QCM : Relation centrée et occlusion mandibulaire — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle fonction fait partie des rôles du système stomatognathique ?

La régulation de la température
La filtration du sang
La production des hormones
La mastication des aliments

La mastication des aliments

Explication

Le système stomatognathique participe notamment à la mastication, ainsi qu’à la déglutition, la parole, le goût et la respiration. La filtration du sang relève plutôt de fonctions rénales, tandis que les deux autres propositions concernent d’autres systèmes physiologiques.

2. Laquelle de ces actions appartient aux mouvements mandibulaires dynamiques ?

La maximale intercuspidation
La position posturale de repos
La protrusion de la mandibule
La relation centrée

La protrusion de la mandibule

Explication

La protrusion correspond à un déplacement dynamique de la mandibule, au même titre que l’ouverture-fermeture et les mouvements latéraux. Les autres propositions désignent des positions mandibulaires statiques.

3. Quelle description caractérise le mieux la relation centrée ?

Une position définie par l’engrènement maximal des dents
Une position mandibulaire imposée par la contraction musculaire
Un déplacement latéral déterminé par les contacts dentaires
Une position condylaire indépendante du contact dentaire

Une position condylaire indépendante du contact dentaire

Explication

La relation centrée est une relation crânio-mandibulaire fondée sur la position du complexe condyle-disque, sans dépendre du contact dentaire. L’engrènement maximal des dents correspond plutôt à la maximale intercuspidation, et l’occlusion centrée implique un contact dentaire.

4. Que décrit l’axe de charnière terminal lors des relations maxillo-mandibulaires ?

La position de repos des muscles élévateurs
Le contact établi entre les arcades dentaires
L’axe autour duquel les condyles tournent
La position antérieure des condyles dans les cavités

L’axe autour duquel les condyles tournent

Explication

L’axe de charnière terminal est l’axe autour duquel les condyles effectuent une rotation. Il ne désigne donc pas une position condylaire, distinction importante avec la relation centrée.

5. Jusqu’à quel degré d’ouverture mandibulaire la relation centrée peut-elle se produire ?

Jusqu’à 10 mm d’ouverture
Jusqu’à 25 mm d’ouverture
Jusqu’à 60 mm d’ouverture
Jusqu’à 40 mm d’ouverture

Jusqu’à 25 mm d’ouverture

Explication

La relation centrée peut être observée à différents degrés d’ouverture mandibulaire, jusqu’à 25 mm. Les autres valeurs ne correspondent pas à la limite indiquée pour cette propriété.

6. Que fait principalement la mandibule pendant les premiers 25 mm d’ouverture ?

Elle avance sans rotation condylaire associée
Elle effectue une translation latérale autour des dents
Elle tourne autour de l’axe de charnière terminal
Elle se déplace selon une protrusion maximale

Elle tourne autour de l’axe de charnière terminal

Explication

Lors des premiers 25 mm d’ouverture, la mandibule effectue une rotation autour de l’axe de charnière terminal. Les mouvements ultérieurs ne sont pas décrits comme une rotation pure, ce qui distingue cette phase initiale.

7. Quelle propriété relie la relation centrée aux mouvements mandibulaires et au contact dentaire ?

Elle exige l’engrènement des dents avant toute activité mandibulaire
Elle dépend d’un contact dentaire stable pour déclencher chaque mouvement
Elle constitue le point de départ des mouvements et ne dépend pas du contact dentaire
Elle correspond à la position obtenue après la protrusion maximale

Elle constitue le point de départ des mouvements et ne dépend pas du contact dentaire

Explication

La relation centrée sert de point de départ à tous les mouvements mandibulaires et reste indépendante de la présence d’un contact dentaire. À l’inverse, l’occlusion centrée exige un contact entre les dents.

8. Qu’est-ce qui détermine principalement la maximale intercuspidation ?

La position condylaire obtenue lors de la rotation mandibulaire
La localisation de l’axe de charnière terminal du patient
L’engrènement dentaire offrant le plus grand nombre de contacts
La hauteur verticale imposée par les bases d’occlusion

L’engrènement dentaire offrant le plus grand nombre de contacts

Explication

La maximale intercuspidation correspond à l’engrènement des arcades antagonistes avec le plus grand nombre possible de contacts dentaires. La position condylaire caractérise plutôt la relation centrée, ce qui constitue une notion différente.

9. Quelle affirmation décrit correctement la maximale intercuspidation au cours de la vie et de la mastication ?

Elle peut évoluer au cours de la vie et concerne 90 à 95 % des individus pendant la mastication.
Elle dépend de l’axe de charnière et concerne environ la moitié des individus pendant la mastication.
Elle apparaît avec la déprogrammation antérieure et concerne près de 20 % des individus pendant la mastication.
Elle reste stable au cours de la vie et concerne 5 à 10 % des individus pendant la mastication.

