QCM : Santé sexuelle et contraception (73 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline scientifique étudie le psychisme humain dans son fonctionnement normal, en l’absence de pathologie ?

La psychothérapie
La psychiatrie
La psychologie
La psychanalyse

La psychologie

Explication

La psychologie étudie scientifiquement le fonctionnement normal du psychisme, à la croisée des sciences humaines et expérimentales. La psychiatrie porte sur les pathologies, la psychothérapie est une méthode de soins et la psychanalyse est une approche théorique.

2. Quelle discipline médicale étudie les pathologies du psychisme et leur traitement ?

La psychologie
La psychothérapie
La psychanalyse
La psychiatrie

La psychiatrie

Explication

La psychiatrie est une discipline scientifique de la médecine consacrée aux pathologies du psychisme et à leur traitement. La psychologie étudie le fonctionnement normal, la psychothérapie est une méthode de soins et la psychanalyse constitue une approche théorique.

3. Une psychologue accompagne une personne dans le cadre d’une psychothérapie, tandis qu’un psychiatre exerce aussi une activité de psychothérapie. Quelle conclusion est correcte ?

Psychologue et psychiatre désignent la même profession, qui peut être psychothérapeute.
Psychologue et psychiatre sont des professions distinctes, et tous deux peuvent être psychothérapeutes.
Le psychologue peut être psychothérapeute, mais le psychiatre exerce une profession distincte sans cette possibilité.
Seul le psychiatre peut être psychothérapeute, car cette activité relève de la médecine.

Psychologue et psychiatre sont des professions distinctes, et tous deux peuvent être psychothérapeutes.

Explication

Le psychologue n’est pas un psychiatre, mais l’un comme l’autre peut être psychothérapeute. Assimiler les deux métiers confond des professions distinctes, réserver la psychothérapie au psychiatre méconnaît leur possibilité commune, et exclure le psychiatre inverse cette distinction.

4. Qui a fondé la psychanalyse et inventé le terme « psychanalyse » ?

Aaron T. Beck
Sigmund Freud
B. F. Skinner
Ivan Pavlov

Sigmund Freud

Explication

Sigmund Freud a fondé la psychanalyse et inventé le terme qui la désigne. Aaron T. Beck est associé au cognitivisme, Skinner au conditionnement opérant et Pavlov au conditionnement classique.

5. Un expérimentateur fait retentir une clochette chaque fois qu’il nourrit un chien. Après plusieurs répétitions, le chien salive à la clochette seule. Quel mécanisme explique cette réponse ?

Le conditionnement classique par association de la clochette à la nourriture.
Le renforcement positif par ajout d’une récompense après une réponse volontaire.
Le conditionnement opérant par maintien du comportement grâce à ses conséquences.
Le renforcement négatif par retrait d’un stimulus désagréable après une réponse.

Le conditionnement classique par association de la clochette à la nourriture.

Explication

Dans le conditionnement classique décrit par Pavlov, le chien associe la clochette à la nourriture et finit par saliver au son seul. Le conditionnement opérant repose sur les conséquences d’un comportement, tandis que les renforcements positif et négatif concernent le maintien d’un comportement par ajout ou retrait d’un stimulus.

6. Un rat apprend à appuyer sur un levier, et la fréquence de ce comportement évolue en fonction des conséquences qui le suivent. Quel type de conditionnement est en jeu ?

Le renforcement positif.
Le renforcement négatif.
Le conditionnement classique.
Le conditionnement opérant.

Le conditionnement opérant.

Explication

Le conditionnement opérant, développé par Skinner, maintient un comportement acquis par ses conséquences positives ou négatives. Le conditionnement classique repose sur l’association de stimuli, tandis que les renforcements positif et négatif sont des modalités de maintien du comportement.

7. Pour expliquer pourquoi une personne répond à un stimulus, une approche décrit sa perception, son attention et sa mémoire avant la réponse. Quelle notion cette approche mobilise-t-elle ?

Le conditionnement opérant, qui explique le comportement par ses conséquences.
La dynamique psychodynamique, qui explique le psychisme par les pulsions internes.
La boîte noire comportementaliste, qui laisse sans description les processus intermédiaires.
La cognition, qui regroupe les processus de traitement du stimulus avant la réponse.

La cognition, qui regroupe les processus de traitement du stimulus avant la réponse.

Explication

Dans le cognitivisme, la cognition regroupe les processus qui traitent un stimulus avant la réponse, notamment la perception, l’attention et la mémoire. La boîte noire comportementaliste ne décrit pas ces processus; le conditionnement opérant porte sur les conséquences du comportement, et la dynamique psychodynamique sur les pulsions internes.

8. Une personne satisfait déjà ses besoins physiologiques et cherche à poursuivre l’ordre proposé par Maslow : quel besoin vient ensuite ?

Le besoin d’accomplissement
Le besoin de sécurité
Le besoin d’appartenance sociale
Le besoin d’estime

Le besoin de sécurité

Explication

Dans la hiérarchie de Maslow, les besoins de sécurité suivent les besoins physiologiques. L’appartenance, l’estime et l’accomplissement se situent plus haut dans la hiérarchie.

9. Une thérapeute examine les difficultés d’une adolescente en tenant compte de sa famille, de son école et de leurs interactions avec elle : quelle approche adopte-t-elle ?

Une approche neurobiologique
Une approche centrée sur la personne seule
Une approche systémique
Une approche diagnostique individuelle

Une approche systémique

Explication

L’approche systémique considère la personne dans son environnement et les interactions entre eux. Une analyse centrée sur la personne seule écarte ces interactions, tandis qu’un diagnostic ou un facteur biologique ne définit pas cette approche.

10. Dans un couple, une personne se renferme en réaction aux reproches de l’autre, qui formule ensuite davantage de reproches en réponse au retrait : quel mécanisme décrit cette dynamique ?

La causalité circulaire
La causalité linéaire à responsable unique
Une succession à sens unique
La communication digitale

La causalité circulaire

Explication

La causalité circulaire désigne une boucle où les comportements des personnes s’influencent mutuellement, sans responsable unique. La causalité linéaire attribue le problème à une cause ou à un sens unique, tandis que la communication digitale concerne le contenu factuel.

11. Une personne prononce la phrase « Tout va bien » sur un ton glacial : quelle dimension de la communication le ton transmet-il principalement ?

La communication analogique, qui renseigne sur la relation
La communication digitale, qui renseigne sur les faits
La communication digitale, qui renseigne sur le ton
La causalité circulaire, qui relie les comportements

La communication analogique, qui renseigne sur la relation

Explication

La communication analogique, notamment le ton, transmet une information sur l’état de la relation. La communication digitale porte sur le contenu factuel; la causalité circulaire décrit plutôt une boucle d’influences.

