QCM : Réponse immunitaire innée — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les fonctions des monocytes et des macrophages :

Ils détruisent les pathogènes sans activation de mécanismes bactéricides.
Ils phagocytent les agents pathogènes après activation bactéricide.
Ils recrutent d’autres cellules par des cytokines.
Ils peuvent agir comme cellules présentatrices d’antigène.
Ils recrutent d’autres cellules par des chimiokines.

Ils phagocytent les agents pathogènes après activation bactéricide. · Ils recrutent d’autres cellules par des cytokines. · Ils peuvent agir comme cellules présentatrices d’antigène. · Ils recrutent d’autres cellules par des chimiokines.

Explication

Les monocytes et macrophages recrutent d’autres cellules grâce à leurs cytokines et chimiokines. Après activation de mécanismes bactéricides, ils phagocytent les agents pathogènes et peuvent présenter leurs antigènes.

2. À propos de la structure défensive de la peau :

Le derme constitue une couche épithéliale imperméable.
La peau forme une barrière mécanique contre les agents pathogènes.
La couche kératinisée contribue à l’imperméabilité cutanée.
L’épiderme contient des cellules épithéliales étroitement associées.
L’épiderme repose sur un derme conjonctif vascularisé.

La peau forme une barrière mécanique contre les agents pathogènes. · La couche kératinisée contribue à l’imperméabilité cutanée. · L’épiderme contient des cellules épithéliales étroitement associées. · L’épiderme repose sur un derme conjonctif vascularisé.

Explication

La peau forme une barrière mécanique grâce à son épiderme, à ses cellules étroitement associées et à sa couche kératinisée imperméable. Le derme sous-jacent est conjonctif et vascularisé, et non épithélial ou avasculaire.

3. Les étapes et conséquences de la phagocytose comprennent :

Le traitement des antigènes issus des agents pathogènes.
La digestion intracellulaire des agents pathogènes ingérés.
La présentation des antigènes après leur traitement.
La production directe d’anticorps par les cellules phagocytaires.
L’ingestion des agents pathogènes par la cellule phagocytaire.

Le traitement des antigènes issus des agents pathogènes. · La digestion intracellulaire des agents pathogènes ingérés. · La présentation des antigènes après leur traitement. · L’ingestion des agents pathogènes par la cellule phagocytaire.

Explication

La phagocytose comprend l’ingestion et la digestion des agents pathogènes. Elle permet ensuite leur traitement et la présentation de leurs antigènes, ce qui relie défense innée et réponse adaptative.

4. Concernant les conséquences de la reconnaissance des ligands des TLR par les cellules dendritiques :

Elle stimule la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires et d’interférons de type 1.
Elle entraîne l’expression de CD80 et CD86 à la surface cellulaire.
Elle induit la maturation des cellules dendritiques et l’expression de CD80.
Elle associe la reconnaissance du LPS par TLR2 à la production de CD86.
Elle relie la détection des oligonucléotides CpG par TLR4 à la maturation cellulaire.

Elle stimule la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires et d’interférons de type 1. · Elle entraîne l’expression de CD80 et CD86 à la surface cellulaire. · Elle induit la maturation des cellules dendritiques et l’expression de CD80.

Explication

La reconnaissance des ligands des TLR par les cellules dendritiques déclenche leur maturation et l’expression de CD80 et CD86. Elle favorise aussi la production de cytokines pro-inflammatoires et d’interférons de type 1 ; les autres associations de récepteurs avec les PAMPs sont incorrectes.

5. Parmi les propositions suivantes concernant certains PRR, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La protéine C-réactive favorise la destruction microbienne par phagocytose.
La protéine C-réactive facilite la destruction microbienne par le complément.
La protéine C-réactive est une pentraxine sécrétée par le foie.
Treize TLR ont été identifiés chez les mammifères.
Les TLR sont des récepteurs transmembranaires reconnaissant des PAMPs.

La protéine C-réactive favorise la destruction microbienne par phagocytose. · La protéine C-réactive facilite la destruction microbienne par le complément. · La protéine C-réactive est une pentraxine sécrétée par le foie. · Treize TLR ont été identifiés chez les mammifères. · Les TLR sont des récepteurs transmembranaires reconnaissant des PAMPs.

Explication

La protéine C-réactive est une pentraxine produite par le foie; elle se fixe aux microbes et facilite leur destruction par le complément ou la phagocytose. Les TLR sont des récepteurs transmembranaires reconnaissant des PAMPs, et treize récepteurs ont été identifiés chez les mammifères.

6. Concernant les PRR et la reconnaissance innée, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les PRR solubles favorisent l’opsonisation des microorganismes.
Les PRR de signalisation déclenchent des réponses cellulaires.
Les scavenger receptors appartiennent aux PRR cellulaires d’endocytose.
Les PRR solubles déclenchent principalement la production de cytokines.
Les PRR cellulaires favorisent l’endocytose des éléments reconnus.

Les PRR solubles favorisent l’opsonisation des microorganismes. · Les PRR de signalisation déclenchent des réponses cellulaires. · Les scavenger receptors appartiennent aux PRR cellulaires d’endocytose. · Les PRR cellulaires favorisent l’endocytose des éléments reconnus.

Explication

Les PRR solubles favorisent l’opsonisation, les PRR cellulaires l’endocytose et les PRR de signalisation déclenchent des réponses cellulaires. Les scavenger receptors et les récepteurs apparentés aux lectines de type C appartiennent aux PRR cellulaires d’endocytose.

7. Parmi les cellules de l’immunité innée, lesquelles sont correctement classées ?

Les cellules ILC appartiennent aux cellules lymphoïdes innées.
Les cellules NK appartiennent à la lignée myéloïde.
Les mastocytes appartiennent aux cellules myéloïdes.
Les cellules NK appartiennent aux cellules lymphoïdes innées.
Les polynucléaires appartiennent aux cellules myéloïdes.

Les cellules ILC appartiennent aux cellules lymphoïdes innées. · Les mastocytes appartiennent aux cellules myéloïdes. · Les cellules NK appartiennent aux cellules lymphoïdes innées. · Les polynucléaires appartiennent aux cellules myéloïdes.

Explication

Les cellules myéloïdes comprennent notamment les polynucléaires, mastocytes, monocytes, macrophages et cellules dendritiques. Les cellules NK et les ILC appartiennent aux cellules lymphoïdes innées, et non à la lignée myéloïde.

8. À propos des signaux et motifs de danger :

Les PRR sont des récepteurs invariants en nombre limité.
Les DAMPs correspondent à des signaux de danger cellulaire.
Les PAMPs sont des motifs moléculaires conservés propres aux microorganismes.
Les PRR reconnaissent des motifs moléculaires de danger.
Les ACAMPs sont associés aux cellules apoptotiques.

Les PRR sont des récepteurs invariants en nombre limité. · Les DAMPs correspondent à des signaux de danger cellulaire. · Les PAMPs sont des motifs moléculaires conservés propres aux microorganismes. · Les PRR reconnaissent des motifs moléculaires de danger. · Les ACAMPs sont associés aux cellules apoptotiques.

Explication

Les PRR sont des récepteurs invariants et peu nombreux qui reconnaissent des motifs moléculaires de danger. Les PAMPs sont propres aux microorganismes, les ACAMPs aux cellules apoptotiques et les DAMPs aux signaux de danger cellulaire.

9. Parmi les associations entre PAMPs et TLR, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La reconnaissance des ligands des TLR favorise la maturation des cellules dendritiques.
La détection des PAMPs par les TLR induit des interférons de type 2.
Le LTA est reconnu par TLR2 dans le déclenchement de la réponse inflammatoire.
Le LPS est reconnu par TLR4 dans le déclenchement de la réponse inflammatoire.
Les oligonucléotides CpG sont reconnus par TLR9 dans le déclenchement inflammatoire.

La reconnaissance des ligands des TLR favorise la maturation des cellules dendritiques. · Le LTA est reconnu par TLR2 dans le déclenchement de la réponse inflammatoire. · Le LPS est reconnu par TLR4 dans le déclenchement de la réponse inflammatoire. · Les oligonucléotides CpG sont reconnus par TLR9 dans le déclenchement inflammatoire.

Explication

Le LPS est reconnu par TLR4, le LTA par TLR2 et les oligonucléotides CpG par TLR9. La reconnaissance des ligands des TLR par les cellules dendritiques induit en outre leur maturation, la sécrétion de cytokines pro-inflammatoires et d’interférons de type 1, ainsi que l’expression de CD80 et CD86.

10. Concernant les cellules dendritiques et la présentation antigénique :

Les cellules dendritiques immatures capturent les antigènes dans les tissus périphériques.
Les cellules dendritiques matures migrent vers les organes lymphoïdes secondaires.
Le CMH II présente des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4+.
Le CMH I présente des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8+.
L’apprêtement antigénique associe des peptides aux molécules de CMH pour activer les lymphocytes T.

Les cellules dendritiques immatures capturent les antigènes dans les tissus périphériques. · Les cellules dendritiques matures migrent vers les organes lymphoïdes secondaires. · Le CMH II présente des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4+. · Le CMH I présente des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8+. · L’apprêtement antigénique associe des peptides aux molécules de CMH pour activer les lymphocytes T.

Explication

L’apprêtement antigénique transforme les antigènes en peptides puis les associe au CMH. Le CMH I présente des peptides endogènes aux lymphocytes T CD8+, tandis que le CMH II présente des peptides exogènes aux lymphocytes T CD4+; les cellules dendritiques suivent la séquence capture, maturation, migration et présentation.

11. Les caractéristiques des TLR et des PRR cellulaires d’endocytose comprennent :

Les TLR sont des récepteurs transmembranaires de l’immunité innée.
Les récepteurs du complément font partie des PRR cellulaires d’endocytose.
Les TLR reconnaissent des motifs moléculaires associés aux microorganismes.
Les récepteurs apparentés aux lectines de type C sont des PRR cellulaires d’endocytose.
Les TLR déclenchent des signaux de l’immunité innée.

Les TLR sont des récepteurs transmembranaires de l’immunité innée. · Les TLR reconnaissent des motifs moléculaires associés aux microorganismes. · Les TLR déclenchent des signaux de l’immunité innée.

Explication

Les TLR constituent une famille de récepteurs transmembranaires qui reconnaissent des PAMPs et déclenchent des signaux de l’immunité innée. Les PRR cellulaires d’endocytose comprennent notamment les scavenger receptors et les récepteurs apparentés aux lectines de type C.

12. Les composants fondamentaux de l’immunité innée comprennent :

Les molécules solubles de défense.
Les cellules phagocytaires spécialisées.
Les barrières physiques et physico-chimiques.
Les anticorps produits par les plasmocytes.
Les récepteurs de reconnaissance.

Les molécules solubles de défense. · Les cellules phagocytaires spécialisées. · Les barrières physiques et physico-chimiques. · Les récepteurs de reconnaissance.

Explication

Les quatre composants sont les barrières, les cellules phagocytaires, les molécules solubles et les récepteurs de reconnaissance. Les cellules lymphoïdes et les anticorps ne constituent pas les quatre catégories énumérées ici.

13. Le parcours fonctionnel des cellules dendritiques comprend :

La désignation de cellules de Langerhans dans les organes lymphoïdes secondaires.
La migration des cellules matures vers les organes lymphoïdes secondaires.
La capture des antigènes dans les tissus périphériques par les cellules immatures.
La maturation déclenchée par des signaux inflammatoires.
La présentation des peptides aux lymphocytes T naïfs.

La migration des cellules matures vers les organes lymphoïdes secondaires. · La capture des antigènes dans les tissus périphériques par les cellules immatures. · La maturation déclenchée par des signaux inflammatoires. · La présentation des peptides aux lymphocytes T naïfs.

Explication

Les cellules dendritiques immatures capturent les antigènes dans les tissus périphériques, puis maturent sous l’effet de signaux inflammatoires et migrent vers les organes lymphoïdes secondaires. Elles y présentent les peptides aux lymphocytes T naïfs; les cellules de Langerhans correspondent à une localisation cutanée et muqueuse.

14. Le CMH I présente aux lymphocytes T CD8+ :

Des peptides issus de protéines normales produites par la cellule.
Des peptides exogènes capturés dans le milieu extracellulaire.
Des peptides produits par des virus intracellulaires.
Des peptides provenant d’antigènes tumoraux endogènes.
Des peptides générés par la voie cytosolique.

Des peptides issus de protéines normales produites par la cellule. · Des peptides produits par des virus intracellulaires. · Des peptides provenant d’antigènes tumoraux endogènes. · Des peptides générés par la voie cytosolique.

Explication

La voie cytosolique du CMH I présente aux lymphocytes T CD8+ des peptides provenant d’antigènes endogènes, notamment tumoraux ou viraux. Les peptides exogènes destinés aux lymphocytes T CD4+ relèvent du CMH II.

15. Parmi les propositions suivantes concernant les motifs de danger, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les récepteurs adaptatifs reconnaissent des antigènes spécifiques.
Les PRR reconnaissent des motifs moléculaires invariants.
Les ACAMPs sont associés aux cellules apoptotiques.
Les DAMPs sont des motifs propres aux microorganismes.
Les PAMPs sont produits par les cellules apoptotiques.

Les récepteurs adaptatifs reconnaissent des antigènes spécifiques. · Les PRR reconnaissent des motifs moléculaires invariants. · Les ACAMPs sont associés aux cellules apoptotiques.

Explication

Les PRR reconnaissent des motifs invariants, contrairement aux récepteurs de l’immunité adaptative qui reconnaissent des antigènes spécifiques. Les PAMPs sont associés aux microorganismes, tandis que les ACAMPs sont associés aux cellules apoptotiques.

16. Dans les muqueuses, quels mécanismes participent aux premières défenses ?

Le passage des microorganismes vers la lymphe protège contre l’infection.
Le passage des microorganismes vers le sang favorise leur élimination.
Les cils repoussent les microorganismes vers l’extérieur.
Le mucus enrobe les microorganismes présents sur l’épithélium.
Les bactéries commensales constituent le microbiote des épithéliums.

Les cils repoussent les microorganismes vers l’extérieur. · Le mucus enrobe les microorganismes présents sur l’épithélium. · Les bactéries commensales constituent le microbiote des épithéliums.

Explication

Dans les muqueuses, le mucus enrobe les microorganismes et les cils les dirigent vers l’extérieur. Les bactéries commensales participent au microbiote épithélial, tandis que le passage vers le sang ou la lymphe favoriserait l’infection.

17. Concernant les fonctions des différents polynucléaires :

Les basophiles sont des cellules sanguines abondantes et dépourvues de rôle tissulaire.
Les éosinophiles sont principalement responsables de la coagulation sanguine.
Les basophiles sont impliqués dans les réactions allergiques.
Les neutrophiles peuvent recruter d’autres leucocytes.
Les éosinophiles participent à la défense antiparasitaire.

Les basophiles sont impliqués dans les réactions allergiques. · Les neutrophiles peuvent recruter d’autres leucocytes. · Les éosinophiles participent à la défense antiparasitaire.

Explication

Les neutrophiles détruisent les pathogènes, les phagocytent transitoirement et recrutent d’autres leucocytes. Les éosinophiles participent à la défense antiparasitaire et à l’inflammation, tandis que les basophiles sont rares, tissulaires et impliqués dans l’allergie.

18. Les caractéristiques des PAMPs et de la reconnaissance innée comprennent :

Les PAMPs ne sont pas produits par les cellules du soi.
L’immunité innée reconnaît environ 1 000 structures moléculaires différentes.
L’immunité innée reconnaît environ 100 structures moléculaires différentes.
Les PAMPs sont essentiels à la survie des microorganismes.
Les PAMPs sont invariants entre microorganismes d’une même classe.

Les PAMPs ne sont pas produits par les cellules du soi. · L’immunité innée reconnaît environ 100 structures moléculaires différentes. · Les PAMPs sont essentiels à la survie des microorganismes. · Les PAMPs sont invariants entre microorganismes d’une même classe.

Explication

Les PAMPs ne sont pas produits par les cellules du soi; ils restent invariants entre microorganismes d’une même classe et sont essentiels à leur survie. L’immunité innée reconnaît environ 100 structures moléculaires différentes, et non plusieurs milliers.

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Qu'est-ce que l'immunité innée dans le système immunitaire ?

La première barrière de défense contre les agents pathogènes.

Quels sont les quatre composants de l'immunité innée ?

Barrières physiques et physico-chimiques, cellules phagocytaires, molécules solubles, récepteurs de reconnaissance.

De quoi est composée la barrière mécanique de la peau ?

D'un épiderme de cellules épithéliales et d'une couche kératinisée imperméable.

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