Elle peut évoluer au cours de la vie et concerne 90 à 95 % des individus pendant la mastication.

Explication

La maximale intercuspidation peut se modifier avec le temps et intervient pendant la mastication chez 90 à 95 % des individus. Le taux de 5 à 10 % concerne plutôt la coïncidence entre relation centrée et maximale intercuspidation.

10. Chez quelle proportion d’individus la relation centrée coïncide-t-elle avec la maximale intercuspidation ?

Chez environ 5 à 10 % des individus
Chez environ 50 à 55 % des individus
Chez environ 90 à 95 % des individus
Chez environ 25 à 30 % des individus

Chez environ 5 à 10 % des individus

Explication

La coïncidence entre relation centrée et maximale intercuspidation concerne environ 5 à 10 % des individus et correspond à l’occlusion centrée, aussi appelée THIOP. Chez 90 à 95 % des individus, ces deux positions diffèrent.

11. Quelle valeur correspond au décalage moyen entre la relation centrée et la maximale intercuspidation ?

Environ 2,5 à 3 mm
Environ 1,25 à 1,5 mm
Environ 0,2 à 0,3 mm
Environ 0,02 à 0,05 mm

Environ 1,25 à 1,5 mm

Explication

Le décalage moyen entre la relation centrée et la maximale intercuspidation est d’environ 1,25 à 1,5 mm. Une valeur de 0,2 mm est considérée comme physiologique, mais elle ne représente pas le décalage moyen.

12. Quelle séquence décrit correctement la technique d’enregistrement de la relation centrée à une main ?

Installer le patient semi-assis, tirer la mandibule vers l’avant, maintenir l’ouverture puis relâcher brusquement.
Installer le patient allongé, pousser fortement le menton, bloquer la rotation puis imposer la fermeture.
Installer le patient semi-assis, exercer une légère pression mentonnière, observer la rotation puis guider sans forcer.
Installer le patient debout, soutenir le front, supprimer les contacts puis déplacer la mandibule latéralement.

Installer le patient semi-assis, exercer une légère pression mentonnière, observer la rotation puis guider sans forcer.

Explication

La technique à une main associe une position semi-assise, une légère pression sur le menton, l’observation de la rotation autour de l’axe de charnière et un guidage non forcé. Une pression forte qui impose le mouvement risque de fausser l’enregistrement.

13. Comment la technique à deux mains se compare-t-elle à la technique à une main concernant la position mandibulaire obtenue ?

Elle produit une position identique sans différence moyenne mesurable.
Elle place en moyenne la mandibule 0,2 mm plus postéro-inférieurement.
Elle place en moyenne la mandibule 0,2 mm plus antéro-supérieurement.
Elle place en moyenne la mandibule 1,5 mm plus antéro-supérieurement.

Elle place en moyenne la mandibule 0,2 mm plus antéro-supérieurement.

Explication

Les deux techniques sont considérées comme fiables, mais la technique à deux mains positionne en moyenne la mandibule 0,2 mm plus antéro-supérieurement que la technique à une main. Le déplacement moyen de 1,5 mm correspond à un autre rapport entre relation centrée et maximale intercuspidation.

14. Quel effet caractérise la déprogrammation antérieure réalisée avec un Lucia Jig, une jauge de feuilles de Long ou une gouttière de relaxation de Michigan ?

Elle enregistre la relation centrée sans modifier les rapports verticaux.
Elle diminue la dimension verticale et supprime toute pente occlusale.
Elle augmente la dimension verticale et crée un plan incliné.
Elle déplace directement les condyles vers une position postérieure fixe.

Elle augmente la dimension verticale et crée un plan incliné.

Explication

Ces dispositifs de déprogrammation antérieure augmentent la dimension verticale et créent un plan incliné. Ils ne se limitent pas à supprimer tout contact vertical et ne garantissent pas à eux seuls un déplacement condylaire fixe.

15. Pourquoi localise-t-on l’axe de charnière terminal avant de transférer les rapports du patient sur un articulateur ?

Pour reproduire sur l’articulateur l’axe de rotation utilisé lors de l’ouverture et de la fermeture en relation centrée.
Pour supprimer les prématurités en modifiant directement la forme des surfaces occlusales.
Pour augmenter la dimension verticale avant l’enregistrement des rapports intermaxillaires.
Pour déterminer sur l’articulateur la position dentaire présentant le plus grand nombre de contacts.

Pour reproduire sur l’articulateur l’axe de rotation utilisé lors de l’ouverture et de la fermeture en relation centrée.