12. Une équipe formule une hypothèse sur l’influence du groupe, puis la teste au moyen d’entretiens qualitatifs et d’une répartition aléatoire des participants : quelle démarche met-elle en œuvre ?

Une démarche empirique de psychologie sociale
Une démarche quantitative excluant les données verbales
Une sélection des participants selon les résultats attendus
Une démarche fondée sur l’opinion sans mise à l’épreuve

Une démarche empirique de psychologie sociale

Explication

La psychologie sociale teste empiriquement des hypothèses à l’aide de méthodes quantitatives ou qualitatives, et peut recourir à la randomisation. Une opinion non testée n’est pas empirique, et les méthodes qualitatives ne sont pas exclues.

13. Quel concept appartient aux phénomènes étudiés en psychologie sociale ?

La randomisation des participants
Le stade sensori-moteur
La dissonance cognitive
Le stockage des informations

La dissonance cognitive

Explication

La dissonance cognitive fait partie des concepts étudiés en psychologie sociale, avec notamment la soumission à l’autorité et la dynamique de groupe. Le stockage est une fonction cognitive, le stade sensori-moteur relève du développement et la randomisation est une méthode.

14. Lors d’une expérience inspirée d’Asch, un participant entouré de complices qui donnent des réponses erronées atteint 32 % de mauvaises réponses; quel résultat de comparaison est attendu sans cette influence ?

Environ 32 % de mauvaises réponses
Environ 0,4 % de bonnes réponses
Environ 32 % de bonnes réponses
Environ 0,4 % de mauvaises réponses

Environ 0,4 % de mauvaises réponses

Explication

Dans l’expérience d’Asch, le taux de mauvaises réponses atteint jusqu’à 32 % sous influence du groupe, contre 0,4 % sans influence. Le taux de 32 % correspond donc à la situation de pression collective.

15. Un bébé de 18 mois développe son intelligence en explorant les objets et en agissant sur son environnement : à quel stade de Piaget cette situation correspond-elle ?

À un stade défini par la seule maturation biologique
Au stade sensori-moteur
À un stade situé entre 2 et 7 ans
À un stade situé après 2 ans

Au stade sensori-moteur

Explication

Le stade sensori-moteur s’étend de 0 à 2 ans et correspond au développement de l’intelligence par l’action sur l’environnement. À 18 mois, l’exploration active relève donc de ce stade.

16. Quelle succession résume l’apparition des procaryotes et la contribution des cyanobactéries à l’oxygénation terrestre ?

Les procaryotes apparaissent il y a 1,8 milliard d’années, puis les cyanobactéries contribuent à l’oxygénation.
Les procaryotes apparaissent il y a 3,8 milliards d’années, puis les cyanobactéries contribuent à l’oxygénation entre 3,5 milliards et 500 millions d’années.
Les cyanobactéries contribuent à l’oxygénation avant l’apparition des procaryotes, il y a 3,8 milliards d’années.
Les procaryotes apparaissent il y a 3,8 milliards d’années, puis les eucaryotes constituent l’oxygène entre 3,5 milliards et 500 millions d’années.

Les procaryotes apparaissent il y a 3,8 milliards d’années, puis les cyanobactéries contribuent à l’oxygénation entre 3,5 milliards et 500 millions d’années.

Explication

Les procaryotes apparaissent il y a 3,8 milliards d’années et les cyanobactéries contribuent ensuite à la constitution de l’oxygène terrestre sur une longue période. L’inversion des étapes, l’attribution aux eucaryotes et la date de 1,8 milliard d’années confondent des repères distincts.

17. Dans une reconstitution de l’ère secondaire, quelle répartition des niches écologiques entre dinosaures et mammifères est cohérente ?

Les mammifères occupent des niches limitées, tandis que les dinosaures se cantonnent aux petites niches.
Les dinosaures occupent de nombreuses niches, tandis que les mammifères de petite taille restent dans des niches limitées.
Les dinosaures occupent de nombreuses niches, tandis que les mammifères sont absents de cette ère.
Les mammifères occupent de nombreuses niches, tandis que les dinosaures restent dans des niches limitées.

Les dinosaures occupent de nombreuses niches, tandis que les mammifères de petite taille restent dans des niches limitées.

Explication

Durant l’ère secondaire, les dinosaures occupent de nombreuses niches, alors que les mammifères de petite taille vivent dans des niches limitées. La réponse qui inverse cette répartition confond les groupes, celle qui exclut les mammifères nie leur présence, et celle qui limite les dinosaures leur attribue le profil des mammifères.

18. Qui décrit pour la première fois Australopithecus africanus, aussi appelé l’enfant de Taung, et en quelle année ?

Un autre chercheur, en 1925.
R. Dart, en 1978.
R. Dart, en 1925.
Un autre chercheur, en 1978.

R. Dart, en 1925.

Explication

R. Dart décrit pour la première fois Australopithecus africanus en 1925. L’année 1978 est un repère associé à d’autres découvertes d’hominines, tandis que les réponses attribuées à un autre chercheur donnent une attribution erronée.

19. Un fossile appartient à une population africaine issue de l’évolution d’Homo ergaster et rattachée à la lignée menant aux humains actuels. Quelle identification convient ?

Homo sapiens, nom donné à la forme africaine intermédiaire.
Homo neanderthalensis, forme issue de la branche africaine.
Homo heidelbergensis, aussi appelé Homo rhodesiensis en Afrique.
Homo ergaster, nom donné à la forme africaine ultérieure.

Homo heidelbergensis, aussi appelé Homo rhodesiensis en Afrique.

Explication

La branche africaine évolue d’Homo ergaster vers Homo heidelbergensis, appelé aussi Homo rhodesiensis en Afrique, et donne les Homo sapiens actuels. La réponse néandertalienne confond les branches, Homo sapiens désigne les humains actuels plutôt que cette forme intermédiaire, et Homo ergaster est l’étape antérieure.

20. Deux populations de la branche eurasiatique se dispersent : l’une vers l’Europe, l’autre vers l’Asie. Quels groupes leur sont associés respectivement ?

Les Dénisoviens en Europe et les Néandertaliens en Asie.
Les Néandertaliens en Afrique et les Dénisoviens en Europe.
Les Néandertaliens en Europe et les Dénisoviens en Asie.
Les Homo sapiens en Europe et les Néandertaliens en Asie.

Les Néandertaliens en Europe et les Dénisoviens en Asie.

Explication

Dans la branche eurasiatique, les populations parties en Europe deviennent les Néandertaliens et celles parties en Asie donnent les Dénisoviens. L’inversion des associations géographiques est la confusion principale; les autres propositions attribuent à ces dispersions des groupes issus d’une autre branche ou une géographie erronée.

21. Dans un modèle comparatif, le métabolisme cérébral d’une espèce augmente proportionnellement à celui du reste de son corps. Quel quotient d’encéphalisation correspond à cette relation, et quelle valeur est associée à l’humain ?

Un quotient de 1 pour la proportionnalité, contre 6 chez l’humain.
Un quotient de 6 pour la proportionnalité, contre 7 chez l’humain.
Un quotient de 1 pour la proportionnalité, contre 7 chez l’humain.
Un quotient de 7 pour la proportionnalité, contre 1 chez l’humain.

Un quotient de 1 pour la proportionnalité, contre 7 chez l’humain.

Explication

Un quotient d’encéphalisation de 1 correspond à une proportionnalité entre métabolisme cérébral et métabolisme du reste du corps, tandis que le quotient humain est de 7. La valeur 6 renvoie aux couches du néocortex, et les autres réponses inversent ou attribuent mal les valeurs.

22. Quelle proportion du génome néandertalien retrouve-t-on chez les populations modernes non africaines ?

Entre 2,5 et 4 %
Entre 4,5 et 7 %
Entre 0,5 et 2 %
Entre 10 et 15 %

Entre 2,5 et 4 %

Explication

Les populations modernes non africaines conservent entre 2,5 et 4 % du génome néandertalien. L’erreur sur les populations africaines confond les groupes concernés, tandis que les autres valeurs sous-estiment ou surestiment la proportion.

23. Une étude porte sur l’introgression néandertalienne dans le génome humain moderne : quelle période et quel groupe correspondent au phénomène décrit ?

Entre 80 000 et 120 000 ans BP, chez les hommes modernes sauf les Africains
Entre 50 000 et 80 000 ans BP, chez les hommes modernes y compris les Africains
Entre 20 000 et 50 000 ans BP, chez les hommes modernes sauf les Africains
Entre 50 000 et 80 000 ans BP, chez les hommes modernes sauf les Africains

Entre 50 000 et 80 000 ans BP, chez les hommes modernes sauf les Africains

Explication

L’introgression est située entre 50 000 et 80 000 ans BP et concerne les hommes modernes sauf les Africains. Les autres réponses déplacent la période ou incluent à tort les populations africaines.

24. Une équipe constate que Néandertaliens et hommes modernes ont eu une descendance commune. Quelle conclusion cela permet-il de tirer au regard de la définition biologique de l’espèce évoquée ?

Leur interfécondité confirme qu’ils étaient totalement séparés génétiquement
Leur interfécondité prouve que leurs génomes étaient identiques
Leur interfécondité indique que leurs lignées n’étaient pas totalement séparées génétiquement
Leur descendance commune ne renseigne pas sur leur séparation génétique

Leur interfécondité indique que leurs lignées n’étaient pas totalement séparées génétiquement

Explication

L’interfécondité indique que les lignées n’étaient pas génétiquement totalement séparées, alors que la définition biologique évoquée repose sur l’absence d’interfécondité. L’identité génétique complète va au-delà de ce que montre l’interfécondité, et la séparation totale contredit ce constat.

25. Quelle synthèse correspond à la conclusion générale sur la diversité et l’évolution des formes humaines ?

Une forte variabilité, des origines africaines et des migrations successives, avec des remplacements fréquents à toutes les périodes
Une forte variabilité, des origines asiatiques et des migrations successives, avec peu de remplacements sauf récemment
Une forte variabilité, des origines africaines et des migrations successives, avec peu de remplacements sauf récemment
Une faible variabilité, des origines africaines et des migrations successives, avec peu de remplacements sauf récemment

Une forte variabilité, des origines africaines et des migrations successives, avec peu de remplacements sauf récemment

Explication

La conclusion associe une grande variabilité humaine, des origines africaines des formes primitives comme modernes et des migrations successives, avec peu de remplacements d’espèces sauf à la période récente. Les autres formulations modifient l’origine, la variabilité ou la fréquence des remplacements.

26. Un médecin prescrit un psychotrope à une personne en souffrance psychique : quelle approche de prise en charge correspond au principe décrit ?

S’appuyer sur le psychotrope contre les symptômes sans établir de relation thérapeutique avec le patient
Établir une relation thérapeutique avec le patient en écartant le traitement des symptômes par psychotrope
Associer le psychotrope, utile contre les symptômes, à une relation thérapeutique établie avec le patient
Associer le psychotrope à une relation thérapeutique établie par le médecin seul

Associer le psychotrope, utile contre les symptômes, à une relation thérapeutique établie avec le patient

Explication

La prise en charge associe des psychotropes utiles contre les symptômes à une relation thérapeutique mise en place par le médecin et le patient. Réduire le soin au médicament, écarter le médicament ou exclure le patient de la relation déforme ce principe.

27. Lors d’un suivi, une patiente apporte sa connaissance de son propre fonctionnement et le soignant met à contribution ses compétences : quel principe organise cette collaboration ?

Une alliance thérapeutique dirigée par la patiente, seule détentrice de l’expertise pertinente
Une alliance thérapeutique dirigée par le soignant, seul détenteur de l’expertise pertinente
Une alliance thérapeutique définie par l’observance, sans engagement réciproque
Une alliance thérapeutique co-construite, fondée sur la confiance et l’engagement réciproques

Une alliance thérapeutique co-construite, fondée sur la confiance et l’engagement réciproques

Explication

L’alliance thérapeutique conjugue l’expertise du soignant et celle du patient dans une prise en charge co-construite, avec confiance et engagement réciproques. La réserver au soignant ou au patient nie l’apport de l’autre, tandis que l’observance seule ne décrit pas cette alliance.

28. Un patient exprime un choix que son thérapeute ne partage pas : quelle attitude relève de la neutralité bienveillante ?

Évaluer le choix du patient à partir des valeurs morales du thérapeute
Accueillir le patient avec empathie, sans jugement ni décision prise à sa place
Écouter le patient avec distance en suspendant toute empathie
Orienter le patient vers le choix que le thérapeute estime préférable

Accueillir le patient avec empathie, sans jugement ni décision prise à sa place

Explication

La neutralité bienveillante associe empathie et accueil sans jugement, tout en gardant une distance et sans décider à la place du patient. Imposer un choix ou juger le patient contredit cette posture; la distance n’exige pas l’absence d’empathie.

29. Une région met en place un programme d’information et d’éducation en santé sexuelle destiné à des personnes particulièrement exposées aux violences ou aux IST. À quel axe de la stratégie nationale cette action correspond-elle ?

À l’axe III, consacré à l’amélioration de la santé reproductive
À l’axe I, consacré à la promotion en santé sexuelle, notamment auprès des jeunes
À l’axe IV, consacré aux besoins des populations les plus vulnérables
À l’axe II, consacré au parcours de santé en matière d’IST et de VIH

À l’axe IV, consacré aux besoins des populations les plus vulnérables

Explication

L’axe IV répond aux besoins spécifiques des populations vulnérables, notamment par l’information et l’éducation en santé sexuelle. L’axe I concerne la promotion, l’axe II le parcours relatif aux IST et l’axe III la santé reproductive.

30. Quelle évolution institutionnelle caractérise le CORESS dans la région Grand Est ?

Il remplace le CORESS et recentre la coordination sur le VIH et les IST
Il rassemble dix membres désignés à l’échelle nationale pour coordonner les soins
Il remplace le COREVIH et élargit la coordination à la santé sexuelle globale
Il conserve le périmètre du COREVIH sans élargir la coordination régionale

Il remplace le COREVIH et élargit la coordination à la santé sexuelle globale

Explication

Le CORESS, composé de dix membres élus dans le Grand Est, remplace le COREVIH afin d’étendre la coordination à l’ensemble de la santé sexuelle. Le périmètre limité au VIH et aux IST correspond à la confusion avec le COREVIH, tandis que les membres sont élus dans la région.

31. Un comité régional doit choisir une mission qui relève du CORESS. Laquelle doit-il retenir ?

Édicter seul les règles nationales de prise en charge en santé sexuelle
Assurer directement les consultations médicales et les traitements des patients
Coordonner les acteurs territoriaux et analyser les données régionales de santé sexuelle
Organiser des formations sans intervenir dans les pratiques professionnelles

Coordonner les acteurs territoriaux et analyser les données régionales de santé sexuelle

Explication

Le CORESS coordonne les acteurs territoriaux et pilote notamment le recueil et l’analyse des données régionales, en plus de contribuer aux politiques régionales. La prise en charge clinique directe et l’édiction autonome de règles nationales ne sont pas les missions décrites.

32. Dans l’analyse du développement psychosexuel d’une personne, quelle combinaison de facteurs correspond au processus décrit ?

Transmission génétique, sans rôle des valeurs ni des scripts sociaux
Éducation formelle et apprentissage cognitif, sans stimulation du système de récompense
Maturation physiologique, indépendamment des émotions, des cognitions et de l’environnement
Système de récompense, expériences émotionnelles et cognitives, physiologie et environnement

Système de récompense, expériences émotionnelles et cognitives, physiologie et environnement

Explication

Le développement psychosexuel mobilise la stimulation du système de récompense, l’expérimentation des émotions, des cognitions et de la physiologie, ainsi que l’influence de l’environnement, des valeurs et des scripts. Le réduire à la physiologie ou à la génétique laisse de côté plusieurs composantes du processus.

33. Quel pourcentage des étudiants interrogés en 2023 déclarent avoir subi une violence sexuelle depuis leur arrivée dans l’enseignement supérieur ?

10 %
5 %
25 %
9 %

9 %

Explication

L’enquête de 2023 indique que 9 % des étudiants déclarent avoir subi une violence sexuelle depuis leur arrivée dans l’enseignement supérieur. Le chiffre de 5 % concerne le harcèlement sexuel déclaré, et celui de 25 % les victimes de viol ayant subi des faits répétés.

34. Une atteinte sexuelle est commise avec contrainte, sans pénétration, au sein d’un mariage. Quelle qualification générale correspond à cette définition ?

Une agression sexuelle
Un harcèlement sexuel
Un viol
Une situation exclue de la qualification pénale en raison du mariage

Une agression sexuelle

Explication

L’agression sexuelle est une atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise, y compris au sein du mariage. Le viol suppose un acte de pénétration sexuelle, et le mariage ne soustrait pas les faits à cette définition.

35. Une personne commet sur autrui un acte de pénétration sexuelle sous la menace. Quelle qualification correspond à la définition du viol ?

Une infraction définie par l’âge de la victime plutôt que par l’acte
Un acte qui ne relève pas de ces qualifications en l’absence de violence physique
Une agression sexuelle sans qualification de viol
Un viol

Un viol

Explication

Le viol est défini par un acte de pénétration sexuelle commis par violence, contrainte, menace ou surprise. La menace suffit parmi ces moyens ; l’absence de violence physique n’exclut donc pas cette qualification.

36. Après des violences sexuelles, une personne présente des troubles du sommeil, des conduites auto-agressives et des conduites sexuelles modifiées. Comment interpréter ces manifestations ?

Ce sont des réactions qui excluent un psychotraumatisme
Ce sont des signes qui désignent uniquement un trouble anxiodépressif
Ce sont des conséquences psychologiques possibles des violences sexuelles
Ce sont des éléments nécessaires pour qualifier juridiquement un viol

Ce sont des conséquences psychologiques possibles des violences sexuelles

Explication

Les violences sexuelles peuvent entraîner diverses conséquences psychologiques, dont des troubles du sommeil, des actes auto-agressifs et des modifications des conduites sexuelles. Ces manifestations ne sont pas des critères nécessaires de qualification juridique, et elles ne se limitent pas aux troubles anxiodépressifs.

37. Quelle distinction fondamentale oppose les méthodes contraceptives à la stérilisation ?

Les méthodes contraceptives sont hormonales, contrairement à la stérilisation.
Les méthodes contraceptives sont réversibles, contrairement à la stérilisation.
Les méthodes contraceptives sont irréversibles, contrairement à la stérilisation.
Les méthodes contraceptives protègent des infections, contrairement à la stérilisation.

Les méthodes contraceptives sont réversibles, contrairement à la stérilisation.

Explication

La contraception repose sur des méthodes réversibles, tandis que la stérilisation constitue la distinction indiquée. L’irréversibilité attribuée à la contraception inverse cette différence ; les hormones et la protection contre les infections ne définissent pas cette opposition.

38. Quels composants hormonaux sont associés dans une pilule œstroprogestative ?

Un progestatif de synthèse sans œstrogène.
Des œstrogènes et un progestatif de synthèse.
Des œstrogènes sans progestatif de synthèse.
FSH et LH sans hormones sexuelles.

Des œstrogènes et un progestatif de synthèse.

Explication

La pilule œstroprogestative associe des œstrogènes à un progestatif de synthèse. Le progestatif seul correspond à un autre type de pilule ; les deux autres réponses remplacent ou omettent les composants hormonaux indiqués.

39. Une femme de 37 ans fume et demande une pilule œstroprogestative : quelle conduite s’applique à cette situation ?

La pilule est acceptable si elle est prise à faible dose.
La pilule est contre-indiquée seulement immédiatement après un accouchement.
La pilule est formellement contre-indiquée en raison de son âge et du tabagisme.
La pilule est contre-indiquée seulement en cas de tabagisme avant 35 ans.

La pilule est formellement contre-indiquée en raison de son âge et du tabagisme.

Explication

La pilule œstroprogestative est formellement contre-indiquée chez les fumeuses de plus de 35 ans. La faible dose ne supprime pas cette règle ; le seuil est dépassé ici, et le post-partum est une autre situation de contre-indication.

40. Chez une personne prenant une contraception hormonale, quelle chaîne d’effets contribue à empêcher une grossesse ?

La baisse de FSH et LH empêche l’ovulation, tandis que l’endomètre s’amincit et la glaire s’épaissit.
La hausse de FSH et LH déclenche l’ovulation, tandis que l’endomètre s’épaissit et la glaire s’amincit.
La hausse de FSH et LH empêche l’ovulation, tandis que l’endomètre s’amincit et la glaire s’épaissit.
La baisse de FSH et LH empêche l’ovulation, tandis que l’endomètre s’épaissit et la glaire s’amincit.

La baisse de FSH et LH empêche l’ovulation, tandis que l’endomètre s’amincit et la glaire s’épaissit.

Explication

Les hormones contraceptives réduisent FSH et LH, empêchent l’ovulation, amincissent l’endomètre et épaississent la glaire cervicale. L’augmentation des hormones cérébrales inverse le mécanisme ; les deux autres réponses inversent les effets sur l’endomètre et la glaire.

41. Après un rapport pour lequel la contraception a échoué, dans quelle situation la contraception d’urgence est-elle indiquée ?

Lorsqu’un préservatif a été utilisé correctement lors du rapport.
Lorsqu’une contraception n’a pas été utilisée, mais pas en cas d’échec.
Lorsque la contraception a échoué ou qu’aucune contraception n’a été utilisée.
Lorsqu’une contraception régulière fonctionne comme prévu.

Lorsque la contraception a échoué ou qu’aucune contraception n’a été utilisée.

Explication

La contraception d’urgence est utilisée après un échec contraceptif ou lorsqu’aucune contraception n’a été utilisée. La réponse qui l’associe à une contraception efficace confond urgence et prévention courante ; celle qui exclut l’échec omet une indication, et l’usage correct du préservatif ne suffit pas à justifier son recours.

42. Une personne prend Norvelo 72 heures après un accident contraceptif : quel délai et quelle efficacité approximative correspondent à cette situation ?

Lévonorgestrel, dans le délai prévu de 72 heures, avec 95 % d’efficacité à ce moment.
Lévonorgestrel, dans un délai prévu de 5 jours, avec environ 50 % d’efficacité à ce moment.
Ulipristal, dans le délai prévu de 72 heures, avec environ 50 % d’efficacité à ce moment.
Lévonorgestrel, dans le délai prévu de 72 heures, avec environ 50 % d’efficacité à ce moment.

Lévonorgestrel, dans le délai prévu de 72 heures, avec environ 50 % d’efficacité à ce moment.

Explication

Norvelo contient du lévonorgestrel et doit être pris dans les 72 heures ; son efficacité est d’environ 50 % à ce terme. L’ulipristal et le délai de cinq jours caractérisent Ellaone, tandis que 95 % correspond à Norvelo dans les 24 heures.

43. Un couple utilise un préservatif masculin lors de deux pénétrations au cours du même rapport : quelle pratique est appropriée ?

Garder le même préservatif pendant le rapport et le changer au rapport suivant.
Changer de préservatif entre les rapports, mais le garder entre les pénétrations.
Utiliser un préservatif neuf après chaque éjaculation, sans changement entre les pénétrations.
Utiliser un préservatif neuf pour chaque rapport et le changer entre les pénétrations.

Utiliser un préservatif neuf pour chaque rapport et le changer entre les pénétrations.

Explication

Le préservatif masculin doit être utilisé à chaque rapport et changé à chaque rapport ainsi qu’entre chaque pénétration. Le garder durant plusieurs pénétrations omet le changement demandé ; les autres réponses font dépendre le changement de l’éjaculation ou distinguent à tort les rapports des pénétrations.

44. Quelle loi a légalisé l’IVG en France le 17 janvier 1975 ?

La loi sur l’extension à 14 semaines
La loi du 23 février 2022
La loi Neuwirth
La loi Veil

La loi Veil

Explication

La loi Veil du 17 janvier 1975 a légalisé l’IVG en France. Le 23 février 2022 correspond à l’approbation de l’extension du délai, tandis que la loi Neuwirth concerne la contraception.

45. Une femme enceinte envisage une IVG, mais ne souhaite pas expliquer ses raisons. Qui prend la décision et doit-elle justifier son choix par une situation de détresse ?

Elle décide seule, sans avoir à invoquer une situation de détresse
Le CPDP décide après avoir confirmé une indication maternelle ou fœtale
Le médecin décide après avoir évalué les raisons de la demande
Elle décide seule, à condition de démontrer une situation de détresse

Elle décide seule, sans avoir à invoquer une situation de détresse

Explication

La femme enceinte décide seule de recourir à une IVG et n’a plus à justifier son choix par une situation de détresse. Exiger cette situation reprend une ancienne condition, tandis que la décision médicale ou collégiale relève d’autres rôles ou de l’interruption thérapeutique.

46. Une grossesse est interrompue pour une raison fœtale, après examen collégial, à un terme avancé. De quelle interruption s’agit-il ?

D’une IVG décidée par le CPDP selon le délai ordinaire de grossesse
D’une IVG décidée par la femme enceinte en fonction de son choix
D’une interruption thérapeutique décidée par la femme enceinte seule
D’une interruption thérapeutique de grossesse décidée collégialement par le CPDP

D’une interruption thérapeutique de grossesse décidée collégialement par le CPDP

Explication

Une raison maternelle ou fœtale relève de l’interruption thérapeutique de grossesse, qui requiert une décision collégiale du CPDP quel que soit le terme. L’IVG répond au choix de la femme enceinte, et non à cette procédure collégiale.

47. Une personne demande le délai d’IVG approuvé par le Parlement français le 23 février 2022. Quel délai faut-il indiquer ?

12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée
16 semaines de grossesse, soit 14 semaines d’aménorrhée
14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d’aménorrhée
14 semaines de grossesse, soit 12 semaines d’aménorrhée

14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d’aménorrhée

Explication

L’extension approuvée le 23 février 2022 porte le délai à 14 semaines de grossesse, soit 16 semaines d’aménorrhée. Les autres propositions reprennent l’ancien délai ou intervertissent les deux décomptes.

48. Une personne prend la pilule et souhaite aussi se protéger d’une IST lors d’un rapport sexuel. Quel moyen cité répond à ce besoin ?

Une pilule contraceptive
Une méthode contraceptive hormonale associée à la pilule
Un préservatif masculin ou féminin
Un dispositif contraceptif non préservatif

Un préservatif masculin ou féminin

Explication

Les préservatifs masculin et féminin sont les moyens contraceptifs cités qui protègent des IST ; la pilule et les autres méthodes contraceptives n’assurent pas cette protection. Confondre contraception et protection contre les infections conduit donc à choisir la pilule ou une autre méthode non préservative.

49. Après le diagnostic d’une IST chez une personne, quelle mesure doit également concerner son partenaire ?

Le partenaire doit également être traité
Le partenaire doit être traité seulement s’il a des symptômes
Le partenaire doit remplacer le traitement par un dépistage
Le partenaire doit uniquement renforcer sa contraception

Le partenaire doit également être traité

Explication

Pour toutes les IST, le partenaire doit également être traité. La prévention par préservatif ou le dépistage ne remplace pas cette règle, et la nécessité du traitement ne dépend pas de la présence de symptômes.

50. Une personne porteuse du VIH n’a pas de symptômes, puis développe une diminution de ses défenses immunitaires. Comment caractériser ces deux phases ?

Phase séropositive asymptomatique, puis phase maladie avec baisse des défenses immunitaires
Phase maladie avec baisse des défenses immunitaires, puis phase séropositive asymptomatique
Phase maladie asymptomatique, puis phase séropositive avec baisse des défenses immunitaires
Phase séropositive avec baisse des défenses immunitaires, puis phase maladie asymptomatique

Phase séropositive asymptomatique, puis phase maladie avec baisse des défenses immunitaires

Explication

La phase séropositive peut être asymptomatique, tandis que la phase maladie s’accompagne d’une diminution des défenses immunitaires. Inverser ces caractéristiques ou attribuer la baisse immunitaire à la phase séropositive confond les deux phases.

51. Une personne entend des voix qui reprennent des événements anciens sans rapport avec ses actions ni sa vie actuelle. Comment caractériser ces voix ?

Comme des voix statiques liées aux actions présentes
Comme des voix dynamiques liées au comportement actuel
Comme des voix statiques rejouant des souvenirs
Comme des voix dynamiques liées aux pensées actuelles

Comme des voix statiques rejouant des souvenirs

Explication

Les voix statiques rejouent des souvenirs ou des fragments sans lien avec la vie actuelle de l’entendeur. Les voix dynamiques se rapportent au présent, tandis que la localisation extérieure ne définit pas cette distinction.

52. Lors d’une évaluation, une personne présente des hallucinations, mais ni idées délirantes ni désorganisation du discours. Selon la présentation du DSM-5, ce seul symptôme suffit-il à établir le diagnostic de schizophrénie ?

Oui, car une hallucination compte comme deux symptômes
Non, car les hallucinations ne font pas partie des symptômes considérés
Oui, car une hallucination suffit à établir le diagnostic
Non, car au moins deux symptômes doivent être observés

Non, car au moins deux symptômes doivent être observés

Explication

Dans la présentation du DSM-5, au moins deux symptômes doivent être observés parmi les hallucinations, les idées délirantes et la désorganisation du discours. Le seuil d’un seul symptôme correspond à l’approche antérieure, et une hallucination ne vaut pas deux symptômes.

53. Dans quel contexte le mouvement international d’entente de voix a-t-il vu le jour ?

Au Royaume-Uni, après la rencontre de Marius Romme et de Patsy Hage
Aux Pays-Bas, après la rencontre de Marius Romme et de Patsy Hage
Aux Pays-Bas, après la rencontre de Patsy Hage et d’un groupe de chercheurs
En Belgique, après la rencontre de Marius Romme et d’une patiente entendeuse de voix

Aux Pays-Bas, après la rencontre de Marius Romme et de Patsy Hage

Explication

Le mouvement est né aux Pays-Bas dans les années 1980, à la suite de la rencontre entre le psychiatre Marius Romme et Patsy Hage, une patiente entendeuse de voix suicidaire. L’attribution au Royaume-Uni ou à la Belgique confond le lieu d’origine.

54. Une personne souhaite avancer dans son rétablissement tout en continuant à entendre des voix. Quel objectif correspond à cette conception du rétablissement ?

Donner du sens aux voix, interagir avec elles et apprendre à les contrôler
Faire disparaître les voix avant de pouvoir commencer à se rétablir
Éviter toute interaction avec les voix pour réduire leur influence
Attendre que les voix cessent avant d’en chercher une signification

Donner du sens aux voix, interagir avec elles et apprendre à les contrôler

Explication

Le rétablissement vise à donner du sens aux voix, à interagir avec elles et à les contrôler, plutôt qu’à devoir s’en séparer. La disparition des voix n’est donc pas une condition préalable au rétablissement.

55. Dans un groupe de ninety personnes qui entendent des voix, quelle répartition correspond au résultat observé concernant les difficultés au moins au début ?

Soixante rencontrent des difficultés et trente n’en rencontrent pas
Soixante-huit rencontrent des difficultés et vingt-deux n’en rencontrent pas
Trente rencontrent des difficultés et soixante n’en rencontrent pas
Quarante-cinq rencontrent des difficultés et quarante-cinq n’en rencontrent pas

Soixante rencontrent des difficultés et trente n’en rencontrent pas

Explication

Deux tiers rencontrent des difficultés avec leurs voix au moins au début et un tiers n’en rencontre pas ; sur 90 personnes, cela correspond à 60 et 30. L’inversion des proportions attribue à tort la majorité au groupe sans difficulté.

56. Deux personnes entendent des voix, mais l’une les vit bien et l’autre mal, qu’elles aient ou non reçu un diagnostic. Quel concept désigne l’appréciation et l’appropriation de cette expérience ?

La localisation perceptive
L’appraisal
La catégorisation diagnostique
La personnalisation

L’appraisal

Explication

L’appraisal désigne l’appréciation et l’appropriation de l’expérience des voix ; les attitudes et croyances contribuent à expliquer qu’elle soit vécue positivement ou négativement, avec ou sans diagnostic. La localisation des voix ne désigne pas cette appréciation.

57. Deux personnes entendent des voix qu’elles situent à l’extérieur. La première les interprète comme relevant de son champ de compétence ; la seconde les attribue à des démons incontrôlables. Quel facteur explique le mieux pourquoi la seconde peut éprouver davantage d’anxiété ?

La localisation extérieure des voix, indépendamment de leur interprétation
L’interprétation impersonnalisée et incontrôlable des voix
L’interprétation personnelle des voix comme relevant de son champ de compétence
La présence d’un diagnostic, indépendamment des croyances sur les voix

L’interprétation impersonnalisée et incontrôlable des voix

Explication

L’anxiété dépend davantage de la personnalisation ou de l’impersonnalisation des voix que de leur localisation ; les attribuer à une origine incontrôlable, comme la démonologie, peut être plus stressant. La localisation extérieure ne suffit donc pas à expliquer la différence.

58. En première consultation, une personne décrit une expérience inhabituelle liée à sa culture. Quelle conduite correspond au travail clinique recommandé ?

Attribuer d’abord son expérience à une catégorie psychopathologique
Écarter son interprétation personnelle au profit d’une explication clinique
Évaluer l’expérience hors de son contexte culturel et relationnel
Écouter d’abord son vécu singulier et s’enrichir de la diversité culturelle

Écouter d’abord son vécu singulier et s’enrichir de la diversité culturelle

Explication

Le travail clinique consiste à s’enrichir de la diversité culturelle, à réhumaniser la relation et à considérer d’abord l’expérience comme singulière. La réduire d’emblée à une catégorie psychopathologique va à l’encontre de cette démarche.

59. Quelle définition de la culture correspond à celle proposée par Tylor en 1871 ?

Un ensemble de caractères biologiques partagés et transmis au sein d’une population
Un ensemble complexe de savoirs, croyances, arts, mœurs, droits, coutumes et usages acquis en société
Un ensemble de croyances religieuses et de rites pratiqués par une communauté
Un ensemble d’œuvres artistiques et de savoirs savants transmis par les institutions

Un ensemble complexe de savoirs, croyances, arts, mœurs, droits, coutumes et usages acquis en société

Explication

Pour Tylor, la culture rassemble de nombreuses dimensions acquises par l’être humain vivant en société. La réduction aux arts néglige les autres dimensions, la définition biologique confond culture et nature, et la réduction aux croyances et rites est trop étroite.

60. Une chercheuse explique les différences de comportement entre individus par leur culture et s’en sert pour remettre en question des évidences. Quel risque accompagne cette démarche culturaliste ?

Ramener tout comportement à une détermination culturelle
Expliquer les comportements par les seules différences biologiques
Nier que les cultures puissent influencer les comportements
Classer les sociétés selon un ordre historique de progrès

Ramener tout comportement à une détermination culturelle

Explication

Le culturalisme aide à déconstruire les évidences en soulignant le rôle déterminant de la culture, mais il risque de tout expliquer par celle-ci. La hiérarchie historique relève de l’évolutionnisme, tandis que nier l’influence culturelle ou privilégier une explication biologique ne caractérise pas ce risque.

61. Un théoricien affirme que toutes les sociétés suivent une trajectoire historique unique, passant par des stades successifs, et que les sociétés modernes sont plus évoluées. Quelle conception défend-il ?

Le fonctionnalisme, qui explique les phénomènes par leur rôle social
L’évolutionnisme, qui hiérarchise les sociétés selon des stades successifs
Le structuralisme, qui recherche des structures communes aux variations culturelles
Le relativisme culturel, qui compare les sociétés sans les classer sur une échelle

L’évolutionnisme, qui hiérarchise les sociétés selon des stades successifs

Explication

L’évolutionnisme postule une trajectoire historique linéaire et classe les sociétés selon des stades, des moins évoluées aux plus modernes. Le relativisme évite cette hiérarchie, le fonctionnalisme étudie les fonctions sociales et le structuralisme recherche des structures communes.

62. Dans une étude, un chercheur demande à quoi répond une institution familiale et quelle exigence de fonctionnement social elle satisfait. Quelle approche utilise-t-il ?

L’évolutionnisme, qui situe les sociétés dans une succession de stades
Le fonctionnalisme, qui explique un phénomène par les exigences auxquelles il répond
Le culturalisme, qui interprète les comportements par la détermination culturelle
Le structuralisme, qui dégage des structures communes aux variations culturelles

Le fonctionnalisme, qui explique un phénomène par les exigences auxquelles il répond

Explication

Le fonctionnalisme explique les phénomènes sociaux par les exigences de fonctionnement auxquelles ils répondent. La succession des stades caractérise l’évolutionnisme, la recherche de structures communes le structuralisme, et l’explication globale par la culture le culturalisme.

63. Pour comprendre une difficulté de santé, une spécialiste examine les institutions, les rapports sociaux et le contexte de vie plutôt que la personnalité de la personne. Quelle approche privilégie-t-elle ?

L’approche psychologique, centrée sur les modes de pensée et la personnalité
L’approche matérialiste, centrée sur les structures et les conditions matérielles
L’approche comportementaliste, centrée sur les comportements de santé individuels
L’approche sociologique, centrée sur le système et le contexte social

L’approche sociologique, centrée sur le système et le contexte social

Explication

L’approche sociologique analyse le système et le contexte social, alors que l’approche psychologique porte sur les modes de pensée et la personnalité. L’approche comportementaliste examine les comportements individuels liés à la santé, et l’approche matérialiste les structures et conditions matérielles.

64. Lors d’une consultation, le médecin détient davantage de pouvoir et le patient doit s’en remettre à son autorité. Quel élément aide à expliquer cette relation ?

Une équivalence des statuts qui rend les positions de médecin et de patient symétriques
Les conditions matérielles d’existence qui expliquent à elles seules l’autorité médicale
Les inégalités de statut et de pouvoir liées au contexte, aux stéréotypes et aux attentes
Les différences de personnalité qui déterminent à elles seules la confiance du patient

Les inégalités de statut et de pouvoir liées au contexte, aux stéréotypes et aux attentes

Explication

La relation médecin-patient est marquée par des inégalités de statut et de pouvoir, liées au contexte social, aux stéréotypes et aux attentes; le patient doit faire confiance à l’autorité médicale. L’égalité des positions nie cette asymétrie, tandis que la personnalité ou les conditions matérielles seules ne suffisent pas à caractériser cette relation.

65. À 35 ans, l’espérance de vie indiquée est de 49 ans pour un cadre et de 42,6 ans pour un ouvrier. De combien d’années celle du cadre dépasse-t-elle celle de l’ouvrier ?

6,4 ans
1,15 an
−6,4 ans
91,6 ans

6,4 ans

Explication

L’écart se calcule par soustraction : 49 − 42,6 = 6,4 ans. L’addition donne 91,6, la soustraction inversée donne −6,4, et le rapport des valeurs n’est pas l’écart demandé.

66. Une équipe compare l’âge de la Terre aux plus anciens stigmates de vie mentionnés : quelle estimation décrit correctement leur écart temporel ?

La Terre s’est formée il y a environ 4,5 à 4,6 milliards d’années, et les stigmates de vie datent d’environ 3,5 millions d’années.
Les stigmates de vie datent d’environ 4,5 à 4,6 milliards d’années, avant la formation de la Terre vers 3,5 milliards d’années.
La Terre s’est formée il y a environ 4,5 à 4,6 milliards d’années, et des stigmates de vie datent d’au moins 3,5 milliards d’années.
La Terre s’est formée il y a au moins 3,5 milliards d’années, et des stigmates de vie datent d’environ 4,5 à 4,6 milliards d’années.

La Terre s’est formée il y a environ 4,5 à 4,6 milliards d’années, et des stigmates de vie datent d’au moins 3,5 milliards d’années.

Explication

La Terre est âgée d’environ 4,5 à 4,6 milliards d’années, tandis que les stigmates de vie connus remontent à au moins 3,5 milliards d’années. L’option qui attribue 3,5 milliards d’années à la formation terrestre confond les deux âges, celle qui place les traces avant la Terre inverse leur ordre, et celle qui indique 3,5 millions d’années réduit excessivement l’ancienneté des traces.

67. Pour dater un fossile de 20 000 ans BP, un chercheur doit-il le situer dans le Pléistocène, qui s’étend d’environ 2,58 millions à 11 700 ans avant le présent conventionnel ?

Non : 20 000 ans avant 1950 est antérieur au début du Pléistocène, fixé vers 11 700 ans.
Non : 20 000 ans avant l’année actuelle se situe après la fin du Pléistocène.
Non : 20 000 ans avant 1950 se situe dans l’Holocène, commencé vers 2,58 millions d’années.
Oui : 20 000 ans avant 1950 se situe dans l’intervalle du Pléistocène.

Oui : 20 000 ans avant 1950 se situe dans l’intervalle du Pléistocène.

Explication

BP prend conventionnellement 1950 comme présent ; 20 000 ans avant 1950 se place entre environ 2,58 millions et 11 700 ans avant le présent, donc dans le Pléistocène. L’année actuelle ne définit pas BP, l’Holocène ne commence pas vers 2,58 millions d’années, et 11 700 ans marque la fin récente du Pléistocène plutôt que son début.

68. Quelle contribution de Pincus en 1956 a participé à dissocier sexualité et procréation ?

Le développement de la pilule contraceptive
La théorie de la réponse sexuelle humaine
La dépénalisation de l’avortement en France
L’autorisation légale des contraceptifs oraux

Le développement de la pilule contraceptive

Explication

La participation de Pincus au développement de la pilule en 1956 contribue à dissocier sexualité et procréation. L’autorisation des contraceptifs oraux relève de la loi Neuwirth, la dépénalisation de l’avortement de la loi Veil, et la théorie de la réponse sexuelle humaine de Masters et Johnson.

69. Une personne choisit un dispositif utérin au cuivre et souhaite conserver son ovulation. Quel mécanisme correspond à ce dispositif ?

Une hormone bloque l’ovulation et inhibe le développement de la muqueuse utérine
Le cuivre bloque l’ovulation et empêche la production des spermatozoïdes
Le cuivre agit sur les spermatozoïdes et une réaction locale touche la muqueuse utérine
Un progestatif est diffusé dans le sang et provoque une réaction locale de la muqueuse

Le cuivre agit sur les spermatozoïdes et une réaction locale touche la muqueuse utérine

Explication

Le dispositif au cuivre est non hormonal : l’ovulation se poursuit, tandis que le cuivre a notamment un effet spermicide et provoque une réaction inflammatoire locale de la muqueuse utérine. L’inhibition de l’ovulation et la diffusion d’un progestatif correspondent à des mécanismes hormonaux.

70. Une patiente envisage un bâtonnet placé sous la peau, mesurant 4 cm sur 2 mm et prévu pour agir pendant trois ans. Quelle action contraceptive caractérise cet implant ?

Il diffuse de l’étonogestrel et supprime l’ovulation
Il épaissit la muqueuse utérine sans supprimer l’ovulation
Il diffuse un progestatif pendant un an et maintient l’ovulation
Il libère du cuivre et agit notamment sur les spermatozoïdes

Il diffuse de l’étonogestrel et supprime l’ovulation

Explication

L’implant sous-cutané de 4 cm sur 2 mm diffuse de l’étonogestrel, supprime l’ovulation et est efficace pendant trois ans. L’action du cuivre concerne le dispositif utérin non hormonal, tandis que le maintien de l’ovulation contredit le mécanisme de l’implant.

71. Une personne demande une contraception d’urgence quatre jours après un rapport à risque. L’ovulation n’a pas encore eu lieu, mais la LH commence à augmenter. Quel choix correspond à la situation décrite ?

Ellaone, car elle agit encore après l’ovulation
Ellaone, car elle peut retarder l’ovulation malgré le début de la hausse de LH
Norvelo, car son délai d’utilisation peut atteindre cinq jours
Aucune pilule d’urgence, car la hausse de LH signifie que l’ovulation a eu lieu

Ellaone, car elle peut retarder l’ovulation malgré le début de la hausse de LH

Explication

Ellaone contient de l’ulipristal et peut retarder l’ovulation jusqu’à cinq jours après l’accident, même lorsque la LH commence à augmenter; elle n’est toutefois plus efficace après l’ovulation. Norvelo correspond au délai de 72 heures, la hausse de LH ne signifie pas que l’ovulation a déjà eu lieu, et Ellaone n’agit pas après celle-ci.

72. Une adolescente de 16 ans commence la vaccination contre le HPV. Quel calendrier de doses convient à son âge ?

Deux doses à 0 et 2 mois
Trois doses à 0, 2 et 12 mois
Trois doses à 0, 2 et 6 mois
Deux doses à 0 et 6 mois

Trois doses à 0, 2 et 6 mois

Explication

De 15 à 19 ans inclus, la vaccination contre le HPV comporte trois doses aux mois 0, 2 et 6. Le schéma à deux doses concerne les 9 à 14 ans; les autres choix modifient le nombre ou l’espacement des doses.

73. Une aide publique à la prévention profite proportionnellement davantage aux personnes des groupes socioéconomiques élevés qu’à celles des groupes les plus bas. Quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

L’effet Matthieu
L’égalité d’accès aux soins
L’effet du modèle paternaliste
Le gradient général de santé

L’effet Matthieu

Explication

L’effet Matthieu désigne la tendance des groupes socioéconomiques élevés à bénéficier proportionnellement davantage des mesures sociales et politiques. L’égalité d’accès suppose des bénéfices équivalents, le modèle paternaliste concerne les interactions de soin, et le gradient général de santé décrit un autre type d’écart social de santé.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 103 flashcards sur Santé sexuelle et contraception.

Que désigne la psychologie comme discipline scientifique ?

L’étude scientifique du psychisme humain normal, à la croisée des sciences humaines et expérimentales.

Qu’étudie la psychiatrie et quel est son domaine médical ?

Les pathologies du psychisme et leur traitement.

Sur quoi repose la psychothérapie ?

Sur l’accompagnement du psychisme par un ou plusieurs professionnels.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Santé sexuelle et contraception.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM