QCM : Glucides et glycosylation (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une substance lipidique se répartit entre l’eau et un solvant organique apolaire, tandis qu’une autre se place à leur interface. Quelle propriété distingue ces deux substances ?

La première est hydrophobe et la seconde soluble dans les deux phases.
La première est hydrophobe et la seconde amphiphile.
La première est amphiphile et la seconde hydrophobe.
La première est soluble dans l’eau et la seconde amphiphile.

La première est hydrophobe et la seconde amphiphile.

Explication

Un lipide hydrophobe est presque insoluble dans l’eau mais soluble dans un solvant organique apolaire, tandis qu’un amphiphile possède des parties hydrophobe et hydrophile et peut se placer à l’interface. Confondre les comportements inverse leur propriété; inverser les phases attribue la solubilité au mauvais milieu; supposer une solubilité complète dans l’eau méconnaît la partie hydrophobe.

2. Dans un organisme, des lipides hydrophobes sont entreposés dans des cellules adipeuses et doivent circuler dans le sang aqueux. Quel dispositif correspond à leur stockage et à leur transport ?

Des membranes dans les adipocytes et des gouttelettes libres dans le sang.
Des gouttelettes dans les adipocytes et des lipoprotéines dans le sang.
Des gouttelettes dans les adipocytes et des acides gras libres dans le sang.
Des lipoprotéines dans les adipocytes et des membranes dans le sang.

Des gouttelettes dans les adipocytes et des lipoprotéines dans le sang.

Explication

Les lipides hydrophobes sont stockés en gouttelettes, notamment dans les adipocytes, et les lipoprotéines les isolent du milieu aqueux pendant leur transport sanguin. Les membranes relèvent d’un rôle structural; des acides gras libres dispersés ne sont pas le mécanisme d’isolement indiqué; les lipoprotéines sanguines ne constituent pas le mode de stockage décrit.

3. Une membrane biologique est analysée afin d’estimer la contribution des lipides amphiphiles à sa composition. Quel constat est compatible avec leur rôle membranaire ?

Ils représentent au moins la moitié de sa composition, comme les triglycérides de réserve.
Ils représentent au moins la moitié de sa composition, dans une proportion identique pour chaque membrane.
Ils représentent au moins la moitié de sa composition, avec une proportion variable selon la membrane.
Ils représentent au plus la moitié de sa composition, avec une proportion variable selon la membrane.

Ils représentent au moins la moitié de sa composition, avec une proportion variable selon la membrane.

Explication

Les lipides amphiphiles constituent les membranes biologiques et en représentent au moins 50 %, avec une proportion qui varie selon le type de membrane. La limite supérieure inverse le seuil minimal; une proportion identique néglige sa variabilité; les triglycérides correspondent à une réserve énergétique plutôt qu’au rôle structural des amphiphiles.

4. Quelle description caractérise un acide gras ?

Une molécule avec une partie carboxylique apolaire et une chaîne hydrocarbonée hydrophile.
Une molécule avec une partie carboxylique hydrophile et une chaîne hydrocarbonée polaire.
Une molécule avec une partie phosphate hydrophile et une chaîne hydrocarbonée apolaire.
Une molécule avec une partie carboxylique hydrophile et une chaîne hydrocarbonée apolaire.

Une molécule avec une partie carboxylique hydrophile et une chaîne hydrocarbonée apolaire.

Explication

Un acide gras est amphiphile : sa fonction carboxylique, sous forme COOH ou COO⁻, est hydrophile, tandis que sa chaîne hydrocarbonée est apolaire. Inverser les caractères des deux parties confond leurs propriétés; remplacer la fonction carboxylique par un phosphate décrit une autre structure; une chaîne hydrocarbonée polaire ne correspond pas à la définition.

5. Un acide gras isolé présente trois doubles liaisons dans sa chaîne carbonée. Dans quelle catégorie le classe-t-on ?

Comme un acide gras insaturé mono-insaturé.
Comme un acide gras saturé à plusieurs liaisons simples.
Comme un acide gras insaturé polyinsaturé.
Comme un acide gras à nombre pair de carbones.

Comme un acide gras insaturé polyinsaturé.

Explication

Un acide gras insaturé possède une ou plusieurs doubles liaisons; avec trois doubles liaisons, il est polyinsaturé. Un acide gras saturé ne possède que des liaisons simples; le terme mono-insaturé concerne une seule double liaison; le nombre pair de carbones ne détermine pas cette classification.

6. Un acide gras courant de l’organisme possède 20 carbones. Quelle caractéristique de sa chaîne est la plus attendue ?

Un nombre pair de carbones, dans une plage habituelle de C2 à C30.
Un nombre pair de carbones, avec une longueur habituelle fixe de 20 carbones.
Un nombre pair de carbones, dans la plage habituelle de C4 à C24.
Un nombre impair de carbones, dans la plage habituelle de C4 à C24.

Un nombre pair de carbones, dans la plage habituelle de C4 à C24.

Explication

Les acides gras de l’organisme ont généralement un nombre pair de carbones et se situent entre C4 et C24; une chaîne de 20 carbones correspond à ces caractéristiques. Un nombre impair contredit la tendance générale; la plage C2–C30 élargit les limites indiquées; une longueur fixe ne rend pas compte de la diversité des chaînes.

7. Dans une cellule, l’acétyl-CoA doit être engagé dans la synthèse de novo des acides gras. Quel enchaînement initial d’étapes est correct ?

L’acétyl-CoA carboxylase forme le malonyl-CoA, puis la fatty acid synthase réduit les substrats sans condensation.
La fatty acid synthase forme le malonyl-CoA, puis l’acétyl-CoA carboxylase condense les substrats et poursuit les transformations.
L’acétyl-CoA carboxylase forme le malonyl-CoA, puis la fatty acid synthase ajoute du CO₂ et oxyde les intermédiaires.
L’acétyl-CoA carboxylase forme le malonyl-CoA, puis la fatty acid synthase condense les substrats et poursuit les transformations.

L’acétyl-CoA carboxylase forme le malonyl-CoA, puis la fatty acid synthase condense les substrats et poursuit les transformations.

