteur
Le nombre de médicaments déjà commercialisés et leur ordre d’apparition

La pathologie, le rapport bénéfice-risque, les antécédents et les attentes du patient

Explication

Une prescription personnalisée tient compte de la maladie, de son évolution, des preuves scientifiques, du rapport bénéfice-risque, des antécédents et des attentes du patient. Des considérations commerciales ou logistiques ne constituent pas les fondements principaux de cette personnalisation.

21. Quelle obligation incombe au prescripteur concernant l’information et l’accord du patient ?

Fournir une notice écrite sans vérifier la compréhension ni recueillir l’accord du patient
Obtenir un consentement écrit pour tout traitement avant de communiquer les risques
Transmettre les informations à la famille afin qu’elle décide à la place du patient
Informer le patient, pouvoir en apporter la preuve et obtenir au moins son consentement oral

Informer le patient, pouvoir en apporter la preuve et obtenir au moins son consentement oral

Explication

Le prescripteur doit informer le patient, pouvoir démontrer qu’il l’a fait et recueillir au minimum un consentement oral. Une information non comprise ne suffit pas à elle seule, tandis que le consentement écrit n’est pas présenté ici comme exigence générale pour tout traitement.

22. Avant de choisir un traitement, quelle démarche correspond à une décision thérapeutique complète ?

Retenir l’option préférée du patient sans analyser les traitements non médicamenteux
Choisir rapidement le médicament puis déterminer après coup son indication et sa durée
Définir la posologie avant d’évaluer les effets indésirables et les interactions possibles
Vérifier l’indication, fixer le but, prévoir la surveillance et examiner les alternatives

Vérifier l’indication, fixer le but, prévoir la surveillance et examiner les alternatives

Explication

La décision doit commencer par la vérification de l’indication et la définition du but, puis intégrer la surveillance, les effets indésirables, la posologie, la durée, les alternatives et les interactions. Choisir d’abord un médicament ou suivre une préférence sans évaluation complète néglige des étapes essentielles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 50 flashcards sur Règles de prescription thérapeutique.

Combien chaque Français a-t-il dépensé pour sa santé en 2019 ?

3 102 euros.

Quel pourcentage des dépenses de santé a été remboursé par la Sécurité sociale en 2019 ?

78,2 %.

Quelle part des dépenses de santé représente le produit intérieur brut en France ?

11,5 %.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Règles de prescription thérapeutique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM