QCM : Régulation énergétique et jeûne (74 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En examinant les régions de l’abdomen, quelle description distingue correctement les trois espaces ?

La cavité péritonéale est antérieure et tapissée de péritoine, la région rétropéritonéale est postérieure et sans séreuse, et la région pelvienne est sous-péritonéale.
La cavité péritonéale est antérieure et sans séreuse, la région rétropéritonéale est postérieure et tapissée de péritoine, et la région pelvienne est sous-péritonéale.
La cavité péritonéale est antérieure et tapissée de péritoine, la région rétropéritonéale est postérieure et sans séreuse, et la région pelvienne est sus-péritonéale.
La cavité péritonéale est postérieure et sans séreuse, la région rétropéritonéale est antérieure et tapissée de péritoine, et la région pelvienne est sous-péritonéale.

La cavité péritonéale est antérieure et tapissée de péritoine, la région rétropéritonéale est postérieure et sans séreuse, et la région pelvienne est sous-péritonéale.

Explication

La cavité péritonéale est antérieure et revêtue par le péritoine, la région rétropéritonéale est postérieure et dépourvue de séreuse, tandis que la région pelvienne est sous-péritonéale. L’inversion antérieur-postérieur confond les deux premières régions, « sus-péritonéale » inverse la position du pelvis, et l’absence de séreuse attribuée à la cavité péritonéale déplace cette caractéristique.

2. Lors d’une exploration anatomique, une structure est repérée entre les deux cavités pleurales ; laquelle peut se trouver dans cette région ?

Le poumon
Le hile pulmonaire
Le rein
La trachée

La trachée

Explication

Le médiastin, situé entre les cavités pleurales, contient notamment la trachée, alors que les poumons et leurs hiles se trouvent dans les cavités pleurales. « Le poumon » et « le hile pulmonaire » confondent le contenu des cavités pleurales avec celui du médiastin, et « le rein » relève de la région rétropéritonéale.

3. Une membrane séreuse entoure un organe et délimite un espace entre ses deux feuillets : quelle disposition anatomique faut-il observer ?

Un feuillet pariétal interne appliqué sur l’organe et un feuillet viscéral externe, séparés par un espace normalement virtuel.
Un feuillet viscéral interne appliqué sur l’organe et un feuillet pariétal externe, séparés par un espace normalement rempli d’air.
Deux feuillets pariétaux externes, séparés par un espace normalement virtuel autour de l’organe.
Un feuillet viscéral interne appliqué sur l’organe et un feuillet pariétal externe, séparés par un espace normalement virtuel.

Un feuillet viscéral interne appliqué sur l’organe et un feuillet pariétal externe, séparés par un espace normalement virtuel.

Explication

Une séreuse comporte un feuillet viscéral interne appliqué à l’organe et un feuillet pariétal externe ; l’espace entre les deux est physiologiquement virtuel. Inverser les feuillets confond leur position, l’air correspond à un contexte pathologique, et deux feuillets pariétaux omettent le feuillet viscéral.

4. Un radiologue réalise une coupe qui sépare le corps en parties antérieure et postérieure ; quel plan utilise-t-il ?

Le plan médian
Le plan frontal
Le plan axial ou transversal
Le plan sagittal

Le plan frontal

Explication

Le plan frontal sépare le corps en parties antérieure et postérieure. Le plan sagittal sépare les parties droite et gauche, le plan axial ou transversal les parties supérieure et inférieure, et « médian » désigne une position au milieu plutôt qu’un plan de coupe.

5. Chez une personne de 70 kg, quelle masse d’eau correspond à la proportion corporelle approximative indiquée ?

Environ 42 kg
Environ 14 kg
Environ 28 kg
Environ 7 kg

Environ 42 kg

Explication

L’eau représente environ 60 % du poids corporel : 70×0,60=4270 \times 0{,}60 = 42 kg. 14 kg correspond à 20 %, la proportion des protéines et autres composés ; 7 kg correspond à 10 %, celle de la graisse ou des sels minéraux, tandis que 28 kg associe à tort deux parts de 10 %.

6. Chez une personne dont le poids corporel est de 60 kg, quel volume d’eau se trouve approximativement dans le compartiment intracellulaire si l’on assimile 1 kg d’eau à 1 litre ?

Environ 6 litres
Environ 36 litres
Environ 12 litres
Environ 24 litres

Environ 24 litres

Explication

Le compartiment intracellulaire représente environ 40 % du poids corporel : 60×0,40=2460 \times 0{,}40 = 24 kg, soit approximativement 24 litres d’eau. 36 litres applique à tort la proportion de 60 % d’eau corporelle totale, 6 litres correspond aux 10 % du secteur interstitiel, et 12 litres revient à prendre un tiers plutôt que deux tiers de l’eau totale.

7. Un échantillon de sang possède un volume total de 500 mL ; selon les proportions du secteur plasmatique, quels volumes correspondent au plasma et aux hématies ?

250 mL de plasma et 250 mL d’hématies
210 mL de plasma et 290 mL d’hématies
50 mL de plasma et 450 mL d’hématies
290 mL de plasma et 210 mL d’hématies

290 mL de plasma et 210 mL d’hématies

Explication

Le plasma représente 58 % du volume sanguin et les hématies les 42 % restants : 500×0,58=290500 \times 0{,}58 = 290 mL de plasma et 500×0,42=210500 \times 0{,}42 = 210 mL d’hématies. L’inversion des volumes attribue à tort 58 % aux hématies, 50 mL confond le plasma avec sa proportion de 5 % du poids corporel, et les volumes égaux ne respectent pas la répartition indiquée.

8. Une solution aqueuse contient des ions et des molécules lipidiques non polaires ; quelle propriété de l’eau prévoit le mieux leur comportement de solubilité ?

L’eau dissout bien les ions, mais dissout mal les lipides non polaires.
L’eau dissout mal les ions, mais dissout bien les lipides non polaires.
L’eau dissout bien les ions et les lipides non polaires.
L’eau dissout mal les ions et les lipides non polaires.

L’eau dissout bien les ions, mais dissout mal les lipides non polaires.

Explication

L’eau est un bon solvant des ions et des molécules polaires, mais un mauvais solvant des molécules non polaires comme les lipides. Inverser les catégories attribue aux lipides la solubilité des substances polaires ; dire que les ions sont peu solubles méconnaît leur caractère ionique, et rendre les deux catégories peu solubles omet cette propriété de l’eau.

9. Dans un récipient immobile, un soluté est plus concentré d’un côté que de l’autre. Quel phénomène tend à homogénéiser les concentrations sous l’effet de cette différence ?

La convection
Le transport actif
La diffusion
La filtration

La diffusion

Explication

La diffusion est liée à une différence de concentration et tend à homogénéiser les concentrations. La filtration dépend d’un gradient de pression, le transport actif implique un apport d’énergie et la convection correspond au déplacement entraîné par le fluide.

10. Dans un tube, le gradient de concentration est de 2 mol m−12\ \mathrm{mol\,m^{-1}}, la surface de section de 3 m23\ \mathrm{m^2} et le coefficient de diffusion de 4 m2 s−14\ \mathrm{m^2\,s^{-1}}. Quel débit massique diffusif donne la première loi de Fick ?

−24 mol s−1-24\ \mathrm{mol\,s^{-1}}
−12 mol s−1-12\ \mathrm{mol\,s^{-1}}
24 mol s−124\ \mathrm{mol\,s^{-1}}
−8 mol s−1-8\ \mathrm{mol\,s^{-1}}

$$-24\ \mathrm{mol\,s^{-1}}$$

Explication

La première loi donne dmdt=−DSdCdx\frac{dm}{dt}=-DS\frac{dC}{dx}; ainsi, −4×3×2=−24 mol s−1-4\times3\times2=-24\ \mathrm{mol\,s^{-1}}. Une valeur positive oublie le signe, −8-8 omet la surface et −12-12 omet le coefficient de diffusion.

11. Dans une région où la concentration varie avec la position, quelle relation permet de décrire l’évolution temporelle locale de cette concentration par la deuxième loi de Fick ?

dCdt=Dd2Cdx2\frac{dC}{dt}=D\frac{d^2C}{dx^2}
dCdt=1Dd2Cdx2\frac{dC}{dt}=\frac{1}{D}\frac{d^2C}{dx^2}
dmdt=−DSdCdx\frac{dm}{dt}=-DS\frac{dC}{dx}
dCdt=DdCdx\frac{dC}{dt}=D\frac{dC}{dx}

$$\frac{dC}{dt}=D\frac{d^2C}{dx^2}$$

Explication

La deuxième loi de Fick relie la variation temporelle de concentration à la dérivée spatiale seconde, multipliée par le coefficient de diffusion. La relation de débit massique appartient à la première loi, tandis que les autres propositions utilisent une dérivée spatiale simple ou inversent le rôle de DD.

12. Un soluté doit diffuser passivement à travers une membrane. Quelles propriétés la membrane doit-elle présenter pour permettre cette diffusion ?

Poreuse, neutre et active
Poreuse, neutre et passive
Poreuse, chargée et active
Imperméable, neutre et passive

Poreuse, neutre et passive

Explication

La diffusion à travers une membrane requiert une membrane poreuse, neutre et passive. Une membrane active implique un mécanisme différent, une charge nette contredit la neutralité requise et une membrane imperméable ne permet pas le passage diffusif.

13. Une personne atteinte d’une forme chronique doit choisir un traitement d’épuration qu’elle peut réaliser à domicile et adapter plus facilement à son quotidien. Lequel correspond à ces caractéristiques ?

La dialyse péritonéale
L’hémofiltration
L’hémodialyse
Un traitement médicamenteux

La dialyse péritonéale

Explication

La dialyse péritonéale traite les formes chroniques à domicile, coûte moins cher et s’adapte plus facilement à la vie quotidienne. L’hémodialyse implique des séances contraignantes, l’hémofiltration est notamment associée aux formes aiguës et un médicament n’est pas une technique d’épuration extrarénale.

14. Lors d’une dialyse péritonéale, où injecte-t-on le dialysat et quelle structure joue le rôle de membrane dialysante ?

Dans un circuit extracorporel, dont la membrane artificielle sert de filtre
Dans la cavité pleurale, dont les parois vasculaires servent de membrane
Dans la cavité péritonéale, dont les parois vasculaires servent de membrane
Dans la cavité péritonéale, dont les cellules sanguines servent de membrane

Dans la cavité péritonéale, dont les parois vasculaires servent de membrane

Explication

Le dialysat de concentration physiologique est injecté dans la cavité péritonéale et les parois des vaisseaux péritonéaux constituent la membrane dialysante. Le circuit extracorporel correspond à une autre technique, les cellules sanguines ne forment pas cette membrane et la cavité pleurale n’est pas le site décrit.

15. Dans un dialysat péritonéal, un excès de glucose est ajouté pour retirer l’eau excédentaire du patient. Quel mécanisme explique ce déplacement d’eau ?

La diffusion entraîne le glucose hors du dialysat avec les déchets
La filtration pousse l’eau vers le dialysat par une pression externe
La diffusion entraîne l’eau vers le dialysat riche en glucose
L’osmose attire l’eau vers le dialysat riche en glucose

L’osmose attire l’eau vers le dialysat riche en glucose

Explication

L’excès de glucose dans le dialysat attire l’eau excédentaire par osmose. La diffusion concerne notamment les déchets, tandis que la filtration par pression externe et l’entraînement direct du glucose ne décrivent pas ce mécanisme.

16. Dans un osmomètre, un solvant traverse une membrane imperméable au soluté. La diffusion du solvant est d’abord plus importante que la filtration en sens inverse. Quelle évolution conduit à l’équilibre dynamique ?

La diffusion du solvant s’accélère jusqu’à ce que le soluté traverse la membrane
Un gradient hydrostatique apparaît et entraîne une filtration inverse jusqu’à l’égalité des flux
La filtration se renforce dans le sens de la diffusion jusqu’à l’arrêt des deux flux
Le gradient hydrostatique disparaît et la diffusion du solvant s’interrompt

Un gradient hydrostatique apparaît et entraîne une filtration inverse jusqu’à l’égalité des flux

Explication

La diffusion non compensée du solvant crée un gradient de pression hydrostatique, qui entraîne une filtration en sens inverse jusqu’à ce que les deux flux s’équilibrent. Cet équilibre est dynamique et n’implique pas l’arrêt des mouvements; le soluté reste bloqué par la membrane.

17. Dans un milieu de viscosité donnée, que caractérise la mobilité d’un ion ?

La force opposée à son déplacement dans le milieu
Sa vitesse de déplacement pour un champ électrique donné
Sa quantité de charge portée dans un milieu donné
Sa capacité à se déplacer sous l’action d’un champ électrique

Sa capacité à se déplacer sous l’action d’un champ électrique

Explication

La mobilité caractérise la capacité d’un ion à se déplacer sous l’action d’un champ électrique dans un milieu de viscosité donnée. La vitesse dépend aussi de l’intensité du champ, la charge est une propriété distincte et la force de résistance correspond au frottement.

18. Dans une cuve soumise à un champ électrique, un cation et un anion sont libérés simultanément. Vers quelles bornes se déplacent-ils ?

Les deux ions vers la borne négative
Le cation vers la borne positive et l’anion vers la borne négative
Le cation vers la borne négative et l’anion vers la borne positive
Les deux ions vers la borne positive

Le cation vers la borne négative et l’anion vers la borne positive

Explication

Sous l’action du champ électrique, les charges opposées se déplacent vers les bornes de signe contraire : le cation vers la borne négative et l’anion vers la borne positive. L’inversion des directions confond les signes des charges, tandis que les deux autres réponses attribuent le même sens aux deux ions.

19. Deux ions de même charge se déplacent dans un même champ électrique et un milieu de même viscosité. Si le rayon du premier ion est deux fois plus grand, comment évolue sa mobilité selon l’approximation de Stokes ?

Elle reste inchangée
Elle est deux fois plus grande
Elle est deux fois plus faible
Elle est quatre fois plus faible

Elle est deux fois plus faible

Explication

Comme u≈Ze6πηru\approx\frac{Ze}{6\pi\eta r}, à charge et viscosité constantes la mobilité est inversement proportionnelle au rayon : doubler le rayon divise la mobilité par deux. Une mobilité croissante avec le rayon inverse la proportion, l’absence d’effet néglige le rayon et une division par quatre ne correspond pas à cette dépendance.

20. Lors de l’interprétation d’une électrophorèse des protéines plasmatiques, quelle protéine peut être facilement identifiée individuellement et migre le plus loin ?

L’albumine
Les globulines bêta
Les globulines gamma
Les globulines alpha

L’albumine

Explication

L’albumine migre le plus loin, a la mobilité électrique la plus importante et est la seule protéine facilement identifiable individuellement sur le tracé. Les fractions de globulines sont regroupées en ensembles plutôt qu’individualisées.

21. Dans un baromètre de Torricelli, la pression au sommet de la colonne de mercure est considérée nulle. Quelle relation permet alors de déterminer la pression atmosphérique à partir de la différence de hauteur ?

Patm=ρg(z2−z1)P_{atm}=\rho g(z_2-z_1)
Patm=ρg(z1−z2)P_{atm}=\rho g(z_1-z_2)
Patm=ρg(z2−z1)+P2P_{atm}=\rho g(z_2-z_1)+P_2
Patm=P2P_{atm}=P_2

$$P_{atm}=\rho g(z_2-z_1)$$

Explication

Dans le baromètre, P1=PatmP_1=P_{atm} et la pression au sommet est P2=0P_2=0, d’où Patm=ρg(z2−z1)P_{atm}=\rho g(z_2-z_1). Inverser les altitudes change le signe, ajouter une pression au sommet contredit le vide supposé, et identifier la pression atmosphérique à P2P_2 la rendrait nulle.

22. Un baromètre contient du mercure de masse volumique 13,6×103 kg⋅m−313{,}6\times10^3\ \text{kg·m}^{-3} et la colonne mesure 0,76 m0{,}76\ \text{m}. Avec g=9,8 m⋅s−2g=9{,}8\ \text{m·s}^{-2}, quelle pression atmosphérique obtient-on ?

1,03×104 Pa1{,}03\times10^4\ \text{Pa}
1,013×102 Pa1{,}013\times10^2\ \text{Pa}
1,013×105 Pa1{,}013\times10^5\ \text{Pa}
1,33×105 Pa1{,}33\times10^5\ \text{Pa}

$$1{,}013\times10^5\ \text{Pa}$$

Explication

La relation est Patm=ρghP_{atm}=\rho gh ; ainsi 13,6×103×9,8×0,76≈1,013×105 Pa13{,}6\times10^3\times9{,}8\times0{,}76\approx1{,}013\times10^5\ \text{Pa}. Le résultat trop faible omet le facteur mille de la masse volumique, la valeur voisine de 1,33×1051{,}33\times10^5 ne résulte pas des données et le résultat plus faible néglige le facteur gg.

23. Dans un manomètre à liquide, les points de mesure sont à la même hauteur et la colonne du liquide manométrique présente une hauteur hh. Quelle pression du fluide mesuré faut-il retenir ?

P1=Patm+ρghP_1=P_{atm}+\rho gh
P1=Patm−ρghP_1=P_{atm}-\rho gh
P1=Patm+ρfluideghP_1=P_{atm}+\rho_{fluide}gh
P1=ρghP_1=\rho gh

$$P_1=P_{atm}+\rho gh$$

Explication

À même hauteur, la relation du manomètre est P1=Patm+ρghP_1=P_{atm}+\rho gh, où ρ\rho est la masse volumique du liquide dans le manomètre. Le signe moins inverse l’effet de la colonne, utiliser la masse volumique du fluide mesuré confond les deux fluides et omettre PatmP_{atm} donne une pression relative plutôt qu’absolue.

24. On compare les pressions hydrostatiques à plusieurs hauteurs chez une personne debout puis chez une personne couchée. Quelle variation faut-il prévoir ?

Debout, la pression augmente plus haut et diminue plus bas ; couché, elle est égale aux différents niveaux
Debout, la pression varie avec l’altitude ; couché, elle augmente vers les pieds
Debout, la pression est égale aux différents niveaux ; couché, elle diminue en allant vers la tête
Debout, la pression diminue plus haut et augmente plus bas ; couché, elle est égale aux différents niveaux

Debout, la pression diminue plus haut et augmente plus bas ; couché, elle est égale aux différents niveaux

Explication

Debout, la pression hydrostatique est inférieure plus haut et supérieure plus bas ; couché, elle est égale aux différents niveaux considérés. La variation opposée inverse le gradient, une hausse vers les pieds en position couchée maintient à tort un effet de hauteur, et l’égalité debout confond les deux postures.

25. Dans une conduite parcourue par un fluide incompressible, la section passe de 4 cm24\,\text{cm}^2 à 2 cm22\,\text{cm}^2. Si la vitesse dans la première section est de 3 m⋅s−13\,\text{m·s}^{-1}, quelle est la vitesse dans la seconde ?

12 m⋅s−112\,\text{m·s}^{-1}
6 m⋅s−16\,\text{m·s}^{-1}
3 m⋅s−13\,\text{m·s}^{-1}
1,5 m⋅s−11{,}5\,\text{m·s}^{-1}

$$6\,\text{m·s}^{-1}$$

Explication

La conservation du débit impose S1v1=S2v2S_1v_1=S_2v_2, donc v2=(4/2)×3=6 m⋅s−1v_2=(4/2)\times3=6\,\text{m·s}^{-1}. 1,5 m⋅s−11{,}5\,\text{m·s}^{-1} résulte de l’inversion du rapport, tandis que 3 m⋅s−13\,\text{m·s}^{-1} suppose à tort une vitesse inchangée.

26. À débit constant, un fluide traverse un élargissement de conduite. Quelle évolution de sa vitesse faut-il prévoir dans la partie élargie ?

Une vitesse plus élevée
Une vitesse plus faible
Une vitesse inchangée
Une vitesse dépendant de la masse volumique

Une vitesse plus faible

Explication

À débit constant, l’augmentation de la section s’accompagne d’une diminution de la vitesse. Une vitesse plus élevée inverse cette relation, et une vitesse inchangée ne respecte pas la conservation du débit lors de l’élargissement.

27. Un fluide parfait s’écoule en un point où la pression vaut PP, l’altitude zz et la vitesse vv. Quelle expression représente la charge conservée le long de l’écoulement ?

P+ρgz+ρvP+\rho gz+\rho v
P+ρgzP+\rho gz
P+ρgz+12ρv2P+\rho gz+\frac{1}{2}\rho v^2
P+12ρv2P+\frac{1}{2}\rho v^2

$$P+\rho gz+\frac{1}{2}\rho v^2$$

Explication

Pour un fluide parfait en mouvement, la charge conservée comprend les contributions de pression, d’altitude et de vitesse : E=P+ρgz+12ρv2E=P+\rho gz+\frac{1}{2}\rho v^2. P+ρgzP+\rho gz omet le terme cinétique, et P+12ρv2P+\frac{1}{2}\rho v^2 omet le terme lié à l’altitude.

28. Dans un Venturi horizontal, un fluide parfait passe d’une section large à une section étroite. Quelle comparaison entre les vitesses et les pressions amont et aval est correcte ?

La vitesse augmente et la pression diminue
La vitesse augmente et la pression augmente
La vitesse reste identique et la pression diminue
La vitesse diminue et la pression augmente

La vitesse augmente et la pression diminue

Explication

La continuité impose une vitesse plus élevée dans la section étroite ; dans le Venturi horizontal, Bernoulli implique alors une pression plus faible dans cette zone. Une vitesse diminuée inverse l’effet du rétrécissement, tandis qu’une pression accrue contredit la relation entre vitesse et pression dans ce cas.

29. À température identique, quelle comparaison de viscosité est correcte entre le sérum, le plasma et le sang ?

Le sérum est moins visqueux que le sang, lui-même moins visqueux que le plasma
Le plasma est moins visqueux que le sérum, lui-même moins visqueux que le sang
Le sang est moins visqueux que le sérum, lui-même moins visqueux que le plasma
Le sérum est moins visqueux que le plasma, lui-même moins visqueux que le sang

Le sérum est moins visqueux que le plasma, lui-même moins visqueux que le sang

Explication

Les valeurs sont de 1×10−31\times10^{-3} Pa·s pour le sérum, 1,4×10−31{,}4\times10^{-3} Pa·s pour le plasma et 6×10−36\times10^{-3} Pa·s pour le sang. L’ordre qui place le plasma sous le sérum inverse leurs viscosités, et celui qui place le plasma au-dessus du sang inverse la comparaison avec le sang.

30. Une personne présente une polyglobulie, tandis qu’une autre souffre d’anémie. Quelle évolution de l’hématocrite et de la viscosité sanguine est attendue ?

La polyglobulie augmente l’hématocrite mais réduit la viscosité
La polyglobulie tend à réduire les deux, l’anémie peut augmenter l’hématocrite
L’anémie augmente l’hématocrite et la polyglobulie réduit la viscosité
La polyglobulie tend à augmenter les deux, l’anémie peut réduire l’hématocrite

La polyglobulie tend à augmenter les deux, l’anémie peut réduire l’hématocrite

Explication

La polyglobulie augmente l’hématocrite, et une hausse de l’hématocrite augmente la viscosité sanguine ; l’anémie peut au contraire réduire l’hématocrite. Dire que la polyglobulie réduit la viscosité inverse le lien entre hématocrite et viscosité.

31. Lors d’une accélération de l’écoulement sanguin, quelle organisation des éléments figurés contribue à la diminution de la viscosité ?

Les éléments figurés se concentrent au centre et le plasma forme un manchon périphérique
Les éléments figurés se concentrent contre la paroi et le plasma reste au centre
Le plasma se concentre au centre et les éléments figurés forment un manchon périphérique
Les éléments figurés se dispersent dans le plasma, ce qui accroît les frottements pariétaux

Les éléments figurés se concentrent au centre et le plasma forme un manchon périphérique

Explication

Quand la vitesse augmente, les éléments figurés se concentrent au centre et le plasma forme un manchon près de la paroi, ce qui réduit les frottements et la viscosité. Leur concentration contre la paroi augmenterait les interactions pariétales au lieu de les diminuer.

32. Dans un petit vaisseau, le diamètre diminue et l’importance relative du manchon plasmatique augmente. Quel effet sur la viscosité décrit l’effet Fåhræus-Lindqvist ?

Une diminution de l’hématocrite
Une augmentation de la viscosité
Une viscosité inchangée
Une diminution de la viscosité

Une diminution de la viscosité

Explication

L’effet Fåhræus-Lindqvist correspond à une baisse de viscosité lorsque le diamètre du vaisseau diminue, car le manchon plasmatique prend une importance relative plus grande. Une hausse de viscosité inverse cet effet, et une diminution de l’hématocrite n’en constitue pas le mécanisme.

33. Après une lésion vasculaire, quelle succession d’étapes décrit l’hémostase primaire ?

Agrégation, activation, adhésion
Adhésion, agrégation, activation
Adhésion, activation, agrégation
Activation, adhésion, agrégation

Adhésion, activation, agrégation

Explication

L’hémostase primaire commence par l’adhésion des plaquettes, suivie de leur activation puis de leur agrégation. Placer l’activation ou l’agrégation en premier confond l’ordre des étapes.

34. Une lésion expose le sous-endothélium à la circulation sanguine : quel élément permet alors l’adhésion des plaquettes ?

Le fibrinogène plasmatique
Le facteur von Willebrand
Le collagène de type IV
Le thromboxane A2

Le collagène de type IV

Explication

Lorsque le vaisseau est lésé, le collagène de type IV du sous-endothélium devient accessible et permet l’adhésion plaquettaire. Le fibrinogène intervient dans le pontage entre plaquettes, le thromboxane dans leur activation, et le facteur von Willebrand facilite leur interaction avec le collagène.

35. Dans une zone lésée, le facteur von Willebrand est fixé au collagène de type IV. Quel effet cette fixation a-t-elle sur son interaction avec les plaquettes ?

Elle lui permet de libérer l’ADP qui recrute les plaquettes
Elle empêche son interaction avec les plaquettes jusqu’à son détachement
Elle lui permet de former directement un pont entre deux plaquettes
Elle lui permet d’adopter une conformation favorable à l’interaction plaquettaire

Elle lui permet d’adopter une conformation favorable à l’interaction plaquettaire

Explication

Fixé au collagène, le facteur von Willebrand adopte une conformation qui permet son interaction avec les plaquettes. La forme non fixée n’a pas cette conformation, tandis que le pont entre plaquettes dépend du fibrinogène et que l’ADP est libéré par les plaquettes activées.

36. Après une lésion vasculaire, une plaquette métabolise l’acide arachidonique. Quelle conséquence est associée au thromboxane A2 produit ?

Une inhibition de la cyclo-oxygénase et une baisse de production plaquettaire
Une vasoconstriction et une participation à l’activation plaquettaire
Un pontage entre plaquettes et une stabilisation par le calcium
Une vasodilatation et une inhibition de l’activation plaquettaire

Une vasoconstriction et une participation à l’activation plaquettaire

Explication

Le thromboxane A2 issu du métabolisme plaquettaire de l’acide arachidonique provoque une vasoconstriction et participe à l’activation des plaquettes. La vasodilatation inverse son effet, le pontage relève du fibrinogène et l’inhibition de la cyclo-oxygénase est associée à l’aspirine et au flurbiprofène.

37. Quelle notion désigne un équilibre dynamique du milieu intérieur maintenu dans des limites étroites grâce à un apport permanent d’énergie et à des systèmes de contrôle ?

La thermorégulation
L’équilibre statique
Le milieu intérieur
L’homéostasie

L’homéostasie

Explication

L’homéostasie est un équilibre dynamique du milieu intérieur, maintenu dans des limites étroites grâce à de l’énergie et à des systèmes de contrôle. L’équilibre statique ne rend pas compte des ajustements continus, la thermorégulation n’en est qu’un aspect, et le milieu intérieur désigne les liquides concernés.

38. Dans un dispositif de régulation, un capteur transmet une variation à un centre qui la compare à une valeur de référence, puis un organe agit. Quel élément produit la réponse ?

La valeur de référence
Le capteur
Le centre de régulation
L’effecteur

L’effecteur

Explication

L’effecteur reçoit l’ordre du centre de régulation et produit la réponse qui modifie la variable contrôlée. Le capteur détecte le stimulus, le centre compare l’information au réglage et la valeur de référence sert de point de comparaison.

39. Une perturbation éloigne une variable de sa plage cible. Quel type de rétrocontrôle agit en sens correcteur pour la ramener vers cette plage ?

Le rétrocontrôle négatif
Le rétrocontrôle sans réponse correctrice
Le rétrocontrôle positif
Le rétrocontrôle à point de consigne variable

Le rétrocontrôle négatif

Explication

Le rétrocontrôle négatif s’oppose à la perturbation et ramène la variable vers sa plage cible. Le rétrocontrôle positif amplifie la réponse jusqu’à un point final qui arrête la boucle ; les autres formulations ne désignent pas les deux mécanismes décrits.

40. Après un repas, la glycémie augmente : quelle hormone sécrétée par les cellules β du pancréas contribue à la faire diminuer ?

Le glucagon sécrété par les cellules β
L’insuline
L’insuline sécrétée par les cellules α
Le glucagon

L’insuline

Explication

L’insuline, sécrétée par les cellules β du pancréas, est hypoglycémiante et contribue donc à faire baisser la glycémie. Le glucagon est hyperglycémiant et est sécrété par les cellules α ; les deux dernières formulations associent les hormones aux mauvais types cellulaires.

41. Un rythme physiologique se répète toutes les 30 heures. Dans quelle catégorie se classe-t-il selon sa période ?

Un rythme infradien
Un rythme circadien
Un rythme ultradien
Un rythme nycthéméral

Un rythme infradien

Explication

Les rythmes infradiens ont une période supérieure à 24 heures. Un rythme circadien dure environ 24 heures, tandis qu’un rythme ultradien a une période inférieure à 24 heures; le rythme nycthéméral désigne un cycle de 24 heures.

42. Quelle structure cérébrale constitue l’horloge interne qui synchronise les rythmes circadiens ?

Le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus
La glande pinéale
Le noyau arqué de l’hypothalamus
Le cervelet

Le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus

Explication

Le noyau suprachiasmatique de l’hypothalamus joue le rôle d’horloge interne synchronisant les rythmes circadiens. Le noyau arqué est associé à d’autres régulations, la glande pinéale est une structure distincte et le cervelet intervient surtout dans la coordination motrice.

43. Une personne dort 8 heures et reste éveillée 16 heures au cours d’un cycle quotidien. Comment ce rythme se compare-t-il à la répartition humaine approximative ?

Il ne peut pas être comparé à une répartition de référence
Il attribue au sommeil la durée approximative de l’éveil
Il inverse la répartition approximative habituelle
Il correspond à la répartition approximative habituelle

Il correspond à la répartition approximative habituelle

Explication

La répartition approximative est d’environ 8 heures de sommeil et 16 heures d’éveil par cycle de 24 heures, avec des variations interindividuelles. Inverser ces durées ou considérer qu’aucune référence approximative n’existe ne respecte pas cette description.

44. Dans un mélange gazeux sec, un gaz représente une fraction FxF_x de la pression barométrique PbP_b. Quelle relation permet de calculer sa pression partielle ?

Cx=αx⋅PxC_x = \alpha_x \cdot P_x
Px⋅V=constanteP_x \cdot V = \text{constante}
Px=Pb/FxP_x = P_b / F_x
Px=Fx⋅PbP_x = F_x \cdot P_b

$$P_x = F_x \cdot P_b$$

Explication

Pour un gaz en phase gazeuse sèche, la loi de Dalton donne Px=Fx⋅PbP_x = F_x \cdot P_b. La relation avec CxC_x est la loi de Henry, tandis que diviser par la fraction inverse le calcul et que le produit constant relève de Boyle-Mariotte.

45. À l’équilibre, un gaz dissous a une solubilité αx\alpha_x et une pression partielle PxP_x. Quelle relation exprime sa concentration CxC_x ?

Cx=αx⋅PxC_x = \alpha_x \cdot P_x
Cx=Px/αxC_x = P_x / \alpha_x
Px=Fx⋅PbP_x = F_x \cdot P_b
Px⋅V=constanteP_x \cdot V = \text{constante}

$$C_x = \alpha_x \cdot P_x$$

Explication

La loi de Henry établit que la concentration d’un gaz dissous est le produit de sa solubilité par sa pression partielle, soit Cx=αx⋅PxC_x = \alpha_x \cdot P_x. La relation faisant intervenir la fraction du mélange relève de Dalton, et les autres expressions inversent la proportionnalité ou appliquent Boyle-Mariotte.

46. Dans une enceinte fermée, le volume d’un gaz diminue tandis que la température reste constante. Quelle évolution de pression prévoit la loi de Boyle-Mariotte ?

La concentration dissoute augmente nécessairement
La pression diminue
La pression reste constante
La pression augmente

La pression augmente

Explication

La loi de Boyle-Mariotte maintient le produit P⋅VP \cdot V constant : si le volume diminue, la pression augmente. Une diminution simultanée de pression inverse cette relation, tandis que la concentration dissoute relève de la loi de Henry.

47. Lors d’une inspiration forcée, un patient recrute les muscles inspiratoires accessoires. Quel groupe correspond à cette fonction ?

Les sternocléidomastoïdiens, les obliques, les intercostaux externes et le grand droit
Le diaphragme, les transverses, les intercostaux externes et les obliques
Les sternocléidomastoïdiens, les scalènes, les intercostaux externes et les parasternaux
Les sternocléidomastoïdiens, les scalènes, les intercostaux internes et les parasternaux

Les sternocléidomastoïdiens, les scalènes, les intercostaux externes et les parasternaux

Explication

Les muscles inspiratoires accessoires comprennent les sternocléidomastoïdiens, les scalènes, les intercostaux externes et les parasternaux. Les intercostaux internes participent à l’expiration, tandis que le grand droit, les transverses et les obliques sont des muscles expiratoires.

48. Lorsqu’un petit corps étranger inhalé franchit la carène, dans quelle bronche souche a-t-il le plus de chances de pénétrer en raison de son orientation ?

La bronche souche droite
Les deux bronches avec une probabilité identique
La bronche souche gauche
Une bronche lobaire gauche

La bronche souche droite

Explication

La bronche souche droite est davantage dans l’axe de la trachée, ce qui facilite l’entrée d’un corps étranger. Choisir la bronche gauche inverse cette orientation ; choisir une bronche lobaire confond deux niveaux de division ; attribuer une probabilité identique néglige la différence d’axe.

49. Un segment des voies aériennes conduit l’air mais ne contient pas d’alvéoles et ne participe pas aux échanges gazeux. À quelle structure fonctionnelle appartient-il, dont le volume d’air est d’environ 150 ml ?

À l’espace mort anatomique
Au volume pulmonaire de réserve
À la zone respiratoire
À l’acinus pulmonaire

À l’espace mort anatomique

Explication

L’espace mort anatomique correspond aux voies de conduction dépourvues d’alvéoles et représente environ 150 ml d’air. La zone respiratoire et l’acinus sont associés aux échanges alvéolaires, tandis que le volume de réserve désigne un volume ventilatoire distinct.

50. Chez une personne qui inspire de l’air froid et sec contenant des particules, quelles fonctions les voies aériennes assurent-elles avant que l’air atteigne les alvéoles ?

Le refroidir, le déshydrater et éliminer les particules par les alvéoles
Le conduire et effectuer les échanges gazeux avant les alvéoles
Le produire, puis le conduire sans modifier ses caractéristiques
Le conduire, le réchauffer, l’humidifier et contribuer à son épuration

Le conduire, le réchauffer, l’humidifier et contribuer à son épuration

Explication

Les voies aériennes conduisent l’air, le réchauffent, le saturent en vapeur d’eau et contribuent à son épuration, notamment grâce aux cils vibratiles de la filière nasale. Les échanges gazeux se font dans la zone alvéolée, et l’air inspiré n’est pas produit par les voies aériennes.

51. Après stimulation cholinergique parasympathique, quel changement de calibre bronchique est attendu ?

Une bronchodilatation
Une diminution du calibre uniquement sous stimulation sympathique
Une dilatation des alvéoles sans changement bronchique
Une bronchoconstriction

Une bronchoconstriction

Explication

L’acétylcholine du système parasympathique cholinergique provoque une bronchoconstriction ; le système sympathique adrénergique provoque au contraire une bronchodilatation. L’effet attribué à l’acétylcholine ne doit donc pas être inversé ni confondu avec une modification alvéolaire.

52. Un physiologiste étudie à la fois les forces qui font entrer et sortir les gaz du thorax et les résistances qu’elles doivent combattre. Quel domaine décrit-il ?

La conduction bronchique
La mécanique ventilatoire
Les échanges alvéolaires
La diffusion pulmonaire

La mécanique ventilatoire

Explication

La mécanique ventilatoire désigne l’ensemble des forces responsables de l’entrée et de la sortie des flux gazeux du thorax ainsi que des résistances qu’elles combattent. Les échanges alvéolaires et la diffusion portent sur le transfert des gaz, pas sur l’ensemble des forces mécaniques ventilatoires.

53. Avant l’inspiration, une mesure intrathoracique normale indique environ −5 cmH2O. Quelle pression est mesurée, en excluant les alvéoles ?

La pression atmosphérique, Patm
La pression alvéolaire, Palv
La pression transpulmonaire, Ptp
La pression pleurale, Ppl

La pression pleurale, Ppl

Explication

La pression pleurale s’exerce sur les structures intrathoraciques sauf les alvéoles et vaut environ −5 cmH2O avant l’inspiration en conditions normales. La pression alvéolaire est égale à la pression atmosphérique lorsque le débit est nul ; Ptp est une différence de pressions, et Patm est la référence extérieure.

54. Un patient est au repos entre deux mouvements respiratoires, avec un débit nul entre la bouche et les alvéoles. Comment sa pression alvéolaire se compare-t-elle à la pression atmosphérique ?

Elle lui est supérieure
Elle lui est égale
Elle vaut environ −5 cmH2O
Elle lui est inférieure

Elle lui est égale

Explication

Lorsque le débit entre la bouche et les alvéoles est nul, la pression alvéolaire égale la pression atmosphérique. Une pression alvéolaire inférieure correspond à l’inspiration, une pression supérieure à l’expiration, et environ −5 cmH2O caractérise la pression pleurale avant l’inspiration.

55. Dans un cas donné, la pression pleurale vaut −4 cmH2O et la pression alvéolaire vaut −1 cmH2O. Quelle pression transpulmonaire obtient-on avec Ptp=Ppl−PalvP_{tp}=P_{pl}-P_{alv} ?

−3 cmH2O
5 cmH2O
3 cmH2O
−5 cmH2O

−3 cmH2O

Explication

En appliquant la relation, Ptp=−4−(−1)=−3P_{tp}=−4−(−1)=−3 cmH2O. La réponse positive de 3 inverse la soustraction ; −5 correspond à l’addition des valeurs signées ; 5 résulte d’une soustraction des valeurs absolues.

56. Dans la paroi du tube digestif, comment les deux couches de la musculeuse sont-elles disposées ?

Une couche circulaire interne et une couche séreuse externe
Une couche longitudinale interne et une couche circulaire externe
Deux couches circulaires, l’une interne et l’autre externe
Une couche circulaire interne et une couche longitudinale externe

Une couche circulaire interne et une couche longitudinale externe

Explication

La musculeuse comprend une couche circulaire interne et une couche longitudinale externe. L’inversion des positions confond leurs dispositions, deux couches circulaires suppriment la distinction entre orientations, et la séreuse n’est pas une couche musculaire.

57. Lorsqu’un segment digestif se contracte par sa couche circulaire interne, quel effet local observe-t-on, notamment au niveau du sphincter pylorique ?

Le bol alimentaire est mélangé aux sécrétions
Le diamètre du tube diminue
Le diamètre du tube augmente
La longueur du tube diminue

Le diamètre du tube diminue

Explication

La contraction circulaire interne réduit localement le diamètre du tube et participe à la formation des sphincters. Le raccourcissement relève de la couche longitudinale, le mélange correspond au brassage, et l’augmentation du diamètre inverse l’effet décrit.

58. Dans un segment digestif, la couche longitudinale externe se contracte et raccourcit localement le tube : quel mécanisme contribue alors à faire progresser le bol alimentaire de proche en proche ?

Le péristaltisme
La segmentation
La formation d’un sphincter
Le glissement péritonéal

Le péristaltisme

Explication

La contraction longitudinale raccourcit le tube et contribue à la progression du bol alimentaire par péristaltisme. La réduction du diamètre relève de la couche circulaire, la segmentation brasse le contenu, et le liquide péritonéal facilite le glissement des organes.

59. Lors des mouvements digestifs, quel rôle le liquide péritonéal aqueux produit par le péritoine remplit-il ?

Propulser le bol alimentaire le long du tube
Mélanger le bol alimentaire aux sécrétions digestives
Lubrifier et faciliter le glissement entre organes voisins
Contrôler intrinsèquement l’activité intestinale

Lubrifier et faciliter le glissement entre organes voisins

Explication

Le liquide péritonéal aqueux lubrifie et facilite le glissement entre les organes digestifs et leurs voisins. Le contrôle intrinsèque relève du plexus myentérique, le mélange des mouvements de brassage, et la propulsion du péristaltisme.

60. Quelles sont les quatre grandes fonctions de l’appareil digestif ?

Motricité, sécrétion, régulation et absorption
Motricité, sécrétion, digestion et élimination
Motricité, propulsion, digestion et absorption
Motricité, sécrétion, digestion et absorption

Motricité, sécrétion, digestion et absorption

Explication

Les quatre grandes fonctions sont la motricité, la sécrétion, la digestion et l’absorption. L’élimination, la propulsion (un aspect de la motricité) et la régulation hormonale ne remplacent pas l’une de ces quatre fonctions.

61. Une substance se trouve encore dans la lumière digestive, sans avoir traversé la paroi intestinale : où se situe-t-elle par rapport à l’organisme ?

Dans le sang après absorption
Dans les tissus après assimilation
Dans le milieu intérieur
À l’extérieur de l’organisme

À l’extérieur de l’organisme

Explication

Le contenu de la lumière digestive reste techniquement à l’extérieur de l’organisme; c’est après absorption que les substances passent dans le milieu intérieur. La digestion ne signifie pas un passage sanguin, et le contact avec la paroi ne suffit pas à constituer une absorption.

62. Dans un segment intestinal, des contractions font avancer le bol alimentaire, tandis que d’autres le mélangent aux sécrétions et l’appliquent contre la surface absorbante : comment distinguer ces deux mouvements ?

La propulsion mélange; le brassage fait avancer le bol alimentaire
La propulsion sécrète; le brassage absorbe directement les nutriments
La propulsion fait avancer; le brassage mélange et favorise le contact absorbant
La propulsion lubrifie; le brassage raccourcit le tube digestif

La propulsion fait avancer; le brassage mélange et favorise le contact absorbant

Explication

La propulsion fait avancer le bol alimentaire, tandis que le brassage le mélange aux sécrétions et favorise son contact avec la surface intestinale absorbante. Inverser ces fonctions confond les deux mouvements; sécréter, absorber et lubrifier désignent d’autres fonctions ou mécanismes.

63. Chez une personne dont la glycémie descend à 2,8 mmol/L2{,}8\ \text{mmol/L}, quelles conséquences peuvent survenir sous le seuil de 3,1 mmol/L3{,}1\ \text{mmol/L} ?

Des altérations cognitives et un coma
Une recherche de nourriture sans altération cognitive
Une baisse du glucagon et une sécrétion d’insuline
Une cessation de l’insuline et une hausse du glucagon

Des altérations cognitives et un coma

Explication

Sous 3,1 mmol/L3{,}1\ \text{mmol/L}, des altérations cognitives et un coma peuvent survenir. La recherche de nourriture est associée au seuil de 3,1 mmol/L3{,}1\ \text{mmol/L}, tandis que la cessation de l’insuline et la hausse du glucagon sont associées à 4,6 mmol/L4{,}6\ \text{mmol/L}.

64. Deux heures après un repas, une personne dispose encore de substrats circulants issus de l’alimentation. Quel état métabolique correspond à cette situation ?

Un état anabolique sans substrats circulants disponibles
Un état anabolique avec un rapport insuline/glucagon élevé
Un état catabolique marqué par l’épuisement du glycogène
Un état catabolique avec un rapport glucagon/insuline élevé

Un état anabolique avec un rapport insuline/glucagon élevé

Explication

L’état nourri dure jusqu’à environ quatre heures après le repas et se caractérise par l’anabolisme, des substrats immédiatement disponibles et un rapport insuline/glucagon élevé. Le caractère catabolique et le rapport glucagon/insuline élevé correspondent au jeûne, tandis que l’épuisement du glycogène intervient lors d’un jeûne prolongé.

65. Après un repas, quel profil de stockage correspond aux réponses métaboliques du foie, du muscle et du tissu adipeux ?

Le foie et le tissu adipeux stockent du glycogène, le muscle renouvelle ses protéines et le tissu adipeux synthétise des triacylglycérols
Le foie stocke du glycogène, le tissu adipeux renouvelle les protéines et le muscle synthétise des triacylglycérols à partir du glucose
Le foie et le muscle libèrent du glucose, le muscle dégrade ses protéines et le tissu adipeux dégrade les triacylglycérols
Le foie et le muscle stockent du glycogène, le muscle renouvelle ses protéines et le tissu adipeux synthétise des triacylglycérols à partir du glucose

Le foie et le muscle stockent du glycogène, le muscle renouvelle ses protéines et le tissu adipeux synthétise des triacylglycérols à partir du glucose

Explication

À l’état nourri, le foie et le muscle augmentent leurs réserves de glycogène, le muscle renouvelle ses protéines et le tissu adipeux synthétise des triacylglycérols à partir du glucose. L’attribution du renouvellement protéique au tissu adipeux confond les rôles des tissus, tandis que la libération de glucose ou la dégradation des triacylglycérols ne décrit pas ce profil de stockage.

66. Pourquoi le cerveau dépend-il d’un apport continu de glucose à l’état nourri ?

Il stocke du glycogène, mais doit le compléter par le glucose circulant
Il transforme ses protéines en glucose pour compléter ses réserves énergétiques
Il constitue des réserves de triacylglycérols, mais les mobilise lentement
Il ne constitue pas de réserves de glycogène et dépend du flux de glucose fourni

Il ne constitue pas de réserves de glycogène et dépend du flux de glucose fourni

Explication

Le cerveau ne constitue pas de réserves de glycogène et dépend donc du flux de glucose qui lui est fourni. La confusion avec le foie attribue au cerveau un stockage de glycogène, et les réserves de triacylglycérols ou la production de glucose à partir de protéines ne correspondent pas à cette caractéristique.

67. Cinq heures après un repas, une personne présente une baisse de la glycémie et une augmentation de la sécrétion de glucagon. Quel profil hormonal est attendu ?

Un rapport insuline/glucagon élevé
Un rapport glucagon/insuline faible
Un rapport glucagon/insuline élevé
Un rapport insuline/glucagon inchangé malgré la hausse du glucagon

Un rapport glucagon/insuline élevé

Explication

Le jeûne commence à partir d’environ quatre heures après le repas et s’accompagne d’une glycémie plus basse, d’une hausse du glucagon et d’un rapport glucagon/insuline élevé. Le rapport insuline/glucagon élevé caractérise l’état nourri, tandis qu’un rapport glucagon/insuline faible va à l’encontre de la hausse du glucagon.

68. Une personne jeûne depuis 14 heures. Quelle succession de mécanismes contribue à maintenir sa glycémie ?

La glycogénolyse produit du glucose à partir de précurseurs, puis la néoglucogenèse mobilise les réserves de glycogène
La glycogénolyse a d’abord mobilisé le glycogène, puis la néoglucogenèse prend le relais à mesure que les réserves s’épuisent
La néoglucogenèse a d’abord mobilisé le glycogène, puis la glycogénolyse produit du glucose à partir de précurseurs
Les réserves de glycogène sont épuisées avant l’activation de la glycogénolyse, puis celle-ci maintient la glycémie

La glycogénolyse a d’abord mobilisé le glycogène, puis la néoglucogenèse prend le relais à mesure que les réserves s’épuisent

Explication

La glycogénolyse s’active après environ quatre heures de jeûne et les réserves de glycogène s’épuisent généralement après 10 à 18 heures ; la néoglucogenèse prend ensuite le relais. La glycogénolyse mobilise le glycogène, contrairement à la néoglucogenèse qui produit du glucose à partir de précurseurs, et l’épuisement ne précède pas l’activation de la glycogénolyse.

69. Quel énoncé décrit correctement le rôle du foie dans le métabolisme des corps cétoniques pendant le jeûne ?

Le foie est le seul organe qui produit des corps cétoniques, principalement du glucose, et ne les utilise pas pour son propre métabolisme
Le foie produit principalement du bêta-hydroxybutyrate et l’utilise pour couvrir son propre métabolisme
Le muscle squelettique est le seul organe qui produit des corps cétoniques, principalement du bêta-hydroxybutyrate, et ne les utilise pas
Le foie est le seul organe qui produit des corps cétoniques, principalement du bêta-hydroxybutyrate, et ne les utilise pas pour son propre métabolisme

Le foie est le seul organe qui produit des corps cétoniques, principalement du bêta-hydroxybutyrate, et ne les utilise pas pour son propre métabolisme

Explication

Le foie est le seul organe capable de produire des corps cétoniques, dont le principal est le bêta-hydroxybutyrate, mais il ne les utilise pas pour son propre métabolisme. Attribuer la production au muscle confond les rôles des organes, et le glucose n’est pas un corps cétonique.

70. Pendant un jeûne, une personne est d’abord au repos, puis pratique une activité physique. Quelles sources énergétiques dominent pour son muscle squelettique dans ces deux situations ?

Les acides gras issus du tissu adipeux au repos, puis le glucose produit par le muscle pendant l’activité
Les acides aminés glucoformateurs au repos, puis le glucose produit par le muscle pendant l’activité
Le glucose libéré par glycogénolyse au repos, puis les acides gras issus du tissu adipeux pendant l’activité
Les acides gras issus du tissu adipeux au repos, puis le glucose libéré par glycogénolyse pendant l’activité

Les acides gras issus du tissu adipeux au repos, puis le glucose libéré par glycogénolyse pendant l’activité

Explication

Au repos pendant le jeûne, le muscle utilise surtout les acides gras provenant du tissu adipeux ; pendant l’activité physique, il utilise surtout le glucose libéré par glycogénolyse. Inverser ces sources confond les besoins du repos et de l’activité, et le muscle ne fabrique pas de glucose.

71. Quelle proposition décrit le mieux l’activité du cerveau pendant le sommeil par rapport à l’éveil ?

Le cerveau cesse son activité, même si sa consommation de glucose et d’oxygène diminue
Le cerveau reste actif, malgré une consommation généralement plus faible de glucose et d’oxygène
Le cerveau reste actif, mais seule sa consommation d’oxygène diminue généralement
Le cerveau reste actif et consomme généralement davantage de glucose et d’oxygène

Le cerveau reste actif, malgré une consommation généralement plus faible de glucose et d’oxygène

Explication

Le sommeil est une période de moindre dépense en glucose et en oxygène que l’éveil, mais il ne correspond pas à une inactivité cérébrale totale. L’inactivité totale confond repos et arrêt cérébral, la consommation accrue inverse la comparaison, et la consommation d’oxygène seule omet celle du glucose.

72. Deux alvéoles ont la même tension superficielle, mais l’une est plus petite que l’autre. Selon la loi de Laplace, quelle évolution est la plus probable ?

Les deux alvéoles ont la même pression et restent en équilibre de volume
La petite alvéole a une pression supérieure et risque de se remplir depuis la grande
La petite alvéole a une pression supérieure et risque de se vider dans la grande
La petite alvéole a une pression inférieure et risque de se vider dans la grande

La petite alvéole a une pression supérieure et risque de se vider dans la grande

Explication

À tension superficielle égale, la relation P=2TsrP=\frac{2T_s}{r} indique que la pression augmente lorsque le rayon diminue; l’air peut donc passer de la petite alvéole, à pression plus élevée, vers la grande. Une pression plus faible dans la petite alvéole inverse l’effet du rayon, des pressions égales négligent la différence de taille, et un remplissage depuis la grande inverse le sens du déplacement.

73. Un sportif compare son muscle squelettique au repos puis pendant un effort dont l’intensité et la durée varient. Quelle description rend compte de l’évolution de son métabolisme énergétique ?

Au repos, il est surtout oxydatif ; à l’effort, les voies aérobie et anaérobie contribuent selon l’intensité et la durée.
Au repos, il est surtout anaérobie ; à l’effort, les voies aérobie et anaérobie contribuent selon l’intensité et la durée.
Au repos, il est surtout oxydatif ; à l’effort, seule la voie aérobie contribue, quelle que soit la durée.
Au repos, il est surtout oxydatif ; à l’effort, les deux voies contribuent en proportions fixes, indépendamment de l’intensité et de la durée.

Au repos, il est surtout oxydatif ; à l’effort, les voies aérobie et anaérobie contribuent selon l’intensité et la durée.

Explication

Au repos, le métabolisme du muscle squelettique est surtout oxydatif ; pendant l’exercice, les métabolismes aérobie et anaérobie sont sollicités dans des proportions dépendant notamment de l’intensité et de la durée. La prédominance anaérobie au repos inverse la distinction, l’aérobie seule écarte une voie mobilisée à l’effort, et les proportions fixes ignorent les facteurs qui les modulent.

74. Lors d’un jeûne, une expérience montre que les cellules musculaires ne répondent pas directement au glucagon. Quelle explication est cohérente avec leur métabolisme ?

Le muscle ne possède pas de récepteur au glucagon, contrairement aux cellules hépatiques.
Le muscle possède des récepteurs au glucagon, contrairement aux cellules hépatiques.
Le muscle possède des récepteurs au glucagon, et la chute de l’insuline initie la protéolyse hépatique.
Le muscle ne possède pas de récepteur à l’insuline, contrairement aux cellules hépatiques.

Le muscle ne possède pas de récepteur au glucagon, contrairement aux cellules hépatiques.

Explication

Le muscle ne possède pas de récepteur au glucagon, contrairement aux cellules hépatiques ; la chute de l’insuline initie la protéolyse décrite dans le foie. L’attribution de récepteurs au muscle inverse la distinction, l’absence de récepteur à l’insuline confond deux hormones, et l’option qui attribue des récepteurs au muscle conserve à tort cette même confusion.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Régulation énergétique et jeûne.

Quelles régions composent la cavité abdominale ?

Les régions péritonéale antérieure, rétropéritonéale postérieure et pelvienne sous-péritonéale.

Quels organes abritent les cavités pleurales ?

Les poumons et leur hile pulmonaire.

Quels feuillets constituent une séreuse ?

Un feuillet viscéral interne et un feuillet pariétal externe.

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