Explication

La synthèse commence par la formation du malonyl-CoA à partir de l’acétyl-CoA grâce à l’acétyl-CoA carboxylase. La fatty acid synthase condense ensuite l’acétyl-CoA et le malonyl-CoA, élimine du CO₂ et réalise des réductions grâce au NADPH, avec déshydratation et réduction d’une double liaison. Inverser les enzymes leur attribue les mauvaises étapes; ajouter du CO₂ inverse la décarboxylation; omettre la condensation et les réductions ne décrit pas le mécanisme.

8. Quelle combinaison décrit l’acide oléique ?

Un acide gras saturé de la série ω9, abondant dans la nature et synthétisable par l’être humain.
Un acide gras mono-insaturé de la série ω9, abondant dans la nature et synthétisable par l’être humain.
Un acide gras mono-insaturé de la série ω3, abondant dans la nature et synthétisable par l’être humain.
Un acide gras mono-insaturé de la série ω9, abondant dans la nature et non synthétisable par l’être humain.

Un acide gras mono-insaturé de la série ω9, abondant dans la nature et synthétisable par l’être humain.

Explication

L’acide oléique est mono-insaturé, appartient à la série ω9, est abondant dans la nature et peut être synthétisé par l’être humain. Le qualifier de saturé confond le nombre de doubles liaisons; ω3 est une attribution de série erronée; le présenter comme non synthétisable contredit sa synthèse possible par l’organisme.

9. Quelle structure constitue la base commune des glycérophospholipides ?

Un glycérol, deux acides gras et un ose
Une sphingosine, un acide gras et un phosphate lié à un alcool
Un glycérol, trois acides gras et un groupe amine
Un glycérol, deux acides gras et un phosphate lié à un alcool

Un glycérol, deux acides gras et un phosphate lié à un alcool

Explication

La structure commune associe un glycérol et deux acides gras à un groupe phosphate lié à un alcool. La sphingosine relève des sphingolipides, tandis que trois chaînes ou un ose ne correspondent pas à cette base.

10. Dans un glycérophospholipide, quelle chaîne peut être constituée d’acide arachidonique ?

La chaîne en position 2, qui est toujours saturée
La chaîne en position 1, qui est toujours insaturée
La chaîne en position 2, qui peut être saturée ou insaturée
La chaîne en position 1, qui peut être saturée ou insaturée

La chaîne en position 2, qui peut être saturée ou insaturée

Explication

La chaîne en position 2 peut être saturée ou insaturée et peut notamment être l’acide arachidonique; celle en position 1 est saturée. Inverser les positions ou leur attribuer les propriétés opposées constitue la confusion visée.

11. Une molécule membranaire possède deux chaînes d’acides gras et une tête phosphate-alcool. Quelle propriété explique son interaction avec les milieux aqueux et lipidiques ?

Elle est amphiphile, avec des chaînes hydrophiles et une tête hydrophobe
Elle est hydrophile, avec des chaînes et une tête toutes deux hydrophiles
Elle est amphiphile, avec des chaînes hydrophobes et une tête hydrophile
Elle est hydrophobe, avec des chaînes et une tête toutes deux hydrophobes

Elle est amphiphile, avec des chaînes hydrophobes et une tête hydrophile

Explication

Les chaînes d’acides gras sont hydrophobes et la tête phosphate-alcool est hydrophile, ce qui rend le glycérophospholipide amphiphile et adapté aux membranes. Les autres descriptions inversent l’une des régions ou effacent cette différence.

12. Une tête de glycérophospholipide contient une choline dont l’azote porte trois groupes méthyle. Quelle charge globale caractérise cette molécule ?

Une charge globale positive, due aux trois groupes méthyle
Une charge globale négative, due au seul groupe phosphate
Une charge globale neutre, par compensation des charges opposées
Une charge globale négative, comme celle de la phosphatidylsérine

Une charge globale neutre, par compensation des charges opposées

Explication

Dans la phosphatidylcholine, l’azote positif et le phosphate négatif se compensent, rendant la molécule globalement neutre. La charge négative de la phosphatidylsérine est une confusion entre deux classes; considérer un seul des deux pôles ignore la compensation.

13. Quelle description correspond à la structure de base d’un sphingolipide ?

Deux acides gras de 16 à 24 carbones liés à un glycérol, alcool à trois fonctions alcool
Un acide gras saturé de 16 à 24 carbones lié à un glycérol, aminoalcool à deux fonctions alcool et une amine
Un acide gras saturé de 16 à 24 carbones lié à une sphingosine, aminoalcool à deux fonctions alcool et une amine
Un acide gras insaturé de 16 à 24 carbones lié à une choline, aminoalcool à deux fonctions alcool

Un acide gras saturé de 16 à 24 carbones lié à une sphingosine, aminoalcool à deux fonctions alcool et une amine

Explication

Un sphingolipide associe un acide gras saturé de 16 à 24 carbones à la sphingosine, qui porte deux fonctions alcool et une fonction amine. Le glycérol n’est pas le squelette des sphingolipides; les autres propositions modifient la nature ou les fonctions de leurs composants.

14. On classe deux sphingolipides d’après leur tête polaire : l’un porte une phosphocholine, l’autre un ose. Quelles sont leurs classes respectives ?

Sphingomyéline pour la phosphocholine et glycolipide pour l’ose
Sphingomyéline pour la phosphocholine et cérébroside pour l’ose
Cérébroside pour la phosphocholine et glycolipide pour l’ose
Glycolipide pour la phosphocholine et sphingomyéline pour l’ose

Sphingomyéline pour la phosphocholine et glycolipide pour l’ose

Explication

Les sphingomyélines portent une tête phosphocholine, tandis que les glycolipides ont une tête constituée d’un ose. Inverser ces associations ou substituer une sous-classe à la classe générale brouille cette distinction.

15. Dans un céramide, quelle partie forme le domaine hydrophobe ?

La sphingosine liée à un ose sur le carbone 2
La sphingosine liée à une phosphocholine sur le carbone 2
La sphingosine liée à un acide gras sur le carbone 2
La sphingosine liée à un acide gras sur le carbone 1

La sphingosine liée à un acide gras sur le carbone 2

Explication

Le céramide, partie hydrophobe, est formé d’une sphingosine et d’un acide gras lié au carbone 2. La phosphocholine et l’ose sont des têtes polaires, tandis que la liaison au carbone 1 ne décrit pas le céramide.

16. Un glycosphingolipide membranaire porte de l’acide N-acétylneuraminique. Quelle charge cette présence lui confère-t-elle ?

Une charge neutre caractéristique d’un ganglioside
Une charge positive caractéristique d’un ganglioside
Une charge neutre caractéristique d’un cérébroside
Une charge négative caractéristique d’un ganglioside

Une charge négative caractéristique d’un ganglioside

Explication

La présence d’acide N-acétylneuraminique, ou acide sialique, donne au ganglioside une charge négative. La neutralité est associée aux cérébrosides; attribuer une charge positive ou la neutralité au ganglioside méconnaît l’effet de cet acide.

17. Quels acides biliaires sont des acides biliaires secondaires ?

L’acide lithocholique et l’acide cholique
L’acide désoxycholique et l’acide chénodésoxycholique
L’acide lithocholique et l’acide désoxycholique
L’acide cholique et l’acide chénodésoxycholique

L’acide lithocholique et l’acide désoxycholique

Explication

Les acides biliaires secondaires sont l’acide lithocholique et l’acide désoxycholique. L’acide cholique et l’acide chénodésoxycholique sont les acides biliaires primaires.

18. Pour préparer un glycoconjugué à partir d’un acide biliaire, quel acide aminé peut être conjugué à celui-ci ?

La glycine
L’ion sodium
L’acide lithocholique
Une bactérie intestinale

La glycine

Explication

La conjugaison d’un acide biliaire avec la glycine forme un glycoconjugué; la conjugaison avec la taurine forme un tauroconjugué. L’acide lithocholique est un acide biliaire secondaire, le sodium complexé participe à la structure du sel, et les bactéries transforment les acides biliaires.

19. Un sel biliaire présente un noyau stérol et un acide aminé dont la fonction acide est conservée. Quel élément complète sa structure ionique ?

Un ion potassium associé par des liaisons électrostatiques
Un second noyau stérol associé par des liaisons électrostatiques
Un ion sodium lié de façon covalente à l’acide aminé
Un ion sodium associé par des liaisons électrostatiques

Un ion sodium associé par des liaisons électrostatiques

Explication

Le sel biliaire comprend un noyau stérol, un acide aminé conservant sa fonction acide et un ion sodium complexé par des liaisons électrostatiques. Le potassium, une liaison covalente au sodium ou un second noyau stérol ne correspondent pas à cette structure.

20. Un patient digère mal les triglycérides après une diminution de la disponibilité des sels biliaires. Quelle fonction explique ce trouble ?

Ils produisent les enzymes qui digèrent les triglycérides
Ils émulsionnent les lipides et facilitent la digestion des triglycérides
Ils hydrolysent directement les triglycérides en acides gras
Ils favorisent la synthèse des triglycérides dans l’intestin

Ils émulsionnent les lipides et facilitent la digestion des triglycérides

Explication

Les sels biliaires sont des agents émulsifiants naturels qui facilitent la digestion des triglycérides; leur défaut peut donc nuire à la digestion des lipides. L’émulsification n’est pas une hydrolyse enzymatique, et les sels biliaires ne synthétisent ni les triglycérides ni les enzymes digestives.

21. Une enzyme fixe un glucide par liaison covalente à un groupe fonctionnel d’une protéine. Comment nomme-t-on cette réaction ?

La glypiation
La glycosylation
La glycation
Une association électrostatique

La glycosylation

Explication

La glycosylation est une réaction enzymatique qui forme une liaison covalente entre un glucide et un groupe fonctionnel d’une molécule acceptrice, telle qu’une protéine. La glycation est non enzymatique, la glypiation implique un phospholipide, et une association électrostatique n’est pas la liaison covalente décrite.

22. Un laboratoire mesure l’hémoglobine glyquée d’une personne pour estimer sa glycémie sur plusieurs semaines. Quel mécanisme est à l’origine de cette modification ?

La liaison d’un phospholipide à une protéine
La réaction non enzymatique d’un sucre réducteur avec un groupement amine protéique
La mesure directe du glucose présent au moment du prélèvement
La réaction enzymatique d’un glucide avec un groupe fonctionnel protéique

La réaction non enzymatique d’un sucre réducteur avec un groupement amine protéique

Explication

La glycation est une réaction non enzymatique entre un sucre réducteur et le groupement amine d’une protéine; l’hémoglobine glyquée renseigne sur la glycémie des deux à trois mois précédents. La glycosylation est enzymatique, la glypiation ajoute un phospholipide et la mesure du glucose au prélèvement ne représente pas cette moyenne à long terme.

23. Une modification protéique observée dans le réticulum endoplasmique relie une GlcNAc au groupement amide d’une asparagine. De quel type de glycosylation s’agit-il ?

La N-glycosylation
L’O-glycosylation
La C-glycosylation
La phosphoglycosylation

La N-glycosylation

Explication

La N-glycosylation lie une GlcNAc au groupement amide d’une asparagine dans le réticulum endoplasmique. L’O-glycosylation concerne le groupe hydroxyle de la sérine ou de la thréonine, tandis que la C-glycosylation concerne le tryptophane et que la phosphoglycosylation fait intervenir une liaison phosphodiester.

24. Quel assemblage définit un protéoglycane ?

Une protéine cœur associée non covalemment à l’acide hyaluronique
Une protéine portant des glucides sans glycosaminoglycanes liés
Une protéine cœur portant des glycosaminoglycanes liés de manière covalente
Une chaîne de glycosaminoglycanes liée à un lipide membranaire

Une protéine cœur portant des glycosaminoglycanes liés de manière covalente

Explication

Un protéoglycane est constitué d’une protéine cœur et de glycosaminoglycanes qui lui sont liés de manière covalente, notamment dans la matrice extracellulaire. L’association non covalente à l’acide hyaluronique caractérise plutôt l’organisation de l’agrécane; un lipide ou l’absence de glycosaminoglycanes ne correspond pas à la définition.

25. Une analyse de lipides membranaires provenant d’une plante révèle des glycolipides. Quel couple lipide d’ancrage–nom de famille est attendu ?

Céramide et glycosphingolipides
Diacylglycérol et glycosphingolipides
Céramide et glycoglycérolipides
Diacylglycérol et glycoglycérolipides

Diacylglycérol et glycoglycérolipides

Explication

Chez les plantes et les bactéries, les glycolipides sont liés à un diacylglycérol et sont appelés glycoglycérolipides. L’association céramide–glycosphingolipides caractérise les vertébrés et les animaux, tandis que les deux autres choix mélangent les ancrages et les familles.

26. Un enfant présente une détérioration des fonctions cérébrales liée à une accumulation pathologique de GM2. Quelle anomalie enzymatique correspond à cette maladie ?

Une déficience en glucocérébrosidase
Une déficience en β-hexosaminidase
Une déficience en galactosyltransférase
Une déficience en transpeptidase

Une déficience en β-hexosaminidase

Explication

La maladie de Tay-Sachs résulte d’une déficience en β-hexosaminidase, qui entraîne l’accumulation de GM2 et une atteinte cérébrale. L’association au glucosylcéramide renvoie à la maladie de Gaucher, tandis que les glycosyltransférases et la transpeptidase ne sont pas l’enzyme en cause ici.

27. Une bactérie placée dans un milieu dilué résiste moins bien à l’entrée d’eau après une altération de sa paroi. Quelle fonction du peptidoglycane a été compromise ?

La reconnaissance des signaux et la transduction membranaire
La production d’énergie et la régulation du métabolisme
La protection contre la pression osmotique et le maintien de la forme
La propulsion cellulaire et l’orientation dans le milieu

La protection contre la pression osmotique et le maintien de la forme

Explication

Le peptidoglycane protège la bactérie contre la pression osmotique et contribue au maintien de sa forme. La synthèse énergétique, la signalisation et la mobilité correspondent à d’autres fonctions cellulaires, pas au rôle décrit pour cette paroi.

28. Un antibiotique inactive la transpeptidase bactérienne. Quelle étape de la formation de la paroi est alors directement perturbée ?

Le transport des précurseurs à travers la membrane
La formation des chaînes interpeptidoglycanes
La production des lipides de la membrane bactérienne
La synthèse des unités sucrées du peptidoglycane

La formation des chaînes interpeptidoglycanes

Explication

La pénicilline inactive la transpeptidase et inhibe ainsi la formation des chaînes interpeptidoglycanes. La synthèse des sucres, le transport de précurseurs et la production de lipides ne désignent pas cette étape de réticulation.

29. Une cellule réalise la glycolyse alors que l’oxygène n’est pas directement consommé par cette voie. Où se déroule cette transformation du glucose en pyruvate ?

Dans la mitochondrie, avec consommation directe d’oxygène
Dans les lysosomes, avec consommation directe d’oxygène
Dans la matrice mitochondriale, sans production de pyruvate
Dans le cytosol, sans utilisation directe d’oxygène

Dans le cytosol, sans utilisation directe d’oxygène

Explication

La glycolyse est une voie cytosolique qui transforme le glucose en pyruvate sans utiliser directement l’oxygène. L’oxydation complète du pyruvate est mitochondriale, et ni la matrice mitochondriale ni les lysosomes ne sont le lieu de la glycolyse.

30. Une cellule procaryote dépourvue d’organites membranaires dégrade du glucose par glycolyse. Où se trouvent les enzymes qui réalisent cette voie ?

Dans le cytosol
Dans la membrane plasmique
Dans les mitochondries
Dans le noyau

Dans le cytosol

Explication

Toutes les enzymes de la glycolyse sont cytosoliques, et cette voie a lieu chez les procaryotes comme chez les eucaryotes. Les mitochondries et le noyau n’existent pas chez cette cellule, tandis que la membrane plasmique n’est pas le compartiment de ses enzymes glycolytiques.

31. Une cellule consomme 2 ATP pendant la phase d’investissement de la glycolyse, puis en produit 4 pendant la phase de remboursement. Quel est son bilan net en ATP par molécule de glucose ?

Une production nette de 6 ATP
Une perte nette de 2 ATP
Un gain net de 2 ATP
Une production nette de 4 ATP

Un gain net de 2 ATP

Explication

Le bilan net se calcule en retranchant les 2 ATP consommés des 4 ATP produits : 4−2=24 - 2 = 2 ATP. Retenir 4 oublie l’investissement, inverser la soustraction donne une perte, et additionner les deux valeurs produit à tort 6 ATP.

32. Lors d’une glycolyse complète, quel bilan du nombre de molécules et d’atomes de carbone relie le glucose au pyruvate ?

Deux pyruvates à trois carbones chacun
Un pyruvate à trois carbones
Deux pyruvates à six carbones chacun
Trois pyruvates à deux carbones chacun

Deux pyruvates à trois carbones chacun

Explication

Un glucose à six carbones est transformé en deux molécules de pyruvate à trois carbones chacune, ce qui conserve le nombre total de carbones. Les autres propositions modifient le nombre de produits ou leur répartition en carbones.

33. Après l’hydrolyse du saccharose, une cellule hépatique reçoit du fructose en l’absence d’insuline. Par quelle voie ce fructose rejoint-il la glycolyse ?

Par un transport dépendant de l’insuline
Par la voie de l’UDP-glucose
Par la voie des trioses phosphates
Par la voie du glucose-6-phosphate

Par la voie des trioses phosphates

Explication

Le fructose peut entrer dans la cellule sans insuline et rejoint la glycolyse hépatique par la voie des trioses phosphates. Le glucose-6-phosphate et l’UDP-glucose renvoient à d’autres étapes ou substrats, tandis que la dépendance à l’insuline est ici erronée.

34. Dans une cellule hépatique, le fructose a déjà été converti en fructose-1-phosphate. Quels produits sont formés ensuite pour poursuivre la glycolyse ?

De l’UDP-galactose et de l’UDP-glucose
Du fructose-6-phosphate et du glucose-6-phosphate
Du DHAP et du G3P
Du glucose-1-phosphate et du G6P

Du DHAP et du G3P

Explication

Dans la voie hépatique du fructose, le fructose-1-phosphate donne du DHAP et du G3P, qui poursuivent la glycolyse. Les UDP-sucres et le glucose-1-phosphate sont associés au métabolisme du galactose, tandis que les phosphates proposés dans les autres choix ne décrivent pas cette séquence.

35. Quelles enzymes catalysent respectivement les réactions limitantes 1, 3 et 10 de la glycolyse ?

Phosphofructokinase, hexokinase et pyruvate kinase
Hexokinase, phosphoglucomutase et pyruvate kinase
Hexokinase, pyruvate kinase et phosphofructokinase
Hexokinase, phosphofructokinase et pyruvate kinase

Hexokinase, phosphofructokinase et pyruvate kinase

Explication

Les trois réactions limitantes sont les réactions 1, 3 et 10, catalysées dans cet ordre par l’hexokinase, la phosphofructokinase et la pyruvate kinase. Les autres associations déplacent la pyruvate kinase ou substituent une enzyme d’une autre voie.

36. Une cellule dispose d’un excès d’ATP et de citrate provenant du cycle de Krebs. Quel effet ces signaux ont-ils sur la pyruvate kinase ?

Ils laissent son activité inchangée
Ils remplacent son substrat par le citrate
Ils activent son activité
Ils inhibent son activité

Ils inhibent son activité

Explication

Le citrate et l’ATP issus du cycle de Krebs inhibent la pyruvate kinase, alors que le fructose-1,6-bisphosphate l’active. L’option d’activation inverse l’effet de l’ATP, et le citrate n’est pas un substrat qui remplace celui de l’enzyme.

37. Quelle propriété caractérise un catalyseur à l’issue de la réaction qu’il accélère ?

Il est consommé pendant la réaction et conserve le résultat
Il est incorporé au substrat et change le résultat
Il est transformé en produit et modifie le résultat
Il se retrouve inchangé et ne modifie pas le résultat

Il se retrouve inchangé et ne modifie pas le résultat

Explication

Un catalyseur accélère une réaction sans en modifier le résultat et se retrouve inchangé à la fin. L’incorporation ou la transformation correspond à une confusion avec les espèces réactives, tandis qu’une consommation du catalyseur contredit cette propriété.

38. Une réaction est thermodynamiquement possible, mais lente car son énergie d’activation est élevée. Quel effet peut avoir un catalyseur présent à faible concentration ?

Accélérer la réaction en abaissant l’énergie d’activation
Rendre possible la réaction en changeant sa thermodynamique
Accélérer la réaction en exigeant une forte concentration
Accélérer la réaction en modifiant ses produits finaux

Accélérer la réaction en abaissant l’énergie d’activation

Explication

Un catalyseur agit à faible concentration et accélère une réaction thermodynamiquement possible en abaissant l’énergie d’activation, sans en changer le résultat. Modifier les produits ou rendre possible une réaction thermodynamiquement impossible dépasse son rôle, et une forte concentration n’est pas requise.

39. Une équipe compare deux modifications de protéines : l’une résulte d’une réaction spontanée de Maillard, l’autre de l’ajout enzymatique d’un glucide. Comment classe-t-elle ces processus ?

La glycation et la glycosylation sont non enzymatiques
La glycation et la glycosylation sont enzymatiques
La glycation est non enzymatique et la glycosylation est enzymatique
La glycation est enzymatique et la glycosylation est non enzymatique

La glycation est non enzymatique et la glycosylation est enzymatique

Explication

La réaction de Maillard correspond à la glycation, qui est spontanée et non enzymatique, tandis que la glycosylation est enzymatique. L’inversion échange leurs mécanismes, et les deux autres classements attribuent à tort le même caractère aux deux processus.

40. Une molécule se lie spécifiquement à une protéine sans être transformée par elle. Quelle description convient à cette molécule ?

Un substrat, mais pas nécessairement un ligand
Un catalyseur, mais pas nécessairement un ligand
Un ligand, mais pas nécessairement un substrat
Un produit, mais pas nécessairement un ligand

Un ligand, mais pas nécessairement un substrat

Explication

Un ligand se lie spécifiquement à une protéine, et les substrats sont des ligands sans que tous les ligands soient des substrats. La liaison seule ne prouve donc pas une transformation, et un ligand n’est pas pour autant un catalyseur ou un produit.

41. Dans une enzyme protéique, quelle description correspond au site actif ?

Un segment de la chaîne polypeptidique où se fixent les substrats avant le repliement de la protéine
L’ensemble des acides aminés de la protéine, où se déroule la réaction sans fixation des substrats
Une poche interne où se fixent les substrats et où se déroule la réaction, formée de quelques acides aminés parfois éloignés dans la chaîne
Une région externe où se fixent les substrats, formée de nombreux acides aminés contigus

Une poche interne où se fixent les substrats et où se déroule la réaction, formée de quelques acides aminés parfois éloignés dans la chaîne

Explication

Le site actif se trouve au fond d’une poche interne : il accueille le ou les substrats et constitue le lieu de la réaction. Il est formé d’un petit nombre d’acides aminés qui peuvent être non contigus dans la chaîne.

42. Une mutation empêche les acides aminés d’un site actif de réagir chimiquement, mais leur reconnaissance du substrat par des interactions non covalentes demeure intacte. Quelle fonction est directement altérée ?

La reconnaissance stéréospécifique du substrat
La fonction du site catalytique
La formation de la poche interne
La fonction du site de fixation

La fonction du site catalytique

Explication

Le site catalytique porte les acides aminés qui réalisent la réaction chimique, alors que le site de fixation reconnaît le substrat par des interactions non covalentes. La reconnaissance intacte n’implique donc pas que la catalyse soit préservée.

43. Dans une expérience, une enzyme présente dans le foie et le pancréas phosphoryle le D-glucose, mais pas le fructose ni le mannose. De quelle enzyme s’agit-il ?

La glucokinase
L’hexokinase
La lactase
La phosphofructokinase

La glucokinase

Explication

La glucokinase hépatique et pancréatique reconnaît le D-glucose, tandis que l’hexokinase est exprimée dans tous les tissus et reconnaît aussi le fructose et le mannose. La lactase et la phosphofructokinase ne correspondent pas à cette spécificité.

44. Un modèle décrit une enzyme dont la conformation change au contact du substrat pour mieux s’y adapter. À quel modèle correspond cette proposition ?

Au modèle de Fischer, fondé sur une complémentarité rigide
Au modèle de Fischer, fondé sur un changement induit de conformation
Au modèle de Koshland, fondé sur l’ajustement induit
Au modèle de Koshland, fondé sur une conformation figée

Au modèle de Koshland, fondé sur l’ajustement induit

Explication

Koshland propose que l’association enzyme-substrat induise des changements conformationnels permettant l’adaptation à la géométrie du substrat. La serrure et la clé de Fischer représente au contraire un site actif rigide.

45. Une chercheuse étudie l’effet du pH, de la quantité d’enzyme et d’un inhibiteur sur la vitesse d’une réaction. Quel domaine étudie-t-elle ?

La stœchiométrie de la réaction
La structure enzymatique
La thermodynamique de l’équilibre
La cinétique enzymatique

La cinétique enzymatique

Explication

La cinétique enzymatique étudie les facteurs qui modifient la vitesse des réactions enzymatiques, notamment la durée, la concentration en enzyme et les activateurs ou inhibiteurs. L’analyse de la structure ou de la stœchiométrie ne définit pas ce domaine.

46. Dans une réaction enzymatique réversible, les concentrations ne changent plus à l’équilibre. Quelle interprétation décrit correctement cet état ?

Les réactions directe et inverse se poursuivent à vitesses différentes
La réaction s’arrête parce que le substrat a été entièrement consommé
La réaction directe se poursuit tandis que la réaction inverse s’arrête
Les réactions directe et inverse se poursuivent à vitesses égales

Les réactions directe et inverse se poursuivent à vitesses égales

Explication

À l’équilibre, les réactions directe et inverse continuent à la même vitesse, ce qui explique l’absence de variation nette des concentrations. Assimiler l’équilibre à l’arrêt ou à l’épuisement du substrat est donc erroné.

47. Lors du suivi d’une réaction, les complexes enzyme-substrat se forment rapidement, leur concentration atteint ensuite un plateau, puis la vitesse diminue avant que les concentrations ne se stabilisent. Quelle succession de phases décrit ces observations ?

Pré-stationnaire, effet du produit, stationnaire, équilibre
Pré-stationnaire, stationnaire, effet du produit, équilibre
Stationnaire, pré-stationnaire, équilibre, effet du produit
Effet du produit, stationnaire, pré-stationnaire, équilibre

Pré-stationnaire, stationnaire, effet du produit, équilibre

Explication

Les complexes ES se forment pendant la phase pré-stationnaire, puis atteignent une concentration maximale constante en phase stationnaire. L’effet du produit correspond à la baisse de vitesse, qui précède l’équilibre où les concentrations ne varient plus.

48. Pour déterminer la vitesse initiale d’une réaction michaelienne, une équipe choisit une période où le substrat est en excès et où les complexes ES sont à leur concentration maximale constante. Quelle période doit-elle retenir ?

La phase stationnaire
La phase pré-stationnaire
La phase d’effet du produit
La phase d’équilibre

La phase stationnaire

Explication

La vitesse initiale se mesure pendant la phase stationnaire, quand la concentration des complexes ES est maximale et constante et que le substrat est en excès. La phase pré-stationnaire correspond à leur formation, tandis que l’effet du produit et l’équilibre surviennent plus tard.

49. Lors d’une mesure de vitesse initiale, une enzyme est testée avec des concentrations croissantes de substrat. Quelle évolution de la vitesse est attendue à forte concentration de substrat ?

Elle reste constante dès les faibles concentrations.
Elle diminue progressivement jusqu’à s’annuler.
Elle augmente linéairement sans tendre vers une limite.
Elle augmente puis tend vers une asymptote.

Elle augmente puis tend vers une asymptote.

Explication

À vitesse initiale, l’augmentation du substrat accroît la vitesse, qui tend vers une asymptote lorsque l’enzyme approche de la saturation. Une diminution, une croissance linéaire sans limite ou un plateau immédiat ne décrivent pas cette évolution.

50. Quelle forme prend le graphique de la vitesse initiale en fonction de la concentration en substrat pour une enzyme à cinétique Michaelienne ?

Une droite.
Une exponentielle.
Une parabole.
Une hyperbole.

Une hyperbole.

Explication

La représentation Michaelienne de la vitesse initiale selon la concentration en substrat forme une hyperbole. Une droite, une exponentielle ou une parabole correspond à une autre forme graphique.

51. Pour une enzyme, la vitesse initiale atteint la moitié de sa valeur maximale lorsque la concentration en substrat vaut 0,8 mmol⋅L−10{,}8\,\text{mmol·L}^{-1}. Quelle est la valeur de KmK_m ?

0,8 mmol⋅L−10{,}8\,\text{mmol·L}^{-1}
Vmax⁡V_{\max}, exprimée en vitesse
La concentration associée à Vmax⁡V_{\max}
1,6 mmol⋅L−11{,}6\,\text{mmol·L}^{-1}

$$0{,}8\,\text{mmol·L}^{-1}$$

Explication

KmK_m est la concentration en substrat pour laquelle la vitesse initiale vaut la moitié de Vmax⁡V_{\max}; ici, elle vaut donc 0,8 mmol⋅L−10{,}8\,\text{mmol·L}^{-1}. Assimiler KmK_m à Vmax⁡V_{\max} confond concentration et vitesse, tandis que doubler la concentration ne suit pas sa définition.

52. À vitesse maximale, une molécule d’enzyme transforme 2424 molécules de substrat par seconde. Quelle valeur de KcatK_{cat} décrit cette enzyme ?

24 mol⋅L−124\,\text{mol·L}^{-1}
24 s−124\,\text{s}^{-1}
1 440 s−11\,440\,\text{s}^{-1}
124 s−1\frac{1}{24}\,\text{s}^{-1}

$$24\,\text{s}^{-1}$$

Explication

KcatK_{cat} exprime le nombre de molécules de substrat transformées par molécule d’enzyme et par seconde à vitesse maximale; la valeur est donc 24 s−124\,\text{s}^{-1}. La valeur par minute change l’unité de temps, le rapport inverse compte dans l’autre sens, et une concentration n’est pas l’unité de cette constante.

53. Un ion stabilise la conformation d’une enzyme et facilite la fixation du substrat sur son site catalytique. Quel est son rôle ?

Un inducteur de synthèse enzymatique.
Un inhibiteur irréversible.
Un activateur enzymatique.
Un inhibiteur enzymatique.

Un activateur enzymatique.

Explication

Un activateur favorise le fonctionnement de l’enzyme, notamment en améliorant sa conformation ou la fixation du substrat. Un inhibiteur réduit l’activité, un inducteur provoque la synthèse d’enzymes, et une liaison covalente irréversible relève d’un autre mécanisme.

54. Deux enzymes métalliques sont étudiées : un métal de la première est retiré par dialyse douce, tandis que le métal de la seconde ne peut être retiré sans dénaturer l’enzyme. Comment classer la seconde ?

Comme une enzyme inhibée par chélation.
Comme une métalloenzyme.
Comme une enzyme induite.
Comme une enzyme à activateur métallique.

Comme une métalloenzyme.

Explication

Dans une métalloenzyme, le métal est intégré à la structure et son retrait dénature l’enzyme. Un activateur métallique peut être dissocié par des méthodes douces, comme la dialyse; l’induction et la chélation ne décrivent pas cette classification.

55. Dans une expérience, une cellule rend active une protéine enzymatique inactive déjà présente, sans produire de nouvelles enzymes. Quel processus a lieu ?

Une induction enzymatique.
Une synthèse de novo d’enzymes.
Une dissociation d’activateur métallique.
Une activation enzymatique.

Une activation enzymatique.

Explication

L’activation agit sur une protéine enzymatique déjà présente mais inactive. L’induction implique au contraire une synthèse de novo et est plus lente; une dissociation métallique ne correspond pas au processus décrit.

56. Un inhibiteur occupe le même site actif que le substrat. Quel changement cinétique est attendu ?

Une augmentation de KmK_m apparent et une diminution de Vmax⁡V_{\max}.
Une diminution de Vmax⁡V_{\max}, sans changement de KmK_m.
Une diminution du KmK_m apparent, sans changement de Vmax⁡V_{\max}.
Une augmentation du KmK_m apparent, sans changement de Vmax⁡V_{\max}.

Une augmentation du $$K_m$$ apparent, sans changement de $$V_{\max}$$.

Explication

En inhibition compétitive, substrat et inhibiteur se disputent le site actif : le KmK_m apparent augmente, tandis que Vmax⁡V_{\max} reste inchangée. La diminution de Vmax⁡V_{\max} sans changement de KmK_m caractérise l’inhibition non compétitive; les autres combinaisons attribuent des effets cinétiques incorrects.

57. Quelle propriété structurale et fonctionnelle caractérise une enzyme allostérique ?

Une protéine oligomérique dont les protomères sont reliés par des liaisons covalentes
Une protéine monomérique dont la conformation change après la réaction catalytique
Une protéine oligomérique dont la conformation peut changer après la liaison d’un ligand
Une protéine monomérique dont l’activité dépend de la rupture de liaisons peptidiques

Une protéine oligomérique dont la conformation peut changer après la liaison d’un ligand

Explication

Une enzyme allostérique est formée de protomères reliés par des liaisons non covalentes, et la liaison d’un ligand, d’un substrat ou d’un effecteur peut modifier sa conformation. Les liaisons covalentes confondent la nature des interactions, la réaction catalytique inverse le déclencheur du changement, et la structure monomérique nie l’organisation oligomérique.

58. Quelle forme de courbe permet de distinguer la cinétique d’une enzyme allostérique de celle d’une enzyme michaelienne ?

Une courbe sigmoïde, contre une droite sans saturation pour l’enzyme michaelienne
Une courbe hyperbolique, contre une courbe sigmoïde pour l’enzyme michaelienne
Une droite, contre une courbe hyperbolique pour l’enzyme michaelienne
Une courbe sigmoïde, contre une courbe hyperbolique pour l’enzyme michaelienne

Une courbe sigmoïde, contre une courbe hyperbolique pour l’enzyme michaelienne

Explication

La cinétique allostérique est sigmoïde, tandis que la cinétique michaelienne est hyperbolique. La réponse hyperbolique inverse ces caractéristiques, la droite évoque une représentation transformée plutôt que la cinétique directe, et l’absence de saturation ne caractérise pas la cinétique michaelienne.

59. Dans une expérience sur l’ATCase, un effecteur stabilise la forme défavorable à la catalyse. Quel effet correspond à cette stabilisation ?

Les substrats stabilisent la forme T, défavorable à la catalyse
L’ATP stabilise la forme T, défavorable à la catalyse
Le CTP stabilise la forme T, défavorable à la catalyse
Le CTP stabilise la forme R, favorable à la catalyse

Le CTP stabilise la forme T, défavorable à la catalyse

Explication

Le CTP stabilise la forme T de l’ATCase, qui est défavorable à la catalyse; l’ATP et les substrats stabilisent plutôt la forme R, favorable à la catalyse. Attribuer la stabilisation de T à l’ATP confond les effecteurs, tandis que l’association du CTP ou des substrats à la forme R inverse leur rôle ou leur état ciblé.

60. Lors de la réplication, une hélice d’ADN tend à se super-enrouler et à former des nœuds. Quelle enzyme contribue à limiter ces problèmes en modifiant sa structure ?

Une hélicase
Une ADN polymérase
Une topoisomérase
Une primase

Une topoisomérase

Explication

Les topoisomérases modifient la structure de l’ADN afin d’éviter son super-enroulement et la formation de nœuds pendant la réplication. L’hélicase sépare les brins, l’ADN polymérase synthétise l’ADN et la primase produit des amorces.

61. Une cellule acquiert des altérations favorisant sa transformation cancéreuse. Quelle combinaison de changements génétiques correspond à ce processus ?

Inactivation de proto-oncogènes et inactivation de suppresseurs de tumeurs ou de gènes de stabilité du génome
Activation de proto-oncogènes et activation de suppresseurs de tumeurs ou de gènes de stabilité du génome
Activation de proto-oncogènes et inactivation de suppresseurs de tumeurs ou de gènes de stabilité du génome
Inactivation de proto-oncogènes et activation de suppresseurs de tumeurs ou de gènes de stabilité du génome

Activation de proto-oncogènes et inactivation de suppresseurs de tumeurs ou de gènes de stabilité du génome

Explication

La transformation cancéreuse implique l’activation de proto-oncogènes et l’inactivation de gènes suppresseurs de tumeurs ou de gènes assurant la stabilité du génome. La réponse inverse les changements des proto-oncogènes et des suppresseurs, tandis que l’activation des suppresseurs contredit leur inactivation; la dernière combinaison omet l’activation des proto-oncogènes.

62. Après des dommages importants de l’ADN, une bactérie doit réparer son génome et reprendre la réplication. Quel système est induit dans cette situation ?

Le système de réparation par excision de nucléotides
Le système de réparation des mésappariements
Le système SOS
Le système BER

Le système SOS

Explication

Chez les bactéries, des dommages importants de l’ADN induisent le système SOS, qui contribue à la réparation et à la reprise de la réplication. Le BER est associé à la réparation de modifications chimiques de bases individuelles, tandis que les deux autres systèmes proposés ne correspondent pas à la réponse SOS décrite ici.

63. Une base individuelle subit une modification chimique et doit être réparée par le système BER. Quelle séquence d’étapes décrit ce mécanisme ?

Excision de la base, clivage du site abasique, remplacement du nucléotide, puis ligature du brin
Clivage du site abasique, excision de la base, remplacement du nucléotide, puis ligature du brin
Excision d’un segment, clivage du site abasique, remplacement de plusieurs nucléotides, puis ligature
Excision de la base, clivage du site abasique, remplacement du nucléotide, puis reprise sans ligature

Excision de la base, clivage du site abasique, remplacement du nucléotide, puis ligature du brin

Explication

Le BER élimine d’abord la base endommagée, clive le site abasique, remplace le nucléotide et ligature le brin. L’excision d’un segment étendu ne correspond pas à la réparation d’une base individuelle, le clivage avant l’excision inverse l’ordre, et l’absence de ligature omet l’étape de fermeture du brin.

64. Quelle est la composition d’un nucléotide, unité de base de l’ADN ?

Deux bases azotées, un sucre et un groupement phosphate
Une base azotée, un sucre et une liaison hydrogène
Une base azotée, un acide aminé et un groupement phosphate
Une base azotée, un sucre et un groupement phosphate

Une base azotée, un sucre et un groupement phosphate

Explication

Un nucléotide associe une base azotée, un sucre et un groupement phosphate. Un acide aminé ou une seconde base ne remplace pas le sucre ou le phosphate dans cette composition.

65. Un chercheur compare les bases présentes dans un fragment d’ADN et un fragment d’ARN. Quelle base caractérise l’ADN plutôt que l’ARN ?

La guanine
La thymine
L’adénine
L’uracile

La thymine

Explication

L’ADN contient la thymine, tandis que l’ARN contient l’uracile ; l’adénine et la guanine se trouvent dans les deux molécules. L’uracile est donc confondu avec la base propre à l’ADN, et les deux autres bases ne sont pas exclusives à une seule molécule.

66. Lors de la représentation d’une molécule d’ADN, un brin est orienté de 5′ vers 3′. Quelle orientation faut-il attribuer au brin complémentaire ?

De 3′ vers 5′
De 3′ vers 3′
De 5′ vers 5′
De 5′ vers 3′

De 3′ vers 5′

Explication

Les deux brins d’ADN sont antiparallèles : si l’un va de 5′ vers 3′, l’autre va de 3′ vers 5′. Une orientation identique confond antiparallélisme et parallélisme.

67. Une molécule nucléique est généralement constituée d’un seul brin, est moins stable que l’ADN et participe parfois à la traduction ou à la régulation. De quelle molécule s’agit-il ?

D’une double hélice d’ADN
De l’ARN
D’un homoduplex d’ADN
De l’ADN

De l’ARN

Explication

L’ARN est généralement monocaténaire, moins stable que l’ADN et peut contribuer à la traduction, à la régulation ou à une activité enzymatique. L’homoduplex bicaténaire et la double hélice caractérisent plutôt l’organisation générale de l’ADN.

68. Au début de la traduction d’un ARN messager, quel codon le ribosome reconnaît-il comme codon d’initiation, et quel acide aminé celui-ci code-t-il ?

UAG, qui code la méthionine
AUG, qui code la sérine
AUG, qui code la méthionine
UCU, qui code la méthionine

AUG, qui code la méthionine

Explication

AUG est le codon d’initiation de la traduction et code la méthionine. UAG est un codon stop, tandis qu'UCU code la sérine.

69. Dans l’analyse d’un code génétique comportant 64 codons, combien codent des acides aminés et combien signalent l’arrêt sans coder d’acide aminé ?

60 codent des acides aminés et 4 sont des codons stop
64 codent des acides aminés et aucun n’est un codon stop
20 codent des acides aminés et 44 sont des codons stop
61 codent des acides aminés et 3 sont des codons stop

61 codent des acides aminés et 3 sont des codons stop

Explication

Sur les 64 codons, 61 codent les 20 acides aminés protéinogènes et 3 sont des codons stop. Compter les 64 comme codants revient à inclure à tort les codons stop.

70. Un étudiant compare les codons de la sérine et de la méthionine : que montre cette comparaison sur la dégénérescence du code génétique ?

La sérine a plusieurs codons, tandis que la méthionine n’en a qu’un
La méthionine a plusieurs codons, tandis que la sérine n’en a qu’un
La sérine et la méthionine sont codées par des codons stop
La sérine et la méthionine ont chacune un seul codon

La sérine a plusieurs codons, tandis que la méthionine n’en a qu’un

Explication

Le code est dégénéré parce qu’un même acide aminé peut correspondre à plusieurs codons : la sérine en a six, alors que la méthionine est codée par AUG seul. Inverser ces nombres confond les deux exemples.

71. Une substitution dans un gène ne change pas l’acide aminé incorporé dans la protéine. Quelle catégorie décrit cette mutation, qui peut rarement avoir un effet pathologique en déstabilisant l’ARN ?

Une mutation non synonyme avec changement de protéine
Une mutation avec changement d’acide aminé
Une mutation silencieuse
Une mutation stop interrompant la traduction

Une mutation silencieuse

Explication

Une mutation silencieuse ne change pas l’acide aminé de la protéine, mais une mutation synonyme peut rarement contribuer à une maladie en déstabilisant l’ARN. Un changement d’acide aminé ou un codon stop modifierait la traduction.

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Dans quels milieux les lipides hydrophobes sont-ils solubles ou presque insolubles ?

Ils sont presque insolubles dans l’eau et solubles dans les solvants organiques apolaires.

Comment les lipides hydrophobes sont-ils transportés dans le sang ?

Par des lipoprotéines qui les isolent du milieu aqueux.

Quelle proportion minimale des membranes biologiques les lipides amphiphiles représentent-ils ?

Au moins 50 %.

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