Explication

La localisation de l’axe de charnière terminal permet de transférer à l’articulateur l’axe de rotation propre au patient. Elle sert donc à reproduire les mouvements d’ouverture et de fermeture en relation centrée, et non à choisir une position dentaire.

16. Quelle succession d’utilisations correspond à l’enregistrement de la relation centrée en pratique occlusale ?

Mesurer la mastication, stabiliser les condyles, supprimer les bourrelets et enregistrer la phonation.
Relier les arcades, monter les modèles, repérer les prématurités et réaliser un meulage sélectif.
Déprogrammer les contacts, augmenter la dimension verticale, localiser l’axe et fabriquer une gouttière.
Choisir la teinte dentaire, régler l’esthétique, équilibrer les forces et polir les restaurations.

Relier les arcades, monter les modèles, repérer les prématurités et réaliser un meulage sélectif.

Explication

L’enregistrement sert à relier le maxillaire et la mandibule, à monter les modèles sur articulateur, à localiser les prématurités et les décalages, puis à guider une harmonisation par meulage sélectif. La déprogrammation et la localisation de l’axe sont des procédures distinctes, même si elles peuvent intervenir dans la même prise en charge.

17. Quelle propriété explique que la relation centrée soit une position diagnostique et thérapeutique ?

Elle correspond à la position obtenue après un meulage sélectif.
Elle dépend du plus grand nombre de contacts dentaires présents.
Elle varie selon la mastication et les changements de l’occlusion.
Elle est reproductible, répétable et enregistrable.

Elle est reproductible, répétable et enregistrable.

Explication

La relation centrée possède une valeur diagnostique et thérapeutique parce qu’elle peut être reproduite, répétée et enregistrée. La dépendance au nombre maximal de contacts dentaires décrit plutôt la maximale intercuspidation.

18. Quelle caractéristique distingue la MIOP, ou position interocclusale médiane ?

La mandibule se déplace latéralement avec un condyle avancé
Un seul condyle se déplace tandis que l’autre reste en position protrusive
Un condyle reste centré tandis que l’autre devient protrusif
Les deux condyles sont plus avancés qu’en relation centrée

Les deux condyles sont plus avancés qu’en relation centrée

Explication

La MIOP correspond à une position où les deux condyles avancent par rapport à la relation centrée, en moyenne de 1,25 à 1,5 mm. La position avec un seul condyle avancé décrit plutôt la LIOP.

19. Dans quelle situation reconnaît-on une LIOP ?

Un condyle devient centré et l’autre se déplace vers une position rétrusive
Un condyle reste en relation centrée et l’autre est plus protrusif
Les deux condyles restent centrés pendant que la mandibule recule
Les deux condyles avancent de manière comparable depuis la relation centrée

Un condyle reste en relation centrée et l’autre est plus protrusif

Explication

La LIOP associe un condyle maintenu en relation centrée à un autre condyle plus protrusif, ce qui latéralise la mandibule en maximale intercuspidation. Une avancée des deux condyles correspond à la MIOP.

20. Quelle conséquence clinique peut être associée à une LIOP ?

Une hyperactivité douloureuse du ptérygoïdien latéral et un claquement controlatéral
Une stabilité accrue de l’articulation et une absence de bruit controlatéral
Une diminution de l’activité musculaire et un claquement du côté de la prématurité
Une douleur du masséter et un claquement situé du côté de la prématurité

Une hyperactivité douloureuse du ptérygoïdien latéral et un claquement controlatéral

Explication

La LIOP est considérée comme la position la plus pathologique et peut s’accompagner d’une hyperactivité douloureuse du ptérygoïdien latéral ainsi que d’un claquement du côté opposé à la prématurité. Le claquement n’est donc pas décrit comme situé du côté de la prématurité.

21. Quelle position est généralement produite par une prématurité d’un seul côté ?

Une LIOP du côté opposé à la prématurité
Une LIOP du côté où se trouve la prématurité
Une relation centrée sans déplacement latéral de la mandibule
Une MIOP avec avancée comparable des deux condyles

Une LIOP du côté où se trouve la prématurité

Explication

Une prématurité unilatérale conduit généralement à une LIOP du côté de cette prématurité. Une prématurité bilatérale, simultanée ou très proche, favorise plutôt une MIOP.

Révisez avec les flashcards

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Quelles fonctions le système stomatognathique assure-t-il ?

La mastication, la déglutition, la parole, le goût et la respiration.

Qu'est-ce que la relation centrée en occlusion ?

Une relation crânio-mandibulaire où les condyles s'articulent avec la partie mince et avasculaire de leurs disques.

Où se situe le complexe condyle-disque dans la relation centrée ?

Dans la partie la plus antéro-supérieure de la cavité glénoïde, appuyé contre la pente postérieure de l’éminence articulaire temporale.

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